Cet article complète un article précédent : " Les végans croient qu’un régime végétalien permet de manger sans tuer ou faire souffrir des animaux. C’est faux !" Il s'agit d'un examen de la critique de l'article Mike Archer "Ordering the vegetarian meal? There’s more animal blood on your hands" parue sur le blog de l'association L 214.Ce texte est révélateur de la façon dont cette association et ses membres traitent leurs contradicteurs : total contresens sur le propos assaisonné d'invectives et d'insultes contre quelqu'un qui a eu l'outrecuidance de contester leurs dogmes. Le rejet de la domestication et le tabou de la viande tels sont les deux piliers du véganisme comme le montre cette controverse.


En annexe, le lecteur trouvera la traduction de l'article de Mike Archer initialement publié en anglais sur le site "The conversation". Il pourra se faire ainsi sa prorpre opinion sur ce texte.

oo000oo
 

Pour L214 , c’est l’astrophycien végan Aurélien Barrau qui s’était chargé de critiquer l’article de Mike Archer « Ordering the vegetarian meal? There’s more animal blood on your hands » lorsque celui-ci faisait le buzz sur les réseaux sociaux. Sa spécialité ne le recommandait pas spécialement pour effectuer ce genre d’exercice et dès le début de son texte, c’est vraiment mal parti.
 
Toute la réfutation est hors sujet. Barrau comme bien d’autres critiques végans ont négligé le fait que l’article d’Archer concerne l’Australie. Il suffit de lire son texte pour le voir. Mais de plus en réponse à des commentaires sous le texte il précise : « my focus was on the Australian situation ». Peine perdue pour beaucoup de commentateurs dont Barrau.
 
Barrau fait comme si Archer plaidait simplement pour un régime omnivore à base de viande. Or le régime qu’il considère éthiquement et écologiquement responsable POUR L’AUSTRALIE est certes un régime omnivore à base de viande, mais de viande bovine issue de bétails élevés à l’herbe sur des parcours et dans des pâtures australiennes ou de viande de kangourou provenant de chasses à but commercial. Il ne propose pas de manger de la viande de bovins nourris avec du blé et du soja dans des parcs d’engraissement. Il est sans doute opposé à ce type d’élevage, vues les références à Simon Farlie et Lierre Keith et son souci que la superficie des terres consacrées aux grandes cultures ne soient pas augmentée.
 
Selon Barrau, l’enjeu de l’article consisterait  à tenter de placer le lecteur dans la catégorie des gens qui font preuve d’une violence qui n’a même pas le courage de s’assumer ; la violence en question étant de faire le choix de consommer de la viande. « Celui qui non seulement poursuit l’activité [de consommer de la viande] et veut de plus se convaincre qu’il est bienfaisant envers ses victimes, adopte un positionnement particulièrement lâche et intenable au niveau éthique ». Mike Archer serait donc un lâche embrassant le mal. Comme injure, on ne peut guère faire mieux. Cet exergue particulièrement agressif et méprisant est bien dans le style des végans.
 
Barrau l’étaye sur deux prémisses qu’il considère incontestables « l’industrie de la viande cause d’infinies souffrances à des êtres sensibles » et « je sais que [je] n’ai pas biologiquement besoin de viande ». Abstraction faite de l’hyperbole « infinies souffrances » la première n’est pas fausse mais Archer ne plaide pas en faveur de cette industrie, bien au contraire.  Ce que défend Archer dans son texte est un élevage extensif herbager et dans ce cas parler d’infinies souffrances n’est pas seulement exagéré, c’est faux. Même des tenants de la libération animale moins excessifs que Barrau le reconnaissent : sans doute une vie de bovin dans un élevage herbager extensif vaut la peine d’être vécue même si elle renferme son lot de désagréments et de souffrances.  Mais existe-t-il une vie qui n’en renferme pas ?
 
La seconde est par contre très discutable. Les spécialistes de la question ne sont pas d’accord entre eux et il est difficile de croire qu’un régime végétalien soit une bonne chose, ne serait-ce que parce que l’équilibrer sans l’aide d’un nutritionniste professionnel est délicat. Pour les enfants, il est pour le moins aventureux. 
 
Mais le pire est que Barrau se contente d’affirmer sans preuve que l’enjeu de l’article est celui qu’il indique alors que ce n’est pas du tout le cas. Archer ne pose pas le problème en ces termes. Pour lui, il s’agit de dénoncer l’hypocrisie des végans qui racontent que leur régime est « sans souffrance animale » et ne nécessite pas de tuer des animaux. Il s’agit ensuite de repenser la façon de vivre de façon soutenable des ressources naturelles de l’Australie, de s’y insérer de telle sorte que l’ile soit encore vivable, et capable de nourrir ses habitants sur le long terme tout en préservant la faune et la flore autochtone et en l’utilisant de façon responsable. Voir son ouvrage, Going Native, 2004 dont le titre est à lui seul tout un programme. Ce qu’il dénonce, c’est la destruction des milieux naturels primitifs de l’ile pour leur infliger des monocultures de plantes étrangères, ces plantes qui sont à la base des régimes végans.
 
