Et notamment pas en France. Il est dans notre pays et notamment en Auvergne,un outil de gestion naturelle des milieux ainsi que se plaît à le rappeler la LPO aux promeneurs.


A l'intention des végans et autres détracteurs et contempteurs de l'élevage bovin en pâturage et des produits qu'il nous procure, viande et lait de première qualité à haute valeur nutritive et nutritionnelle : ce type d'élevage n'a rien a voir avec les parcs d'engraissement à l'américaine ou les fermes des "mille vaches" en France ou en Allemagne. Il permet de conserver une diversification des milieux sans laquelle on assisterait à l'appauvrissement supplémentaire d'une biodiversité déjà fort mal en point.

C'est ce que rappelle un des panneaux d'information du public  mis en place par la LPO le long du sentier qui fait le tour d'un espace naturel sensible, l'étang de Pulvérières dans le Puy de Dôme, à l'extrémité nord de la Chaîne des Puys là où débute le plateau des Combrailles.
L'élevage bovin, une calamité écologique ? Ni toujours, ni partout !

Vendredi 16 Août 2019 Commentaires (0)

Les organisations qui défendent la zone humide et qui ont choisi de participer à la co-construction par les différentes parties prenantes d’un projet de territoire pour une gestion de l’eau du bassin versant du Tescou constatent que le processus de concertation est au point mort malgré leurs relances. Ils s’en alarment. Après avoir « laissé du temps au temps » pour reprendre une formule célèbre, va-t-on de nouveau vers un passage en force après une mise devant le fait accompli ?


Barrage de Sivens, zone humide du Testet, vallée du Tescou:retour à la case départ ?
On a beau laisser du temps au temps, on n’oubliera pas que le jeune naturaliste Rémi Fraisse fut tué le 26 Octobre 2014 par une grenade offensive, arme de guerre employée par les forces de l’État pour réprimer ceux qui s’opposaient sur place à la construction de ce barrage, véritable hérésie écologique.
 
 Qui avait donné l’ordre d’utiliser de tels engins ? Jusqu’où fallait-il faire remonter la chaîne de commandement ? Mystère jamais vraiment élucidé. Rappelons seulement qu’à cette date François Hollande était président de la République et qu’au gouvernement sévissaient Valls comme premier ministre et Cazeneuve comme ministre de l’intérieur. Un trio qui allait durablement, voire irrémédiablement, discréditer le PS dans l’opinion publique.
 
Cette politique du « tout répressif » que l’on voit s’exercer aujourd’hui contre les Gilets jaunes a finalement été un échec. L’édification du barrage a été stoppée et celui-ci a été jugé illégal par la justice administrative. Ainsi la violence d’État s’est déchaînée pour tenter de permettre un saccage illégal d’une zone naturelle et aucun des gouvernants qui étaient à la tête de cet état, ni aucun de ceux qui en furent les serviteurs zélés n’ont été inquiétés. Il n’y a donc pas de raison que cela change. Surtout avec Macron-le-tout-répressif qui a été à bonne école lorsqu’il était membre du gouvernement de Valls sous Hollande. Et donc aujourd’hui tout risque de recommencer.
 
Peut-être-fallait-il s’y attendre. Il faut être bien « naïf » pour croire qu’un projet consensuel pourrait sortir de cette concertation réunissant des protagonistes aux vues diamétralement opposées. Ceux des opposants au barrage qui avaient refusé de participer à cette concertation sont en passe d’avoir raison.

Dans une tribune libre de Reporterre, ils avaient averti : la concertation à Sivens n’est qu’ « un jeu de dupes pour faire avaler une nouvelle pilule ».

D’ailleurs le préfet avait déclaré à la dizaine d’adhérents de l'association pro-barrage «Vivre eau Tescou» qui avaient manifesté devant la préfecture à Albi en juillet 2015 « qu'il travaillait sur le projet de territoire «et qu'il fallait en passer par là pour le projet de barrage» ». Il y a donc toujours eu un projet de barrage dans les cartons et pour le savoir il suffit de lire la presse agricole ou la presse locale, notamment La Dépêche du Midi toujours du côté des élus locaux et des agriculteurs pro-barrages. « Non, le projet de Sivens n’est pas enterré. » lisait-on dans Le paysan tarnais  (28/01/2016). Et cette année La Dépêche titrait : «Sivens : une retenue sur le Tescou à nouveau envisagée » Dans l’article, le journal donne la parole à un responsable des « Jeunes agriculteurs du Tarn » qui affirme que la solution la plus réaliste pour pallier le manque d’eau qui existerait selon lui mais qui reste à prouver, c’est un barrage sur le Tescou « C'est faisable, réalisable et réaliste (…). On attend des décisions en ce sens. » Si les JA et la FDSEA attendent « des décisions en ce sens », il y aura de telles décisions.
 
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Voici, in extenso, daté du 2 mai 2019, le communiqué de presse commun de 8 associations qui participent à la concertation
 
Inquiétudes sur l'issue du Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau du Bassin Versant du Tescou 
..... communiquées par les organisations suivantes: Confédération paysanne 81 et 82, ADEAR 82, Nature et Progrès Tarn, FNE82, UPNET, Collectif du Testet et Lisle Environnement.
 
