Dans un article déjà ancien de la Revue d’Auvergne (1989, 517 – 518, pp. 249 – 271) les auteurs Y. Lageat et R. Neboit-Guilhot mettent en avant le concept de ‘contrainte’ défini comme « entrave à la liberté d’action » pour analyser « les rapports que des sociétés entretiennent avec le milieu géographique qu’elles occupent dès lors qu’il ne s’identifie pas avec l’espace uniforme et lisse que présupposent certains modèles abstraits » (p.249). Modulo une généralisation et quelques modifications, ce concept et cette approche sont utilisés dans cet article pour spécifier et mettre en évidence certains traits distinctifs de l’attitude écologiste, sa ressemblance avec celle de peuples premiers, sa radicale différence avec l’attitude dominante dans la civilisation occidentale moderne et contemporaine, sa parenté avec la marche de l’évolution et donc sa capacité créatrice. Enfin, l’approche des changements climatiques en termes de contraintes permet de mettre en évidence l’impossibilité de prévoir l’impact positif ou négatif de ces changements sur les activités humaines et d’expliquer pourquoi il en est ainsi.
Lundi 10 Septembre 2012 Commentaires (1)

Et si c’était pour demain sur une Terre trop peuplée, surexploitée ? C’est en tout cas ce que découvre Barrent, le héros d’Oméga un roman de Robert Sheckley, lorsqu’il réussit à revenir sur la planète. Cela n’a rien de réjouissant et cette anticipation grinçante prend des allures de cauchemar. Est-elle inéluctable ?


La nature réduite à des espaces verts de proximité?
Sans doute si l’on néglige encore longtemps la «bombe P», «P» pour population. C’est pourtant ce que font les politiques de tout bord, même ceux qui se nomment les «décroissants». Ceux qui ont compris qu’il y avait déjà trop d’humains sur Terre et qu’une décroissance de la population par un contrôle des naissances volontariste était nécessaire ne sont qu’une poignée. Parmi eux, il y a « l’écologie profonde » d’Arne Næss au nom de l’impérieuse nécessité de la préservation d’une nature sauvage (y compris pour l’avenir de notre propre espèce), quelques écologistes « réformistes » ou « superficiels » lucides et donc néomalthusiens, des naturalistes dont les yeux ont été ouverts par leurs pratiques professionnelles et tous les amoureux de la vraie nature. Pour tous les autres, il est sacrilège d’envisager de fixer des limites au « droit de se reproduire » des humains, de fixer des limites à l’occupation de l’espace par notre espèce, de renoncer à une complète domestication de la nature dans un monde totalement occidentalisé.
Les auteurs de SF savent brosser des tableaux vivants d’avenirs pas toujours improbables. Fasse que celui qui est dépeint ci-dessous avec un zeste d’humour noir n’advienne jamais.

« La route passait devant de grands hangars puis s’engageait dans les bois. Barrent continua à avancer(...)
Dimanche 22 Avril 2012 Commentaires (0)

Dans le Monde du 24 novembre 2011, on pouvait lire en sous-titre d’un article consacré à la Conférence de Durban sur le climat que « des experts mettent en garde contre un emballement climatique ». Le 1 décembre, le sous-titre de l’article consacré au bilan météorologique de l’année écoulée affirmait «  Les treize années les plus chaudes jamais mesurées sont toutes postérieures à 1996. Celle qui s’achève se classe au dixième rang, malgré l’effet d’une forte Niña. » Le réchauffement climatique s’accélère-t-il en même temps que la concentration de CO2 dans l’atmosphère ne cesse de s’accroître ? Ce n’est pas certain du tout. Mais c’est bien ce que voudraient nous faire croire les deux journalistes du Monde, quitte à interpréter les données de manière plutôt tendancieuses, données qu’ils fournissent eux-mêmes. Ce journal est du côté des « réchauffistes » comme la plupart de ses confrères. Se contentent-ils tous de répéter sans esprit critique le prêt-à-penser que leur livrent les Gourous du GIEC ou de l’OMM ou sont-ils réellement convaincus ? Ou bien encore trop sensibles à l’argument d’autorité : les experts sont experts en la matière dont-ils sont les experts ! N’est-ce pas ? Mais pourquoi donc est-il si iconoclaste de douter alors que les données sont ambigües et leur interprétation sujet à controverse ?


