Nature - environnement

A Notre dame des Landes, le préfet soumet à la consultation du public un projet d’arrêté pour autoriser la destruction du campagnol amphibie sur les emprises de l’hypothétique Aéroport, de ses abords et de ses accès alors que cette espèce protégée voit ses effectifs décliner sans cesse et est en mauvais état de conservation. De cette consultation, on peut prédire qu’il ne tiendra aucun compte comme il n’a tenu aucun compte de l’avis défavorable du Conseil National de la Protection de la Nature. Pire, il le déforme et dénature dans la présentation de ce projet d'arrêté qu’il semble bien décidé à publier!

En Haute-Savoie, dans le massif du Bargy, le préfet décide de faire tuer 200 à 250 bouquetins, espèce protégée, dès cet automne. Il décide cela unilatéralement contre l’avis défavorable du Conseil national de Protection de la Nature et en dépit des recommandations de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail. Ces deux instances jugeant ces tueries inefficaces, disproportionnées voire contre-productives pour juguler les risques de transmission de la brucellose dont sont atteints quelques-uns de ces bouquetins aux cheptels domestiques ou aux humains.

Dans les Landes, le Préfet refuse obstinément de prendre des mesures pour que cesse le braconnage d’ortolans et autres petits passereaux.

Qu’ont-ils donc sous leur casquette d’apparat pour à chaque fois, ou presque, être du mauvais côté de la barricade et privilégier les pollueurs, chasseurs, bétonneurs, promoteurs de tout poil et d’une façon plus générale être du côté de tous les destructeurs de nature?

Ces technocrates qui ne savent pas toujours distinguer un hêtre d’un charme ou d’un noisetier, déformés par les écoles dites « grandes » par lesquelles ils sont passés sont un reflet fidèle de l’État en France avec ces gouvernements parfois de gauche, plus souvent de droite mais toujours anti-natures que seuls peuvent parfois faire plier les lobbies les plus ringards qui savent utiliser la violence pour se faire entendre, craindre et parfois obéir.

Partout, ces représentants de l’état savent s’assoir sur les lois et promulguer des arrêtés qu’ils savent parfaitement illégaux : le cas du loup en est l’exemple caricatural. Mais la lenteur de la justice fait que les bouquetins seront tués, les loups aussi et l’un des rares riches noyaux de population du campagnol amphibie détruit à tout jamais.

À quoi servent lois et conventions si elles ne sont pas respectées ? À quoi bon avoir des institutions comme le Conseil national de Protection de la Nature ou de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail si leurs avis prennent la direction de la corbeille à papiers ?

Affligeant et désespérant !
Vendredi 18 Septembre 2015 Commentaires (1)

Plusieurs associations prétendant protéger les ours ont récemment cosigné une lettre adressée à Ségolène Royal la pressant de faire procéder à de nouveaux lâchers pour renforcer la population d’ours vivant dans les Pyrénées. Malgré les apparences, les précédents n’ont pas pu sauver la population originelle qui s’est éteinte. Ces translocations sont pour le moins discutables scientifiquement. Le seul intérêt qu’elles peuvent avoir est économique. Pour les ours, il s’agit ni plus ni moins que d’une déportation. C’est le bagne alors qu’ils n’ont rien fait pour le mériter. Tous ceux qui sont attachés au respect de l’animal sauvage et libre, à une Nature authentique débarrassée de gestionnaires doivent dire NON à ces translocations et ne pas les réclamer à cor et à cri.


Ourse endormie avant d'être relâchée en 2006, morte en 2007 !
Ourse endormie avant d'être relâchée en 2006, morte en 2007 !
La petite population d’une dizaine d’ours qui subsistait encore dans les Pyrénées dans les années 1990 s’est éteinte. Aujourd’hui s'il y a des ours dans les Pyrénées, Il n’y a plus d’Ours DES Pyrénées, seulement des ours originaires de Slovaquie et leur descendance, à l’exception d’un hybride né en 2004 mais qui ne semble pas s’être reproduit.