Bref avec des insultes liminaires fondées sur des affirmations discutables ou fausses et sur des contresens, c’est vraiment mal parti. 
 
Et ça continue …
 
Dimanche 21 Janvier 2018 Commentaires (0)

Les travaux agricoles nécessaires à la production des céréales et légumineuses qui sont des éléments de base d’un régime végétalien sont la cause de la mort d’un grand nombre d’animaux des champs qui sont souvent tués de façon beaucoup plus cruelle que le bétail. C’est ce qui ressort des débats auxquels a donné lieu, il y a quelques années, la parution dans des revues spécialisées de deux articles, l’un en 2003 de Steven Davis, professeur de Zoologie à l’ Oregon State University, l’autre en 2011 de Mike Archer, professeur à l’University of New South Wales (Université de Nouvelle-Galles du Sud – Australie), zoologiste et paléontologue impliqué dans le domaine de la biologie de la conservation. Une version de ce dernier article a été publiée sur le site The Conversation, ce qui lui a assuré un écho dépassant le cercle des spécialistes et des militants de la cause animale. Alors que le véganisme s’offre aujourd’hui en France une grande visibilité grâce à des militants acharnés, ce débat semble oublié alors qu’il n’a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité. Le but de cet article est de le rappeler et d’en tirer les principales leçons. Il doit être suivi d’un autre exclusivement consacré à la réaction à l’article de Mike Archer par la très active association néowelfariste végane L214.


Les végans croient qu’un régime  végétalien permet de manger sans tuer ou faire souffrir des animaux. C’est faux !
Le principe du moindre mal est un principe accepté dans toute éthique animale, libération des animaux, droit des animaux, végane. C’est à lui que les végans recourent pour justifier le choix d’un régime végétalien même dans le cas où l’on devrait reconnaître que les végétaux sont des êtres sensibles (sentients) et donc capables de souffrir « puisque l’inefficacité de la production de viande signifie que ceux qui en mangent sont responsables de la destruction d’au moins dix fois plus de plantes que les végétariens ». Mais ce recours au principe du moindre mal peut se retourner contre eux si le nombre d’animaux tués volontairement ou non dans l’agriculture est effectivement supérieur à celui du bétail et autres animaux tués en élevage et si de plus, les morts ainsi occasionnées sont extrêmement cruelles. 
 
Si dans un régime végan on ne mange pas de grands herbivores, ni aucun produit animal, il faut tuer beaucoup plus de petits mammifères pour manger végan : Steven Davis.
 
En 2003 dans un article qui a fait date « The Least Harm Principle May Require that Humans Consume a Diet Containing Large Herbivores, Not a Vegan Diet », Steven L. Davis accepte le principe du moindre mal et considère, au moins pour les besoins de la discussion, qu’il doit s’appliquer à notre façon de nous nourrir : d’un point de vue moral, il faut choisir celle qui épargne le plus d’animaux et leur fait subir le moins de dommages. Il indique que cette façon d’aborder le problème est en accord avec l’Ethique des droits des animaux du philosophe Tom Regan mais alors que Regan en conclut que le régime vegan est le seul acceptable d’un point de vue éthique, un régime d’où tout produit d’origine animale serait exclu, Davis conteste cette conclusion et soutient une position inverse. Si l’on admet qu’il n’est pas plus mauvais (condamnable d’un point de vue éthique) de tuer une vache qu’une souris ou des animaux des champs comme le pigeon, le moineau, l’étourneau, le faisan, la dinde sauvage, le lapin, le lièvre, le rat des champs etc. alors, selon Steven Davis, Tom Regan se trompe. Lorsqu’il faut labourer, désherber, récolter céréales ou légumineuses nécessaires pour le régime végan, l’agriculture tue, volontairement ou non, bien plus d’animaux que l’élevage herbager sur prairies permanentes. Tous ces travaux agricoles entrainent une mortalité animale inaperçue qui n’est pas prise en compte. Pourtant elle est bien plus importante, en quantité que la somme du bétail tué et des petits animaux sauvages morts à cause des travaux sur les pâtures requérant l’intervention de tracteurs et matériel agricole divers ; ceux-ci étant bien plus rares, voire inexistants : pas de labourage, ni de semis, ni de récoltes.  
 