Des Cassandres peu écoutées…

Les sommets sur le Climat se suivent et se ressemblent dans leur incapacité notoire à prendre des décisions concrètes et contraignantes pour « limiter les gaz à effet de serre ». Même les pays qui s’y sont engagés n’ont pas atteint leurs objectifs. Bref, les Terriens continuent de rejeter dans l’atmosphère du CO2. C’est le cas de tous les pays, mais plus encore des pays développés et de ceux qui cherchent à les rattraper à marche forcée. Selon l’OMM, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 2,3 ppm (partie par million) en 2010 atteignant la concentration record de 389 ppm. Dans tous les scénarios concoctés par les experts de l’AIEA publiés le 9 novembre 2011 ou du PNUE publié le 23 novembre 2011, la courbe de ces rejets est linéaire et présente une pente ascendante plus ou moins accusée selon que la tendance actuelle se poursuit ou que l’on réussit à la freiner. Ils prédisent un emballement climatique irréversible, catastrophique et dangereux pour le XXIe siècle. Plus alarmistes que jamais, ils assurent qu’il ne reste que quelques années – 5 ans – pour agir, après il sera trop tard.

… d’autant plus alarmistes que leurs boules de cristal se brouillent !

L’alarmisme des experts semble directement proportionnel aux difficultés que rencontrent leurs postulats de base. Ne parlons même pas de ceux qui contestent la notion de réchauffement global. On supposera qu’elle a un sens, au moins pour les besoins de la discussion. La concentration en CO2 continuant de croître, le réchauffement climatique devrait faire que chaque année soit plus chaude que la précédente pour que la courbe conserve une allure semblable à celle qu’elle avait dans la décennie 1980 – 1990 et 1990 – 2000. Nous savons déjà que cela n’est pas le cas que la courbe semble avoir atteint un plateau et que le réchauffement est en panne depuis près de 10 ans maintenant. En tout cas, l’année 2011 n’est qu’à la dixième place des années les plus chaudes jamais mesurées. La dixième alors qu’elle devrait être la première !
Dimanche 8 Janvier 2012 Commentaires (2)

Résumé : Cette question peut paraître saugrenue. Elle n’est pourtant que la spécification à une catégorie d’animaux de celle posée par Yves Christen dans son livre qui a pour titre « L’animal est-il une personne ? » Je concède que lorsque l’on se pose une telle question, on pense plutôt aux vertébrés supérieurs qu’aux insectes et bien peu, voire pas du tout à ceux qui n’ont pas atteint leur forme définitive au terme de leur dernière métamorphose. Il est évident que le paradigme de l’animal n’est pas la chenille pour l’homme de la rue, ni pour la plupart des philosophes qui écrivent sur l’éthique animale et environnementale. La chenille serait plutôt un cas limite et l’entomologie, un continent noir. Mais en philosophie, les cas limites mettent les théories à l’épreuve. En outre, même si certaines chenilles sont élevées pour divers usages, elles ne sont ni domestiquées, ni apprivoisées, bien plus : ni domesticables, ni apprivoisables, juste utilisables. Comme beaucoup d’insectes d’ailleurs. Ce sont des animaux sauvages par excellence.
La question « l’animal est-il une personne ? » sous la forme particulière que nous envisagerons ici comme sous sa forme générique est mal posée. Il ne s’agit pas tant de savoir si X ou Y EST une personne que celle de savoir pourquoi il ne faudrait pas le TRAITER COMME TELLE, quelle que soit l’espèce à laquelle appartient X ou Y, voire même simplement quel que soit X ou Y. Ce n’est pas de savoir qu’il s’agit mais de conduite. En ce qui concerne les chenilles, il n’est ni nécessaire, ni utile de les considérer comme des personnes pour leur conférer une valeur intrinsèque, les respecter et les laisser vivre à leur guise. Ce qui vaut pour les chenilles vaut aussi pour tout animal sauvage, du moins dans la plupart des cas et le plus souvent. Par contre pour les animaux domestiqués ou apprivoisés, c’est une autre histoire. Telle est du moins la thèse qui sera argumentée dans cet article.