Le statut des populations d’ours et celui des populations de loups vivant en France sont donc très différents. L’existence des premières est le résultat d’interventions humaines répétées. En ce sens précis, son origine est artificielle. Mis à part le cas des loups des parcs de vision comme celui de Saint-Martin Vésubie, la population de loups en France s’est constituée et développée sans que les hommes interviennent, en partie à leur insu et dans certains cas malgré eux. C’est en ce sens que l’on peut la qualifier de naturelle en opposition avec celle des ours.

Bien entendu, même si la population d’ours qui vit dans les Pyrénées n’est là que par un artéfact humain, ses membres doivent être respectés et protégés. Responsables de leur présence, le gouvernement et les collectivités locales doivent prendre toutes les dispositions nécessaires à leur quiétude pour qu’ils puissent vivre leur vie en paix.


Des Ours pour développer le tourisme dans les vallées pyrénéennes

Les loups n’ont pas de nom sauf dans les parcs de vision et ces noms ne sont d’ailleurs connus que des soigneurs. À l’inverse, chaque ours vivant dans les Pyrénées a été baptisé dans le cadre de campagnes médiatiques. Cela n’a l’air que d’un détail, mais le rapport à un animal auquel les humains ont attribué un nom, ici un ours, n’est pas le même que pour un animal qui n’en a pas, un loup. Alors que l’on magnifie l’individualité du premier qui est ainsi personnalisé de façon très anthropomorphique, on néglige celle du second qui pourtant possède lui aussi une individualité bien marquée pour l’observateur attentif certes, mais aussi et surtout pour ses congénères puisque dans le cas des loups chaque individu a une place bien définie dans la meute. Nommer, c’est déjà posséder et domestiquer/apprivoiser symboliquement ces ours affublés de prénoms ridicules tels que Bambou, Caramelles, Caramellita, Pollen, Noisette, Plume, Moonboots… Même s’ils restent des animaux sauvages, les voilà ainsi réduits symboliquement à peluches, des doudous... C’est tellement vrai que certains de ces ours ont des peluches en effigie en vente à la boutique de l’association à l’origine des réintroductions d’ours slovènes « ADET Pays de l’Ours ».

On voit bien l’intérêt commercial et plus largement économique de ces « translocations » d’ours slovènes. D’ailleurs l’association à l’origine de ces lâchers ne s’en cache pas. Son acronyme «ADET – Pays de l’Ours» signifie «Association pour le Développement économique et Touristique» et elle se sert de la présence de l’ours sur son territoire, de sa perception dans l’opinion publique et des mythes qui lui sont associés pour « valoriser » ce territoire : développement d’un business touristique labélisé nature : « L’image de l’ours est également, pour Pays de l’Ours – Adet, un excellent moyen de valoriser le territoire, en particulier pour développer un tourisme responsable, axé sur la découverte de la nature. Les Italiens des Abruzzes et du Trentin, les Espagnols des Asturies ont réussi à dynamiser leur région en valorisant la présence ou le retour de l’ours, pourquoi pas nous !? » écrivent ses promoteurs sur leur site internet.
Dimanche 6 Septembre 2015 Commentaires (0)

Elle avait bien raison la Fontenaisienne qui avait écrit sur un cahier d'enquête publique qu'avec la conversion du CEA de Fontenay aux Roses du nucléaire au biologique, les habitants des communes riveraines étaient passés du risque nucléaire au risque bactériologique sans que l'on ait demandé leur avis. En fait tant que les INB du site ne seront pas définitivement démantelées à une date qui, comme l'horizon, s'éloigne lorsque l'on croit l'approcher, les deux risques se cumuleront !

Les expériences de vivisection en préparation au sein du laboratoire Mircen 18, route du Panorama en sont la preuve.


Dans son «Dossier d'information destiné au public» le CEA informe a minima, au risque de se moquer des gens. Il se montre très disert pour expliquer ce qu'est un OGM, une information que tout un chacun peut se procurer sur une quelconque encyclopédie. Il est par contre avare d'informations tant sur les mesures de sécurité qu'en ce qui concerne les OGM en cause, les maladies qu'ils peuvent provoquer et le pourquoi de la nécessité de les modifier génétiquement.

