C'est ce que déclare Yves Vérilhac à propos de l'éolien industriel dans un chat sur Le Monde. fr
Yves Vérilhac est ancien directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et initiateur de la demande d'un moratoire sur l'éolien industriel. Il serait peut-être bon de lire ses déclarations avant de défendre à tout prix l'éolien industriel.
Voici deux extraits de ce chat.


Bigoud : Si les éoliennes peuvent nuire, dans certains cas à la beauté des paysages, que dire des centrales nucléaires, des usines, des autoroutes qui ont massacré des forêts, etc.
C'est pareil. La peste ne justifie pas le choléra. Ce n'est pas une alternative. L'alternative à tout ce que nous dénonçons, c'est : la réduction de la consommation avec des gains possibles de 30 % à 40 % ; les vraies énergies renouvelables, celles qui sont produites et utilisées localement. Envoyer dans un réseau centralisé très peu d'énergie de manière intermittente est un non-sens. Tout cela parce qu'on ne veut pas rendre les gens indépendants, on veut qu'ils consomment.

(...)

Willy : Est-ce qu'il existe un bilan carbone en bonne et due forme sur l'éolien, par éolienne, et par parc d'éoliennes ?
Je ne sais pas. Ce bilan serait peu intéressant, parce que je trouve que nous nous trompons en voulant monter les camps les uns contre les autres, avec des pro et des anti-éolien.

J'avais un a priori favorable à l'éolien, j'ai été confronté à la réalité en tant que directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche, et je suis tombé des nues en découvrant que cette forme d'éolien –mais il peut y en avoir d'autres – est socialement inéquitable, énergétiquement inefficace et écologiquement inquiétante.
Socialement, vous ne pouvez pas expliquer à un jeune couple qu'il ne peut pas construire sa maison dans le Massif central parce qu'il y a la loi montagne, sur le littoral parce qu'il y a la loi littoral, partout parce que c'est interdit de miter le paysage, et monter sous leurs yeux des dizaines de machines qui tournent, qui sont éclairées la nuit et qui font 120 mètres de haut.
Socialement inéquitable aussi parce que je ne trouve pas normal de payer sur ma facture d'électricité le prix de rachat pour des sociétés privées afin de leur raccourcir leur durée d'amortissement, alors qu'elles ne sont même pas agréées dans le domaine de l'environnement, et qu'elles vont aller réinvestir demain ailleurs sur un autre sujet.

Chat modéré par Hervé Kempf

Vous pouvez accéder à ce chat en ligne sur lemonde.fr.

Jeudi 6 Mai 2010 Commentaires (0)

Pendant la campagne des élections régionales, le PS et l'UMP ont brocardé les écologistes qui prônaient la décroissance. Avec beaucoup de mauvaise foi, ils confondaient la décroissance et la récession.


En période électorale, bien des coups sont donnés sinon permis. Le PS avait une peur bleue que les écologistes fassent un meilleur score qu'eux au premier tour comme cela avait été le cas aux élections européennes. L'UMP tentait de rallier à son panache une frange de l'électorat écologiste, principalement ceux que la décroissance pouvait effrayer. Peut-être, y avait-il aussi de la part de ces partis classiques une certaine ignorance du sujet et une difficulté réelle à comprendre de quoi il s'agissait, tant la vision du monde écologiste diffère de la vision productiviste dominée par la rationalité économique?
Reconnaissons le honnêtement, même parmi les têtes de liste d'Europe Écologie,

il y en avait un certain nombre qui n'étaient guère à l'aise avec cette notion, peut-être parce qu'ils la reprennent du bout des lèvres et peut-être aussi parce que, pour la faire mieux passer, les programmes l'ont sensiblement édulcorée. Il était difficile aussi dans un débat de répondre brièvement et clairement aux contrevérités distillées par les adversaires ou les concurrents des écologistes. Pourtant, en peu de mots, il est possible d'expliquer la différence entre la non-croissance ou la récession et la décroissance. Il suffit de citer un texte de Serge Latouche tiré de son livre Survivre au développement, Mille et une nuits, Paris, 2004.