Après la fin de mission de l'organisme mandaté pour animer ce projet, en juillet 2018, le processus n'a pas repris de façon satisfaisante, et ceci malgré nos demandes, nos deux courriers collectifs aux co-présidents du projet de territoire.
Ainsi, en 2019, la première réunion de l’assemblée qui organise la concertation de l'ensemble des acteurs et prend les décisions, l'Instance de Co-Construction, a été reportée  de nombreuses fois, et sa date n'est toujours pas connue au 22 mai!
Nos organisations contribuent activement à construire ce projet, participant à tous les groupes projets, dont certains peuvent déboucher rapidement sur des avancées importantes et porteuses d'espoir pour tout le territoire, comme celui sur les circuits de proximité. Néanmoins, nous ne validerons aucune solution pour la gestion de l'eau qui ne sera pas étayée par des données, des méthodes et des hypothèses partagées.
La proposition de révision à la hausse du Débit Objectif d'Etiage(DOE) a été contestée par nos organisations, données scientifiques à l'appui, et plusieurs courriers ont été adressés, notamment au préfet coordonnateur pour que les vices de forme, de méthode et de fond soient corrigés. Nous attendons toujours des réponses.
L'étude de la Chambre d'Agriculture qui prévoit le doublement des volumes d'eau utilisés pour de l’irrigation, a fait de notre part l'objet d'un dossier de contribution et de propositions alternatives étayées, cosigné par nos organisations et envoyé le 2 mai.
Sans les réunions de l’Instance de Co-Construction nécessaires à la convergence des vues, sans réponses à nos courriers, nous reviendrions de fait à la case départ, celle d'avant le projet de territoire.
L'avenir de la vallée du Tescou passe pourtant par la co-construction d'un projet de territoire pour la gestion de l'eau résultant d’un dialogue entre tous les acteurs.
 
Les signataires : Pierre-GuillaumeMERCADAL, Christian BONNEVILLE, Daniel DEBRUS, Rein SCHIPPER, Claude FORGEOT, Sabine MARTIN, Françoise BLANDEL, Christian PINCE 
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● Pour plus d’infos sur les points d’achoppement du dossier voir sur le site du
Collectif du Testet https://www.collectif-testet.org/actualite-393-un-nouveau-scandale-sur-le-tescou.html

● Sur « l’après Sivens » lire sur Reporterre :
 
Quelques habitant.e.s du Tarn : « La « concertation » à Sivens : un jeu de dupes pour faire avaler une nouvelle pilule » Tribune parue le 21 octobre 2017https://reporterre.net/La-concertation-a-Sivens-un-jeu-de-dupes-pour-faire-avaler-une-nouvelle-pilule

Grégoire Souchay : « Sivens, Rémi Fraisse, 3 ans après » https://reporterre.net/Sivens-Remi-Fraisse-trois-ans-apres-ou-en-est-on

● Pour relativiser les plaintes des agriculteurs sur le manque d’eau pour leurs cultures dans la vallée du Tescou et leurs assertions sur la sécheresse dont ils souffriraient en été, plaintes et allégations dont La Dépêche du Midi s’est largement fait l’écho, il faut lire cet article du Journal Détarné :
 
« Canicule à Sivens : promenade dans le désert vert de la vallée du Tescou »https://lejournaldetarne.wordpress.com/2015/07/19/canicule-a-sivens-promenade-dans-le-desert-vert-de-la-vallee-du-tescou/
 

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Photo : Marine Vlahovic/Reporterre
Cette photo est celle de la sculpture que le groupe « La Pelle Masquée » avait érigée clandestinement dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 octobre 2015.  En pierre de Castries et roues de charrette en bois cerclées d’acier, elle pesait 1,8 tonne et mesurait plus de 2m de haut. Pour les artistes « Ce monument rend hommage à la mémoire de Rémi Fraisse, tombé sous les tirs des gendarmes il y a un an, et à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour l’environnement et l’humanité. » Elle ne sera restée en place qu’une semaine : le 28 octobre, elle avait « disparu ». Deux hypothèses : les forces dites de l’ordre puisque cette œuvre était sur un terrain appartenant à la société pour le compte de laquelle devait être construit le barrage ou bien des pro-barrage frustrés que celui-ci soit abandonné.
*
Sur cette autre vue dont j'ignore l'auteur, on peut lire l’épigraphe illustrée d’une renoncule à feuille d’ophioglosse, petite fleur assez rare ressemblant à un bouton d’or et d’identification difficile. Elle vit dans les milieux humides comme celui qui a été vandalisé à Sivens. Rémi Fraisse en assurait avec d’autres botanistes bénévoles le suivi.
 
Barrage de Sivens, zone humide du Testet, vallée du Tescou:retour à la case départ ?

Mardi 11 Juin 2019 Commentaires (0)

Près de 110 000 signatures, plus de 10 000 contributions lors de la consultation publique ont fait reculer le ministre François de Rugy (qui se prétend écolo) et la préfecture de la Haute-Savoie.