Sur les mesures de sécurité qui seront prises, le texte se contente de renvoyer sans plus de détail aux arrêtés ministériels. Il se borne à préciser que ces mesures réglementaires seront appliquées ! Qu'elles soient appliquées, on l'espère mais qui ira contrôler, dans quel cadre ? Il n'y a rien au niveau biologique qui corresponde à l'ASN, le gendarme du nucléaire et ses fameuses lettres d'inspection ! Et l'on ne peut que s'inquiéter lorsque l'on lit que pour le CEA « le risque de dissémination accidentelle est théorique du fait des procédures opératoires mises en place »

Ce manque de contrôle externe est bien regrettable. En effet, la seule énumération de ces OGM fait froid dans le dos : «virus de la famille des lentiviridae (lentivirus HIV-1 et EIAV) et des paravoviridae (AAV)».
En note il est précisé que HIV est l'acronyme de «virus d'immunodéficience humaine» sans ajouter qu'il s'agit du sida, du «virus de l'anémie infectieuse équine» et du «virus adéno-associé».

C'est sur ces virus que l'on aurait aimé avoir des explications, sur le pourquoi de leur emploi et de leurs modifications génétiques mais le CEA se borne à nous répéter que génétiquement modifiés, ils ne seront pas dangereux pour l'homme et en tout cas, même si une personne est contaminée, il n'y a pas de risque d'épidémie. ( Je résume en français courant le jargon du texte).
Certes, mais il faudrait préciser que le virus de l'anémie infectieuse équine s'il n'est pas dangereux pour l'homme, l'est pour les chevaux chez qui il provoque une maladie infectieuse très contagieuse. Elle est actuellement classée comme un danger sanitaire de 1ère catégorie.

Quant au virus adéno-associé, son utilisation prouve que des primates (singes) seront utilisés dans ces recherches. Car il s'agit de vivisection, sophistiquée peut-être mais de vivisection pure et dure quand même. Le vocabulaire employé le masque parfaitement aux yeux d'une personne non avertie.
Mardi 25 Août 2015 Commentaires (0)

Le ministère de l'écologie a publié au cours de cet été une batterie d'arrêtés et de décrets autorisant des atteintes plus ou moins graves selon les cas à la Nature et à l'environnement. Avec Ségolène Royal à sa tête, ce ministère devrait changer de nom et se nommer le ministère de l'anti-écologie. Et dire qu'il y a des «verts» qui voudraient entrer dans ce gouvernement !
Le dernier en date de ces décrets ouvre la possibilité de dérogations à l'interdiction de circulation motorisée dans les espaces naturels pour l'accès à des établissements touristiques d'altitude offrant un service de restauration.


Il s'agit de véhiculer les clients de ces restaurants en motoneige entre la fermeture des pistes et 23 h. Ces dérogations sont la porte ouverte à tous les abus et dérives. La rentabilité économique de la haute montagne à n'importe quel prix : non, merci ! Il faut montrer que nous ne sommes pas d'accord. Ce projet de décret est soumis à consultation publique, nous devons nous exprimer !

Voici à titre indicatif voici ma contribution à la consultation publique. Quiconque, s'il le désire, peut s'en inspirer pour motiver son avis. La consultation est ouverte du 24 août au 14 septembre 2015.

Incohérences consternantes : non à ce projet de décret !

Alors que l'on veut simplifier le droit de l'environnement, ce projet de décret le complexifie. De plus il ouvre la porte aux abus et aux contentieux ; les décisions d'accorder ou non les dérogations par le maire pouvant être contestées devant les tribunaux. Faut-il en conclure que la simplification de ce droit n'est bonne que lorsqu'il s'agit d'assouplir les règles protégeant l'environnement et la nature?

En haute montagne la pratique actuelle du ski de descente fait assez de ravages. Inutile d'en rajouter pour aggraver encore les atteintes à la tranquillité de la faune vivant dans ce milieu hostile.Elles sont autant d'atteintes à la biodiversité.

