Fontenay-aux-Roses
In cauda, venenum
Tilleul argenté - Tilia tomentosa (Moench)tel qu’il sera planté
Cela dépend de l’urgence ! Si elle est à très court terme ou même à moyen terme, c’est inutile ! Même pour les arbres dits à « croissance rapide » (relativement à celle d’autres essences d’arbres, comme les chênes autochtones !) achetés en pépinière avec une circonférence du tronc de 18-20 centimètres, il faut compter une dizaine d’année avant d’avoir une ombre au sol conséquente et un effet ilot de fraicheur… si toutefois l’arbre peut puiser dans le sol suffisamment d’eau pour qu’il y ait évapotranspiration. En cas de sécheresse, l’arbre ferme les stomates de ses feuilles et il n’y a plus que l’ombre. Pour les canicules des prochaines années, il n’y aura ni ombre, ni ilot de fraîcheur !
Pour le Platane et l’Erable plane, il faut 8 ans minimum après plantation pour l’ombre, 10 ans pour la fraîcheur si ces arbres ont accès à l’eau et sont dans un environnement favorable, ce qui est rarement le cas en ville. Le Tilleul argenté est l'un des arbres d'ombrage les plus résilients face à la sécheresse et à la chaleur, ce qui lui permet de maintenir son feuillage vert et argenté dense tout au long de l'été sans défoliation précoce mais il ne fonctionne à plein régime comme ombrage et ilot de fraîcheur qu’à plus de 10 ans après plantation. C’est pourtant celui-ci qu’il faudrait privilégier. Ces trois essences sont les plus communes et les circonférences des troncs sont celles classiques pour les achats des communes. Plus minces, ils risquent d’être vandalisés, plus gros la reprise est incertaine. Pour les autres essences les temps de croissance sont du même ordre et je suppose que l’on évitera de choisir des espèces non-indigènes.
Après la plantation et dans les trois ou quatre années qui suivent l’arbre nouvellement planté a besoin d’être arrosé et pas avec un arrosoir de 6 litres ! En été pour des températures « normales pour la saison »( 25-30° ) il faut un apport de 80 à 100 litres une fois par semaine, mais s’il y a canicule (plus de 30° et sécheresse prolongée), c’est deux fois par semaine la même quantité. Au printemps et en début d'automne, c’est la même quantité mais tous les dix à quinze jours et seulement s’il ne pleut pas. En période où l’eau manque, c’est un vrai problème, même si les interdictions d’arrosage ne s’appliquent pas en général pour les plantations nouvelles.
Planter des arbres, c’est certes utile sur le long terme mais le temps des hommes n’est pas le même que celui des arbres qui n’est pas non plus celui de l’urgence climatique. S’il y a urgence et si elle est pressante, ces jeunes arbres ne reprendront pas ou ne se développeront pas.
Lorsqu’une ville comme Fontenay possède un patrimoine arboré dans ses espaces verts, ses places, esplanades, alignements, l’urgence est de les entretenir, de les soigner, d’améliorer leur environnement immédiat et cela va sans dire, aucun abattage sauf pour des raisons sanitaires (un arbre malade pour éviter une contamination en chaîne, par exemple) ou de sécurité. C’est cela qui doit être la priorité avant de se lancer dans de nouvelles plantations. S’occuper de l’existant, donc faire un état sanitaire détaillé de ce patrimoine, de prendre toutes les mesures nécessaires à sa préservation. Un arbre en bonne santé n’a pas besoin d’être taillé mais il est parfois préférable de continuer la taille en rideau des tilleuls qui l’ont toujours été et qui supportent bien ce type de taille. Les arbres courent un grand danger lors de chantiers avec ouverture de chaussées et de trottoirs, leurs racines sont menacées, les abimer ou pire en couper, c’est, à tout le moins, raccourcir drastiquement leur espérance de vie, voire les rendre dangereux, de même toute blessure au tronc qui doit être protégé. C’est en ces moments-là qu’il faut être sur la brèche et veiller en amont au cahier des charges.
Tous ces soins et attentions reviennent moins cher, économisent l’eau. En période de sécheresse, certes les arbres adultes soufrent, mais s’ils sont solidement et profondément enracinés dans un environnement immédiat de terre non tassée, ils n’ont pas besoin d’arrosage ou seulement d’un arrosage exceptionnel, sauf en des cas vraiment extrêmes, donc extrêmement rares et qui ne se sont pas encore produits.
Enfin, il ne faut pas croire qu’en soignant et pérennisant son patrimoine arboré et en l’enrichissant par de nouvelles plantations, une commune d’une petite étendue entièrement urbanisée comme c’est le cas de Fontenay atténuera si peu que ce soit le changement climatique, bien moins encore que le colibri et sa goutte d’eau ! Elle ne fera que s’adapter à ce changement pour le bien être des générations présentes et futures. C’est déjà beaucoup et surtout beaucoup plus réaliste !
Donc je m’inquiète quand un élu qui a la charge de la voirie écrit sur son blog : « l’honnêteté amène à dire qu’en ville, une politique de plantation d’arbres nécessitera forcément de réduire d’autres usages. Avec mesure, sans dogme, mais sans renoncement non plus. L’urgence climatique ne peut pas attendre. » Une urgence climatique bien commode dont l’invocation tue toute contestation mais aussi toute réflexion ! Harro sur les « négationnistes » mais aussi sur les automobilistes car les autres usages que cet élu veut réduire et dont il tait le nom, ce sont les parkings. Sans dogmatisme ? Vraiment ?
Résumé
Planter des arbres en ville est utile pour l’avenir, mais ce n’est pas une réponse immédiate à l’urgence climatique : les jeunes arbres mettent des années à produire ombre et fraîcheur, demandent beaucoup d’eau et restent fragiles. La priorité devrait donc être de protéger, entretenir et soigner les arbres déjà présents, plus efficaces à court terme. L’auteur estime qu’une commune comme Fontenay peut s’adapter au changement climatique, mais ne contribuer que de façon insignifiante à son atténuation.
Planting trees in the city is beneficial for the future, but it is not an immediate solution to the climate emergency: young trees take years to provide shade and coolness, require a lot of water, and remain fragile. The priority should therefore be to protect, maintain, and care for existing trees, which are more effective in the short term. The author believes that a municipality like Fontenay can adapt to climate change but can contribute only insignificantly to its mitigation.
Pour le Platane et l’Erable plane, il faut 8 ans minimum après plantation pour l’ombre, 10 ans pour la fraîcheur si ces arbres ont accès à l’eau et sont dans un environnement favorable, ce qui est rarement le cas en ville. Le Tilleul argenté est l'un des arbres d'ombrage les plus résilients face à la sécheresse et à la chaleur, ce qui lui permet de maintenir son feuillage vert et argenté dense tout au long de l'été sans défoliation précoce mais il ne fonctionne à plein régime comme ombrage et ilot de fraîcheur qu’à plus de 10 ans après plantation. C’est pourtant celui-ci qu’il faudrait privilégier. Ces trois essences sont les plus communes et les circonférences des troncs sont celles classiques pour les achats des communes. Plus minces, ils risquent d’être vandalisés, plus gros la reprise est incertaine. Pour les autres essences les temps de croissance sont du même ordre et je suppose que l’on évitera de choisir des espèces non-indigènes.