Ils ont dû remanier profondément l’arrêté qu’ils avaient concocté pour ouvrir en été la chasse au sanglier, chevreuil et renard. La chasse au renard restera interdite, les tirs pédagogiques (sic !!!) contre les chevreuils supprimés. Seuls les sangliers pourront être tirés, mais seulement s’il y a plainte d’agriculteurs et après constatation des dégâts et réunion d’une commission ad hoc.
 
Cette reculade est très encourageante et significative.
 
Elle montre qu’il arrive qu’une pétition et la participation à une consultation publique concernant un arrêté ou autre texte ne soient pas toujours vaines. Elle montre aussi et surtout que le vent est peut-être en train de tourner, que les autorités étatiques et administratives sont enfin sensibles au bon sens et à l’opposition de l’immense majorité de la population à une chasse irrespectueuse de la naturalité et de la biodiversité, voire à la chasse tout court, quelles qu’en soient les modalités.   
 

Dimanche 9 Juin 2019 Commentaires (0)
Notre Dame de Paris en cendre …. L’émotion est à son comble. Mais il ne faudra qu’une dizaine d’année pour la reconstruire (et sans doute beaucoup d’argent !). Il existe d’autres cathédrales que l’on abat sans remord, ni cérémonies : des arbres séculaires qui sont des cathédrales que la Nature a patiemment construites… Cela ne coûtera rien mais il faudra plus de cent ans pour que né d’une faîne, un hêtre d’envergure semblable remplace  l’arbre abattu, deux cents, ou plus, pour que d’un gland se forme un chêne d’une aussi noble et belle prestance que ceux que l’ONF refuse de classer « remarquable » et abat sans état d’âme. Mais de ces actes de vandalisme contre ces cathédrales-là, personne ou presque ne s’émeut.

Je veux partager avec mes lecteurs un extrait de ce beau texte « Le hêtre et la cathédrale » que Christian Amblard a écrit au sujet d’un hêtre vénérable, cher à son cœur, abattu sans raison:

« En référence à un événement dramatique récent, cet arbre, chargé d’histoires depuis des décennies et des siècles, avait pour moi la valeur symbolique d’une «cathédrale». En ce sens, l’émotion patrimoniale ne doit pas se limiter aux monuments et, plus largement, au patrimoine bâti. Si on peut reconstruire une cathédrale en 5 ou 10 ans, il faudra toujours 100 ans pour avoir un hêtre centenaire à partir de la faîne originale. C’est ce temps long et irréversible qui fait la valeur indépassable du vivant et de la biodiversité. Cette primauté d’un vivant très fragile doit nous obliger définitivement quant à la nécessité de son impérieuse préservation »

● Pour lire ce texte « le hêtre et la cathédrale »  d’où cet extrait est tiré cliquer ici

[Christian Amblard est chercheur honoraire CNRS(biologie, écologie) et vice-président du GREFFE (Groupe scientifique de réflexion et d’information pour un développement durable) ]

Samedi 18 Mai 2019 Commentaires (0)

Le réseau NO VEGAN lance un appel à populariser la "Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser" de Paul Ariès (éditions Larousse, janvier 2019). Ce que je fais ici


Foin des végans et de leurs mensonges, soyez un "carniste" heureux !
Voici son communiqué :

L'élevage paysan n'est pas responsable

1) ni de la faim dans le monde

2) ni du réchauffement climatique

3) ni du gaspillage de l'eau potable.

● L'agriculture végane est incapable de nourrir 8 milliards d'humains
● L'agriculture végane c'est la mort de plus d'un milliard de petits paysans
● L'agriculture végane c'est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires.
● L'agriculture tue autant d'animaux sinon plus que l'élevage.

La solution est du côté de l'agriculture paysanne et d'un élevage fermier.
Le véganisme ce n'est pas seulement une question alimentaire.
C'est une posture anti-humaniste, anti-écolo !!!

Le prototype de la ferme écolo c'est la ferme polyvalente.

 
*********

Soutenez le réseau NO VEGAN en achetant la Lettre ouverte... en librairie ou ici https://www.editions-larousse.fr/livre/lettre-ouverte-aux-mangeurs-de-viande-9782035961792

Source : http://novegan.canalblog.com/archives/2019/02/03/37072409.html#comments

Mardi 23 Avril 2019 Commentaires (0)
Greta Thunberg devant le parlement suédois
Greta Thunberg devant le parlement suédois
Après avoir fait le buzz en Pologne lors de la COP 24, Greta Thunberg, l’écolière climato-catastrophiste de 15 ans réédite à Davos en fustigeant et culpabilisant les « adultes » qui n’agissent pas « pour le climat » alors qu’il y a urgence. Décidément, elle n’a rien d’autre à faire que de parcourir le monde pour réciter la bonne parole du GIEC (qui paye ?) et faire l’école buissonnière tous les vendredis devant le parlement suédois avec la bénédiction de ses parents. Elle est adulée des ONG. Son sermon tient le devant de la scène alors que la parole de chercheurs confirmés comme Richard Lindzen ou François Gervais n’est guère écoutée et retient peu l’attention des médias. Pourtant eux savent de quoi ils parlent mais comme ils sont climato-réalistes, ils ne vont pas dans le sens des prophéties du GIEC et la doxa dominante. Pourtant les écouter permettrait de prendre un peu de recul devant l’alarmisme climatique pour raisonner sainement. Vus les enjeux écologiques, économiques et sociaux, cela serait bien nécessaire.
 