La montagne et notamment la haute montagne ne peut être considérée exclusivement comme un terrain de jeu pour citadins, terrain de jeu à rentabiliser économiquement ! D'ailleurs comme l'avait remarqué en son temps France Nature Environnement les nuisances dues à ce supplément de circulation motorisée devraient l'emporter sur les avantages économiques. En effet, ce qui sera gagné par les restaurateurs en altitude sera perdu pour ceux de la station ou du village.

Enfin le ski de descente avec l'entretien des pistes notamment et parfois les remontées mécaniques est une activité qui utilise beaucoup de pétrole et son bilan carbone n'est pas bon. Pourquoi permettre ce qui n'est rien d'autre qu'un gaspillage d'énergie supplémentaire? Est-bien utile d'en rajouter avec la circulation de motoneiges une fois les pistes fermées ? À quelques mois de la fameuse COP 21, la permission d'un supplément d'émissions de « gaz à effet de serre» ne fait pas sérieux.

Je sais bien que les jeux sont faits et que donner son avis ne sert à rien sinon à marquer le coup comme le prouvent les nombreuses consultations passées notamment sur les question de protection de la nature et d'environnement et je trouve que le Conseil national pour la protection de la nature est bien trop accommodant avec les intérêts privés de directeurs de stations et de gargotiers!
Ne publiez pas ce décret,svp!

Pour accéder au texte du décret et déposer votre commentaire suivre ce lien 
Mardi 25 Août 2015 Commentaires (0)

Il serait question de fourguer à l'Arabie Saoudite les frégates qui nous restent sur les bras et nous coûtent une fortune en entretien et en gardiennage. Comme leur coût est élevé, l'Arabie Saoudite s'associerait à l'Égypte qui voudrait bien en disposer mais n'a pas les moyens de se les offrir.


Pour justifier ce fiasco financier, Michel Sapin à déclaré que ne pas vendre ces frégates était une décision politique "indispensable " car la France ne pouvait "livrer du matériel militaire à un pays qui aujourd'hui viole les règles internationale en occupant une partie de l'Ukraine".
Passons sur le fait que Monsieur Sapin oublie que la Crimée est de par son histoire une province russe ratachée à l'Ukraine au temps de l'empire soviétique. Son atlantisme qu'il partage avec Hollande et de nombreux PS l'égare.
Certes la Russie n'est peut - être pas une démocratie exemplaire dans l'absolu mais elle l'est incomparablement plus que l'Égypte, devenue une dictature militaire.
Avec l'Arabie Saoudite, la comparaison serait injurieuse pour la Russie.
Oubliée la condamnation à 1000 coups de fouet du blogueur Raif Badaoui, oubliées les décapitations au sabre, les amputations, le statut des femmes... Bref la charia en application dans cette monarchie qui fait bon marché des droits de l'homme ne la distingue guère du régime que veut instaurer l'état islamique!
Atlantisme quand tu les tiens, ce sont les américains qui font la loi et c'est nous qui payons !
La politique extérieure de Hollande est tout aussi condamnable que sa politique intérieure !
Vendredi 14 Août 2015 Commentaires (0)

Le Syndicat des Energies Renouvelables n’a rien d’écolo. Pour s’en convaincre il suffit de parcourir la liste des membres de son Conseil d’administration où l’on trouve des représentants des nucléocrates EDF et AREVA, de TOTAL dont la réputation n’est plus à faire mais aussi de SOFIPROTEOL.
SOFIPROTEOL, devenu groupe Avril en Janvier 2015 est un des opérateurs les plus puissants de l’agro-industrie française. Il est présidé par Xavier Beulin, l’anti-écolo de choc, président du syndicat agricole la FNSEA ! Sur ce groupe on lira l’enquête édifiante parue sur Reporterre .
C’est pourtant le lobby qui émane de ce SER et de France Energie Eolienne (FEE) qui tient la plume de Denis Baupin le député porte-parole matière d’énergie du groupe EELV, de même qu’il tient la plume de députés d’autres sensibilités comme les PS Jean-Jacques Cottel , élu du Pas-de-Calais ou Jean-Paul Chanteguet, élu de l’Indre. En voici la preuve, la preuve aussi qu’en voulant favoriser coûte que coûte l’essor de l’éolien industriel, les députés EELV bafouent des principes essentiels de l’écologie politique.