Un faux procès

Serge Latouche commence par bien distinguer entre récession et décroissance. Il reconnaît que dans une « société de croissance », l'absence de croissance ou pire encore une croissance négative ne peut être qu'une catastrophe. Voici ce qu'il écrit : « La décroissance n'est pas la croissance négative? On sait que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi en raison du chômage et de l'abandon des programmes sociaux, culturels et environnementaux qui assurent un minimum de qualité de vie. On peut imaginer quelle catastrophe serait un taux de croissance négatif!(...) Il n'y a rien de pire qu'une société de croissance sans croissance » pp. 98- 99. Personne ne le contredira. Nous en faisons tous l'expérience avec la crise que nous vivons. Donc, Messieurs du PS et de L'UMP cessez de faire aux écologistes un faux procès, pas plus que vous, ils ne se satisfont d'une récession.

Pour une société de décroissance

La vraie différence n'est pas là. La différence est que les écologistes, ou du moins certains d'entre eux, proposent de passer d'une « société de la croissance » à une « société de la décroissance ». Cette société de la décroissance, il me semble que tout écologiste devrait être d'accord avec la manière dont Serge Latouche la décrit : « une tout autre organisation dans laquelle la place centrale du travail dans notre vie est remise en question, où les relations sociales priment sur la production et la consommation de produits jetables et inutiles, voire nuisibles, où la vie contemplative et l'activité désintéressée et ludique trouvent leur place. » Le passage à une telle société suppose « une réduction féroce du travail imposée pour assurer à tous un emploi satisfaisant et permettre un rééquilibrage des temps de vie ».C'est l'opposé du travailler plus pour gagner plus de Sarkozy. Pour enclencher le cercle vertueux qui permettra d'obtenir cette décroissance soutenable et conviviale, il faudrait poursuivre six objectifs interdépendants, réaliser « un programme en six R : Réévaluer, Restructurer, Redistribuer, Réduire, Réutiliser, Recycler. »

Un programme en six R

Serge Latouche explicite ainsi les six objectifs. « Réévaluer, cela signifie revoir les valeurs auxquelles nous croyons et sur lesquelles nous organisons notre vie. Restructurer, cela signifie adapter l'appareil de production et les rapports sociaux en fonction du changement de valeurs. Redistribuer s'entend de la répartition des richesses et de l'accès au patrimoine naturel. Réduire veut dire diminuer l'impact sur la biosphère de nos modes de produire et de consommer. Pour ce faire, réutiliser au lieu de jeter les appareils et les biens d'usage et, bien sûr, recycler les déchets incompressibles de notre activité. » (p.97-98). Si des progrès ont été réalisés ces dernières années, c'est surtout sur le dernier des six R, le recyclage. Cette activité participe d'une rationalité technicienne, s'intègre dans des méga-structures industrielles et s'accommode fort bien de la rationalité économique. Ce n'est pas seulement faire son compost ; ce n'est plus construire une éolienne domestique avec les restes de vieux vélos.
Il est évident que le plus important de ces six R est le premier, une révisions des valeurs, autrement dit un changement de vision du monde, une révolution culturelle, devrait-on pouvoir dire. C'est lui qui conditionne les autres. C'est aussi celui sur lequel peu de progrès ont été réalisés même si de plus en plus de gens prennent conscience que « cela ne peut plus durer comme cela », qu'il faut un changement radical des mentalités. Mais « dans quelle mesure chacun de nous est-il prêt à résister dans sa vie quotidienne, à la colonisation des besoins socialement fabriqués? » Majd Rahnema, cité par Serge Latouche (o.c., p. 96) Il n'est pas certain que les écologistes, les décroissants, les alter-mondialistes soient d'accord entre eux et avec les autres sur la révision des valeurs à effectuer. En ce qui me concerne, les valeurs a promouvoir ont pour nom antispécisme, amour de la nature, simplicité volontaire, autonomie et solidarité.

Mardi 20 Avril 2010 Commentaires (0)

Tel est l'intitulé de l'action que lance le collectif "Sortir du Nucléaire" contre le sponsoring de l'athlétisme français par Areva. Si vous voulez participer à cette cyberaction, il faut le faire avant le 24 avril.


Texte de l'appel

Au nom de la protection de la santé, la loi interdit aux marchands de tabac ou d'alcool de financer le sport... mais l'industrie nucléaire peut le faire librement !