Après la plantation et dans les trois ou quatre années qui suivent l’arbre nouvellement planté a besoin d’être arrosé et pas avec un arrosoir de 6 litres ! En été pour des températures « normales pour la saison »( 25-30° ) il faut un apport de 80 à 100 litres une fois par semaine, mais s’il y a canicule (plus de 30° et sécheresse prolongée), c’est deux fois par semaine la même quantité. Au printemps et en début d'automne, c’est la même quantité mais tous les dix à quinze jours et seulement s’il ne pleut pas. En période où l’eau manque, c’est un vrai problème, même si les interdictions d’arrosage ne s’appliquent pas en général pour les plantations nouvelles.
Planter des arbres, c’est certes utile sur le long terme mais le temps des hommes n’est pas le même que celui des arbres qui n’est pas non plus celui de l’urgence climatique. S’il y a urgence et si elle est pressante, ces jeunes arbres ne reprendront pas ou ne se développeront pas.
Lorsqu’une ville comme Fontenay possède un patrimoine arboré dans ses espaces verts, ses places, esplanades, alignements, l’urgence est de les entretenir, de les soigner, d’améliorer leur environnement immédiat et cela va sans dire, aucun abattage sauf pour des raisons sanitaires (un arbre malade pour éviter une contamination en chaîne, par exemple) ou de sécurité. C’est cela qui doit être la priorité avant de se lancer dans de nouvelles plantations. S’occuper de l’existant, donc faire un état sanitaire détaillé de ce patrimoine, de prendre toutes les mesures nécessaires à sa préservation. Un arbre en bonne santé n’a pas besoin d’être taillé mais il est parfois préférable de continuer la taille en rideau des tilleuls qui l’ont toujours été et qui supportent bien ce type de taille. Les arbres courent un grand danger lors de chantiers avec ouverture de chaussées et de trottoirs, leurs racines sont menacées, les abimer ou pire en couper, c’est, à tout le moins, raccourcir drastiquement leur espérance de vie, voire les rendre dangereux, de même toute blessure au tronc qui doit être protégé. C’est en ces moments-là qu’il faut être sur la brèche et veiller en amont au cahier des charges.
Tous ces soins et attentions reviennent moins cher, économisent l’eau. En période de sécheresse, certes les arbres adultes soufrent, mais s’ils sont solidement et profondément enracinés dans un environnement immédiat de terre non tassée, ils n’ont pas besoin d’arrosage ou seulement d’un arrosage exceptionnel, sauf en des cas vraiment extrêmes, donc extrêmement rares et qui ne se sont pas encore produits.
Enfin, il ne faut pas croire qu’en soignant et pérennisant son patrimoine arboré et en l’enrichissant par de nouvelles plantations, une commune d’une petite étendue entièrement urbanisée comme c’est le cas de Fontenay atténuera si peu que ce soit le changement climatique, bien moins encore que le colibri et sa goutte d’eau ! Elle ne fera que s’adapter à ce changement pour le bien être des générations présentes et futures. C’est déjà beaucoup et surtout beaucoup plus réaliste !
Donc je m’inquiète quand un élu qui a la charge de la voirie écrit sur son blog : « l’honnêteté amène à dire qu’en ville, une politique de plantation d’arbres nécessitera forcément de réduire d’autres usages. Avec mesure, sans dogme, mais sans renoncement non plus. L’urgence climatique ne peut pas attendre. » Une urgence climatique bien commode dont l’invocation tue toute contestation mais aussi toute réflexion ! Harro sur les « négationnistes » mais aussi sur les automobilistes car les autres usages que cet élu veut réduire et dont il tait le nom, ce sont les parkings. Sans dogmatisme ? Vraiment ?
Résumé
Planter des arbres en ville est utile pour l’avenir, mais ce n’est pas une réponse immédiate à l’urgence climatique : les jeunes arbres mettent des années à produire ombre et fraîcheur, demandent beaucoup d’eau et restent fragiles. La priorité devrait donc être de protéger, entretenir et soigner les arbres déjà présents, plus efficaces à court terme. L’auteur estime qu’une commune comme Fontenay peut s’adapter au changement climatique, mais ne contribuer que de façon insignifiante à son atténuation.
Planting trees in the city is beneficial for the future, but it is not an immediate solution to the climate emergency: young trees take years to provide shade and coolness, require a lot of water, and remain fragile. The priority should therefore be to protect, maintain, and care for existing trees, which are more effective in the short term. The author believes that a municipality like Fontenay can adapt to climate change but can contribute only insignificantly to its mitigation.
Vendredi 18 Septembre 2026
Commentaires (0)
Nature - environnement
À l'échelle du continent européen, selon les évaluations régionales de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) aucune des espèces de grands prédateurs – Loup Canis lupus, Lynx boréal Lynx lynx, Ours Ursus arctos - n’a sa survie menacée. Elles sont toutes classées dans la catégorie LC « Préoccupation mineure (Least Concern - LC) » Ce statut global diffère fortement dans certains cas du statut régional de ces espèces. Au sein de l’UE les populations de ces espèces sont souvent classées Quasi menacées (NT) ou En danger (EN), certaines En danger critique d’extinction (CR) comme l’Ours des Pyrénées. Comme à l’échelle du continent ces espèces ne sont pas en danger, on peut se demander pourquoi s’acharner à maintenir des petites populations de ces espèces qui disparaitraient
2
inéluctablement sans une gestion lourde à base de réintroductions et de mesures de préservation qui divisent et sèment la discorde entre les gens qui vivent dans ces territoires. En France les populations de grands prédateurs sont toutes plus ou moins menacées mais c’est la population d’ours qui vivent dans les Pyrénées qui l’est le plus grand risque de s’éteindre, elle est classée CR. Pourquoi tenter de la conserver ?
Lorsque qu’il s’agit des ours vivant dans les Pyrénées, il faut tout d’abord bien comprendre que ces ours ne sont plus des Ours des Pyrénées bien qu’ils soient de la même espèce. L’ours brun européen Ursus arctos arctos se divise en deux lignées, une lignée EST qui regroupe les ours de Tchéquie, de Slovaquie, Roumanie, Carélie, Nord de la Suède, de la Russie et une lignée Ouest. Celle-ci comprend deux branches, une branche occidentale Balkanique qui regroupe les ours d’Italie, de Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Monténégro, Macédoine, Albanie et Grèce et une branche occidentale ibérique qui comprend les Ours des Mont Cantabriques, les Ours des Pyrénées avant les réintroductions d’ours slovènes dans le massif et les Ours du sud de la Suède.