Le Sénat avait introduit dans la loi sur la transition énergétique des dispositions qui soumettaient l’édification des parcs d’éoliennes industrielles à des contraintes qui n’étaient pas du goût des promoteurs de ces installations. Le SER et FEE ont fait des pieds et des mains pour que ces dispositions soient exclues de la loi : communiqués de presse, intervention dans média audiovisuelles et lobbying intense auprès de députés.
Un lobbying qui a porté ses fruits puisque la plupart de ces dispositions ont été annulées par les députés lors de l’examen du texte devant la commission dénommée « commission spéciale sur la transition énergétique ». Pour certaines de ces dispositions des amendements de suppression aux exposés des motifs rigoureusement identiques rédigés par des juristes du lobby ont été proposés tels quels à la fois par des parlementaires PS et par le député EELV Denis Baupin au nom des 17 autres élus de son groupe, tous cosignataires avec une belle unanimité que l’on aurait bien aimé retrouver en d’autres occasion (projet de loi sur l’interdiction de la chasse à courre, interdiction de la tauromachie, contre la loi sur le renseignement….)
Samedi 27 Juin 2015 Commentaires (2)

Après la loi sur le renseignement, voici que la commission de l’Assemblée nationale sur le « Maintien de l’ordre et libertés publiques » qui avait été formée pour enquêter sur les conditions du maintien de l’ordre dans un contexte de respect des libertés et du droit accouche d’un rapport où il ne s’agit plus de garantir ces libertés et de comprendre comment elles peuvent être bafouée mais, au contraire, de tenter de les restreinte pour les soumettre au « maintien de l’ordre » jugé prioritaire par le rapporteur le député PS Pascal Popelin, rapport approuvé par la membres de la commission PS, UMP, UDI, confondus, à l’exception notable des élus d’EELV et du PC. Fait rarissime, le président de la commission, le député écologiste Noël Mamère a voté contre ce rapport. À cela s’ajoute des forces de l’ordre qui laissent faire les milices « pro-barrage » à Sivens ou « pro-center parc » à Roybon et une justice plus prompte à condamner lors de procès expéditifs des « zadistes », notamment à Sivens alors que les exactions de ces milices restent impunies, cela dénotant pour le moins d’une complaisance, voire d’une complicité telle que l’on peut se demander si Valls et Hollande ne se sont pas servi de ces milices pour tenter de faire plier les occupants de la zone.


Nous publions ci-dessous deux documents. Le premier est un communiqué de presse du Collectif pour la sauvegarde du Testet co-signé de son avocat dénonçant l’absence de poursuites et de sanctions des gendarmes et des pro-barrages violents.
Le second consiste en des extraits de l’analyse de Noël Mamère du rapport de la commission de l’Assemblée nationale sur le « Maintien de l’ordre et libertés publiques » dans lequel il exprime des désaccords fondamentaux avec le texte du rapport présenté par Pascal Popelin. Ils permettent de constater le danger des propositions contenues dans ce rapport pour les libertés et notamment celle de manifester qui ferait l’objet de sévères restrictions si elles étaient retenues. On voit là la volonté du PS appuyé par les partis de droite de faire taire toute contestation notamment mais pas seulement dans le but d’imposer plus facilement par la force des projets inutiles et écologiquement néfastes.
Vendredi 19 Juin 2015 Commentaires (0)
Monsieur Le Député,

Lors des dernières élections législatives, je résidais à Fontenay-aux-Roses dans votre circonscription. Au second tour, j’ai dû me résoudre à vous apporter mon suffrage, la candidate écologiste ayant été devancée.

Je l’ai fait non sans hésitation car je n’aime pas voter pour un « parachuté » même dans le cas d’élections nationales. De plus, si au niveau local des alliances fructueuses sont parfois possibles avec le PS comme ce fut le cas à Fontenay, à l’échelon national l’expérience prouve qu’il n’en va pas de même.

J’avais bien raison d’hésiter !

