Le GIEC, l’Église de la climatologie et leurs thuriféraires prévoient qu’à cause du réchauffement climatique on ira de catastrophes en catastrophes. Pourtant, l’histoire, la préhistoire et la paléo-histoire du climat semblent indiquer l’inverse. Les périodes chaudes ont toujours été favorables à la vie et, dans les temps historiques, aux hommes. Les froides, c’est le contraire : « Les périodes de réchauffement ont toujours correspondu à des âges d'or pour l'humanité. Ce fut le cas il y a 8 000 ans, au Néolithique, avec l'invention de l'agriculture et plus tard au Moyen Age entre le Xe et le XIIIe siècle. A l'inverse les périodes de refroidissement ont toujours été synonymes de baisse de récoltes et donc de famines, de conflits voire d'épidémies qui ont provoqué de véritables hécatombes. Le XIVe siècle a été, pour toutes ces raisons, l'un des épisodes les plus noirs de l'histoire de l'Europe. Du coup, je m'étonne que la perspective d'un éventuel réchauffement soulève tant de craintes et de préventions... » Yves Lenoir, écologiste anti-nucléaire, auteur de Climat de panique et de Tchernobyl sur Seine avec Hélène Criée.


Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….
Une faune indigène en pleine santé grâce à une succession d’hivers doux

Pour montrer l’abomination du réchauffement climatique qui serait en cours, pour le faire toucher du doigt en quelque sorte, rien ne vaut quelques images d’ours polaires sur une banquise qui se fendille. On les retrouve même dans les manuels de SVT des collèges. Comment ne pas s’apitoyer devant les malheurs de ce gros nounours blanc qui, vu de loin, ressemble à une belle peluche, à un doudou ? Comment ne pas se sentir coupable ? Certes, ce n’est pas seulement le réchauffement climatique qui menace ce super prédateur mais il est certain que, d’origine anthropique ou non, si le réchauffement climatique se poursuivait selon les prévisions du GIEC, ce qui pour l’instant n’est plus vraiment le cas, l’espèce aurait à s’adapter et ne serait pas, pour ce que l’on en sait, l’une des gagnantes de ce changement.
L’ours polaire arctique ne devrait pourtant pas nous faire oublier une faune plus familière, celle qui fréquente nos jardins par exemple que quelques jours de froid extrême met à mal. Pour elles, un petit coup de chaud serait bien agréable.

Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….
Si j’étais un rouge-gorge, ou une mésange charbonnière, bleue, nonnette, à longue queue, ou un autre petit passereau, je serais bien heureux que les hivers soient moins rudes, durent moins longtemps. J’aurais plus de chance de les surmonter, moins de risque d’y laisser des plumes.
Si j’étais un jeune marmotton né cet été, moi aussi j’aurais plus de chance de sortir d’hibernation et d’être encore en vie à la fin de l’hiver pour goûter aux bonnes choses de la vie.
Si j’étais un jeune chamois, un petit bouquetin, ou un vieux barbu cornu, la vie serait moins dure et je passerais l’hiver sans trop de souci.
C’est un fait que mettent en évidence les comptages réalisés dans les parcs nationaux, les hivers doux que nous avons vécus naguère et que nous vivons actuellement sont favorables aux populations d’ongulés sauvages qui peuplent nos montagnes et cela malgré l’apparition d’un nouveau venu, le loup.

Des arbres qui poussent plus vite et sont plus grands

Cela est dû autant à la température plus douce qu’au CO2 plus abondant. La croissance des arbres est proportionnelle à la disponibilité de ce gaz honni et à la température. Jouons à YAB et alignons des chiffres : on note une augmentation de 30% à 150% de volume des essences forestières, cette augmentation étant la plus marquée chez les résineux. Les chênes sont plus hauts de 10 mètres en moyenne. La maturité d’un chêne est passée à 180 ans, elle était de 250 ans ; celle d’un hêtre à 120 ans, elle était de 100. Fin de l’épisode YAB qui vient de remonter dans son hélico. Grâce à lui, à sa gabegie de carbone, les arbres ont leurs houppiers qui frémissent d’aise… A moins que ce ne soit à cause du déplacement d’air des pales de son hélico.

Si maintenant on s’intéresse à nos semblables

On le sait bien, les nuits les plus chaudes sont aussi les plus câlines…

Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….
Demandez donc à ceux qui dorment sous les ponts ou sur les trottoirs des quartiers d’affaires s’ils préfèrent les nuits où l’hiver devient mordant aux nuits plus douces des hivers de la fin du siècle dernier ! Pour tous ceux qui goûtent aux joies du camping urbain sur les quais de la Seine ou ailleurs, un petit coup de chaleur, ça ferait du bien. Comme le chantait Aznavour « La misère est moins dure au soleil »
En 1816 en Amérique, le ciel a été obscurci par des projections volcaniques, ce qui a entrainé la baisse des températures, empêchant le blé de murir et entrainant une grave famine.
De façon plus générale, lorsque le froid décroît, cela est bénéfique à l’agriculture. Les terres cultivées augmentent, les récoltes sont meilleures et les famines moins nombreuses. L’optimum climatique du Moyen Age – période pendant laquelle les températures étaient beaucoup plus élevées que maintenant, au moins dans l’hémisphère nord – a été une période faste pour l’humanité. Le Groenland portait bien son nom et les Vikings découvrent l’Amérique. Par contre avec la dégradation du climat au XIVe siècle, les famines reviennent de 1315 à 1317, en 1332, de 1335 à 1338 tandis que commence la guerre de cent ans (1337) et que dix ans plus tard sévit de 1348 à 1350, la peste noire.

L’ennemi de la vie, ce n’est pas le chaud, c’est le froid.

Vous êtes-vous demandé pourquoi les « hot spots » de la biodiversité sont nombreux dans les régions au climat tropical et semi-tropical ?

Tout simplement parce qu’un climat chaud et humide est plus favorable à l’épanouissement de la vie qu’un climat froid et sec. Un climat chaud et humide est excellent pour une végétation aussi exubérante que diversifiée. Plus la diversité végétale est importante, plus variées et nombreuses seront les espèces herbivores que cette végétation pourra nourrit car la nourriture sera variée. C’est un enchaînement vertueux. Si les forêts tropicales abritent beaucoup plus d’espèces d’arbres que les forêts européennes, c’est aussi parce que les glaciations d’il y a deux millions d’années ne sont pas descendues jusqu’à ces latitudes.

Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….
Savez-vous pourquoi les forêts nord-américaines possèdent environ huit fois plus d’espèces d’arbres que les forêts européennes (environ huit cents espèces pour les premières, seulement une centaine pour les secondes) ?

Parce que lors des glaciations du quaternaire, les arbres des forêts européennes n’ont pas pu se « réfugier » en Afrique, pris au piège par la barrière que constituent les chaînes de montagne des Alpes et des Pyrénées et la mer Méditerranée. Les chaînes de montagne d’Amérique du Nord sont, elles, orientées nord/sud et le Mexique crée une continuité avec l’Amérique du Sud. Le refroidissement ayant débuté à l’aube du quaternaire et s’étant poursuivi lentement, les arbres du continent Nord-américain ont pu, génération après génération, migrer vers une zone climatique adaptée à leurs besoins et échapper à l’hécatombe des grandes périodes de glaciation qui ont débutées il y a deux millions d’années. Aux alentours de 13 000 ans BP, le réchauffement climatique a permis aux arbres de repartir vers le Nord. En Europe, les rescapés du froid qui avaient trouvé asile dans les Carpates roumaines, les Balkans croates, l’Italie et le sud la France vont revenir lentement repeupler leurs régions d’origine. Le retour a commencé avec les espèces pionnières que sont les Bouleaux, les Tilleuls et les Pins qui reconstituèrent l’humus sur lequel purent alors s’installer le Sapin et le Hêtre, il y a environ 5000 ans, puis arrivèrent Charmes et Châtaigniers. Il a fallu attendre 2000 ans de plus avant que n’arrivent les Chênes. Les Épicéas sont parmi les derniers arrivés, il y a quelques 500 ans avant J. -C. Le refroidissement climatique a apporté la mort et nos forêts n’ont jamais retrouvé la biodiversité qui était la leur au début du quaternaire. Sur le continent américain, les espèces d’arbres ont pu se soustraire au froid mortifère et grâce au réchauffement climatique venir repeupler leurs anciens territoires. Un petit coup de chaud, c’est bon pour la biodiversité forestière. Un coup de froid, c’est la cata.