Aujourd’hui, il ne reste plus dans les Pyrénées que des Ours slovènes, une population nouvelle créée ex-nihilo. Le dernier ours porteur de gènes pyrénéens, Cannellito a aujourd’hui 22 ans, ce qui est un bel âge pour un ours. Il est issu d’une mère pyrénéenne, Cannelle qui est la toute dernière femelle purement pyrénéenne et d’un père d’origine slovène Pyros né de parents slovènes réintroduits. Cannellito est sans descendance connue et semble ne s’être pas reproduit. Bien qu’il ait encore quelques années à vivre, il y a peu de chances qu’il se reproduise. Il vit en solitaire dans une partie de la chaîne, le Haut Béarn et la Navarre, très peu peuplée en ours et vu son âge, il devrait s’incliner devant des concurrents plus jeunes et plus vigoureux en cas de rencontre. Lorsqu’il mourra de vieillesse(on espère que ce sera de vieillesse et non d’un coup de fusil!) la lignée génétique des ours autochtones s’éteindra avec lui. Les ours actuels n’appartiennent pas à la même branche et la nouvelle population en train de se constituer tant bien que mal, n’est plus la population d’origine avec les traits propres qui en faisaient la singularité. Or « «il n’existe pas deux populations [d’individus de la même espèce] qui possèdent exactement les mêmes compositions et fréquences alléliques, ni les mêmes particularités morphologiques, éthologiques, etc. » comme le rappelle Alain Dubois professeur au Muséum (Dubois, 2008, p. 372) Les populations ne sont pas interchangeables, le croire c’est avoir une conception essentialiste de l’espèce dépassée depuis longtemps.
Les ours pyrénéens n’avaient pas la même morphologie que les ours slovènes. De l'isolement géographique et des conditions de milieux différents ont résulté des traits physiques distincts. Les ours pyrénéens était plus petits et plus trapus, pesaient moins lourd que les slovène (130 à 180 kg, rarement plus de 200 kg contre 200 à 300 kg et plus pour les mâles ; 80 kg à 110 kg contre 100 kg à 160 kg pour les femelles). Les silhouettes différaient : membres puissants, silhouettes relativement ramassées pour le pyrénéen, ossature plus lourde, boîte crânienne plus large et encolure plus puissante pour le slovène. Le pelage de l’ours pyrénéen était souvent clair, tirant sur le brun-bronzé à jaunâtre sur la tête et les épaules. Celui de l’ours slovène est généralement plus foncé et uniforme, allant du brun sombre au marron-noir, plus dense pour résister aux hivers rigoureux de l'Europe centrale.
Une différence importante pour l’acceptation ou le rejet de l’animal est le régime alimentaire. L’ours pyrénéen était principalement phytophage/frugivore (jusqu’à 80-85% de son alimentation). Il consommait principalement des faînes, glands, baies, racines, herbes et insectes (fourmis). La part carnée provenait majoritairement de carcasses d'animaux sauvages ou domestiques, et une prédation opportuniste sur le bétail pendant l'été. Le régime de l’ours slovène est historiquement marqué par une part carnée élevée favorisée par une forte densité d’ongulés et la pratique culturelle du nourrissage à base de maïs et carcasses. Les ours slovènes vivant dans les Pyrénées ont conservé une propension à la prédation surtout sur les ovins, mais son régime tend à se modifier en fonction des ressources locales et donc à devenir plus végétarien, avec un régime composé à environ 75% de végétaux, de baies et de fruits secs, la part carnée comprenant des invertébrés, des charognes, peu d’ongulés sauvages et des brebis. Dans les Pyrénées, le régime des ours slovaques tend donc à se rapprocher de celle des ours de souche. Ceci dénote d’une plasticité comportementale de bon augure pour ceux qui souhaitent la pérennisation de cette nouvelle population en développement.
Aujourd’hui, il ne reste plus dans les Pyrénées que des Ours slovènes, une population nouvelle créée ex-nihilo. Le dernier ours porteur de gènes pyrénéens, Cannellito a aujourd’hui 22 ans, ce qui est un bel âge pour un ours. Il est issu d’une mère pyrénéenne, Cannelle qui est la toute dernière femelle purement pyrénéenne et d’un père d’origine slovène Pyros né de parents slovènes réintroduits. Cannellito est sans descendance connue et semble ne s’être pas reproduit. Bien qu’il ait encore quelques années à vivre, il y a peu de chances qu’il se reproduise. Il vit en solitaire dans une partie de la chaîne, le Haut Béarn et la Navarre, très peu peuplée en ours et vu son âge, il devrait s’incliner devant des concurrents plus jeunes et plus vigoureux en cas de rencontre. Lorsqu’il mourra de vieillesse(on espère que ce sera de vieillesse et non d’un coup de fusil!) la lignée génétique des ours autochtones s’éteindra avec lui. Les ours actuels n’appartiennent pas à la même branche et la nouvelle population en train de se constituer tant bien que mal, n’est plus la population d’origine avec les traits propres qui en faisaient la singularité. Or « «il n’existe pas deux populations [d’individus de la même espèce] qui possèdent exactement les mêmes compositions et fréquences alléliques, ni les mêmes particularités morphologiques, éthologiques, etc. » comme le rappelle Alain Dubois professeur au Muséum (Dubois, 2008, p. 372) Les populations ne sont pas interchangeables, le croire c’est avoir une conception essentialiste de l’espèce dépassée depuis longtemps.
Les ours pyrénéens n’avaient pas la même morphologie que les ours slovènes. De l'isolement géographique et des conditions de milieux différents ont résulté des traits physiques distincts. Les ours pyrénéens était plus petits et plus trapus, pesaient moins lourd que les slovène (130 à 180 kg, rarement plus de 200 kg contre 200 à 300 kg et plus pour les mâles ; 80 kg à 110 kg contre 100 kg à 160 kg pour les femelles). Les silhouettes différaient : membres puissants, silhouettes relativement ramassées pour le pyrénéen, ossature plus lourde, boîte crânienne plus large et encolure plus puissante pour le slovène. Le pelage de l’ours pyrénéen était souvent clair, tirant sur le brun-bronzé à jaunâtre sur la tête et les épaules. Celui de l’ours slovène est généralement plus foncé et uniforme, allant du brun sombre au marron-noir, plus dense pour résister aux hivers rigoureux de l'Europe centrale.
Une différence importante pour l’acceptation ou le rejet de l’animal est le régime alimentaire. L’ours pyrénéen était principalement phytophage/frugivore (jusqu’à 80-85% de son alimentation). Il consommait principalement des faînes, glands, baies, racines, herbes et insectes (fourmis). La part carnée provenait majoritairement de carcasses d'animaux sauvages ou domestiques, et une prédation opportuniste sur le bétail pendant l'été. Le régime de l’ours slovène est historiquement marqué par une part carnée élevée favorisée par une forte densité d’ongulés et la pratique culturelle du nourrissage à base de maïs et carcasses. Les ours slovènes vivant dans les Pyrénées ont conservé une propension à la prédation surtout sur les ovins, mais son régime tend à se modifier en fonction des ressources locales et donc à devenir plus végétarien, avec un régime composé à environ 75% de végétaux, de baies et de fruits secs, la part carnée comprenant des invertébrés, des charognes, peu d’ongulés sauvages et des brebis. Dans les Pyrénées, le régime des ours slovaques tend donc à se rapprocher de celle des ours de souche. Ceci dénote d’une plasticité comportementale de bon augure pour ceux qui souhaitent la pérennisation de cette nouvelle population en développement.