En 2002, lors de la présentation de ses recherches à l’occasion du Congrès de la « European Society for Agriculture and Food Ethics » qui s’est tenu à Florence, Davis avait estimé qu’il y avait une lacune conséquente dans les théories des droits des animaux, l’absence de prise en compte des animaux des champs cultivés : « Au cours du temps que j’ai passé à étudier les théories des droits des animaux, je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui ait envisagé la mort des animaux des champs ou le ‘préjudice’ qu’on leur cause. Cela est, me semble-t-il, une sérieuse omission »
 
Selon Davis, si ces animaux ne sont pas pris en compte par les théories des droits des animaux, et ont fait l’objet de bien peu d’études, c’est parce qu’on les voit comme des animaux dont on peut se passer, ou qu’on ne les voit pas du tout. 
Lundi 15 Janvier 2018 Commentaires (7)

A supposer que le véganisme ne soit pas supérieur à d’autres règles de vie tant d’un point de vue écologique que diététique, cela rendrait la tache de le faire adopter plus ardue, mais cela ne remettrait nullement en cause ses règles vie et leur fondement éthique. Le véganisme est avant tout un style de vie découlant d’une éthique. Ce sont les fondements de cette éthique qu’il s’agit de questionner dans cet article.


Je compte montrer qu'une éthique végane est incapable de justifier les limites de la communauté morale, c’est-à-dire de fournir un critère discriminatif permettant de séparer les entités vivantes entre d’un côté celles envers lesquelles nous avons les mêmes devoirs que ceux que chacun de nous à vis-à-vis d’autrui (c’est-à-dire les autres humains) et ceux qui n’ont qu’une valeur instrumentale. Cette impossibilité a des conséquences catastrophiques pour cette éthique. Il ne s’agit pas de critiquer ceux qui ont choisi ce style de vie et les règles de conduite qu’il implique tant que cela ne dépasse pas les limites d’un choix personnel. Par contre il s’agit de montrer que les végans militants qui tentent d’imposer aux autres leur choix par la persuasion et peut-être un jour par la force ou par la loi ne sont nullement fondés à le faire.

Pourquoi est-il important pour une éthique végane de justifier une frontière bien nette entre les êtres vivants qui appartiennent au règne animal et ceux qui appartiennent à un autre règne, notamment le règne végétal ? Tout simplement parce qu’il faut que soit justifié que l’on puisse utiliser ces derniers, eux ou leurs produits pour nos usages, notamment les tuer pour les manger, ou les exploiter en utilisant leurs produits sans contrepartie, en ne leur attribuant de valeur qu’instrumentale en tant qu’ils nous sont utiles.
 
Les ricanements et les plaisanteries du style « Tu as déjà entendu crier la carotte quand on la coupe » ne sont pas de mise. Ils témoigneraient au mieux de l’ignorance, au pire de l’esprit borné de ceux qui s’en gargarisent. Je citerai donc à leur intention ce texte de John Stuart Mill qu’un des philosophes les plus importants dans le domaine de l’éthique animale, théoricien et défenseurs des droits des animaux, Tom Regan a mis en exergue de son ouvrage princeps en la matière « Tout grand mouvement doit faire l’expérience de trois étapes : le ridicule, la discussion, l’adoption » mais qui est aussi très pertinent dans le contexte.

A la racine du véganisme, une ontologie populaire non questionnée.
 
Quel statut attribuons-nous spontanément aux plantes herbacées, aux buissons, arbustes et arbres qui nous entourent dès que nous quittons les espaces urbanisés ? Nous ne les considérons pas comme des entités constituées de matière inerte comme les cailloux du chemin, ces choses sont vivantes. Elles ne sont pas des machines et nous le savons bien mais nous les considérons un peu comme des machines réagissant machinalement aux stimuli de leur environnement. Ceux qui s’en soucient le moins les perçoivent même comme des choses inanimées. Nous leur refusons toute vie psychique, toute mémoire et toute intelligence parce que nous savons qu’elles n’ont ni cerveau, ni système nerveux. N’ayant ni l’un, ni l’autre elles ne peuvent éprouver de douleur, elles ne peuvent souffrir pensent la plupart des gens.

Ce n’est pas le cas du merle que notre présence a surpris et qui s’envole avec un cri moitié de colère moitié d’effroi, du moins l’interprétons nous ainsi. Si nous avons entendu parler de la théorie de l’animal machine, nous la trouvons tout à fait saugrenue en notre for intérieur : ce merle peut souffrir de même que cette vache qui mâchouille paisiblement dans le pré en nous regardant de ses grands yeux rêveurs. Nous la jugeons pas très intelligente – et nous avons sans doute tort ; mais intelligente tout de même – et nous avons raison.
 
C’est finalement sur cette base que va s’édifier l’éthique animale végane ou non. Les entités vivantes se répartissent en deux catégories. Il y a celles qui ont la capacité de ressentir, d’avoir des expériences, et donc au moins d’éprouver de la douleur, les êtres sensibles, « sentients » selon ce mot anglais aujourd’hui sans équivalent dans notre langue mais qui correspond assez bien à un des sens qu’avait le mot « sentiment » dans la langue classique et qu’il a perdu depuis. Il y a celles qui ne sont pas des êtres sensibles, sentients. Elles ressemblent aux cailloux par exemple qui ne sont pas sensibles, mais s’en distinguent parce que les cailloux ne sont pas vivants. Telle est l’ontologie populaire non questionnée qui est le socle de toutes ces éthiques.
Mardi 26 Décembre 2017 Commentaires (1)

Cet article est une contribution à une critique du véganisme à partir d’un point de vue écocentré. Les végans ont une haute considération pour eux-mêmes. Ils pratiquent la culpabilisation et la stigmatisation de ceux qui n’adoptent pas leur mode de vie ou osent le critiquer. Or du point de vue d’une « éthique de la terre » ce mode de vie n’est pas « juste ». C’est le but de cet article de le prouver.