Vous venez, Monsieur Germain, de voter la loi sur le Renseignement, loi qui porte atteinte à ma liberté comme à la liberté de tous les Français.

Vous venez d’approuver la surveillance de masse de nous tous à l’exception des avocats et journalistes, ce qui est la moindre des choses et de vous les députés, donnant ainsi une preuve supplémentaire de cet adage populaire : « on est jamais si bien servi que par soi-même ». Par ce vote vous cautionnez des mesures liberticides préparées de longue date, et ressorties opportunément en profitant du choc provoqué dans l’opinion par les évènements de janvier.

Vous permettez à ce gouvernement de mettre un terme à l’État de Droit, en offrant la vie privée des gens au pouvoir exécutif sans garde-fou ou presque et cela au mépris des mises en garde des associations et organisations qui se sont élevées contre ces mesures attentatoires à la liberté d'expression, de réunion, de pensée et d'action. Ce faisant vous avez choisi de rejoindre la sombre cohorte des ennemis de la démocratie.

Vous qui étiez classé naguère parmi les frondeurs, vous soutenez maintenant la dérive totalitaire de ce gouvernement. Ceci vous attirera sans aucun doute les bonnes grâces de l’appareil PS qui vous récompensera peut-être par un petit quelque chose ! Mais ce qui est certain, Monsieur Germain, c’est que ce vote vous déshonore.

Parce que malgré tout, je reste poli : salutations !

Jean-François DUMAS,
Ancien Maire Adjoint à l’environnement et ancien président du groupe des élus écologistes de Fontenay-aux-Roses.


Ajout : Sur le territoire de l’agglomération Sud de Seine, Julie Sommaruga la députée PS de la 11ième circonscription comprenant Bagneux et Malakoff a également voté cette loi scélérate.
Vendredi 8 Mai 2015 Commentaires (1)

Le mardi 5 mai 2015, alors qu’une majorité de députés d’EE/LV ont voté contre la loi sur le renseignement, cinq d’entre eux ont voté pour et deux se sont abstenus. Comment les qualifier lorsque l’on sait que cette loi liberticide a été rédigée pour avoir un champ d’application très large, incluant par exemple les prises de position et la lutte antinucléaire qui serait alors qualifiées de contraire aux « intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France » ? C’est une trahison pure et simple de ces sept députés. Des cinq qui ont voté pour : Éric Alauzet, Denis Baupin, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, François de Rugy. Et dans une moindre mesure des deux qui se sont abstenus : Véronique Massonneau et Barbara Pompili.


Pourtant le Parti avait pris une position sans équivoque comme on peut le constater à la lecture du communiqué qu’il a publié le 2 avril dernier, intitulé : « Renseignement : une loi dangereuse pour la démocratie et la citoyenneté ».

Les deux porte-paroles, Julien Bayou et Sandrine Rousseau écrivaient alors : « Une fois de plus, cette fois après les attentats sanglants de janvier 2015, le parlement français s’apprête à voter une loi qui va faire encore reculer les droits fondamentaux des citoyen-ne-s, notamment lorsqu’ils utilisent le réseau Internet, au prétexte de garantir leur sécurité et les intérêts de la France. »

Ils précisaient à juste titre que « A aucun moment du texte de loi n’est abordée la question des limites et de la définition de ce qu’est une « apologie du terrorisme », encore moins celle de « terrorisme » tout court. » et ils ajoutaient soulignant un des points les plus critiquables : « Le projet liste en outre une longue série de notions plus ou moins floues autorisant un espionnage technique généralisé, dont la sécurité nationale, « les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France », ou encore ses « intérêts économiques et scientifiques essentiels ».