Lundi 31 Août 2026
Commentaires (0)
Nature - environnement
The following text is the English translation of the article "Mais quelle est donc cette manie de vouloir à tout prix des loups, des lynx partout en Europe ?" It critiques the strict protection and reintroduction projects for the lynx in France. The ecological arguments often put forward ─ keystone species, umbrella species, or flag species ─ are weak, largely irrelevant, and inconsistent. In European landscapes heavily altered by human activity, the lynx does not effectively regulate ecosystems, does not guarantee the protection of other species, and conflicts with livestock farming, hunting, and certain protected species. The article concludes that existing lynx populations should be respected but not given sanctuary status. Furthermore, this specific case highlights the dilemma of conservation biology when the goal is no longer simply to conserve and repair damaged nature, but to manage it.
Foreword
In France, a good country woman kills a lynx while defending her hen, the lynx is mourned, the judges condemn the lady! Three months suspended prison sentence and more than 30,000 euros in damages to the environmental associations that joined the case as civil parties, an extremely heavy sentence when it is not an act of poaching (Leca 2026).
But on social media, a whole pack of self-appointed vigilantes ─ mostly women ─ unleashed their fury against this woman, screaming that the sentence was not harsh enough, demanding prison time, and, for the most fervent, the death penalty! Certainly, they shouted from behind their keyboards, but they did not go looking for a rope to hang her. Their profound cowardice prevented them from carrying out their plan, thank goodness! Animal rights groups, for their part, rejoiced in this judgment, especially since they profited from the damages awarded to them. There were eight at the quarry to divide the money.
It saddens me. This woman had five hens that she watched grow up and loved. She told the judge during her trial, "It's a pet. I love my hen, just like you love your cat or your dog." The hen attacked by the lynx died. Her name was Marie-Thérèse. Aside from this woman, who cares? She can't be very wealthy, and on top of grieving for her pet, she has to deal with a huge expense, not to mention the hordes of idiots of both sexes who have dragged her through the mud. "After a baby lynx, a child?" one internet user wondered. Really!
Chickens are not an endangered species, but neither is the lynx on a global scale, even though it is classified as endangered (VU) on the IUCN Red List in France. It is the global level that matters when considering a species' chances of survival. In France, the lynx has few chances. It was artificially reintroduced in Switzerland, from where it returned to France to a territory that is too fragmented and no longer suitable for it. It is not universally popular, although most of those who oppose it remain silent out of caution.
In Switzerland, about fifty kilometers away, the courts have authorized a culling of a lynx (Voix du Jura 28/05/2026). Lynx prey on livestock and take a large share of the game in two cantons. Obtaining authorization for culling is very difficult. One cull was authorized ONE lynx that was ravaging the flocks. Lynx protectors thwarted it in the field after losing in court.
What's happening in Switzerland is unlikely to happen in France, at least not in the immediate future. So, the judges who convicted the woman who defended her hen with a stick against a lynx might escape ridicule of also having to judge the activists who obstructed culling efforts against it. But if the reintroduction attempt were truly successful, then…
Have you noticed that all those who advocate for the reintroduction of these predators and defend them don't live where these animals roam? Or if they do, they don't make a living from them. They aren't farmers. They aren't hunters. Nor are they among those who produce food out of necessity to supplement their income. They are the ones who buy organic eggs at the supermarket, eggs laid by free-range hens raised by others ─ hens that risk being devoured by a fox, a lynx, or a stone marten, which isn't the case for hens confined in industrial chicken coops. In those coops, none of these predators will ever set foot. But they rail against the treatment of battery hens, rightly so, but completely inconsistently, since they prefer these carnivores to hens, especially when it comes to foxes, wolves, or lynxes. Since the stone marten is not so popular, many people don't know exactly what it looks like, not to mention those who are unaware of its very existence even though it can sometimes live in the city !
Mercredi 5 Août 2026
Commentaires (0)
Nature - environnement
Cet article critique la protection stricte et les projets de réintroduction du lynx en France. Les arguments écologiques souvent avancés – espèce clé de voûte, espèce parapluie ou espèce drapeau – sont fragiles, peu pertinents et ne sont pas cohérents entre eux. Dans des paysages européens fortement transformés par l’homme, le lynx ne régule pas réellement les écosystèmes, ne garantit pas la protection d’autres espèces et entre en conflit avec l’élevage, la chasse et certaines espèces protégées. L’article conclut que les lynx présents doivent être respectés, mais non sanctuarisés. En outre à partir de ce cas d’espèce, est mis en évidence le dilemme de la biologie de la conservation lorsqu’il ne s’agit plus de simplement conserver et réparer une nature abimée mais de la piloter.
Avant -propos
En France, une brave dame tue un lynx en défendant ses poules, on pleure le lynx, les juges condamnent la dame! Trois mois de prison avec sursis et plus de 30 000 euros de dommages et intérêts aux associations environnementales constituées parties civiles, peine extrêmement lourde alors qu’il ne s’agit pas d’un acte de braconnage (Leca 2026).
Mais sur les réseaux sociaux toute une meute de justiciers - féminins en majorité - se déchaîne contre cette femme, hurlant que le jugement n’est pas assez sévère, réclamant la prison ferme et pour les plus excitées la peine de mort! Certes, elles et ils hurlent derrière leur clavier mais ils et elles n’ont pas cherché une corde pour la pendre. Leur profonde couardise leur interdit le passage à l’acte, Dieu merci ! Les associations de défense des animaux quant à elles se réjouissent de ce jugement, d’autant qu’elles s’enrichissent avec les dommages et intérêts qui leur sont accordés. Elles étaient huit à la curée pour se partager le pognon.
Cela m’attriste. Cette dame avait cinq poules qu’elle a vu grandir et qu’elle aimait. Elle a déclaré au Juge lors de son procès : « C’est un animal domestique. J’aime bien ma poule, comme vous aimez votre chat ou votre chien » La poule attaquée par le lynx est morte. Elle s’appelait Marie-Thérèse. A part cette dame qui s’en soucie ? Elle ne doit pas être très riche et au deuil de son animal se rajoute une grosse dépense, sans compter que des tas d’imbéciles des deux sexes l’ont trainée dans la boue. « Après un bébé lynx, un enfant ? » s’interroge une internaute, ben voyons !
Les poules ne sont pas une espèce en danger mais à l’échelon mondial le lynx ne l’est pas non plus, même s’il est en France classé en danger (VU) sur la liste rouge de l’UICN, c’est l’échelon mondial qui compte lorsqu’on s’interroge sur les chances de survie d’une espèce. En France, le lynx en a peu. Il a été réintroduit artificiellement en Suisse d’où il est revenu en France sur un territoire trop fragmenté qui ne lui convient plus et il ne fait pas l’unanimité dans la population bien que la plupart de ceux qui n’en veulent pas se taisent par prudence.