Stop au bourrage de crâne : Le mode de vie végan n’est ni écologique, ni éthique !
Le véganisme est considéré par les végans, leurs théoriciens et leurs propagandistes comme le summum de la civilisation. Les adeptes du mode de vie végan seraient des personnes ayant atteint la perfection morale suprême alors que les végétaliens s’en rapprocheraient et que les végétariens seraient sur la bonne voie. Aux yeux des végans, les gens ordinaires, les omnivores, qualifiés de carnéistes seraient des personnes moralement médiocres qui se considéreraient suffisamment bonnes pour ne pas avoir à faire d’efforts supplémentaires pour devenir végétariens. Le véganisme serait une condition sine qua non de l’écologisme, l’élevage étant une des causes de la perte de la biodiversité, du réchauffement climatique, de la pollution et des pénuries en eau. Il serait le seul mode de vie qui permettrait de résoudre le problème de la faim dans le monde face à la croissance démographique.

C’est à une critique de la justification du véganisme par ces considérations écologiques que cet article est consacré. Pour l’essentiel je souhaite montrer que ces considérations sont spécieuses. Elles reposent sur la réduction de l’élevage à l’élevage industriel dans le cadre d’une agriculture productiviste et elles s’appuient sur un bilan mondial en faisant fi de situations régionales ou locales pourtant très contrastées, sur des confusions voulues ou non notamment en ce qui concerne l’usage de l’eau.
 Le véganisme généralisé aurait pour effet immédiat la fermeture des milieux et la disparition des prairies en France et en Europe au-dessous de la limite altitudinale des arbres. C’est à partir de la mise en évidence des  conséquences fâcheuses de cette disparition pour la biodiversité que je construirai cette contribution à la critique du véganisme.  

Avant de poursuivre, je souhaite mettre en garde sur trois points afin que les développements qui suivent ne soient pas interprétés de travers. Tout d’abord, les développements qui vont suivre ne valent pas pour les pelouses alpines, celles qui se déploient naturellement au-dessus de la limite altitudinale des arbres ou juste en dessous. Dans ces pelouses alpines, la transhumance d’immenses troupeaux de moutons est catastrophique pour les sols, la flore et la faune sauvage à cause de surcharge pastorale et d’absence de conduite de ces troupeaux trop souvent laissés seuls.

Ensuite, il n’est pas question de donner un blanc-seing à la profession qui trop souvent s’assoie sur les bonnes pratiques, ce qui se traduit par une exploitation trop intensive des prairies, une utilisation déraisonnée des antibiotiques et autres produits vétérinaires, un épandage d’engrais à des doses trop élevées, une mauvaise gestion des déchets, une insouciance du bienêtre animal et du sort des bêtes à l’abattoir, etc. …, bref par le sacrifice des bêtes et de l’environnement, par l’épuisement de la Nature et des salariés agricoles au profit de la sacro-sainte rentabilité qui bien souvent ne suit pas  malgré une productivité exacerbée et n’est donc pas au rendez-vous, du moins dans les filières traditionnelles.
Il faut toutefois reconnaître que les temps sont durs pour les paysans, le métier difficile, les intermédiaires voraces. Le libéralisme triomphant est incompatible avec une agriculture paysanne. Quant aux gens, ils préfèrent se ruiner en gadgets électroniques à obsolescence programmée plutôt que de payer à son juste prix une nourriture de qualité.

Enfin, cette critique du véganisme n’est nullement incompatible avec un combat pour le bien-être animal et contre la chasse loisir. Si l’hypothèse de Pierre Jouventin (2016) est correcte, nos ancêtres ont dû se résoudre à pratiquer l’élevage parce qu’ils étaient des chasseurs de gros gibiers trop efficaces. Cette efficacité s’était d’abord traduite par une abondante nourriture permettant à diverses espèces du genre Homo d’accroître leurs effectifs. Ensuite elle a  conduit à une pénurie de  gros gibiers jointe à une augmentation de bouches à nourrir. Pour sortir de cette impasse, quelques espèces au moins de ce genre Homo dont Homo sapiens ont  effectué la révolution néolithique, l’élevage se substituant à la chasse, le gros gibier étant devenu trop rare. Avec le développement de cet élevage comme source principale de protéines animales, la chasse s’est transformée peu à peu, notamment dans la civilisation occidentale, en un loisir.
Défendre un élevage raisonnable produisant des protéines carnées à consommer avec modération dans le cadre d’une alimentation équilibrée, c’est condamner la chasse car tuer le ventre plein, pour le plaisir est totalement injustifiable, totalement immoral. Chasse ou élevage, il semble que nous n’ayons guère eu le choix en des temps très lointains. Aujourd’hui, exceptées quelques populations reliques de chasseurs-cueilleurs que notre si belle civilisation ne manquera pas de finir d’exterminer, nous ne l’avons plus du tout, l’élevage est notre source quasi-unique de protéines carnées.
 