Un petit coup de chaud et c’est la malaria dans la vallée du Rhône? En voilà une blague !

Elle est propagée par le GIEC et Al Gore. Lisons plutôt ce qu’en dit le Professeur Reiter, de l’Institut Pasteur, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux des maladies ‘tropicales’. Il a claqué la porte du GIEC et a dû batailler ferme pour que son nom ne figure pas sur les fameux rapports dont il conteste et le contenu et la méthode. Il considère que l’idée selon laquelle « Les maladies ‘tropicales’, notamment le paludisme, se propagent vers les latitudes septentrionales en raison de la hausse des températures » est une idée fausse. Selon lui, « les données historiques montrent que, par le passé, le paludisme était répandu dans les régions tempérées, jusqu’en Scandinavie, et a même su résister aux années les plus froides du petit âge glaciaire. Par ailleurs, dans la majeure partie d’Europe et d’Amérique du Nord, la prévalence de la maladie a amorcé une chute rapide au milieu du 19è siècle, précisément au moment où la planète commençait à se réchauffer. Ce recul s’explique au vu des changements complexes intervenus dans l’écologie rurale et les conditions de vie suite à l’industrialisation, notamment le dépeuplement des zones rurales, les nouvelles techniques culturales et pastorales, le drainage, l’amélioration de l’habitat, l’offre de meilleurs soins de santé et la baisse substantielle du prix de la quinine. » L’extension ou la régression du paludisme ne sont pas liées à l’augmentation ou la baisse des températures, à un réchauffement climatique éventuel mais à des combinaisons de facteurs beaucoup plus complexes.

Un petit coup de chaud et voilà les tempêtes, ouragans et autres calamités météorologiques ? Pas sûr du tout.

« Depuis quelques années, il ne se passe pas un hiver excessivement chaud, comme celui de 1989 – 1990, ou très enneigé comme le dernier, voire une inondation spectaculaire sans que l’on en appelle ici ou là, à « l’effet de serre ». Ces événements peuvent-ils s’expliquer par la variabilité naturelle du climat ou sont-ils liés à un changement climatique d’origine anthropique ? Faute de données suffisantes, il est difficile de répondre à cette question. Les mesures instrumentales ne sont en effet pas assez longues pour décrire la fréquence de ces événements dans le régime climatique précédant le réchauffement climatique actuel, c’est-à-dire grosso modo avant 1900. Pour cela, il faudrait étudier les documents historiques relatant ces épisodes dits exceptionnels sur les sept ou huit derniers siècles. » Christian Pfister, le puzzle climatique des historiens, La Recherche, 321, Juin 1999, 64 – 68.

Tous les effets catastrophiques d’un petit coup de chaud prédits par le GIEC sont contestés par des scientifiques de renom et l’histoire du climat comme sa paléo-histoire ne tranche pas en faveur de ce catastrophisme. Si l’on ne perd pas de vue cette vérité incontestable, à savoir que la chaleur favorise la vie et ses manifestations, qu’elle a été une des conditions de l’apparition de notre civilisation, et même si l’on estime que cela ne fut peut-être pas une bonne chose, on peut réellement douter que les Cassandre du GIEC aient raison.
Oui, pour tout un tas de choses, un petit coup de chaud, c'est agréable et avant que l’on retrouve les températures de l’optimum du Moyen Age, il y a encore de la marge.

Photos :
Ours polaire, Angsar 23/07/1996 (Wikicommons)
Jeunes bouquetins, Col de Fenestre, Parc du Mercantour, J.F. Dumas, 20/08/2009
Tentes de SDF le long du Canal Saint-Martin, Aleske (Wikicommons)
Quercus rubra (Chêne rouge), Duke Island Park, New Jersey, Timothy van Vliet, 2004 (Wikicommons)
Marmotte sortant d'hibernation au printemps.

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Postscriptum

Cet article que j'avais voulu un peu provocateur a été publié initialement le 6/02/ 2012. En quatre ans, les choses n'ont guère évolué et il n'a pas pris une ride. Simplement j'aurai pu ajouter de nouvelles références.
Je le mets à nouveau en page d'accueil suite à un tweet envoyé il y a quelques jours par une journaliste, militante de la cause animale qui écrit «Chaque jour de cet hiver qui n'en est pas, je regarde la météo en pensant aux ours polaires. Sortez les mouchoirs » sans penser que la faune sauvage d’ici, y compris les oiseaux qui vivent dans nos villes,  profite de cet hiver peu rigoureux.



 
Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….

Mercredi 3 Février 2016 Commentaires (0)

La loi Macron en fait déjà beaucoup pour gaver les gens de publicités, accroître la pollution lumineuse puisqu’elle permet d’implanter des dispositifs énergivores aux formats démesurés sur les stades (50m2 !). Le projet décret d’application de cette loi est encore pire. On pourrait le croire rédigé par les annonceurs tant il comble leurs désirs.
Ce décret fait l’objet d’une consultation publique sur le site du Ministère de l’écologie.
Il faut profiter de cette consultation pour manifester massivement contre ces pollutions visuelles qui dénaturent gravement les entrées de nos villes et maintenant même celles nos villages si jamais ce décret particulièrement régressif est signé.


Dénonçons le scandaleux projet de décret affichage publicitaire de la loi Macron
S’il était signé, ce projet de décret rendrait instantanément légaux des centaines de milliers de panneaux devenus illégaux depuis le 13 juillet 2015 en application de l’une des mesures phares du «Grenelle». Ce serait donner raison aux afficheurs délinquants qui ont bravés la loi.

Ce projet de décret prévoit également d’autoriser des panneaux scellés au sol de très grand format, y compris lumineux, là où ils sont interdits depuis toujours. Le comble est que cette mesure aurait pour effet d’annuler une décision du Conseil d’État qui, en novembre 2012, avait donné raison au ministère de l’Écologie contre l’afficheur JC Decaux ! Il faut dire que Decaux était un sponsor de la farce connue sous le nom de COP 21.

Le ministère de l’écologie et donc le gouvernement refuse de fixer des seuils de luminance et de consommation électrique des dispositifs lumineux. Enfin, le gouvernement revient purement et simplement sur le 12 m2 comme format maximal, en réinstaurant le 16 m2.
Un ensemble de cartes de France mis en ligne par Paysage de France montre bien ce grignotage incessant du territoire par la publicité et l’aggravation sans précédent que ce décret autoriserait.(ici

Et dire que l’on croyait avoir touché le fond avec Sarkozy. Mais voilà que Hollande et sa clique, les Valls, Macron, Royal démolissent le peu de positif que leurs prédécesseurs avaient apporté. La capacité de nuire de ce gouvernement et de ses ministres semble sans limites. Affligeant !
Voici un exemple de plus des régressions en tout genre – les réformes – dont est coutumier Hollande et son gouvernement actuel de « pas dégoutés » selon l’expression de Jean Luc Mélanchon.