Et que penser de ces marches pour le climat auxquelles participent des Gilets Jaunes qui se sont pourtant insurgés contre la taxe carbone, une mesure prônée par les gourous du réchauffisme catastrophique censée renchérir l’énergie pour inciter à des conduites et des choix « vertueux » alors que pour la plupart des gens, aujourd’hui, il n’y a pas de choix véritable?
 
On baigne dans l’incohérence, dans un irrationnel auréolé de scientisme.

Si les médias main stream se pâment devant une gamine récitant son catéchisme, si les processions pour « sauver le climat » recueillent un certain succès, c’est que la « lutte contre le réchauffement climatique », réchauffement climatique supposé déchaîner sur la planète les flammes de l’enfer, est devenue une religion vis-à-vis de laquelle il ne fait pas bon douter ou plaisanter. 

 

C’est ce que voulaient certaines des ONG environnementalistes climato-catastrophistes. Il faut reconnaître qu’elles ont réussi : l’opinion publique ou du moins une partie de celle-ci s’est approprié la question climatique comme d’un « sentiment religieux », expression reprise à Stéphane Foucart.

 
Ce journaliste, prophète du malheur climatique a écrit un texte étonnant sous sa plume de  pourfendeur des climato-réalistes et autres climato-sceptiques. Etonnant lorsque l’on connait ses positions, mais très juste par ailleurs : le réchauffement climatique est pour l’opinion une sorte de démiurge qui exige des sacrifices expiatoires pour s’apaiser. C’est évidemment complétement irrationnel, absurde mais pour Foucart « utile politiquement ». En d’autres termes, plutôt que développer leur aptitude à comprendre les thèses sur l’évolution du climat, les preuves sur lesquelles elles reposent, les controverses entre chercheurs, les organisations environnementalistes et écologistes en pointe dans la « lutte pour le climat » ont choisi d’abrutir les gens pour leur faire avaler la doxa officielle. Et Foucart approuve. Evidemment ça marche quand sont à la manœuvre  les deux gourous hélicologistes Hulot et Artus-Bertrand avec de plus quelques peoples célèbres qui n’y connaissent rien mais ont été frappés par la révélation GIEC.
 
Pour bien mesurer le cynisme et la duplicité de tous ces propagandistes de la nouvelle religion, il faut lire l’extrait tiré de l’ouvrage Stéphane Foucart  L’avenir du climat que je rapporte ci-dessous. Ils savent très bien que rendre le réchauffement climatique d’origine anthropique responsable de tout aléa climatique n’est au mieux pas justifié, au pire carrément faux. Ils le savent mais se gardent bien de le dire, ou de le dire nettement. Laisser croire à ces calembredaines est nécessaire pour que les gens acceptent les sacrifices que l’on veut leur imposer et les atteintes à la nature que l’on veut perpétrer pour une transition énergétique qui a pour but  de ne rien changer afin que le capitalisme mondialisé revêtu de ses nouveaux habits verts continue de dominer et d’exploiter les gens et d’harasser la Nature pour le plus grand profit de quelques-uns.
 
 
Voici le texte tiré de l’ouvrage de Stéphane Foucard : L’avenir du climat : enquête sur les climato-sceptiques, Folio actuel, 2015, 432 pages.

« Certaines organisations environnementalistes semblent espérer que l’opinion va s’approprier la question climatique comme elle pourrait le faire d’un sentiment religieux. Dans ce schéma, le réchauffement devient une manière de démiurge à qui tous les dérèglements météorologiques peuvent être attribués. Qu’il fasse trop chaud, et c’est le réchauffement. Qu’il fasse trop froid et ce peut être encore le réchauffement. Partout sur le globe, il suffit de promener sa loupe pour obtenir des explications à toute forme de calamité – la principale vertu de la religion étant précisément d’en fournir, surtout quand c’est impossible. La taxe sur les émissions de carbone, le renoncement à la société de consommation et au mode de vie occidental deviennent alors des sacrifices expiatoires faits à la divinité.
(…) Qui n’a pas pensé, même fugacement, que ces jeunes militants pleins de ferveur pouvaient s’apparenter aux pèlerins d’une nouvelle religion naturaliste vouée, c’est selon à la planète ou au climat. Etrange spectacle – et, il est vrai, peut-être politiquement utile – que ces cohortes de jeunes extraordinairement motivés, piétinant dans un froid polaire pour demander à ce que l’on sauve le climat. » (Les italiques sont de l’auteur).
 

 
Quelques propos de la jeune héroïne du climat :
 
« Certaines personnes disent que nous devrions étudier pour devenir chercheurs sur le climat, afin de pouvoir résoudre la crise climatique. On a les outils pour la résoudre. (…) Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? »  https://www.lemonde.fr/climat/visuel/2018/12/13/en-suede-greta-thunberg-en-greve-scolaire-pour-le-climat_5396984_1652612.html

Inutile d’étudier plus, elle en sait assez ...

□ Au fait quelles sont ses sources ?