Mardi 29 Novembre 2016 Commentaires (72)

Le texte soumis à la réflexion du lecteur est extrait d’une conférence de Gaston de Saporta « Les anciens climats et le développement de la végétation », Conférence donnée au Congrès de l'Association Française Pour l’Avancement des Sciences tenu au Havre en Août 1877. Il montre deux choses qui semblent oubliées concernant le climat. La température et la variation de température moyenne ne suffisent pas à caractériser un climat. C’est l’objet du texte de le montrer. De cette démonstration il découle que le climat est d’abord une notion qui vaut localement. Et parfois un local réduit à quelque décimètres carrés, on parle alors de microclimat. Dès lors, il est difficile de donner un sens au « changement climatique» envisagé à l’échelle de la Planète et à l’objectif de le limiter à tel ou tel degré. Le Climat de la Terre reste quelque chose de local à l’échelle du système planétaire. Dans la mesure où si cette notion fait sens à l’échelle d’une planète, on pourra parler de climat de Vénus, de Mars, etc.


Il semble bien que le terme de « climat »  lorsque l’on parle de climat global de la Planète ou de réchauffement climatique n’a pas le même référent que ce même terme de « climat » lorsque l’on parle de « climat méditerranéen » ou de « climat de la Bretagne ». L’expression « climat de la Bretagne » est une expression qui renvoie à une entité singulière tandis que « climat méditerranéen » renvoie à une classe de climats singuliers dont le climat du bassin méditerranéen est le type mais qui peut s’appliquer à d’autres régions du monde. Non seulement le sens est différent : « climat méditerranéen » n’est pas synonyme de « climat de la côte méditerranéenne »,mais ce sont des expressions ayant un statut logique différent,  un concept ou un terme général comme « table » ou « ours polaire » pour le premier, un nom propre ou un terme singulier pour le second comme « Alcibiade » ou « le Piton de la Fournaise », ou bien encore « Rantanplan ».

Lorsque l’on parle de « réchauffement climatique » et que l’on signifie par là le réchauffement du climat de la Terre, l’expression « climat de la Terre » réfère comme un nom propre ou une description définie à une entité singulière comme dans le cas de « climat de la Bretagne » ou « climat de la Côte d’azur ». Mais autant il est peu douteux qu’il y ait un climat propre à ces deux régions et que l’expression qui les désigne fait sens, autant il est difficile de savoir s’il existe quelque chose qui serait le référent de « climat de la Terre », du moins dès que l’on distingue entre climat et température.   
 
********

 « Pour montrer la différence très-marquée qui existe entre le climat et la température, il suffit de considérer que la température d'une contrée se mesure à due moyennes, soit annuelles, soit mensuelles, soit enfin correspondant à celles de chaque saison. Eh bien! Ces moyennes sont tout à fait insuffisantes pour faire connaître le climat. Elles ont pour résultat inévitable d'effacer les circonstances différentielles, de telle façon qu'un pays à saisons extrêmes peut obtenir une moyenne annuelle pareille à celle d'un pays à saisons sensiblement égales, et que deux régions, l'une très-sèche, l’autre constamment humide, pourront donner lieu à des moyennes identiques de température. Pour ne citer qu'un exemple, Brest et Marseille ont à peu près les mêmes moyennes (14,4 et 14,1), et la moyenne hivernale de la première de ces deux villes coïncide avec celle de Nice, à quelques dixièmes près, et cependant quelle différence entre le climat sec et venteux de la Provence et le climat pluvieux de la Bretagne ! »
Gaston de Saporta
 
(Louis Charles Joseph Gaston de Saporta (1823 – 1895) est un paléobotaniste français. )


 
Lundi 6 Juin 2016 Commentaires (0)

À la fois roman d’aventure qui n’est pas dépourvu d’humour, cet ouvrage de William Tenn est aussi une fable qui ne devrait pas déplaire aux adversaires de la vivisection, aux végans, aux antispécistes et plus largement à tous ceux (dont je suis) qu’agace prodigieusement la satisfaction béate que la majorité des philosophes français manifeste à l’égard de leur propre espèce. Sa lecture, à supposer qu’ils daignent le lire, ferait en effet grincer quelques dents à tous ces philosophes ou politiciens humanistes anthropocentristes. C’est un peu pour cela, pour son aspect provocateur et aussi parce que je trouve que c’est un bon livre que je tente d’en rappeler l’existence par cet article. Il appartient au genre protéiforme Science-Fiction.