Voici aussi un bel exemple d’incohérence entre les objectifs transversaux de la politique environnementale et les politiques sectorielles. Alors que l’on tente de mettre sur pied une transition énergétique dont l’un des piliers est la sobriété énergétique, ou à tout le moins les économies d’énergie, on autorise et même on favorise le gaspillage de cette énergie par des articles concernant l’affichage publicitaire de la loi fourre-tout Macron et de ses décrets d’application.
De même, le Ministère de l’environnement prépare une loi sur la rénovation et le renforcement de la démocratie participative et dans le même temps l’article 5 de ce décret exige que les professionnels de l’affichage soient consultés lors de l’élaboration par une collectivité de son règlement de publicité mais il omet de rendre obligatoire la consultation des associations de protection de l’environnement, de quartier et les habitants concernés ! De plus, c’est en force que ce projet de décret présenté le 3 septembre 2015 au ministère de l’Écologie, risque de passer. Les associations de défense de l’environnement présentes ce jour-là ont été informées qu’aucune proposition de modification sur le fond de ce texte ne serait possible. La démocratie participative et le dialogue environnemental sont passés aux oubliettes (voir http://paysagesdefrance.org/ ).Bref, on n’est pas à une incohérence près dans les ministères sous le gouvernement Hollande/Valls.

La mise en consultation de ce décret suscite une véritable levée de boucliers et beaucoup de contributeurs demandent le retrait des articles les plus scandaleux :

L’article 2 qui autorise les afficheurs à installer des dispositifs scellés au sol dans les agglomérations de moins de 10 000 habitant, ce qui a été interdit par la première loi sur l’affichage en extérieur parue en 1979, c’est-à-dire depuis 37 ans ! Et cela sous prétexte que des communes de moins de 10 000 habitants peuvent appartenir à des agglomérations de plus de ◊100 000 habitants.

L’article 3 refuse de définir des normes strictes concernant les seuils de luminance pour les panneaux publicitaires lumineux et se contente de la vague notion d’éblouissement pour que les afficheurs bénéficient d’une « sécurité juridique »

L’article 4 est particulièrement scandaleux. Non seulement il s’agit d’augmenter la taille maximale permise des panneaux mais aussi de rendre légaux grâce à un nouveau mode de calcul des surfaces publicitaires de rendre immédiatement légaux des panneaux qui ne le sont pas. D’ailleurs l’exposé des motifs ne s’en cache pas et ne craint pas de paraître au service des annonceurs.
               Ecrit dans le style abscons des technocrates ministériels, cela donne : « Compte tenu des pratiques observées dans ce secteur, et de l’état actuel de l’ensemble du parc de dispositifs traditionnels (dispositifs non lumineux) qui respecte les prescriptions de format de la réglementation « entendus » hors encadrement, une application stricte des règles de format incluant la surface de l’encadrement des dispositifs ne serait pas supportable au regard des conséquences économiques pour ce secteur. » En d’autres termes, il faut rendre légales les pratiques illégales des annonceurs pour garantir leur prospérité.

Agir
      Sans se faire d’illusion

pour témoigner au moins de notre désaccord face à ce saccage d’un bien commun, nos paysages ruraux ou urbains au profit de pubs criardes et agressives ;

dénoncer un nouveau sacrifice à la déesse croissance aussi vain qu’une danse de la pluie mais qui permettra aux annonceurs de s’enrichir sur le dos des consommateurs qui, in fine, paieront cette débauche de pubs.

Pour cela signer les pétitions et lettres envoyées à Ségolène Royal ici
Pour participer à la consultation publique et donner votre avis ici

Dénonçons le scandaleux projet de décret affichage publicitaire de la loi Macron

Mercredi 3 Février 2016 Commentaires (0)

II est urgent de faire obstacle au déploiement à marche forcée des compteurs Linky en remplacement de nos compteurs électriques traditionnels et d’exiger un moratoire pour un examen objectif des risques et dangers soulevés par diverses associations. Ces compteurs communicants sont attentatoires à la vie privée des gens. Ils sont soupçonnés de mettre en danger leur sécurité sanitaire et de faire gonfler de façon indue leurs factures d’électricité. D’un coût exorbitant estimé entre 5 et 7 milliards d’euros, ils seront d’une façon ou d’une autre financé par l’augmentation de nos factures quoi qu’en dise la propagande d’EDF et d’ERDF.


 Il s’agit d’une technologie radiative potentiellement cancérigène qui pose d’énormes problèmes : surexposition aux ondes électromagnétiques avec son cortège de symptômes (maux de tête, insomnies, troubles cardiaques…), intrusion dans la vie privée, vulnérabilité aux cyberattaques, obsolescence programmée à court terme (durée du matériel de 10 à 15 ans), coupures inopinées, pannes et risques d’incendies.

L’Allemagne ne déploiera pas ces compteurs suite aux conclusions de l’étude du cabinet Ernst and Young. Il en est de même en Belgique. Ils sont en cours de démontage en Californie pour raisons sanitaires. À cause des milliers de plaintes dont ils sont l’objet le Québec revient sur leur généralisation d’abord imposée par la Province. Les abonnés peuvent faire jouer une « option de retrait » (Voir ici).
En France, la loi sur la transition énergétique rend-elle cette installation obligatoire ? Ce n’est pas certain, même si ERDF tente de faire comme si cela l’était tout en affirmant le contraire. On peut donc s’y opposer, individuellement ou/et collectivement. Les municipalités peuvent aussi agir en tant que propriétaires du réseau. Voir les modalités pratiques en fin de cet article centré sur Linky mais valant aussi pour Gaspar, le compteur Gaz que veut installer GrDF. C’est un compteur communicant du même type que Linky.

Des pannes à prévoir

Linky injecte un signal d’impulsions modulées en radiofréquences CPL (Courant Porteur en Ligne) g3 (63 kilohertz à 95 kilohertz) qui se superposent à la fréquence de 50 hertz du courant électrique. En injectant ces radiofréquences dans tous les câbles électriques, encastrés ou non, et dans les appareils, non prévus pour cela, le Linky a déjà provoqué des incendies, ainsi que des pannes à répétition : ordinateurs, télévisions, et matériel professionnel chez des commerçants.

Des craintes pour la santé des abonnés

Ce ne sont pas seulement les appareils électriques qui risquent de souffrir. Mais aussi les abonnés.

« Les premiers à avoir tirer la sonnette d’alarme sur les fortes perturbations qu’engendre le CPL et les “éventuels” risques sanitaires, sont les spécialistes radioamateurs qui connaissent fort bien les normes d’émissions imposées par l’ART, et qui ont vite constaté qu’une simple installation CPL chez un particulier (maison de 200m2) émet des ondes radio largement plus puissantes que ce qui est légal et autorisé pour la santé avec un émetteur radio. » Frédéric Bordage06/02/2009 ici

Les radiofréquences émises par chaque appareil domestique sont mesurables jusqu’à une distance de 2,50 mètres. Ces radiofréquences, réémises dans toutes les pièces des logements, y compris dans les chambres via les lampes de chevet, vont perturber le sommeil.

Un rapport canadien a mis en évidence un lien direct entre l’installation des compteurs à radiofréquences (smart grids ou smart meters) type Linky et l’apparition de nombreux symptômes d’électrosensibilité : outre les troubles du sommeil déjà cités, maux de tête, difficultés de concentration, nausées, vertiges…

Plus grave encore ces radiofréquences sont classées cancérogènes depuis 2011 par le CIRC (Centre International de recherche sur le cancer) et ni EDF, ni ERDF n’ont prévu de blinder nos lignes ce qui fait que tout le circuit électrique de nos maisons ou appartements, nos appareils ménagers, les prises, etc., vont émettre en permanence des rayonnements potentiellement cancérogènes.

On peut donc redouter qu’en France, consécutivement à l’installation et la mise en service des compteurs Linky, que les cas d’électrosensibilité, et les cancers, explosent, d’autant plus que le fonctionnement du Linky nécessite l’implantation de 700 000 antennes-relais supplémentaires, à hauteur d'homme, sur les postes de transformation d'EDF.