« Je lis des livres et des articles, j’écoute les scientifiques comme le Britannique Kevin Anderson, par exemple. » https://www.letemps.ch/suisse/greta-thunberg-adultes-se-sentent-coupables-un-enfant-dit-quils-volent-futur

Un peu vague et léger mais il est certain que dans le genre prophète du malheur, il n’y a guère mieux que Kevin Anderson !
 
Le réchauffement climatique, nouvel opium du peuple ?

Dimanche 27 Janvier 2019 Commentaires (2)

Il est difficilement acceptable qu’une protection réglementaire dont bénéficient un espace vert et les arbres qui y résident puisse être annulée très facilement, ce qui rend cette protection excessivement fragile et dépendante des changements de majorité, des alliances, des marchandages dans les conseils municipaux ou autres assemblées territoriales. Le classement en EBC par exemple est certes nécessaire mais ne saurait être suffisant.


A Fontenay-aux-Roses, le cas de la Place de Gaulle  avec ses marronniers, les uns abattus et les autres en passe de l’être en fournit, hélas, une preuve éclatante. Il aura suffi que dans le nouveau PLU, Messieurs Vastel (maire) et Faye (adjoint à l’urbanisme) déclassent cet espace pour que ces arbres soient détruits sans autre forme de procès et sans recours possible devant les tribunaux pour que soient plaidées leur cause et la cause de cette place, véritable cœur de la ville, de son individualité singulière.

Il en va des marronniers de la place de Gaulle comme d’autres êtres naturels irrémédiablement détruits et de la Nature elle-même qui n’a jamais été aussi malmenée malgré un arsenal juridique impressionnant censé les protéger.

La faiblesse  et l’inefficacité de ces protections viennent du fait que ces êtres ne sont protégés juridiquement qu'en tant qu’OBJETS et non en tant que SUJETS pouvant se défendre devant les tribunaux, par l’intermédiaire d’un porte-parole, bien entendu.

Que cela puisse être le cas, et que cela soit efficace, c’est qu’argumentait Christopher Stone, un professeur de droit californien en 1972 dans un article intitulé « Les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? » (récemment traduit en français avec une préface de Catherine Larrère aux éditions Le Passager Clandestin).

En la circonstance, les arbres en cause étaient des Séquoias de la Mineral Valley, une vallée alpine sauvage et reculée dans laquelle la société Walt Disney voulait construire une gigantesque station de ski. (Hé, oui ! vous avez bien lu : la société Walt Disney, Mickey ou plutôt Picsou…)

L’affaire est  remontée jusqu’à la Cour Suprême fédérale devant laquelle les défenseurs de la vallée (le Sierra Club) ont perdu au motif que n’étant pas personnellement lésés, ils n’avaient pas intérêt à agir (3 voix contre 4). L’un des juges William Douglas qui a voté en faveur du Sierra Club a repris dans son argumentaire la proposition de Stone de conférer une personnalité juridique aux êtres naturels et qu’ils puissent  être représentés devant les tribunaux comme c’est le cas (aux USA) pour certains êtres inanimés.

S’agissant de leurs porte-paroles, le juge Douglas considérait que ce devaient être ceux qui ont une relation intime avec la chose inanimée qui va être blessée, polluée ou dégradée. Mutatis mutandis, dans le cas de la place de Gaulle et les marronniers,  ce seraient les Fontenaisiens qui aiment ce mail et ses marronniers constitués ou non en association qui seraient ces porte-paroles.

 Après avoir été très mal accueillie,  la proposition du professeur Stone, reprise par le juge Douglas a fait son chemin mais dans d’autres pays que la France, par exemple en Nouvelle Zélande qui a accordé le statut de personne juridique à un fleuve situé sur le territoire d’une communauté Maori qui en est son représentant légal. En France malheureusement accorder des droits à de telles entités se heurte à la division fondamentale du droit qui sépare celui des personnes d’avec celui des choses, tandis que les humanistes exclusifs qui règnent dans les comités divers et variés considèrent cette attribution comme contraire à la tradition qu’ils défendent et à la dignité humaine telle qu’ils la conçoivent.

Bref, ce n’est pas demain que les marronniers et la Place de l’église seront dotés d’une personnalité juridique et pourvus d’un représentant légal. Ils seraient ainsi soustraits aux bons ou mauvais vouloirs des politiques, aux aléas des changements de majorité dans les assemblées qui ont le pouvoir de définir les documents d’urbanisme et l’affectation des sols ; ils pourraient  faire valoir leur point de vue et faire respecter leurs droits.

Et d’ailleurs, demain, il est fort possible qu’ils aient disparu. Il y aura sans doute toujours une place dénommée  Place de Gaulle, mais ce ne sera en fait qu’un homonyme. C’est une autre qui sera là, à la même place.

Si l’on envisage la question sous un angle plus global dans ce pays, il est fort probable que les rivières, des forêts, les landes, les zones humides, les prairies d’altitude, leurs habitants permanents, la faune et la flore seront encore et toujours malmenés puisque peu de gens, y compris parmi les écologistes, sont prêts à reconnaître leurs droits. La plupart sont plutôt enclins à vous rire au nez lorsque vous abordez la question.
 