En Suisse à une cinquantaine de kilomètre de là, la justice autorise un tir de régulation contre un lynx (Voix du Jura 28/05/ 2026). Les lynx se servent dans les troupeaux et prélèvent une grosse part du gibier dans deux cantons. Il est très difficile d’obtenir une autorisation pour des tirs de régulation. Un tir a été autorisé sur UN lynx qui ravageait les troupeaux. Les protecteurs du lynx l’ont fait échouer sur le terrain alors qu’ils avaient perdu devant les tribunaux.
Ce qui arrive en Suisse a peu de chance de se produire en France, dans l’immédiat du moins. Ainsi les juges qui ont condamné la femme qui défendait ses poules à coups de bâton contre un lynx échapperont peut-être au ridicule de devoir juger aussi les militants qui auront fait de l’obstruction à des tirs de régulation contre celui-ci. Mais si la tentative de réintroduction réussissait vraiment , alors…
Avez-vous remarqué que tous ceux qui poussent à la réintroduction de ces prédateurs et les défendent ne vivent pas là où ces bêtes sévissent. Où s’il y vivent, il n’en vivent pas. Ce ne sont pas des paysans. Ce ne sont pas des chasseurs. Ils ne sont pas non plus de ceux qui font de l’autoproduction par nécessité pour arrondir leurs fins de mois. Ce sont ceux qui achètent au supermarché des œufs bio et pondus par des poules élevées en plein air par d’autres, des poules qui risquent de se faire dévorer par un renard, un lynx ou une fouine, ce qui n’est pas le cas des poules enfermées dans des poulaillers industriels. Dans ces poulaillers-là, aucun de ces prédateurs ne mettra la patte. Mais ils s’insurgent contre le traitement des poules en batteries, à juste titre d’ailleurs mais en parfaite incohérence puisqu’ils préfèrent ces carnassiers aux poules, surtout lorsqu’il s’agit du goupil, du loup ou du lynx ; la fouine n’ayant pas une telle popularité, beaucoup ne sachant pas quoi elle ressemble exactement sans parler de ceux qui ignorent jusqu’à son existence bien qu’elle puisse vivre parfois en ville !
Vendredi 10 Juillet 2026
Commentaires (0)
Nature - environnement
Si les contributions des Français sont de loin les plus nombreuses, c’est parce que l’association qui veut tuer l’élevage et imposer le véganisme en France, L 214 pour ne pas la nommer, avait ameuté ses troupes pour qu’elles se prononcent en faveur d’une réduction drastique de l’élevage, dans la ligne de son ridicule « sauvetage du siècle ». L. 214 leur avait fourni le texte de la contribution à poster sur le site de la consultation tel quel ou « personnalisé » . Plus d’une centaine de ces animalistes ont donc copié le message prémâché sur le registre de la consultation. Ces contributions identiques à quelques nuances ont pollué le débat. Une consultation n’est pas un vote et répéter cent fois et plus la même chose ne fait pas avancer mais patiner le débat. Quant au nombre, la contribution d’une personne dument mandatée d’une association européenne parlant au nom de plusieurs milliers d’éleveurs a plus de poids qu’une centaine de perroquets répétant un même message outrancier. Si l’on ne tient pas compte de ces contributions lassantes à force d’être répétitives, les réflexions et prises de postions sont très intéressantes à consulter ainsi bien entendu que le texte introductif de la Commission.
Voici le lien : https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/16832-Strategie-de-lUE-en-matiere-delevage_fr
Je donne ci-dessous le texte de ma contribution (avec quelques corrections mineures de forme que j’ai apportées en la relisant pour la publier sur le blog).
Ma contribution comprendra deux parties.
1 – exposé des motifs justifiant les mesures proposées
2 – Les mesures
Le bien-être animal est une chose, le bien-être de l’éleveur et des ouvriers agricoles en est une autre et c’est celle qui devrait être prioritaire. Leur bien-être passe d’abord par un revenu confortable et une attention particulière à la pénibilité des tâches, à porter l’accent sur la prévention des maladies professionnelles, leurs détections précoces et leur traitement. L’assurance de pouvoir continuer l’exploitation familiale et de pouvoir en vivre dignement sera la meilleure prévention pour ce qui est de la santé psychique des exploitants et permettra de juguler « l’épidémie de suicides » qui frappe la profession.
Je regrette que ne soient pas abordés en priorité ces sujets alors que la Commission met en avant le bien-être animal, le problème des gaz à effet de serre et de la conservation de la biodiversité, la santé de la planète donc, avant celle des éleveurs, travailleurs agricoles, bergers … le bien-être du producteur et de ses salariés n’a jamais été indiqué sur l’étiquette et le bien-être animal s’il est parfois, ajoute un coût qu’il revient au consommateur de payer.
Autre point passé sous silence les prédateurs, leur protection, leur introduction qui vont à l’encontre de l’élevage en plein air qui doit être recherché comme le plus vertueux pour la planète comme pour les humains. Il faut mais ne suffit pas indemniser les éleveurs. La vraie solution est ailleurs. En France une fois le loup disparu, les écosystèmes ne se sont pas effondrés. C’est avec son retour que des problèmes sont réapparus. Il faudra être clair sur cette question des prédateurs. L’affaiblissement de la protection du loup est un bon début, mais ce n’est qu’n début.
Comment concilier cette affirmation de la Commission selon laquelle « les normes élevées de l’UE entraînent des coûts qui ne sont pas toujours rémunérés par le marché » avec son obstination à vouloir « toujours plus de marché » ? Comme si ce « marché » était la solution alors qu’il est le problème ! Un marché non régulé et non encadré est incompatible avec des normes élevées sociales, environnementales et de bien-être animal car c’est ce marché qui tend à la destruction d’une agriculture familiale, au nivellement par le bas des normes et au gigantisme des exploitations dans une optique de profit et de concurrence.
Les clauses miroirs sont une illusion car inapplicables de façon efficaces dans le réel avec les moyens de contrôle dont on dispose aujourd’hui. Elles sont tout juste bonne à calmer la colère des paysans européens. Après avoir signé le Mercosur, permis l’entrée sans contrainte des produits de l’agriculture et de l’élevage ukrainien et vouloir faire adhérer ce pays en levant toutes les exigences, la Commission est bien peu crédible lorsqu’elle prétend assurer la pérennité de l’agriculture et de l’élevage. Sous ses grands mots et jargon de technocrates, je vois se profiler la mise à mort de l’élevage paysan et des exploitations familiales au profit de fermes industrielles tournées moins vers notre suffisance alimentaire à base de produits sains que vers un marché mondial concurrentiel dominé par les grands groupes de l’agroalimentaire avec comme seul but et valeur que le profit. Tout cela au nom d’une concurrence libre et non faussée entre les exploitations des pays membres.
J’y vois aussi une atteinte de plus à la souveraineté des états membres en matière d’autosuffisance alimentaire, de soutien à ses territoires défavorisés et à ses exploitations familiales, à son agriculture qui n’est pas seulement une activité économique mais touche à leur identité. On vous a déjà vu avec les règlements sur les fromages et combien il a fallu se battre pour que l’on puisse continuer à proposer aux consommateurs les fromages qui sont dans toute leur diversité, l’un des joyaux de notre table et de notre art de vivre en France.