Il n’est pas inutile de rappeler que le Parlement a voté une loi dite « Loi Abeille » – du nom de son auteur, la députée Laurence Abeille – qui proscrit pour des raisons sanitaires les radiofréquences dans les locaux destinés à accueillir des enfants de moins de trois ans et les limite dans les écoles. De façon plus générale cette loi vise à modérer l'exposition aux ondes électromagnétiques, le déploiement des compteurs communicants l’augmente.

Votre porte-monnaie sera mis à contribution.

 Avec le compteur Linky la consommation mesurée et facturée augmentera entre 10 et 20 % car le compteur Linky mesure la consommation réelle des appareils électriques munis de moteurs (correction du déphasage), comme le lave-linge, l’aspirateur, les robots ménagers, l’outillage pour le bricolage, les ventilateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur, les appareils munis de transformateurs et/ou de batteries rechargeables -téléphone portable, ordinateur fixe et portable, imprimante, scanner, hifi, . En fait, presque tous les appareils électriques sont munis de moteurs, à l’exception de ceux qui produisent de la chaleur au moyen d’une résistance : radiateur (sans dispositif de ventilation), ballon d’eau chaude, four, plaque de cuisson, grille-pain, bouilloire, fer à repasser.) Quant aux ampoules « basse consommation » fluocompactes (Cosinus Phi de 0,5), leur consommation mesurée et donc facturée va doubler.

En outre d’après une étude menée par l’UFC-Que Choisir (ici) sur un panel de consommateurs, 37 % des ménages consomment au-delà de leur puissance d’abonnement. Les compteurs actuels supportent ces dépassements ponctuels sans disjoncter, Linky pas toujours. De nombreux usagers pourraient avoir à souscrire à une puissance plus élevée, donc à un abonnement plus cher !

Erdf précise que la dépose des anciens compteurs et la pose des nouveaux sera gratuite pour l’abonné. ErDF oublie de dire que le décret du 31 août 2010 relatif aux dispositifs de comptage sur les réseaux publics d’électricité prévoit que le financement de ces nouveaux compteurs le sera par les consommateurs via le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) à raison de 1 à 2 euros par mois prélevés sur les factures d’électricité jusqu’à atteindre le coût du compteur Linky (de 120 à 240 euros). La CSPE (contribution au service public de l’électricité) servira aussi à financer ces appareils.

Votre vie privée est menacée

Aimeriez-vous que votre fournisseur d’électricité  sache combien de temps chez vous, on regarde la TV, on surfe sur internet ? Combien de douches sont prises? L’heure à laquelle vous vous êtes couché ? Celle à laquelle vous vous levez ? Et bien d’autre choses encore…. Aimeriez-vous que ces informations soient utilisées à des fins que vous ignorerez et pour lesquelles vous ne seriez peut-être pas d’accord ? C’est pourtant ce que pourra savoir et faire votre fournisseur d’électricité avec Linky. La Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté (CNIL) a tiré la sonnette d’alarme. Elle indique qu’«une analyse approfondie des courbes de consommation pourrait permettre de déduire un grand nombre d’informations sur les habitudes de vie des occupants d’une habitation : heures de lever et de coucher, heures ou périodes d’absence, la présence d’invités dans le logement, les prises de douche, etc.».

On peut en dire autant du compteur Gaz que veut installer GrDF qui est un compteur communicant du même type que Linky.

Les maires et leurs conseils municipaux peuvent agir et l’abonné peut refuser la pose de ces compteurs

Un point important est à noter : ces compteurs seront la propriété de la commune…. s’ils sont installés.
Ce point avait fait débat mais il est maintenant certain. Ils appartiennent à la commune (ou à l’intercommunalité selon les cas) qui les concèdent à ERDF. Cela est d’ailleurs confirmé par Charles Antoine Gautier, chef du département Energie de la FNCCR (fédération nationale des collectivités concédantes et régies). Il a déclaré le 2 Décembre 2015 dans un entretien à Maire Info, le journal de l’AMF (association des maires de France), « les collectivités concédantes du réseau d’électricité sont propriétaires des compteurs actuels et des Linky qui commencent à se mettre en place. ERDF n’en est que le concessionnaire. » ici

Ceci implique que le Maire de la commune concernée (ou le président de l’intercommunalité selon les cas) a son mot à dire pour ce qui est de l’installation de ces compteurs. C’est ainsi que la commune de Saint-Macaire (Gironde) a refusé d’accueillir sur son territoire Linky et Gazpar au motif que ces boitiers communicants pourraient nuire à la santé des habitants de la commune.

Pour contrer le déploiement de Gazpar, le Conseil municipal de Saint-Macaire a rejeté à l’unanimité la demande de GrDF d’installer un « concentrateur » sur l’un des bâtiments de la commune. Le concentrateur est un appareil qui recueille les données envoyées par les compteurs Gazpar installés chez les particuliers. Sans cet appareil ces nouveaux compteurs ne servent plus à rien.

Il faut écrire au maire de sa commune et lui demander de soumettre au vote de son Conseil une résolution refusant jusqu’à plus ample informé, toute installation dans et sur les bâtiments communaux de compteurs linky ou gaspar et d’appareils annexes de recueil des données.

Cela dit, la collectivité territoriale concernée ne peut empêcher l’installation de ces compteurs chez les particuliers puisqu’ErDF ou Grdf traitent directement avec eux. Aussi le Conseil municipal de Saint-Macaire a envoyé une lettre à tous les habitants de la commune dans laquelle il les informe de son vote de rejet de ces compteurs communicants ainsi que des motifs le justifiant et les mets en garde en ce qui concerne la probable nocivité des ondes émises. En revanche, si la commune ne peut interférer dans la relation entre ErDF et ses clients, chaque abonné peut refuser la pose de ces compteurs. 
Il suffit pour cela d’envoyer une lettre de refus en recommandé avec accusé réception à ErDF en réponse à celle qu’il vous enverra pour vous prévenir de l’installation de ce compteur chez vous. Mais si l’abonné ne fait rien, cela revient à une acceptation tacite de la pose de ce compteur et de la modification du contrat qui va avec. On peut agir sans crainte car la loi sur la transition énergétique ne sanctionne pas le refus individuel de changer son compteur existant contre un Linky. Il faut le savoir même si ErDF prévoit de la contourner en intimidant ses abonnés.
Par exemple dans la plaquette écrite pour les maires à l’occasion du dernier congrès des Maires de France, en réponse à la question « Un client peut-il refuser la pose du compteur Linky ? » Erdf répond : « Non. Les compteurs sont des outils de comptage des consommations d’électricité ; ils font partie des biens concédés à ERDF par les collectivités locales. Le compteur n’appartient pas au client. Juridiquement, le client doit permettre à ERDF l’accès au compteur » (souligné par moi JFD) ce qui ne signifie pas du tout qu’il ait le droit de changer ce compteur sans son avis pour en installer un d’un autre type dont le  comptage numériquement connecté ajoute une fréquence à celle de 50 Hz de l’énergie électrique fournie contractuellement. Voir la lettre du maire de Varennes-sur-Seine s'opposant aux Linky et Gazpar avec un modèle de lettre pour les particuliers ici

Si les distributeurs de gaz ou d’électricité veulent tant forcer la main des usagers à leur détriment, c’est que l’économie qu’ils réaliseraient suite au déploiement de ces compteurs serait colossale. Il n’y aura besoin que de quelques agents qui relèveront rarement les consommations et sans qu’il soit nécessaire de déployer un réseau ou de louer les services d’un câblo-opérateur. Quant au prix exorbitant du déploiement de ces compteurs, il aura été payé par les abonnés !
 