Les chenilles sont-elles des personnes ?
Yves Christen répond positivement à la question que pose le titre de son livre : les animaux sont des personnes, non pas des personnes humaines, des personnes animales mais des personnes tout de même. D’où il devrait suivre logiquement que les chenilles sont des personnes puisqu’elles sont des animaux et que les animaux le sont. N’allons pas si vite cependant. La question qui sert de titre à l’ouvrage cité présuppose la dichotomie humain/animal. Or cette façon de diviser les êtres vivants en deux genres « le genre humain d’abord, et, d’autre part, tout le reste des bêtes en un seul bloc » est une faute logique que Platon dénonça, il y a bien longtemps, dans Le politique.
« C’est la même, fait-il dire à l’Étranger, que, si, voulant diviser en deux le genre humain, on faisait le partage comme le font la plupart des gens par ici, lorsque, prenant d’abord à part le genre Hellène comme une unité distincte de tout le reste, ils mettent en bloc toutes les autres races, alors qu’elles sont une infinité qui ne se mêlent ni ne s’entendent entre elles, et, parce qu’ils les qualifient du nom unique de Barbares, s’imaginent que, à les appeler ainsi d’un seul nom, ils en ont fait un seul genre »(1) De même pour le genre humain, dit l’Étranger à Socrate le Jeune « J’ai bien vu que détachant une partie, tu t’imaginais que les autres, ainsi laissés de côté, ne formaient qu’un seul genre, du moment que tu avais un nom pour les dénommer tous, celui des bêtes » C’est non seulement faire une faute logique, mais aussi faire preuve de beaucoup trop d’orgueil, ce que l’Etranger va montrer avec tout l’humour caustique dont sait faire preuve Platon : « Or, cela, homme intrépide, c’est ce que ferait, peut-être, tout autre animal doué de raison, comme la grue, par exemple, ou quelque autre : elle aussi distribuerait les noms comme tu fais, isolerait d’abord le genre grues pour l’opposer à tous les autres animaux et se glorifier ainsi elle-même, et rejetterait le reste, hommes compris, en un même tas, pour lequel elle ne trouverait, probablement, d’autre nom que celui de bêtes.»(2) .
Vendredi 23 Décembre 2011 Commentaires (1)

Pour la postérité, il vaut mieux avoir été littéraire que scientifique. On se souvient assez bien de Paul Léautaud à Fontenay-aux-Roses où il a vécu comme dans le reste du monde. Son œuvre est rééditée, commentée. Par contre son voisin de la rue Guérard, Georges Bohn, biologiste n’est plus guère connu aujourd’hui que de quelques spécialistes et historiens de la biologie et de la psychologie animale malgré ses nombreuses publications et une importante renommée de son vivant. On ne trouve ses ouvrages qu’en bibliothèque ou chez les bouquinistes. Certes, ces disciplines ont évolué depuis le premier quart du siècle dernier mais ce n’est pas pour autant que ses ouvrages sont sans intérêt. On peut constater qu’à son époque, le darwinisme n’était pas encore un dogme aussi bien installé qu’aujourd’hui et que la notion d’évolution était bien mieux questionnée qu’elle ne l’est de nos jours.


Mardi 23 Août 2011 Commentaires (1)

La fin de l'année et le début de l'année nouvelle sont propices aux bilans. 2010 fut une année particulièrement chargée en catastrophes naturelles, dues en général à des évènements climatiques hors norme.
Nicolas Hulot, figure de proue de l'écologie médiatique est venu nous expliquer sur TF1 que tout cela était dû au réchauffement climatique.....un réchauffement climatique qui semble s'être arrêté depuis maintenant dix ans. Ignore-t-il cette « pause » dérangeante dans l'évolution du climat? Si cela était le cas, il partagerait cette ignorance avec beaucoup d'écologistes politiques qui continuent d'exiger des mesures radicales pour lutter contre ce réchauffement qui semble avoir cessé de lui-même....
Les climatologues du GIEC, eux, le savent. Ils s'en émeuvent, mais pas sur la place publique. Comme ils ne veulent pas renoncer à leur thèse fondamentale, ils ne parlent pas d'arrêt mais de pause. Cependant, si cette pause dure, ce ne sera plus une pause....