Enfin je crains que cette consultation avec le résumé qui l’introduit soit une perche tendue aux ONG animalistes et véganes, en fait des lobbies qui rameutent leurs troupes pour planter un nouveau clou dans le cercueil qu’ils construisent pour l’élevage dont ils veulent la disparition. Il suffit de voir combien de contributions issues d’un même texte de base conçu par une IA inondent et polluent cet appel à contribution.
2 – les mesures :
Voici le lien : https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/16832-Strategie-de-lUE-en-matiere-delevage_fr
Je donne ci-dessous le texte de ma contribution (avec quelques corrections mineures de forme que j’ai apportées en la relisant pour la publier sur le blog).
Ma contribution comprendra deux parties.
1 – exposé des motifs justifiant les mesures proposées
2 – Les mesures
Le bien-être animal est une chose, le bien-être de l’éleveur et des ouvriers agricoles en est une autre et c’est celle qui devrait être prioritaire. Leur bien-être passe d’abord par un revenu confortable et une attention particulière à la pénibilité des tâches, à porter l’accent sur la prévention des maladies professionnelles, leurs détections précoces et leur traitement. L’assurance de pouvoir continuer l’exploitation familiale et de pouvoir en vivre dignement sera la meilleure prévention pour ce qui est de la santé psychique des exploitants et permettra de juguler « l’épidémie de suicides » qui frappe la profession.
Je regrette que ne soient pas abordés en priorité ces sujets alors que la Commission met en avant le bien-être animal, le problème des gaz à effet de serre et de la conservation de la biodiversité, la santé de la planète donc, avant celle des éleveurs, travailleurs agricoles, bergers … le bien-être du producteur et de ses salariés n’a jamais été indiqué sur l’étiquette et le bien-être animal s’il est parfois, ajoute un coût qu’il revient au consommateur de payer.
Autre point passé sous silence les prédateurs, leur protection, leur introduction qui vont à l’encontre de l’élevage en plein air qui doit être recherché comme le plus vertueux pour la planète comme pour les humains. Il faut mais ne suffit pas indemniser les éleveurs. La vraie solution est ailleurs. En France une fois le loup disparu, les écosystèmes ne se sont pas effondrés. C’est avec son retour que des problèmes sont réapparus. Il faudra être clair sur cette question des prédateurs. L’affaiblissement de la protection du loup est un bon début, mais ce n’est qu’n début.
Comment concilier cette affirmation de la Commission selon laquelle « les normes élevées de l’UE entraînent des coûts qui ne sont pas toujours rémunérés par le marché » avec son obstination à vouloir « toujours plus de marché » ? Comme si ce « marché » était la solution alors qu’il est le problème ! Un marché non régulé et non encadré est incompatible avec des normes élevées sociales, environnementales et de bien-être animal car c’est ce marché qui tend à la destruction d’une agriculture familiale, au nivellement par le bas des normes et au gigantisme des exploitations dans une optique de profit et de concurrence.
Les clauses miroirs sont une illusion car inapplicables de façon efficaces dans le réel avec les moyens de contrôle dont on dispose aujourd’hui. Elles sont tout juste bonne à calmer la colère des paysans européens. Après avoir signé le Mercosur, permis l’entrée sans contrainte des produits de l’agriculture et de l’élevage ukrainien et vouloir faire adhérer ce pays en levant toutes les exigences, la Commission est bien peu crédible lorsqu’elle prétend assurer la pérennité de l’agriculture et de l’élevage. Sous ses grands mots et jargon de technocrates, je vois se profiler la mise à mort de l’élevage paysan et des exploitations familiales au profit de fermes industrielles tournées moins vers notre suffisance alimentaire à base de produits sains que vers un marché mondial concurrentiel dominé par les grands groupes de l’agroalimentaire avec comme seul but et valeur que le profit. Tout cela au nom d’une concurrence libre et non faussée entre les exploitations des pays membres.
J’y vois aussi une atteinte de plus à la souveraineté des états membres en matière d’autosuffisance alimentaire, de soutien à ses territoires défavorisés et à ses exploitations familiales, à son agriculture qui n’est pas seulement une activité économique mais touche à leur identité. On vous a déjà vu avec les règlements sur les fromages et combien il a fallu se battre pour que l’on puisse continuer à proposer aux consommateurs les fromages qui sont dans toute leur diversité, l’un des joyaux de notre table et de notre art de vivre en France.
Enfin je crains que cette consultation avec le résumé qui l’introduit soit une perche tendue aux ONG animalistes et véganes, en fait des lobbies qui rameutent leurs troupes pour planter un nouveau clou dans le cercueil qu’ils construisent pour l’élevage dont ils veulent la disparition. Il suffit de voir combien de contributions issues d’un même texte de base conçu par une IA inondent et polluent cet appel à contribution.
2 – les mesures :
- Garantir la pérennité des fermes d’élevage familiales et inciter éventuellement les très petites à s’associer, en tout cas les soutenir pour qu’elles restent économiquement viables,
- Subventionner le pâturage pour les bovins et caprins et le maintien de prairies permanentes pour la sauvegarde des paysages, la protection de la biodiversité, l’atténuation des émissions de carbone et leur compensation, la production d’une viande et des produits laitiers de qualité accessible à tous
- Aide structurelle à l’élevage de montagne pour les mêmes raisons + le tourisme
- Répercussion obligatoire sur le prix payé par le consommateur des coûts supplémentaires induits par les mesures de bien-être animal et calibration des mesures obligatoires en fonction des coûts supportables par le consommateur et en fonction d’exigences réalistes pour les éleveurs (ne remettant pas en cause la viabilité économique de leur exploitation, y compris les plus petites)
- Stopper l’augmentation des populations de loups en favorisant leur régulation là où il y a des troupeaux et stopper toutes les introductions d’ours et de lynx, chats forestiers et autres prédateurs sans dérogation possible sous prétexte de viabilité des populations, consanguinité ou tout autre motif.
- Devenir plus compétitif sans clauses miroir complètes et sans que l’on se donne les moyens matériels et humains de les appliquer, c’est le nivellement par le bas ou la mort de l’élevage. Il faut donc se donner vraiment les moyens en la matière avec obligation de résultat et la tâche est colossale !
- N’accepter sur le marché intérieur les produits ukrainiens que lorsqu’ils seront produits conformément aux normes de l’UE en application des clauses miroirs qui doivent s’appliquer également dans ce cas (y compris sur les salaires et conditions de travail)
- La politique agricole doit voir son budget conforté et sanctuarisé. Pas de réaffectation des fonds destinés à l’agriculture et à l’élevage aux politiques de défense et pour le soutien à l’Ukraine.
- Laisser des larges marges de manœuvre pour les pays et les territoires.
- Contrecarrer par la réalisations de campagnes d’information le dénigrement des éleveurs, de l’élevage et de ses produits.
Jeudi 23 Avril 2026
Commentaires (0)
Nature - environnement
Une position nuancée éloignée des simplifications idéologiques
Samedi 28 Mars 2026
Commentaires (0)
En attaquant l’Iran, Trump n’innove pas. Il ne fait qu’inscrire ses pas dans ceux de ses prédécesseurs dans le sang des guerres qu’ils provoquent et que bien souvent …ils finissent par perdre.