AREVA est l’un des principaux sponsors de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA). Au travers de ce partenariat financier, le constructeur de centrales nucléaires tente de redorer son blason, en dissimulant ses activités polluantes derrière l’image positive du sport (santé, jeunesse, performance…).
Le 24 avril, la FFA tiendra son Assemblée Générale Financière… au moment même où nous lancerons le Chernobyl Day en soutien aux enfants biélorusses contaminés par la radioactivité répandue dans l’environnement par la catastrophe de Tchernobyl.

Pour agir dès maintenant, envoyez un courrier électronique au président de la FFA avant le 24 avril.
Demandez-lui de mettre fin à son partenariat contre-nature avec AREVA.

N’hésitez pas à personnaliser le message que nous vous proposons, cela lui donnera encore plus de poids.
Envoyez le message ci-dessous aux deux adresses suivantes :

ffa@athle.org
ffa-areva@sortirdunucleaire.fr

Objet de votre courriel : Assemblée générale financière de la FFA

Message à envoyer :

À l'intention de Bernard Amsalem, président de la Fédération Française d’Athlétisme

Monsieur le Président,

La FFA organise cette année son Assemblée Générale financière au moment même où la catastrophe de Tchernobyl entre dans sa vingt-cinquième année. À cette occasion, je vous demande instamment de rompre tout lien avec votre actuel sponsor AREVA. L'athlétisme est un sport populaire, bien médiatisé, qui véhicule une image positive liée à la santé, à la forme et à la jeunesse. Mais cette image est gravement salie lorsqu'elle est associée à l'industrie nucléaire, qui est directement responsable de pollutions radioactives et d’atteintes graves à la santé humaine. À proximité des installations nucléaires, des convois de déchets radioactifs ou des lieux de stockage de ces déchets, les populations, les travailleurs et l'environnement sont exposés à des radiations extrêmement dangereuses pendant des centaines de milliers d'années.

Au travers de ce partenariat financier avec AREVA, votre fédération se rend complice d'une tentative de banalisation qui cherche à rendre sympathique la plus dangereuse des activités industrielles. Combien de temps encore allez-vous laisser AREVA s'acheter une respectabilité en ternissant l'image et l'éthique de votre fédération, de nos athlètes donc de notre pays, et du sport en général ? Avant que l’athlétisme français ne soit irréversiblement sali, je vous demande d’arrêter au plus vite ce partenariat contre-nature avec AREVA.

Je vous adresse mes salutations les plus respectueuses,

[Signez votre message avec vos nom, prénom et adresse]


Pour en savoir plus...


AREVA est l’un des principaux sponsors de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA). Au travers de ce partenariat financier, le constructeur de centrales nucléaires tente de redorer son blason, en dissimulant ses activités polluantes derrière l’image positive du sport (santé, jeunesse, performance…).
Le 24 avril, la FFA tiendra son Assemblée Générale Financière… au moment même où nous lancerons le Chernobyl Day en soutien aux enfants biélorusses contaminés par la radioactivité répandue dans l’environnement par la catastrophe de Tchernobyl.

Pour agir dès maintenant, envoyez un courrier électronique au président de la FFA avant le 24 avril.
Demandez-lui de mettre fin à son partenariat contre-nature avec AREVA.

N’hésitez pas à personnaliser le message que nous vous proposons, cela lui donnera encore plus de poids.
Envoyez le message ci-dessous aux deux adresses suivantes :

ffa@athle.org
ffa-areva@sortirdunucleaire.fr

Objet de votre courriel : Assemblée générale financière de la FFA

Message à envoyer :

À l'intention de Bernard Amsalem, président de la Fédération Française d’Athlétisme

Monsieur le Président,

La FFA organise cette année son Assemblée Générale financière au moment même où la catastrophe de Tchernobyl entre dans sa vingt-cinquième année. À cette occasion, je vous demande instamment de rompre tout lien avec votre actuel sponsor AREVA. L'athlétisme est un sport populaire, bien médiatisé, qui véhicule une image positive liée à la santé, à la forme et à la jeunesse. Mais cette image est gravement salie lorsqu'elle est associée à l'industrie nucléaire, qui est directement responsable de pollutions radioactives et d’atteintes graves à la santé humaine. À proximité des installations nucléaires, des convois de déchets radioactifs ou des lieux de stockage de ces déchets, les populations, les travailleurs et l'environnement sont exposés à des radiations extrêmement dangereuses pendant des centaines de milliers d'années.