En haut à droite, on voit bien le plateau : la température s'est stabilisée depuis une dizaine d'années. C'est la pause qui dérange.
En haut à droite, on voit bien le plateau : la température s'est stabilisée depuis une dizaine d'années. C'est la pause qui dérange.
Dimanche 16 Janvier 2011 Commentaires (1)

Les souris domestiques sont nos commensales. De mémoire d'humains, elles ont toujours été là, profitant de nos miettes , goutant nos provisions. Elles pulluleraient peut-être si les chats de la maison n'y mettaient bon ordre, à moins que ce ne soient les fouines ou les renards. Elles n'ont pas l'air bien terrible et n'ont fait peur aux dames que dans des histoires où les hommes voulaient jouer les héros à bon compte. Certes, elles s'invitent parfois à notre table sans y avoir été conviées et peuvent se montrer trop gourmandes. Elles peuvent aussi s'apprivoiser et devenir de charmants petits compagnons mais elles préfèreront toujours la liberté.
Cet article dénonce les sévices que leur font subir des « scientifiques » qui sont peut-être très intelligents mais qui semblent avoir perdu leur âme. Je l'écris pour sensibiliser le lecteur. C'est une façon de défendre ces petites bêtes. Ce sont des êtres vivants, heureux de vivre comme tous ceux qui ont reçu ce cadeau magnifique qu'est la vie, mais qui peuvent souffrir. Elles ne méritent absolument pas le sort que leur réserve ces « chercheurs » qui les maltraitent dans leurs laboratoires et, selon l'expression consacrée, en consomment de grandes quantités. Passe encore si c'était pour les manger, mais bien souvent, ce n'est que pour réaliser des expériences parfaitement inutiles,voire même d'une affligeante stupidité.


Dimanche 9 Janvier 2011 Commentaires (0)

La civilisation occidentale a acquis le pouvoir terrifiant de s'autodétruire et de détruire toute vie sur la planète par l'utilisation d'armes atomiques. Elle altère les conditions de sa survie par ses modes de produire et de consommer, par son choix de développer sans limite les potentialités qu'elle se donne par les techniques qu'elle invente sans cesse. Ainsi l'avenir est-il gros de catastrophes irréversibles d'origine anthropiques. Mais de cet avenir, nous ne savons rien. L'objet de cet article est de montrer que dans une telle situation la posture catastrophique et la stratégie du « sans regret » telles que définies par Jean-Pierre Dupuy dans son ouvrage Pour un catastrophisme éclairé non seulement peuvent mais doivent être combinées et s'insérer dans le contexte d'une nouvelle sagesse qui prenne en compte nos limites comme celles de la planète.


Pour éviter le pire...
Posture catastrophique et stratégie du « sans regret ».

Dans son ouvrage Pour un catastrophisme éclairé, Jean-Pierre Dupuy remarque que notre conduite devant ces menaces ne pourra être que jugée rétrospectivement sur la base de ce que l'on saura lorsque « le voile d'ignorance »constitué par l'imprévisibilité de l'avenir sera levé. C'est sur cette rétroactivité du jugement qu'il fonde et justifie la posture catastrophique qu'il adopte. On ne peut anticiper ce que sera le jugement des générations futures sur nos choix actuels mais on peut être assuré qu'elles porteront ce jugement sur la base de la situation dans laquelle elles seront et de la connaissance de cet avenir que nous ignorons parce qu'il sera leur présent ou leur passé. Pour Jean-Pierre Dupuy « il est donc encore temps de faire que jamais il ne puisse être dit par nos descendants : « trop tard ! » » [Le seuil, Paris, 2002, p. 127] (souligné par l'auteur). Il poursuit en des termes très jonasiens « un trop tard qui signifierait qu'ils se trouvent dans une situation où aucune vie humaine digne de ce nom n'est possible ». C'est d'ailleurs à l'aide d' une citation de Jonas qu'il achève sa justification de la « posture catastrophique » : « Nous voici assaillis par la crainte désintéressée pour ce qu'il adviendra longtemps après nous – mieux, par le remords anticipateur à son égard »(ibid.).
En note, l'auteur présente une démarche qu'il juge d'inspiration opposée à la posture catastrophique : la stratégie « sans regret » qui estime qu'il faut « ne surtout rien faire que l'on regretterait d'avoir fait s'il s'avérait, une fois levé ce voile d'ignorance que constitue l'imprévisibilité de l'avenir, que les prophètes de malheur avaient eu tort » p. 128, note 100.
je noterai dans la suite de cet article PC la posture catastrophique et SR la stratégie « sans regret ».
Malgré leurs « inspirations opposées », il me semble possible et même nécessaire dans la plupart des cas de prendre des mesures qui satisfassent à PC comme à SR*. En effet, si PC s'impose parce que l'avenir est gros de catastrophes d'origine anthropique, SR a pour elle la modération et peut s'appuyer sur le sens commun. Il ne suffit pas d'espérer que les mesures prises seront jugées bonnes d'un point de vue éthique, il faut aussi qu'elles puissent être acceptées dans une démocratie. Je partirai d'un cas concret le changement climatique. Ce cas est paradigmatique parce qu'à la différence de l'épuisement des énergies fossiles, le changement climatique ne nous contraint pas à agir aujourd'hui, ni même dans un futur proche puisque les catastrophes induites ne sont censées se produire dans toute leur ampleur que dans un avenir encore lointain. S'il y a nécessité de « lutter contre le changement climatique, cette nécessité est d'ordre éthique. Il s'agit d'un souci du long terme que partagent, entre autres, le philosophe Hans Jonas et les écologistes.
Mercredi 27 Octobre 2010 Commentaires (0)