Il faut se mobiliser pour obtenir au moins un moratoire pour le déploiement de ces compteurs tant que les dangers, risques et inconvénients exposés ci-dessus n'ont pas fait l’objet d’une expertise indépendante des pouvoirs publics, d’ErDF/EDF, des distributeurs de Gaz mais aussi des associations qui ont lancé les alertes concernant ces compteurs.

Pour agir et vous protéger de Linky, Gaspar et Cie, rendez vous sur ce site : http://refus.linky.gazpar.free.fr , vous y trouverez aussi une revue de presse avec des articles sur les déboires d’abonnés chez lesquels ce compteur a été posé.

Pour connaître la date de pose du nouveau compteur Linky dans votre ville prévue par ERDF http://www.erdf.fr/linky-bientot-chez-vous
 


Jeudi 21 Janvier 2016 Commentaires (4)

À Colpo, une petite commune du Morbihan en Bretagne, un arbre de 150 ans d’une circonférence de 3,80 m a été abattu parce que trop près de l’emprise de la bande d’arrêt d’urgence d’une route départementale après la transformation de celle-ci en une 2x2 voies rectilignes par le Conseil Départemental, c’est-à-dire par des barbares d’aujourd’hui, des Attila au petit pied, à savoir le président du Conseil départemental et les élus de ce conseil à l’horizon borné par les glissières de sécurité de leurs ouvrages conçus par des ingénieurs, autres barbares contemporains qui ne connaissent que la ligne droite.
Outre qu’il est sacrilège (au sens propre du terme) d’abattre des arbres pour faire passer une route, le cas de cet arbre mérite qu’on s’y arrête car il est une illustration particulièrement vive de la façon dont des politiques sectorielles viennent battre en brèche une politique climatique soit disant prioritaire mais fort mal conçue et qui s’exerce souvent au détriment de la préservation de la Nature et de l’environnement.


Un araucaria de 150 ans de valeur patrimoniale tronçonné pour faire passer une 2x2 voies : un cas d’école de l’incohérence des politiques hexagonales.
C’était un araucaria imbricata originaire des pentes volcaniques des Andes péruviennes. Son nom commun est imagé et non dénué d’humour : « désespoir des singes ». Il a reçu cette sorte de sobriquet à cause de ses feuilles triangulaires très pointues imbriquées les unes dans les autres qui en empêchent l’ascension. Il avait été planté là par une agronome avant-gardiste, nièce de Napoléon Premier, la princesse Élisa Napoleone Baciocchi dans ce qui était le parc de son château situé au cœur des Landes de Lanvaux (entre Vannes et Pontivy) où elle avait créé une ferme modèle.

Selon « Les Têtards arboricoles » cet arbre de plus de 20 mètres de hauteur était l’un des plus hauts de Bretagne. Il faut aussi souligner qu’il ne sera peut-être pas le seul à être abattu. « Les Têtards arboricoles » indiquent que « Sur cette partie du domaine (l’ancien parc du château de la Princesse Napoleone) proche du futur rond-point, en plus d’un plus jeune Araucaria, plusieurs Picea Breweriana, conifère très rare de l’Ouest des Etats-Unis (sur la liste rouge de l’UICN ) risquent aussi de disparaitre dans l’aménagement du rond-point. ». Les Attila au petit pied n’ont peut-être pas fini de sévir !

Ni les efforts de Christiane Peltier-Bernardini, ni la pétition lancée par Madame Pascale Chipotet, ni la mobilisation des signataires de cette pétition, ni celle de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) n’ont réussi à sauver cet arbre qui appartenait au patrimoine de la Bretagne, de Colpo, village qui doit son existence à cette nièce de Napoléon 1er puisqu’il a été construit ex nihilo suite à une décision de Napoléon III. Fort impressionné par la visite de la ferme de sa cousine, l’empereur s’engagea à financer près de Vannes un bourg-modèle doté d’une mairie, d’une école et d’un hôpital. Ce bourg modèle, c’est Colpo. Colpo sur le territoire duquel se trouvait l’araucaria et où passe, pour le malheur de ce dernier, une départementale qui vient d’être mise à 2x2 voies avec une bande d’arrêt d’urgence sur son emprise.

« « On sacrifie à la vitesse cet arbre de 3,80 mètres de circonférence au nom de l’utilité publique », s’indigne dans un courrier au conseil départemental, la retraitée « corso-bretonne. Je m’étonne que l’on oublie ce qu’a légué à la région cette femme volontaire. » Et de rappeler que l’on a déjà démoli deux bâtiments qui appartenaient à ce domaine cette année. « Comment a-t-on pu prendre la décision d’abattre cet arbre en occultant le caractère historique du lieu ? » »

 

Christiane Peltier-Bernardini devant l'araucaria abattu
Christiane Peltier-Bernardini devant l'araucaria abattu
Mais qu’importent ces vieilles histoires et qu’importe ce patrimoine ! Ce qui importe, c’est le trafic automobile. Les bagnoles pourront être plus nombreuses à emprunter cette 2x2 voies et elles pourront y rouler plus vite ; les gendarmes pourront y installer des radars bien planqués dans les taillis pour verbaliser les automobilistes trop pressés.

Voici un cas d’école où une politique sectorielle, celle des transports et des infrastructures routières se heurte non seulement à une politique de conservation du patrimoine guère prioritaire mais aussi et surtout à une politique du climat qui, elle, est proclamée, à tort ou à raison, prioritaire et qui devrait, en principe, avoir le pas sur toutes les autres considérations patrimoniales ou environnementales.
C’est la politique sectorielle qui triomphe ici alors que c’était pourtant un cas où la politique climatique pouvait entrer en synergie avec la préservation du patrimoine et de celle de la nature et de l’environnement, alors qu’elle entre souvent en conflit avec elles comme dans le cas de déploiement des éoliennes industrielles. Encore aurait-il fallu que cette politique climatique  fût bien conçue.

En effet, c’est bien sur les transports et singulièrement sur la circulation automobile qu’il faudrait agir si l’on veut des progrès significatifs en matière d’émissions non seulement de CO2 mais aussi de polluants atmosphériques divers comme les NOx ou les particules fines qui sans être des GES nuisent gravement à la santé. Le renoncement à la mise en 2x2 voies de cette portion de départementale serait allé dans ce sens qui est le sens d’une politique climatique bien conçue. L’arbre, ce formidable morceau de nature qu’il était, aurait été préservé et sa valeur patrimoniale reconnue lui aurait permis de couler encore des jours heureux, entouré de l’admiration respectueuse de visiteurs appartenant à la génération présente comme à celles à venir.
Mais il y a peu à attendre d’une politique climatique telle que celle du gouvernement et des diverses collectivités qui s’obstine à tabler, dans les faits, quasi-exclusivement sur les progrès techniques au niveau des émissions des véhicules particuliers tout en continuant à construire des infrastructures routières comme dans le cas de cette mise à 2x2 voies d’une route départementale.

Les transports et la mobilité sont pourtant un des domaines où la France pourrait réaliser des diminutions significatives de CO2 en cessant de favoriser la voiture individuelle par la construction de toujours plus de routes, autoroutes, voies rapides qui sont autant d’aspirateurs à voitures, en développant au contraire de véritables moyens alternatifs de déplacements réellement concurrentiels aux VP, en diminuant le besoin de mobilité, notamment les mobilités contraintes, … Cela serait bien plus efficace que de promouvoir le véhicule électrique dont le bilan carbone n’est guère meilleur que celui du véhicule à essence si l’on prend en compte la totalité du cycle de vie d’un VP trop bref pour donner un avantage net au premier mais très intéressant pour éponger la surproduction des réacteurs nucléaires d’EDF.