Note : L’histoire s’est bien terminée pour la Mineral Valley. La société Walt Disney a abandonné le projet. Je ne suis pas certain qu’il en ira de même pour ce qui reste de la Place de Gaulle…
 

Mardi 22 Janvier 2019 Commentaires (0)

Le gouvernement a profité de l’été pour voter en douce une mesure scandaleuse qui donne carte blanche aux industriels de l’éolien pour défigurer nos côtes. Il faut réagir !


Non à la mainmise des industriels de l'éolien sur le littoral français !

Cette mesure – il s’agit de l’article 58 de la fameuse loi « Confiance » que je vous détaillerai dans quelques instants – est le résultat d’un intense lobbying des grandes entreprises du secteur éolien…

Elle a été votée en toute discrétion le 10 août dernier. Sans faire la une des journaux, sans déchaîner vents et marrées… Tout était parfaitement orchestré pour ne surtout pas éveiller la colère et l’indignation des Français
Pourquoi ?

Tout simplement parce que, désormais, avec cet article de loi voté sournoisement, les citoyens n’ont plus aucun moyen de s’opposer aux futurs projets éoliens près de leur littoral !
Ce n’est pas une plaisanterie : les habitants d’une région côtière ne disposent à présent – et sans le savoir – de plus aucun recours pour empêcher l’implantation de ces mâts gigantesques qui défigurent nos littoraux, affaiblissent l’activité des pêcheurs et massacrent la biodiversité…
Dénonçons ce scandale en signant la pétition « NON AUX PARCS ÉOLIENS TROP PROCHES DES CÔTES » !

Si personne ne s’insurge contre cette mesure aberrante, voici les nouvelles modalités qui s’appliqueront désormais pour tout nouveau projet d’éoliennes en mer :

1ère étape : la fausse consultation

Lorsque la construction d’un champ éolien en mer est envisagée, un débat public est organisé par la Commission nationale du débat public.
Si vous pensez que ce débat donnera la parole aux citoyens, qu’ils pourront décider du nombre d’éoliennes ou même tout simplement choisir de s’opposer à ce projet… Détrompez-vous ! Les citoyens seront uniquement consultés « sur le choix de la localisation de la ou des zones potentielles d’implantations des installations envisagées » (nouvel article L. 121-8-1, du code de l’environnement créé par la loi).
Autrement dit, on fait semblant de débattre, on fait semblant de laisser voix au chapitre aux Français sur des sujets qui auront un impact colossal sur leur quotidien… mais la décision est déjà prise d’avance : l’implantation d’éoliennes en mer se fera coûte que coûte dès qu’un projet sera lancé… C’est honteux !

2ème étape : on simplifie la vie aux industriels

Désormais, c’est l’Etat qui prendra à sa charge toutes les études d’impacts préalables sur l’environnement… Ces études qui étaient jusqu’ici aux frais des industriels, seront à présent financées par les impôts des Français ! Inadmissible…

3ème étape : désigner le vainqueur et lui offrir nos océans

Une fois l’appel d’offres lancé et le lauréat désigné, l’Etat remet TOUTES les autorisations environnementales et d’occupation du domaine maritime à l’entreprise : c’est ce qu’on appelle le « permis enveloppe ».
Mais le pire dans tout ça, c’est que lorsque l’industrie détient ce permis enveloppe, elle a toutes les libertés !!! Elle peut à tout moment choisir de modifier son projet, par exemple décider d’ajouter plus d’éoliennes, modifier le lieu d’implantation ou encore la dimension des mâts…

C’est inacceptable !!!

Ce qui, jusqu’ici, permettait aux citoyens de pouvoir s’opposer et de faire annuler des projets délirants de parcs éoliens en mer, c’était justement parce que les industriels ne disposaient pas de toutes ces autorisations difficiles à avoir…

Par cette nouvelle mesure, le gouvernement a donc balayé d’un revers de main tous les garde-fous, tous les moyens de recours dont disposaient les Français qui refusaient de voir s’implanter des dizaines d’éoliennes au large des littoraux…
Un cadeau colossal pour les industriels…
… et un déni total du droit des citoyens de saisir la justice pour défendre leur cadre de vie ou leur environnement !


Pour s’opposer à cette mesure scandaleuse, il n’y a pas 36 solutions : seule une mobilisation citoyenne de plusieurs dizaines de milliers de personnes pourra exiger le retour des anciennes procédures.

Il est inacceptable de laisser nos océans entre les mains d’industriels qui ne pensent qu’à faire fructifier leur business et qui foutent totalement de la biodiversité ou du climat …

Si les citoyens indignés par cette trahison honteuse des autorités publiques, qui donnent carte blanche aux industriels au détriment des riverains, des pêcheurs et des défenseurs du littoral et de la biodiversité marine – ne se font pas entendre maintenant, la voie sera libre pour les grandes firmes de l’éolien pour en demander toujours plus…

Rien ne les empêchera d’aller implanter des éoliennes jusqu’au Mont Saint Michel, ou d’exiger les mêmes passe-droits pour l’éolien terrestre…

De nouveaux projets sont déjà prévus à Fécamp, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-mer, Noirmoutier, Ile d’Yeu, Ile d’Oléron…

Ces villes seront bientôt saccagées par des parcs éoliens marins à dix kilomètres seulement des côtes qui ne cessent de se multiplier, au mépris des paysages, des citoyens et du bon sens le plus élémentaire.