Les deux porte-paroles dénonçaient aussi ce projet de loi parce qu’il fait, en définitive le jeu des terroristes : « En amputant nos concitoyens de plusieurs droits fondamentaux, on offre aux terroristes ce que les armes n’ont pu obtenir : ces nouveaux pouvoirs de surveillance et donc de suspicion généralisée touchent aux valeurs et aux droits fondamentaux qui font qu’une démocratie peut se revendiquer comme telle. »

Europe Ecologie Les Verts encourageait « les députés et sénateurs français à rejeter ce blanc-seing qu’ils s’apprêtent à offrir à l’État au prétexte de répondre à la menace terroriste. » et pour le parti écologiste, cela ne faisait aucun doute « Les députés EELV seront en première ligne pour protéger les droits fondamentaux des citoyens. »

Il faut croire que les encouragements en question n’ont pas été assez forts ou efficaces. La loi vient d’être adoptée en première lecture par une majorité écrasante : « Pour: 438 ; Contre : 86 ; Abstention : 42 ». Et sur les 18 députés du groupe EELV, 5 ont – rappelons-le – voté contre et 2 se sont abstenus. En voilà donc 7 qui n’étaient pas « en première ligne pour protéger les droits fondamentaux des citoyens ». Ils ont même pris parti contre ces droits. Seront-ils sinon exclus, à tout le moins, blâmés ? On peut en douter.

Contraste saisissant entre ce laxisme et la rigueur déployée lorsqu’il a été question de sanctionner lors des municipales les militants qui ont fait liste commune avec des candidats classés à droite pour tenter et parfois réussir comme à Villejuif de remplacer une équipe municipale sortante aux pratiques clientélistes, antidémocratiques, antiécologiques, cette équipe fut-elle communiste ou étiqueté « de gauche » !

Cela dit, il ne faut pas oublier tout de même que certains de ces députés se sont tout de même bien battus pour tenter de faire pièce à cette loi ou à défaut en éliminer les aspects les plus liberticides, notamment Sergio Coronado et Isabelle Attard (Nouvelle Donne apparentée EELV).

Mardi 5 Mai 2015 Commentaires (0)

Le 24 février dernier une jeune fille de 22 ans, Talon Bishop a été victime d’une attaque mortelle de requin au lieudit de « L’étang salé » sur l’ile de La Réunion. Puis le 12/04/2015 c’était un adolescent de 13 ans qui est mort après avoir été happé alors qu’il surfait dans une zone interdite à toute activité nautique et à la baignade au Cap Homard sur la côte ouest de l’île. Ce septième mort a ravivé les réactions opposées dans l’île entre des surfeurs, des pêcheurs et des acteurs du secteur touristique qui estiment qu’il faut nettoyer la mer des requins et les défenseurs des squales et de la nature qui s’insurgent contre les tueries mises en œuvre à chaque accidents de ce genre, parmi eux la majorité des créoles.


Ravine Mulla à l'Etang-Salé
Ravine Mulla à l'Etang-Salé
Certes, on ne peut qu’être attristé par ces morts et l’on comprend la détresse des familles qui subissent cette épreuve. Mais pour autant il faut regretter que la préfecture s’entête dans des mesures absurdes comme celle de lancer une pêche de représailles sous prétexte de « sécuriser le périmètre » d’une zone qu’elle interdit pourtant de fréquentation alors que ce qui permettrait de vraiment éviter les accidents et les morts serait de faire appliquer les arrêtés d’interdiction de baignade et des activités nautiques dans les zones à risque.
Je publie le communiqué de presse daté 15/4/2015 par le collectif des associations Sea Shepherd, Sauvegarde des Requins, Aspas, fondation Brigitte Bardot , Longitude 181, Tendua , Requin Integration, Vague.
Je le fais suivre du texte intégral de la « Lettre ouverte au préfet et aux habitants de La Réunion » de Danielle Austin, la mère de Talon Bishop rendue publique le 29 avril. Danielle Austin ne supporte plus que d’autres s’expriment en son nom et au nom de sa fille décédée pour crier haro sur les requins. Cette femme est en colère contre le sort injuste qui a frappé sa fille dont on nie la singularité en en faisant seulement la quatorzième victime d’une attaque de requin, outrée de la suite qui a été donné à ce dramatique accident mais malgré toute sa peine elle dit qu’elle ne peut en vouloir aux requins. Un témoignage poignant d’une justesse et d’une grandeur d’âme peu commune.
Samedi 2 Mai 2015 Commentaires (0)
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