Sources :  

 Pétition « Sauvez l'arbre centenaire menacé par la quatre voies »
 
« Colpo (Morbihan), bourg du second Empire : sauvons l’araucaria de la princesse Napoleone », Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF   )


Articles d’Ouest France (avec vidéo associées)
  • « Colpo. L’araucaria de la Princesse menacé d'abattage! » ici
  •  « Colpo. L'araucaria de la Princesse abattu ce lundi matin » ici
 
Sur la Princesse Élisa Napoleone Baciocchi et sur Colpo
  • Wikipédia « Élisa Napoléone Baciocchi » ici
  • Les Têtards arboricoles : « Lourdes menaces sur l’Araucaria de Colpo, Morbihan » ici
  • Jean-Etienne Picaut, Madame Napoléon, Princesse Baciocchi, tome 1 : Les tribulations de l'Aiglonne, tome 2 : La providence de la Bretagne, Le Faouet, 2007.
  • Ouest France « L'Empire contre-attaque... à Colpo » ici

Photos
Les Têtards arboricoles ; Ouest France
 
 
 
 

Lundi 18 Janvier 2016 Commentaires (0)

Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés mardi à neuf mois de prison ferme pour la séquestration en 2014 de deux cadres dirigeants. C’est la première fois qu’une peine de prison ferme est prononcée pour des faits de ce type.


Selon Patrick Henriot, secrétaire national du Syndicat de la magistrature « Cette décision est un changement de regard de la justice sur les mouvements sociaux engendrés par le désespoir. Elle veut désormais se montrer intransigeante dans ces cas-là. Cela prouve que certains juges adhèrent aux principes de l’économie libérale et à la dureté de ses conséquences sociales ».

Il est évident que ce n’est pas seulement les juges qui se convertissent au libéralisme pur et dur, c’est aussi le cas du couple Valls/Hollande, socialistes renégats avec Macron pour gourou. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT voit juste lorsqu’il affirme que « Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine d’emprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de l’État, de l’Élysée ou de Matignon »

Pourquoi à l’énoncé de cette sentence, la grève générale n’a pas été lancée et pourquoi n’y a-t-il eu aucune manifestation dans les rues ? Il fut un temps, pas si éloigné, où une telle décision aurait entraîné des manifestations monstres. On peut se demander ce qu’il y a de plus affligeant, cette sentence où l’absence de réaction de tous les salariés qui sont sous la menace permanente de se trouver dans la situation des ex- Goodyears : sans emploi. Cette absence de réaction en dit long sur l’état de faiblesse des forces anticapitalistes et antiproductivistes. Le libéralisme économique triomphant  pourra continuer impunément ses ravages tant au niveau social qu’écologique jusqu’à la mort de l’homme et peut-être aussi de toute nature vivante sur cette planète.

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Peut-être un rire grimaçant, un peu jaune avec ce dessin de Charb
Condamnation des huit ex-Goodyear : une justice sous influence de l’ultra-libéralisme, aux ordres du duo Hollande/Valls

Mercredi 13 Janvier 2016 Commentaires (0)

La présence du loup en France est compromise par la politique du gouvernement actuelle et notamment par la ministre de l'écologie Ségolène Royal. Il faut réagir et manifester contre cette volonté gouvernementale d'éradiquer une espèce protégée.
On trouvera ci-dessous le communiqué de CAP LOUP


Non à la chasse aux loups ! Appel à manifester à Lyon et à Nice
AP Loup appelle à manifester dans un grand rassemblement inter-associatif le 16 janvier à Lyon et le 17 janvier à Nice, contre la chasse aux loups menée par l’État français. Alors que leurs populations diminuent, Ségolène Royal prépare un arrêté ordonnant la destruction officielle de 6 loups supplémentaires ! CAP Loup demande à la ministre de mettre fin à ce massacre d’une espèce protégée, illégal au niveau européen.

Si ce nouvel arrêté de destruction est adopté, nos associations demanderont son annulation devant le Conseil d’État, comme elles l’ont fait pour les arrêtés ministériels du 30/06/15 qui permettent l’abattage de 36 loups pour l’année 2015-2016. Par sa politique de destruction massive d’une espèce « strictement protégée », notre pays se place en infraction avec la Convention de Berne et la Directive Habitats. C’est pourquoi nos associations ont aussi porté plainte contre la France auprès de la Commission Européenne.

Le « plafond » de 36 est déjà dépassé, puisqu’au moins 41 loups sont déjà morts depuis juillet dernier : 34 abattus, dont 33 « légalement », et 7 morts encore non élucidées, sans compter le braconnage non décelé. D’après le suivi officiel(1), la population de loups a baissé entre 2014 et 2015, et continuera à baisser au rythme des abattages actuellement réalisés.

En plus de mettre en péril le retour de l’espèce, cette politique de tirs n’est d’aucune efficacité pour la protection du bétail : les attaques ont même augmenté de 4% entre 2014 et 2015(2) ! Pourquoi ? Nos associations constatent régulièrement le manque de protection des troupeaux, vidéos à l’appui(3). La cohabitation ne pourra se faire qu’en incitant réellement les éleveurs à protéger leur bétail, et non en massacrant les loups.
Les associations de CAP Loup (1) Source : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, étude de mai 2015
(2) Source : DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, bilan au 31 décembre 2015
(3) Voir les vidéos de l’ASPAS , octobre-novembre 2015
(4) Sondage IFOP ASPAS/One Voice, septembre 2013

 
Pour les renseignements pratiques consulter la page spéciale du site de l'ASPAS


Mardi 12 Janvier 2016 Commentaires (0)

Dans le flux des mauvaises nouvelles qui nous assaillent chaque jour, elles sont passées inaperçues ou pire n'ont pas été vue comme de bonnes nouvelles par les obsédés de la croissance qu'elle soit économique ou démographique.


Un monde sans Monsanto serait-il en train de naître ?

Monsanto, affecté par la chute des ventes des semences transgéniques, a renforcé son plan d'économies en supprimant 1.000 emplois supplémentaires pour faire face au plongeon des prix des matières premières agricoles.
La multinationale qui fabrique l’herbicide Roundup, va réduire 16% de ses effectifs globaux.
Monsanto n'a donné de détails ni sur les régions, ni les fonctions qui vont être affectées par cette cure d'austérité.
Le groupe, qui emploie 20.000 personnes, va aussi fermer des sites, déprécier des actifs et mettre fin à certains contrats commerciaux, selon des documents adressés à la SEC, le gendarme de la Bourse.
En tout, cette vaste restructuration devrait lui coûter jusqu'à 1,2 milliard de dollars. À Wall Street, le titre Monsanto perdait 1,73% à 95,07 dollars le 6 /01/2016. (Source : dépêche AFP reprise par de nombreux journaux)

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Moins nombreux, plus heureux !

 
« On peut parler d’un krach des naissances en 2015-2016 ! » selon Jean-Loup Durousset, le PDG du groupe Noalys et directeur de la maternité privée Natecia qui le déplore alors que c’est une excellente nouvelle.
Hélas, ce n’est pas encore la décroissance de la population française mais peut-être un signe annonciateur. Selon l’INSEE entre janvier et septembre 2015, on a enregistré en France 569 000 naissances, 16 000 de moins qu’en 2014, soit une baisse de 2,75%. Il faut remonter à 1999 pour retrouver un nombre de naissances aussi faible. Certes une hirondelle ne fait pas le printemps et il faudrait savoir si le taux de fécondité des femmes françaises qui est le plus élevé d’Europe a baissé pour décider s’il s’agit d’une tendance de fond.

Les dépenses de la sécurité sociales concernant les remboursements d’obstétrique ont diminuées dans le même temps de 4,9 %. Si la baisse des naissances se poursuit et atteint 40 000 naissances de moins dans l’année, selon les prévisions de Jean-Loup Durousset, les économies réalisées par la Sécurité sociale s’élèveront à 120 millions d’euros «  A raison de 3.000 euros par accouchement, si nous avons 40.000 naissances en moins dans l’année, cela permettrait de dégager 120 millions d’euros »(Source les Echos) Une petite contribution pour combler « le trou de la sécu » !
 