« Des hommes et des monstres » de William Tenn : Quand les souris sont des hommes et les hommes des monstres. Une fable antispéciste…
Cet ouvrage a été publié en juin 1968 sous le titre « Of men and monsters » chez Ballantine Books, traduit en Français par Elisabeth Gille et Simone Hilling en 1970 aux éditions OPTA, n°74 de la fameuse collection Galaxie bis, réédité en anglais chez Hachette UK en 2011, disponible d’occasion en français.
 
Au premier degré il s’agit d’un livre de SF de facture assez classique, un roman d’aventure initiatique fort bien conduit, sans temps mort et plein de rebondissements. L’action se déroule dans un futur, proche ou lointain, où venus de l’espace des extra-terrestres ont envahi la planète et en sont devenu l’espèce dominante. Aux yeux des hommes déchus, ce sont des monstres, des géants immensément grands et outrageusement laids. Aux yeux de ces monstres les hommes ne sont que de la vermine, une vermine infecte qu’ils ne se hasarderaient pas à toucher avec leurs tentacules préhensiles et qu’ils attrapent avec des sortes de lanières sur lesquelles ils se retrouvent collés dès qu’elles les touchent. Il y a même une catégorie de ces monstres qui en ont une peur bleue et se mettent à hurler en les voyant. Les hommes les reconnaissent à la forme et à la couleur de leurs tentacules.
Il faut dire que comme les souris ou les cafards, les hommes vivent dans des galeries creusées dans l’épaisseur des murs des demeures des monstres et à leurs crochets en pillant leurs réserves en nourritures et produits variés. Comme pour les souris et les cafards dans nos maisons, il leur est très dangereux de se risquer à découvert mais cela leur pourtant nécessaire pour s’approvisionner.  
Le futur de l’humanité serait d’être réduit au statut de vermine prolifique et odorante parasitant une espèce qui la surpasse tant physiquement que par sa science et sa technologie.
 
Vendredi 27 Mai 2016 Commentaires (1)

Bien que la notion de biodiversité soit une notion forgée par un biologiste, la « crise de la biodiversité » n’est pas un phénomène qui relève de la biologie ou plus généralement de la science bien que la science puisse sinon la mesurer du moins l’évaluer. Par contre elle ne permet pas de justifier que nous tentions de la sauvegarder. De plus, non seulement la science nous est d’un maigre secours pour la protection de ce que cette biodiversité désigne mais source des innovations technologiques qui la mettent à mal, elle est une des causes de son érosion.


La biodiversité comme arme politique

Ce que la biodiversité désigne, son référent n’est rien d’autre que la Nature. Mais ‘la Nature’ avec un ‘N’ majuscule est une notion métaphysique délicate à élucider et ‘la nature’ sans majuscule est une notion vague avec une référence aux limites incertaines. De là découle l’intérêt du concept de biodiversité pour un biologiste, écologue, taxonomiste ou autre. C’est en fin de compte une façon de désigner la nature sans être obligé d’en élucider la notion. D’un pur point de vue théorique ce concept ne semble pas avoir d’autre utilité. Par contre il est d’un intérêt militant capital comme le soutient Julien Delord (2009, p. 193) : « Il s’agit véritablement d’une arme politique par sa capacité à modifier les jeux de pouvoirs concernant l’environnement et la nature – nature qui, justement, bien qu’abîmée, broyée, polluée, reste la nature. Au contraire, la biodiversité en partie détruite, est forcément une biodiversité diminuée : il y a moins de biodiversité. Ainsi surgit l’urgence de sa sauvegarde ! » Je modifierai simplement la dernière phrase en « Ainsi peut surgir l’urgence de sa sauvegarde » car il ne suffit pas de pouvoir constater, évaluer voire mesurer cette diminution, il faut encore s’en soucier, ce qui n’est, hélas, pas le cas de tous les hommes, ni même de tous les scientifiques ou biologistes comme le souligne à juste titre Alain Dubois (2010, p.640).
Vendredi 28 Novembre 2014 Commentaires (1)

Résumé : Après avoir établi que sous le terme « climato-sceptique » étaient regroupées des positions diverses vis-à-vis du changement climatique, de son évolution et de ses conséquences, on montre que le terme utilisé pour désigner ces diverses attitudes est impropre dans la mesure où les dits « climato-sceptiques » ne sont pas sceptiques en fait. Quelques-unes des diverses formes de scepticisme en matière de changement climatique sont alors esquissées.
Dans la dernière partie de l’article, étant admis que le véritable scepticisme en matière du changement climatique en cours est d’un point de vue théorique l’attitude (ou la « famille » d’attitudes) la plus rationnelle, on montre que celle-ci n’est pas, contrairement aux apparences, un obstacle à toute forme d’agir et l’on tente de justifier l’une d’entre elles.