La preuve avec ce post du Vietnamien Sony Thăng sur X, cette messagerie infernale que l’Union Européenne cherche à interdire par tout prix, en particulier au prix de la liberté d’expression.
« Lorsqu'on a demandé à Eisenhower pourquoi les États-Unis n'avaient pas autorisé les élections de réunification vietnamienne de 1956 convenues à Genève, il a répondu avec une franchise inhabituelle. Il a déclaré que si des élections avaient lieu, Hô Chi Minh l'emporterait avec environ 80 % des voix. Ils ont donc annulé les élections.
Pensez-y chaque fois qu'un homme politique américain parle de « promouvoir la démocratie ». Ils ont annulé l'élection démocratique parce que la « mauvaise » personne aurait gagné.
Ils passèrent ensuite les deux décennies suivantes à tuer des gens pour empêcher le gouvernement qui aurait été démocratiquement élu de prendre le pouvoir. Et ils ont qualifié l'autre camp d'antidémocratique.
Il ne s'agit pas d'histoire ancienne. C’est cette logique qui régit encore aujourd’hui toutes les opérations de « promotion de la démocratie ». La démocratie est acceptable lorsqu'elle produit les « bons » résultats. Si cela ne se produit pas, vous annulez les élections, soutenez un coup d'État, financez l'opposition, imposez des sanctions et qualifiez le gouvernement que le peuple a en réalité choisi de « dictature ». Le Vietnam a complètement mis à nu cette logique. Pas avec des arguments. Avec une histoire. Avec la recette. »
Pensez-y chaque fois qu'un homme politique américain parle de « promouvoir la démocratie ». Ils ont annulé l'élection démocratique parce que la « mauvaise » personne aurait gagné.
Ils passèrent ensuite les deux décennies suivantes à tuer des gens pour empêcher le gouvernement qui aurait été démocratiquement élu de prendre le pouvoir. Et ils ont qualifié l'autre camp d'antidémocratique.
Il ne s'agit pas d'histoire ancienne. C’est cette logique qui régit encore aujourd’hui toutes les opérations de « promotion de la démocratie ». La démocratie est acceptable lorsqu'elle produit les « bons » résultats. Si cela ne se produit pas, vous annulez les élections, soutenez un coup d'État, financez l'opposition, imposez des sanctions et qualifiez le gouvernement que le peuple a en réalité choisi de « dictature ». Le Vietnam a complètement mis à nu cette logique. Pas avec des arguments. Avec une histoire. Avec la recette. »
Dimanche 22 Mars 2026
Commentaires (0)
Lisez cette analyse et réfléchissez bien. En tout cas, la réponse à la question posée à la fin de cette citation est très claire pour moi et depuis longtemps : Israël est un état dangereux non seulement pour ses voisins mais pour la planète entière. En revanche, l'Iran même si c'est une théocratie ne l'est pas et ne l'a jamais été.
« L'Iran n'a jamais envisagé de lancer une attaque non provoquée contre l'Europe. Israël, en revanche, a passé des décennies à théoriser ce qu'on appelle «l'option Samson».
L'historien militaire israélien Martin van Creveld l'a exprimé sans détour en 2003 : « Nous possédons plusieurs centaines d'ogives nucléaires et de missiles, et nous pouvons les lancer sur des cibles dans toutes les directions, peut-être même sur Rome. La plupart des capitales européennes sont des cibles pour notre aviation… Nous avons la capacité d'entraîner le monde dans notre chute. Et je peux vous assurer que cela se produira avant qu'Israël ne s'effondre. »
Qui représente désormais une véritable menace pour le monde ? Un pays qui n'a jamais mené que des guerres défensives, ou un régime d'apartheid expansionniste ayant un passé documenté de génocide et ouvertement prêt à se retourner contre ses propres alliés dès que leur soutien faiblit ? »
L'historien militaire israélien Martin van Creveld l'a exprimé sans détour en 2003 : « Nous possédons plusieurs centaines d'ogives nucléaires et de missiles, et nous pouvons les lancer sur des cibles dans toutes les directions, peut-être même sur Rome. La plupart des capitales européennes sont des cibles pour notre aviation… Nous avons la capacité d'entraîner le monde dans notre chute. Et je peux vous assurer que cela se produira avant qu'Israël ne s'effondre. »
Qui représente désormais une véritable menace pour le monde ? Un pays qui n'a jamais mené que des guerres défensives, ou un régime d'apartheid expansionniste ayant un passé documenté de génocide et ouvertement prêt à se retourner contre ses propres alliés dès que leur soutien faiblit ? »
Reza Nasri, sur X le 21/03/2026
Samedi 21 Mars 2026
Commentaires (0)
« Il est «impensable» que la gauche «cultive le moindre doute» sur une «possible alliance avec La France insoumise» à l’élection présidentielle de 2027, a affirmé Raphaël Glucksmann au sujet de la mort d’un militant identitaire dans des conditions pas encore bien élucidées mais dont il s’empresse de rendre LFI coupable, emboîtant le pas des responsables politiques de droite et d’extrême droite ; récupération mesquine et honteuse d’un fait divers dramatique. Il considère qu’il y a «une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de la France insoumise». La gauche à la sauce de cet ancien conseiller de dictateur, c’est une droite pire que la droite extrême parce qu’elle ne dit pas son nom, qu’elle exploite de façon éhontée ce drame pour diviser, parce qu’elle avance masquée et qu’elle trompe les gens.
Certes, dans un pays civilisé, on ne lynche pas des gens, ce comportement de horde barbare est inacceptable. La violence dont ont fait preuve certains antifas contre le jeune identitaire est condamnable si compte tenu de ce que l’on sait, il est vraisemblable que ce sont des antifas qui sont responsables des coups qui ont causé la mort du militant Identitaire bien que dans cette rixe, la question de savoir quel groupe a déclenché la bagarre reste à déterminer. Quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins qu’il s’agissait pour le collectif « Némésis » de venir,« protégé » par des « Identitaires » perturber la conférence de la députée franco-palestinienne Rima Hassan ; « Némésis » un collectif qui se dit pacifiste, mais est néanmoins sioniste ! Beaucoup de médias oublient de le rappeler.
Au sujet du sionisme et de Gaza, la position de ce défenseur des droits humains à géométrie variable qu’est R. Glucksman n’est pas très éloignée de celle de ce collectif « Némésis » et de ses « protecteurs » identitaires pour ce qui concerne la politique du gouvernement israélien et les agissements en conséquence de sa soldatesque.
On l’a peu entendu sur le génocide en cours, ou sur les exactions des colons et de l’armée israélienne en Cisjordanie. Il s’est borné lors de ses rares interventions à critiquer les positons de LFI sur ces sujets et à rejeter le terme de « génocide » pour qualifier les agissements d’Israël dans la bande de Gaza.