Pourtant tous les journaux qui ont rapporté cette baisse de la natalité se sont lamentés et on a assisté aux sempiternelles mises en garde d’économistes et de démographes adeptes de la fuite en avant comme Mathieu Plane de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

À la question d’Aline Gérard du journal Le Parisien qui lui demandait s’il fallait s’inquiéter de cette baisse de la natalité, cet économiste répond que si elle venait à durer, elle serait préoccupante car c’est l’ensemble de la protection sociale qui serait menacée : « Si la France a pu maintenir un niveau de protection sociale aussi important, conserver un système de santé généreux et garantir un certain niveau de retraites, c'est d'abord parce que chaque année, il naissait en moyenne en France plus de deux enfants par femme. Si ce taux se met à baisser, c'est l'ensemble de cet édifice, déjà fortement fragilisé par la crise, qui va être encore davantage ébranlé. » Pourquoi donc faire peur de cette façon aux gens ?

Quand on fait le compte des milliards que coûte la politique nataliste à la base de la regrettable exception française en matière d’évolution du taux de fécondité des Françaises, on peut en conclure que si cette politique nataliste était supprimée, ce n’est pas l’argent qui manquerait pour financer une politique d’adaptation à une décroissance démographique absolument nécessaire d’un point de vue écologique.

L’accroissement continu de la population française (plus de deux enfants par femme en moyenne préconisé par Mathieu Plane) ne peut que « se heurter à un moment au mur des réalités, que celles-ci soient sociales, économiques ou écologiques. Il suffit que le chômage des jeunes s’aggrave et perdure pour que ceux-ci ne se révèlent qu’un poids mort économique incapable de prendre en charge ses propres besoins comme les besoins des classes âgées. (…) Et si nous faisons fi de la crise économique en pariant sur une relance prochaine, que fera-t-on dans une France de 80 millions d’habitants sinon une projection de 100 millions la génération suivante et puis 120 pour la fois d’après ? Sérieusement, vous y croyez, vous, à une France pareille ou le Grand Paris absorberait Lille et Lyon ? À La viabilité de ce pays-là ? Ou bien simplement à l’envie d’y vivre ? » (Jean-Christophe Vignal, « Penser la dénatalité, un exercice difficile », in Moins nombreux, plus heureux, Michel Sourrouille, éd., Sang de la Terre, Paris, 2014). Journalistes, démographes et économistes orthodoxes restent sourds et aveugles face à ces évidences.

Laissons-les dire et laissons les directeurs de maternités se lamenter, les marchands de poussettes gémir (« les magasins de poussettes, eux, font grise mine sur tout le territoire » dixit Le Parisien) et trinquons à la santé de ces non-naissances en espérant que ça dure !


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La «crise» a du bon : le bétonnage des espaces agricoles et naturels ralentit

Selon une étude publiée mardi 5 janvier par le ministère de l’écologie, l’avancée des espaces «bétonnés » se poursuit en France, mais à un rythme moins soutenu que ces dernières années.
« Il y a sans doute un effet combiné du ralentissement économique et de mesures prises par certains élus locaux qui deviennent sensibles à la question de l’étalement urbain. »
Au cours de la période 2006 – 2012, Les surfaces « bétonnées » ont augmenté de près de 0,5 % par an à cette période, contre 1,3 % par an entre 2000 et 2006. Ce sont les forêts et les espaces semi-naturels qui profitent de cette évolution, le recul des terres agricoles étant stable par rapport aux évolutions observées entre 1990 et 2000. (Source La Croix 5/1/16).

Samedi 9 Janvier 2016 Commentaires (4)

Avec des membres de CPNT sur sa liste qui savent lui rappeler ses promesses de campagne, c'était à prévoir!


Laurent Wauquier, le nouveau président de la Région Rhône-Alpe Auvergne veut augmenter les subventions pour la chasse !
Tweet de @Emmanimals

Lundi 21 Décembre 2015 Commentaires (0)

EELV poursuit ses relations brouillonnes avec le PS tandis que celui-ci continue de réprimer les manifestations et militants écologistes. Les assignés à résidence et autres tabassés, embastillés lors de manifs ne lui diront pas merci.

Bien entendu, il n’est nullement condamnable de chercher à avoir des élus et faire avancer certaines réalisations et d’en payer éventuellement le prix. Encore faut-il que ce prix ne soit pas exorbitant et que cela ne vienne pas remettre en question des orientations fondamentales ou brouiller l’image de l’écologie politique.

Par ailleurs au cours de cette élection régionale, la montée – prévisible – du FN a conduit PS et EELV à des aberrations.
Faire barrage au FN, certes mais pas au prix d’un suicide politique régional et à celui d’un appel à voter pour des listes conduites par des candidats et avec des programmes qui ne valent pas mieux que ceux du FN. C’est dans cette stratégie stupide que le PS a entrainé bon gré, mal gré EELV.


Jean-Luc Mélenchon est la sagesse même en la circonstance, lorsqu’il déclare : « Dans ces deux régions (PACA et Picardie Nord Pas-de-Calais), où il n’existe plus de vote de gauche possible, je me garderai bien de donner des consignes » Et il ajoute : «Plutôt la droite que le FN ? A condition qu’il y ait une différence ! » Et il n’y en a guère !

Demain dans les hémicycles régionaux, d’accord sur le fond, droite extrême et extrême droite s’affronteront à coup de surenchères comme ils l’ont fait avant le premier tour et comme le font aujourd’hui à l’assemblée nationale PS et Droite sur les questions économiques et sur les questions de sécurité.

Tout d’abord Estrosi en PACA…

Aujourd’hui Estrosi fait des déclarations «light» pour s’assurer sinon les bonnes grâces ou au moins les suffrages des électeurs de gauche et des électeurs écologistes. « Je suis oiseau, regardez mes ailes » affirmait la chauve-souris de la fable. Hier, dans sa course à la surenchère avec le FN, c’était « Je suis souris, vive les rats ». L’homme affirmait avant le premier tour que la France devait faire face à des « cinquièmes colonnes » islamistes et qu'une « troisième guerre mondiale » était déclarée à « la civilisation judéo-chrétienne » par « l'islamo-fascisme » « à travers les cinquièmes colonnes » et ses réseaux « infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins ». Outre l’outrance du propos, faut-il rappeler la débauche de mesures sécuritaires qu’il proposait alors ?

Certes, ces mesures sécuritaires ne gênent sans doute ni le PS, ni le gouvernement, ni Hollande qui dérivent vers un état policier de la plus belle eau, siphonnant au passage la plupart des mesures sécuritaires du programme du FN. Mais qu’en est-il d’EELV qui se veut un parangon de la démocratie tout en votant l’état d’urgence, à l’ exception d’un ou deux députés! Je précise bien EELV et non les écologistes parce que je doute fort que beaucoup de ceux qui se présentent sous cette bannière le soient encore !