Un « climato-scepticisme » aux multiples visages

On appelle communément « climato-sceptiques » ceux qui rejettent la doxa dominante issue des travaux du GIEC sur le « changement climatique », en fait un réchauffement climatique dû pour l’essentiel aux activités humaines et dont les conséquences seraient catastrophiques. Sont ainsi regroupés sous la même dénomination
(a1) ceux qui nient qu’un réchauffement global de la planète d’une ampleur inédite a eu lieu au vingtième siècle jusqu’à nos jours,
(a1 bis) ceux qui estiment que la notion de réchauffement global de la planète n’a pas de sens physique,
(a2) ceux qui nie que ce réchauffement global, en admettant qu’il ait eu lieu au vingtième siècle, va se poursuivre et prendre de l’ampleur,
(b) ceux qui nient que le réchauffement en cours est, et sera s’il perdure, d’origine anthropique,
(c) ceux qui nient que ce réchauffement en cours, à supposer qu’il se poursuive, aura les conséquences catastrophiques prédites ; ou qui nient telle ou telle conséquence catastrophique particulière annoncée ; ou bien encore qui nient qu’il sera d’une ampleur suffisante pour être la cause principale de telle ou telle catastrophe annoncée qui lui est imputée, ou de toutes.
Souscrire à (a1 bis), c’est rendre (b) et (c) sans objet. Accepter (a1), c’est rejeter (b) et (c) comme sans objet ou faux. On peut souscrire à (a2) sans souscrire à (b). Accepter (a1) ou (a2) implique d’adopter la dernière partie de la disjonction (c).
Accepter (b), c’est nier (a1) mais pas nécessairement (a2) et admettre ou non (c). Et inversement accepter (c), c’est laisser ouverte la question de savoir si (b) est vrai ou non – on peut l’admettre ou non – mais c’est aussi nier que (a1) soit vrai alors qu’il est possible d’admettre ou non (a2). Des choix différents entraînent évidemment des formes différentes de «climato-scepticisme».

Les climato-sceptiques ne sont pas sceptiques !

Il peut donc y avoir plusieurs formes très différentes les unes des autres de climato-scepticisme. Tel que formulé (c) à lui seul en recouvre un grand nombre. On voit déjà avec cette tentative d’élucidation que le terme de «climato-sceptique » est pour le moins ambigu.
Lundi 18 Août 2014 Commentaires (1)

Aujourd’hui, la question de la limitation de la population humaine est taboue, y compris pour beaucoup d’organisations, partis ou associations écologistes. Parmi les militants, Il y a des exceptions, Yves Cochet par exemple, mais leurs prises de position, même si elles donnent lieu à un article ou un livre, restent individuelles. Sans doute à cause de leurs convictions religieuses, certains « décroissants » veulent voir décroître bien des choses, mais pas la population humaine et l’on trouve des « décroissants » mêlant leurs voix aux lanceurs d’anathèmes contre les dénatalistes et les néomalthusiens, les accusant de toutes les tares morales et politiques, d’égoïsme, de mépris des hommes, d’antihumanisme pouvant aller jusqu’au fascisme, à une nouvelle forme de ce dernier : «l’écofascisme». Les mesures propres à stopper l’expansion de la population humaine à défaut de l’inverser sont aujourd’hui absentes de tous les scénarios que concoctent les experts ès écologie, ès énergies renouvelables ou bien encore ès développement durable. Pourtant si la décroissance de la population humaine ne peut à elle seule résoudre les crises écologiques actuelles, elle est en quelque sorte un prérequis, une condition nécessaire, mais bien sûr non suffisante, de la réussite de toute transition écologique.


Pas de transition écologique sans transition démographique !
À la naissance de l’écologie politique en France : le dénatalisme de René Dumont et du mouvement écologiste lors de la campagne présidentielle de 1974.

Tous ces écologistes sont bien loin des positions sur la démographie défendues par ceux qu’ils reconnaissent néanmoins être des fondateurs de la pensée écologiste et notamment de l’écologie politique en France. Il est loin le temps où René Dumont, lors des élections présidentielles de 1974 dénonçait « la surpopulation et les problèmes démographiques ». En 1974, René Dumont et la quasi-totalité du mouvement écologiste français estimaient qu’il y avait « déjà trop d’hommes » alors que « nourrir plus d’hommes implique la destruction du milieu naturel ». Pour Dumont et le mouvement écologiste qui soutenait sa candidature, le problème était aussi urgent en France qu’en Afrique ou au Bengladesh parce que « chaque français consomme 50 à 200 fois plus qu’un habitant du Tiers monde » et « que notre nourriture et nos ressources viennent du pillage du Tiers monde » (1) . Au niveau local, « il n’y a pas de défense possible des sites et des «espaces verts» dans un pays surpeuplé », tandis qu’au niveau planétaire la surpopulation, « c’est la FIN du monde, ou la FAIM du monde ou d’autres mesures » (2) . Face au Grand Jury RTL, à une époque où des natalistes comme Michel Debré voulaient une « France de 100 millions de Français », Dumont insiste : c’est dans les pays riches qu’il faut d’abord arrêter la croissance démographique « même s’ils sont dépeuplés, parce que c’est dans les pays riches que le pillage du Tiers Monde, par le gaspillage de matières sous-payées, aboutit aux plus grandes destructions de richesses ».