Il faudrait peut-être mieux parler de "décroissance soutenable" dès lors que les ressources s'épuisent, les écosystèmes se délabrent, la population mondiale continue de croître et que l'on assiste sans doute à la fin de la croissance économique, comprise comme croissance du PIB. Mais qui, aujourd'hui accepterait de construire, s'impliquer dans un projet territorial de décroissance soutenable? Cette notion divise, celle de développement durable fédère. Elle le peut parce qu'elle est très floue et qu'il y a plusieurs façons de la comprendre. Ce qui conduit à un unanimisme apparent.


La fin d'une illusion

Pour la plupart des politiques, certains écologistes exceptés, pour la majorité des centrales syndicales, le développement durable est une tentative pour obtenir une croissance qui ne porterait pas atteinte aux équilibres naturels, n'accroitrait ni la pression anthropique sur les systèmes naturels ni l'utilisation des ressources naturelles et serait économe en énergie. Il faut admettre aujourd'hui que cela est impossible à réaliser. Il s'avère que la croissance du PIB est inséparable des atteintes à l'environnement et de l'accélération de la consommation des ressources naturelles de la planète. Parmi ceux qui furent les promoteurs de cette interprétation du concept de développement durable, certains commencent à le reconnaître.
En France, c'est notamment le cas de Dominique Bourg. On se rapportera à l'entretien qu'il a accordé ce mois au journal La décroissance et à l'article qu'il signe dans les Études du mois de juillet dont La décroissance cite des extraits et qui se termine ainsi : « Finissons en avec la rhétorique des trois piliers et d'un équilibre aussi trompeur que mensonger entre les dimensions économiques, sociales et écologiques.  » C'est à une conclusion semblable qu'est arrivé Nicolas Sarkozy qui n'hésiterait pas une seconde à sacrifier l'environnement sur l'autel d'une croissance définitivement aux abonnés absents ; d'où sa fameuse et scandaleuse formule « l'environnement, ça commence à bien faire ». Scandaleuse car elle fait bon marché tant l'état catastrophique de nombreux écosystèmes que de l'épuisement général de la planète.


Jeudi 2 Septembre 2010 Commentaires (0)

Pendant la campagne des élections régionales, le PS et l'UMP ont brocardé les écologistes qui prônaient la décroissance. Avec beaucoup de mauvaise foi, ils confondaient la décroissance et la récession.


En période électorale, bien des coups sont donnés sinon permis. Le PS avait une peur bleue que les écologistes fassent un meilleur score qu'eux au premier tour comme cela avait été le cas aux élections européennes. L'UMP tentait de rallier à son panache une frange de l'électorat écologiste, principalement ceux que la décroissance pouvait effrayer. Peut-être, y avait-il aussi de la part de ces partis classiques une certaine ignorance du sujet et une difficulté réelle à comprendre de quoi il s'agissait, tant la vision du monde écologiste diffère de la vision productiviste dominée par la rationalité économique?
Reconnaissons le honnêtement, même parmi les têtes de liste d'Europe Écologie,
Mardi 20 Avril 2010 Commentaires (0)
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