Il faut avoir perdu tout repère et tout sens politique pour appeler à voter pour un individu qui pratique l’écologie à la Maud Fontenoy (deuxième de liste dans le Var) qui vibre pour le gaz de schiste, les OGM, etc. ; pour un individu qui colporte que les loups ont été réintroduits dans le massif du Mercantour alors même qu’ancien président du Parc National il sait très bien qu’il n’en est rien. D’ailleurs, il veut la peau de ces prédateurs pour complaire aux chasseurs et aux éleveurs ovins. C’est ainsi qu’il propose dans son programme un «pastoralisme préservé du loup, par l'exigence d'une renégociation de la convention de Berne et l'autorisation des tirs de défense dans le parc national du Mercantour et celui des Ecrins »

Ces propositions hautement démagogiques bien à l’image du personnage ne choqueront certes pas le PS qui propose à peu près la même chose avec Le Foll et Ségolène Royal! De même d’ailleurs que la députée PS des Hautes-Alpes, Karine Berger connue pour ses positions anti-loups. Elle a soutenu les opérations d’effarouchement des loups dans la zone centrale du Parc Naturel des Ecrins. Elle a déclaré lors du congrès de la FDSEA des Hautes-Alpes que la présence du loup est incompatible avec le pastoralisme et dans un tweet, elle va même plus loin demandant carrément son éradication. Pour elle donc et ses amis, la proposition d’Estrosi n’a rien de scandaleux. Elle l’est et devrait être rédhibitoire pour un écologiste.

La région PACA est perdue. Ce n’est pas une raison pour voter Estrosi. Le choix entre la peste et le choléra n’en est pas un. Dans la nouvelle assemblée, il y aura l’une et l’autre et il n’y aura qu’eux. Bravo pour cette splendide manœuvre.

Xavier Bertrand dans le Nord Pas-de-Calais

C’est de la même eau ! Avant le second tour, c’était la surenchère par rapport à Marine Le Pen. Je cite Le Figaro qui n’est pas particulièrement gauchiste «Crise des migrants entre Londres et Paris, attaque du Thalys, blocage de l'autoroute A1 par les gens du voyage... rien n'échappe au député-maire de Saint-Quentin. » « Depuis plusieurs jours, Xavier Bertrand profite d'une actualité riche dans la région pour faire feu de tout bois. Après l'attentat déjoué du Thalys le 21 août dernier, près d'Arras, le maire de Saint-Quentin a préconisé lundi sur RTL d'incarcérer directement les individus dotés d'une fiche «classée S», comme l'était l'auteur présumé de l'attaque. Une réponse à Marine Le Pen, qui proposait quelques jours plus tôt d'expulser les étrangers fichés pour leurs liens avec l'islam radical. Il a exigé «le désarmement des gens du voyage» après le drame de Roye dans la Somme et le blocage de l'autoroute A1 le week-end dernier par une soixantaine de personnes. «Certains membres de la communauté des gens du voyage font peur parce qu'ils sont armés jusqu'aux dents avec des armes de guerre», a fait valoir le député maire de Saint-Quentin. Son affirmation s'est cependant trouvée rapidement nuancée par le témoignage de plusieurs gendarmes spécialistes recueillis par Le Figaro. » (02/09/2015 ici) Sur cette question, la différence avec Marine Le Pen n’est pas frappante.
Assez curieusement d’ailleurs, le programme officiel de cette dernière est muet sur la question des migrants qui s’entassent à Calais et elle a reconnu qu’elle ne pourrait pas faire grand-chose à ce sujet, en tant que Présidente de région, sous-entendu en tant que Présidente de la république, par contre… .

Sur les questions écologiques, ce n’est guère mieux et si l’on s’en tient aux programmes écrits, avec Bertrand, c’est pire ! En avant pour les grands travaux inutiles ! Bertrand est pour le Canal Seine Nord que financerait la Région s’il était élu. Or comme le dit très bien EELV «Les écologistes sont favorables au transport fluvial. Toutefois, le gigantisme du projet Seine-nord, son coût financier, son absurdité technique, son impact limité sur le transfert modal de marchandises et son impact plus probable sur la ressource en eau et la biodiversité des zones humides doivent nous conduire à inscrire ce projet parmi les grands projets inutiles, consommateurs massifs de crédits publics européens, nationaux et locaux au détriment des investissements nécessaires pour les transports de proximité et d’intérêt général. » (25avril 2014, pour une argumentation détaillée ici )
Par comparaison le FN qui est lui aussi pour la réalisation de Seine Nord ne s’avance pas sur son financement. Il est simplement écrit qu’ «il faudra rechercher des financements» pour ce canal.

Parmi les partis qui soutiennent la liste de Bertrand, il y a l’inénarrable CPNT (Chasse Pêche Nature Tradition) fondé par Hubert Fayard (bras droit de Bruno Mégret à la mairie de Vitrolles) et Franck Vidal. Frédéric Nihous, président de ce parti figure sur la liste de Bertrand. Ce sera lui qui aura la charge de la politique environnementale régionale car c’est à un chasseur que Bertrand veut confier cette politique. On peut craindre le pire, d’autant que Nihous est connu parmi les chasseurs pour ses postions extrémistes et intransigeantes grâce auxquelles il a obtenu ce poste de président de CPNT.

Bertrand ne tarit pas d’éloge sur la chasse. «Ne pas réduire les territoires de chasse, c’est protéger des milieux fragiles, c’est lutter pour la conservation de la nature par une utilisation durable. C’est transmettre la passion et transmettre la tradition» écrit-il dans son programme sans doute sous la dictée de Nihous. Pour lui, la chasse est une activité « traditionnelle » qu’il faut développer à ce titre. Les chasseurs régulent à titre bénévole la faune et… « la flore » (sic, p.106 de son programme logorrhéique). Il ne sera donc pas question de limiter la chasse aux oies, à la hutte. C’est avec ces « écologistes pragmatiques et de bon sens » qu’il compte réécrire le schéma de cohérence écologique qui doit se faire pour eux (p.107) Marine Le Pen quant à elle propose simplement dans son programme de «Favoriser un usage partagé et convivial de la nature : randonneurs, chasseurs, sportifs, professionnels. » ce qui ne mange pas de pain tant que l’on ne détaille pas. Elle veut aussi remettre à plat le schéma de cohérence écologique au motif qu’il a été établi sans concertation. Avec qui ? Les chasseurs ? Elle ne précise pas.

A part ces développements dithyrambiques sur la chasse et la pêche comme moyen de préserver la nature, aucun autre thème écologique n’est abordé dans le programme de Bertrand. Il semble ne pas avoir entendu parler de la transition énergétique, de la pollution… Marine Le Pen quant à elle, développe un chapitre intitulé « une région à la pointe de l’innovation écologique » qui comprend des mesures pour l’isolation des bâtiments, l’aide aux communes pour un éclairage public BC, le recyclage, la construction de maisons passives et le développement de moteurs à hydrogène… L’un et l’autre sont pour stopper l’implantation d’éoliennes terrestres ou offshore sur la région.

En ce qui concerne l’écologie, il n’y a aucune raison de voter pour Bertrand. Et les écologistes qui font campagne pour lui sous prétexte de barrer le FN font le lit d’un type qui se fiche de l’écologie et va livrer espaces naturels et campagnes aux chasseurs.

Naguère, La région Nord Pas-de-Calais avait une écologiste comme présidente. Depuis sa création cette région a toujours été à gauche. Le dernier président de la Picardie était aussi à gauche et les écologistes comme le PC bien implantés.
Comme dans le cas de la Région PACA, cette région est perdue aujourd’hui et elle l’était dès le premier tour. Que ce soit la droite extrême ou l’extrême droite qui soit aux manettes, cela ne fera guère de différence. En retirant sa liste, le PS a décidé de disparaître de la scène politique régionale, et il a contraint tous ceux qui ne pouvaient être élus qu’en fusionnant avec elle à la même disparition.

Le « désistement républicain » peut se comprendre lorsque l’on a affaire à une élection comme l’élection présidentielle. Dans le cas de régionales où s’applique une dose de proportionnelle, cette stratégie est stupide. Sans opposition de gauche ou écologiste, donc sans garde-fou et sans contrôle, droite extrême et extrême droite pourront faire ce que bon leur chantent.

Vendredi 11 Décembre 2015 Commentaires (0)

Nature - environnement

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Jeudi 10 Décembre 2015 Commentaires (0)
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