Pour les fondateurs ou les précurseurs de l’écologie politique, la croissance exponentielle de la population humaine est un danger pour la survie de l’humanité même. Même s’il était outrancier avec des scénarios pas très bien fondés, La bombe P de Paul R. Ehrlich et Anne H. Ehrlich paru en 1968 est sans aucun doute une des origines de cette sensibilisation au problème démographique des écologistes des années 70. C’est d’ailleurs en 1970 que s’est constitué le groupe «Survivre et vivre» qui affirmait dans son premier bulletin que l’humanité ne pourra pas survivre « si elle n’arrive à contrôler sa population ». Juguler l’expansion démographique humaine était ressentie unanimement comme d’autant plus urgente que cette démographie possède « une grande inertie : elle répond lentement aux stimuli »(3) .Aussi lors de sa campagne, René Dumont n’hésite pas à proposer des mesures drastiques : le contrôle des naissances avec le droit inconditionnel des femmes à l’avortement, l’égalité homme/femme « leur permettant de n’être plus cantonnées dans leur rôle de mère », la suppression des allocations familiales et du quotient familial comme de tout encouragement à la natalité « mais seulement après que l’éventail des revenus soit resserré (il prévoyait un ensemble de mesures à cet effet), l’accès à la contraception soit général (ce qui n’était pas le cas à l’époque), la population prévenue »(4) .
Vendredi 24 Janvier 2014 Commentaires (1)

Ecosophie

La perpétuation de la vie sur la planète Terre, la survie de l'humanité devenue problématique, tel fut l'un des soucis à l'origine des mouvements écologiques. Pour le mouvement Survivre, fondé par le mathématicien Alexander Grothendieck en 1970 en marge du Congrès international de mathématique de Montréal, cette question était fondamentale, elle coiffait toutes les autres. Affadie aujourd'hui par les contes de fées du "développement durable" et de l'économie "verte", elle demeure pourtant plus que jamais d'une actualité brûlante même si, à elle seule, elle donne une vision trop anthropocentrée de l'écologie.


Alexander Grothendieck
Alexander Grothendieck
  • Le premier numéro de Survivre précise ainsi les buts du mouvement fondé par Alexander Grothendieck :
« lutte pour la survie de l’espèce humaine et de la vie en général menacée par le déséquilibre écologique créé par la société industrielle contemporaine (pollutions et dévastations de l’environnement et des ressources naturelles), par les conflits militaires et les dangers de conflits militaires. » (p. 3)

  • Le numéro double suivant (n°2 / 3) spécifie les conditions nécessaires de cette survie :
« L’humanité ne survivra pas d’ici quelques décades, si elle ne sait préserver ses ressources naturelles et contrôler la pollution industrielle (en reconvertissant de nombreuses industries, en traitant les déchets industriels pour en récupérer une partie importante pour des usages constructifs, et rendre le reste inoffensif pour notre environnement) ;

L’humanité ne survivra pas si elle n’arrive pas à supprimer les guerres, en éliminant les armées qui en sont les instruments ;

L’humanité ne survivra pas si elle n’arrive à éliminer les différentes formes de l’exploitation économique, cause des tensions extrêmes entre classes et entre nation ;

L’humanité ne survivra pas si elle n’arrive à contrôler la croissance de sa population ;

L’humanité ne pourra remplir les tâches précédentes et elle ne survivra pas, si elle n’arrive à donner à chacun une éducation qui lui permette de renoncer aux besoins artificiels créés par la société de consommation, et de « sublimer » son agressivité ancestrale et son instinct de procréation illimitée dans une vie personnelle et sociale véritablement créatrice.

Tous ces problèmes sont des constituants inextricablement mêlés de celui de notre survie. Ce dernier se trouve être ainsi comme un « dénominateur commun », comme un chapeau commun qui coiffe tous ces problèmes partiels. Il leur donne de plus un caractère d’urgence qui apparaît ici pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et même de la vie tout court.
» ( Survivre n° 2/3, Septembre/octobre 1970, p. 24)
Lundi 11 Novembre 2013 Commentaires (1)
1 2 3
Profil
Jean-François Dumas
Jean-François Dumas
Dernières notes
Macron et le slime 04/06/2017
Recherche
Galerie
Tilleul Boulevard de la République
Square Pompidou
Cerisier Rue des Ormeaux
Boîte aux lettres, chemin de Pont haut, Colmars-les-Alpes (04)
Sans titre, chemin de Pont haut, Colmars -les-Alpes
Meurtrière, Colmars-les-Alpes