En revanche, ses votes parlent d’eux-mêmes. Lors de la discussion de la résolution du 19 octobre2023 sur Gaza au Parlement européen il a voté :
● Contre un amendement demandant « la libération immédiate des 5 200 prisonniers politiques palestiniens détenus dans des prisons israéliennes, à commencer par les 170 enfants placés en détention par Israël »
● Contre l’amendement demandant de reconnaître que les violences ne sont pas survenues dans le vide et sont le fruit d’un conflit de longue date et d’une occupation qui dure depuis 56 ans, sans perspective d’issue politique, citant les propos du secrétaire de l’ONU lui-même ;
● Contre l’amendement condamnant les « poursuites et l’interdiction des organisations pacifiques et des symboles de solidarité avec le peuple palestinien dans l’Union » et invitant » les Etats membres concernés à revenir immédiatement sur ces décisions » ;
● Contre la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël jusqu'à ce que cessent les attaques contre la bande de Gaza et que des garanties claires soient apportées sur la fin des violations systématiques des droits de l’Homme que subit la population palestinienne ».
Que le lecteur en conclue ce qu’il voudra. Mais il n’est pas très étonnant que Glucksmann ne répugne pas à se servir de ces échauffourées pour attaquer une fois de plus LFI sur Gaza comme le font les partis et officines de droite et d’extrême droite relayés par les médias des milliardaires et marchands de canons.
Au sujet du sionisme et de Gaza, la position de ce défenseur des droits humains à géométrie variable qu’est R. Glucksman n’est pas très éloignée de celle de ce collectif « Némésis » et de ses « protecteurs » identitaires pour ce qui concerne la politique du gouvernement israélien et les agissements en conséquence de sa soldatesque.
On l’a peu entendu sur le génocide en cours, ou sur les exactions des colons et de l’armée israélienne en Cisjordanie. Il s’est borné lors de ses rares interventions à critiquer les positons de LFI sur ces sujets et à rejeter le terme de « génocide » pour qualifier les agissements d’Israël dans la bande de Gaza.
En revanche, ses votes parlent d’eux-mêmes. Lors de la discussion de la résolution du 19 octobre2023 sur Gaza au Parlement européen il a voté :
● Contre un amendement demandant « la libération immédiate des 5 200 prisonniers politiques palestiniens détenus dans des prisons israéliennes, à commencer par les 170 enfants placés en détention par Israël »
● Contre l’amendement demandant de reconnaître que les violences ne sont pas survenues dans le vide et sont le fruit d’un conflit de longue date et d’une occupation qui dure depuis 56 ans, sans perspective d’issue politique, citant les propos du secrétaire de l’ONU lui-même ;
● Contre l’amendement condamnant les « poursuites et l’interdiction des organisations pacifiques et des symboles de solidarité avec le peuple palestinien dans l’Union » et invitant » les Etats membres concernés à revenir immédiatement sur ces décisions » ;
● Contre la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël jusqu'à ce que cessent les attaques contre la bande de Gaza et que des garanties claires soient apportées sur la fin des violations systématiques des droits de l’Homme que subit la population palestinienne ».
Que le lecteur en conclue ce qu’il voudra. Mais il n’est pas très étonnant que Glucksmann ne répugne pas à se servir de ces échauffourées pour attaquer une fois de plus LFI sur Gaza comme le font les partis et officines de droite et d’extrême droite relayés par les médias des milliardaires et marchands de canons.
Mardi 17 Février 2026
Commentaires (0)
Au quotidien
Pour compléter mon article sur la taxe carbone, j’avais prévu d’écrire un second article sur les Certificats d’énergie qui font grimper les factures d’énergie des particuliers. Mais il y a déjà sur ce sujet deux excellents articles de la revue 60 millions de consommateurs.
Je renvoie donc mes lecteurs à ces deux articles et me borne ici à donner un extrait de l’un d’eux et les liens pour les lire.
Lisez-les et vous comprendrez aussi pourquoi le gouvernement avec la complicité d’un Sénat très à droite a signé l’arrêt de mort de l’Institut National de la Consommation avec la disparition de sa revue « 60 millions de consommateurs » ou sa vente au privé. Ce qui reviendrait au même car cela serait la fin de son indépendance, une indépendance nécessaire pour informer objectivement les consommateurs.
Je conseille également de les enregistrer car l’avenir du site et de la revue est incertain.
● De 25 à 130 euros de plus en 2026 : pourquoi vos factures d’énergie vont grimper
« Les factures de carburant, de gaz, de fioul et d’électricité vont augmenter en 2026. Pas à cause d’une taxe ou de la hausse des matières premières. Mais du fait d’un mécanisme opaque : celui des certificats d’économie d’énergie(CEE), une aide privée à la transition énergétique créée en 2005. Ce mécanisme oblige les fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul ou de carburants, à participer au financement d’actions d’économies d’énergie auprès de particuliers, de professionnels ou de collectivités locales sous peine de sanctions financières.
Comment est financé ce système ? Pas de mystère : EDF, Engie, Eni ou Total répercutent les coûts sur les factures de tous les consommateurs. Ainsi, vous ne le savez peut-être pas, mais en faisant le plein ou en réglant vos factures d’énergie, vous contribuez depuis déjà 20 ans au financement des travaux de votre voisin ou de l’usine de votre ville. Et cela pose plus d’un problème. »
La suite c’est ici
● Voir aussi «Leasing social, prime auto, MaPrimeRénov’ : ces aides financées par… les consommateurs » ici
●● Et surtout signez la pétition « Sauvons 60 millions de consommateurs » qui a déjà reçu plus de 120 000 signatures ici
« Les factures de carburant, de gaz, de fioul et d’électricité vont augmenter en 2026. Pas à cause d’une taxe ou de la hausse des matières premières. Mais du fait d’un mécanisme opaque : celui des certificats d’économie d’énergie(CEE), une aide privée à la transition énergétique créée en 2005. Ce mécanisme oblige les fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul ou de carburants, à participer au financement d’actions d’économies d’énergie auprès de particuliers, de professionnels ou de collectivités locales sous peine de sanctions financières.
Comment est financé ce système ? Pas de mystère : EDF, Engie, Eni ou Total répercutent les coûts sur les factures de tous les consommateurs. Ainsi, vous ne le savez peut-être pas, mais en faisant le plein ou en réglant vos factures d’énergie, vous contribuez depuis déjà 20 ans au financement des travaux de votre voisin ou de l’usine de votre ville. Et cela pose plus d’un problème. »
La suite c’est ici
● Voir aussi «Leasing social, prime auto, MaPrimeRénov’ : ces aides financées par… les consommateurs » ici
●● Et surtout signez la pétition « Sauvons 60 millions de consommateurs » qui a déjà reçu plus de 120 000 signatures ici
Mercredi 11 Février 2026
Commentaires (0)
Profil
Jean-François Dumas
Dernières notes
Galerie
Liste de liens
© 2010 Jean-François Dumas
Toute utilisation de documents issus de ce site doit en mentionner la source.
Création et webmaster : Méker-et-Cie, avec l'éditeur Webzinemaker
Toute utilisation de documents issus de ce site doit en mentionner la source.
Création et webmaster : Méker-et-Cie, avec l'éditeur Webzinemaker
Au quotidien