Savez-vous que l’Etat prévoit 2500 éoliennes le long de nos côtes d’ici 13 ans ?

Imaginez le littoral français ceinturés de parcs de 60 à 80 aérogénérateurs avec des mâts de plus de 200 mètres de haut. C’est un massacre !
Nous sommes tous concernés.

Oui, pas seulement les habitants ou les estivants de ces côtes, ni même les amoureux du merveilleux patrimoine paysager français.
Oui, nous sommes tous concernés car nous allons tous payer pour ce projet fou : pour installer 3 parcs éoliens trop proches des côtes (10 km) vous et moi et tous les contribuables allons payer 1 milliard d’euros par an de subvention, pour un prix de l’électricité à 226 euros le mégawatt-heure.

Par comparaison les Allemands font des parcs éoliens non visibles des côtes, à plus de 50 km en mer, sans subvention publique. Le prix de l’électricité y ressort inférieur à 50 euros le mégawatt-heure.
Stupéfiant, non ?
Il faut arrêter ce massacre avant qu’il soit trop tard.
Signez et faites signer la pétition !

cliquez ici pour aller sur le site de la pétition.

(Source de ce texte : Étienne/CITIZACTION)
 

Dimanche 14 Octobre 2018 Commentaires (0)

Faire pièce aux contre-vérités véganes sur l'élevage en général et l'élevage laitier en particulier est une nécessité au moment où ce lobby végan tente d'imposer des menus végétaliens dans la restauration collective, notamment scolaire.

C'est dans ce but que je diffuse ici la vidéo réalisée par un éleveur qui met en évidence les falsifications et les mensonges des vidéos de propagande végane sur l'élevage laitier.


Pour avoir une vision exacte de ce qu'est l'élevage français, du travail de l'éleveur,  et pour comprendre comment est produit le lait que nous buvons, je vous conseille vivement de vous abonner à sa chaîne https://www.youtube.com/watch?v=gmVLEz9iRAs&feature=youtu.beu

Il serait souhaitable que des végans de bonne foi visionnent aussi ces vidéos pour à tout le moins se faire une idée correcte de ce qu'ils condamnent par ailleurs.

Rappel : un menu végétalien est un menu qui ne comporte aucun produit d'origine animale (ni œufs, ni lait, produit laitier comme yaourts, beurre, etc. ) tandis qu'un menu végétarien est simplement sans viande.
 


Dimanche 2 Septembre 2018 Commentaires (1)

Extraits de Facebook, à diffuser sans modération


« Les Yeux Dans Les Herbes a partagé la publication de Les Capri'ces des Cévennes.
 
« Voici un petit message de ma soeur qui vient de commencer une petite ferme laitière en bio produisant du pélardon, bientôt des glaces et de la crème de châtaigne...
 
« Ils ont des chèvres assez courantes et une race en conservation (plus rare et bcp moins productive (chèvre du massif central) mais qui produit du lait de qualité. Ils font du pastoralisme (élevage en paturage naturel) dans les hauteurs des cévennes.
« C'est un énorme travail mais comme beaucoup de petits agriculteurs on trouve que c'est un beau métier et on l'aime avec le souci de s'améliorer et d'améliorer notre capacité de résilience.
 
« Le gouvernement annonce qu'il souhaite une agriculture plus respectueuse et une meilleure qualité alimentaire. Pourtant ils sont sur le point de retirer les aides aux zones de montagne réputées trop pauvres pour nourrir un troupeau. Pourtant des chèvres ça ne mange pas que de l'herbe et bien au contraire elles se nourrissent de callune, de chataignier, de chene vert, de ronce, de genêt... Toutes ces plantes qui poussent à l'état naturel dans le terroir des Cévennes et qui leur donne une énergie et une qualité de lait bien meilleures. Et c'est dans les tuyaux de retirer les aides aux petits agriculteurs et la réponse se fera à la fin du mois de mars... Tout bientôt... La plupart des aides bénéficient déjà aux gros agriculteurs qui souvent les prennent sans avoir aucune responsabilité à tenir sur tous les dommages collatéraux qu'ils peuvent produire. Les abeilles payent déjà un lourd tribut et nous, autres êtres vivants, nous sommes aussi dans ce contexte, les proies souvent indirectement consentantes de ce système agricole majoritaire ultra subventionné.

Les Capri'ces des Cévennes
 
Petit message à faire circuler, s'il vous plaît.
Profitant d'une période très intense pour les éleveurs (mises bas des animaux, début de production), le gouvernement envisage purement et simplement de tuer les petits élevages de zone de montagne. En tout cas, pour notre part, si cette "mesure" passe, notre projet est tué à peine né.
 
 
En effet, comme vous le savez certainement, notre élevage comme beaucoup d'autres est malheureusement aujourd'hui dépendant d'aides Européennes. Or il est question de supprimer de la PAC (politique agricole commune) les aides pour les surfaces enherbées à moins de 50%. C'est à dire, pour des fermes comme la nôtre, supprimer 100% des aides. C'est bien connu, nos chèvres ne se nourrissent pas sur nos sols, car nos terres, c'est de la merde. Le chêne vert, le châtaigner, la callune, le genêt, les chèvres n'aiment pas ça d'ailleurs ! Elles préfèrent l'herbe déposée sur un tapis dans une chèvrerie, et l'éclairage artificiel !!! Je rajouterais que pour faire des économies, ils sont prêts à détruire la seule activité qui maintient les milieux ouverts dans le sud, luttant ainsi entre autres contre les incendies, tout en participant à l'économie et à la vie locale et surtout rurale, au tourisme, à l'autonomie alimentaire française (de qualité et dans le respect de l'homme et de l'animal) et à la préservation de mosaïques de milieux essentielles à la biodiversité.
 
A peine installés, ou plutôt en cours d'installation, nous utilisons la totalité de notre temps (soit de 7h à 23h, en mangeant sur le pouce) et de notre énergie pour prendre soin de nos bêtes et mettre en place notre ferme, mais nous sommes déjà fatigués de payer toujours plus, tout en refaisant le travail de chaque organisme que l'on doit payer derrière (msa, chambre d'agriculture, ...), tout en se faisant traiter comme des moins que rien (impôts, banques, ...), tout en revoyant nos légitimes soutiens financiers (oui, nous travaillons dur pour le bien commun, et nous respectons, NOUS, les engagements que nous contractualisons avec l'Europe et l'Etat) être remis en question tous les quatre matins. Mais c'est comme ça et malgré tout bien sûr nous sommes déterminés. Sauf que. Sauf que sans argent, sans ces aides qui nous permettent de payer toutes les charges toujours plus lourdes (alimentation des chèvres autre que parcours, électricité, taxes diverses, assurances, essence, fournitures pour la transfo et la commercialisation, etc.), et le laboratoire de transformation a 80 000€ de normes par exemple, et bien, on ne va pas pouvoir continuer longtemps ! Notre ferme peut être viable pour une personne sans les aides, nous avons veillé pour. Le souci étant que la masse de travail est tellement énorme qu'on ne pourrait pas se permettre que l'un de nous deux travaille à côté pour subsister, comme certains le font. Notre système en élevage ET transformation fromagère ET pastoralisme ET vente directe ne nous permet pas ce "luxe". Pour autant, nous ne le changerions pour rien au monde, car nous pensons que c'est le plus éthique sur les plans humain (sauf peut-être pour nous-même ?) et animal. Etre rémunérés justement sans aides, ça serait l'objectif bien évidemment. En attendant, nous avons besoin de ces aides, comme énormément de petits éleveurs, et nous avons besoin de portevoix pour nous faire entendre.
 
L'échéance est fixée au 31 mars 2018. Emballez c'est pesé.
 
 
Reconnaissance des surfaces pastorales par la PAC : Le ministère prêt à lâcher les éleveurs !En Ariège, au moins 1 ferme sur 4 serait impactée, soit un peu plus de 8.000 hectares !
https://www.azinat.com/2018/03/reconnaissance-des-surfaces-pastorales-par-la-pac-le-ministere-pret-a-lacher-les-eleveurs/
 
Alors qu’à longueur de discours Macronien, il nous est rappelé la nécessité d’opérer une « révolution agricole », « une montée en gamme » de nos produits, nous avions compris, nous, éleveurs pastoraux des zones difficiles, dites à handicaps naturels, que nous étions désormais en pointe pour porter haut les couleurs des produits vertueux. Production peu consommatrice d’intrants chimiques, lien fort au territoire, entretien de milieux ouverts, maintien d’emplois et de vie dans nos vallées….
 
Coutumier du fait, le gouvernement nous a rapidement consultés, sollicités pour faire des propositions argumentées ; pour finalement, dans la précipitation, nous mettre devant le fait accompli ! Il n’y a pas de marges de manœuvre possibles et les échéances sont imminentes, fixées au 31 mars !
 
Pour la Confédération paysanne, il est incompréhensible et intolérable, de surcroît au regard des ambitions portées par le Président de la République, d’abandonner ces paysannes et paysans.
 
Aussi, las, les paysans de la Confédération paysanne, ne participeront plus à ces mascarades de discussions au ministère.
 
Nous sommes aujourd’hui vendredi 9 mars à l’Hôtel de Région à Toulouse au CRAEC pour porter la voix des éleveurs pastoraux qui se sentent totalement abandonnés par les propositions du ministère de l’agriculture. C’est l’État que nous interpellons concernant la reconnaissance des surfaces pastorales.
 
De même, lundi 12 mars, lors de la session chambre à Foix, nos élus proposeront au vote une motion enjoignant l’État de profiter de la possibilité offerte par le règlement Omnibus (modifications de certaines dispositions à mi-parcours d’un programme européen, dont la PAC), avant le 31 mars pour faire enfin reconnaître définitivement les surfaces pastorales comme étant des surfaces productives.
 
Et nous n’hésiterons pas à poursuivre ces mobilisations jusqu’à Paris dans le courant de la semaine prochaine.

Ne pas reconnaître ces surfaces pastorales aujourd’hui, c’est accepter moins de paysans demain et plus de friches partout !
 (Communiqué de la Confédération Paysanne)

 
 

Dimanche 25 Mars 2018 Commentaires (4)
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