Au travers de ce partenariat financier avec AREVA, votre fédération se rend complice d'une tentative de banalisation qui cherche à rendre sympathique la plus dangereuse des activités industrielles. Combien de temps encore allez-vous laisser AREVA s'acheter une respectabilité en ternissant l'image et l'éthique de votre fédération, de nos athlètes donc de notre pays, et du sport en général ? Avant que l’athlétisme français ne soit irréversiblement sali, je vous demande d’arrêter au plus vite ce partenariat contre-nature avec AREVA.

Je vous adresse mes salutations les plus respectueuses,

Signez votre message avec vos nom, prénom et adresse

Les pollutions d’AREVA :

AREVA a abandonné des centaines de millions de tonnes de déchets miniers radioactifs en France. Ses usines de retraitement à La Hague (Manche) rejettent dans l’air et dans l'eau les plus importantes quantités de radioactivité au monde. AREVA transporte du plutonium, le matériau de la bombe A, sur toutes les routes de France et sur les océans. AREVA cherche à exporter son futur réacteur EPR, dont les experts soulignent différents défauts de sûreté et de sécurité. AREVA exploite des mines d'uranium au Niger, au Gabon et en Namibie, au mépris des populations locales, et dans des conditions sanitaires insupportables... AREVA nuit gravement à la santé comme à l'environnement.

Liens :
AREVA sponsorise l'athlétisme

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 881 associations,
agréée pour la protection de l’environnement
9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04 - France
Tél : 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04

Samedi 17 Avril 2010 Commentaires (0)

Peut-on prédire quel sera le climat dans les décennies futures? Il se pourrait que non, que cette impossibilité soit définitive parce que l'on touche à une limite de la science. Chacun pourra en juger par lui-même en réfléchissant et en combinant les textes ci-dessous. Les titres et les commentaires sont de l'auteur de ce blog.


Chaos déterministe et prévision du climat
Texte n° 1 : Des données élaborées et approchées

Le public sait-il que, jusqu'en l'an 2000, les moyenne annuelles des températures maximales quotidiennes enregistrées en France tout au long du XX° siècle indiquaient un refroidissement général de 1,2°C? Et que c'est à la suite d'un ensemble de rectification que les données indiquent désormais un réchauffement général? Il ne s'agit pas d'un secret : le travail de toilettage des données ( les météorologues utilissent aussi l'expression d'"homogénéisation") a été effectué au grand jour sur des bases statistiques.
Pascal Acot, Histoire du climat, du bing bang aux catastrophes climatiques, Perrin, Paris, 2° éd. 2009

Commentaire:
Contrairement à ce ce que l'on croit (ou que l'on fait croire) les données utilisées par les climatologues ne sont pas des données brutes, des résultats de mesures. Ces mesures sont traitées statistiquement et font l'objet d'une élaboration. Elles peuvent être sujettes à controverse. Ce qui explique qu'il peut exister des "climatosceptiques" qui ne sont ni des illuminés, ni des obscurantistes. Mais le point le plus important est que les valeurs obtenues sont approchées et imprécises. Ce ne peut être autrement : dès qu'il y a mesure, il y a erreur de mesure et donc approximation. Les calculs subséquents ne permettent évidemment pas de s'affranchir de cette approximation de départ.

Texte n° 2 : La sensibilité aux conditions initiales

Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l'Univers à l'instant initial, nous pourrions prédire exactement la situation de ce même Univers à un instant ultérieur. Mais, lors même que les lois naturelles n'auraient plus de secret pour nous, nous ne pourrions connaître la situation initiale qu'approximativement. Si cela nous permet de prévoir la situation ultérieure avec la même approximation, c'est tout ce qu'il nous faut, nous disons que le phénomène a été prévu, qu'il est régi par des lois ; mais il n'en est pas toujours ainsi, il peut arriver que de petites différences dans les conditions initiales engendrent de très grandes différences dans les phénomènes finaux ; une petite erreur sur les premières produirait une erreur énorme sur les derniers. La prédiction devient impossible.
Henri Poincaré, Science et méthode, 1908

Commentaire:
Voici un exemple de cette sensibilité aux conditions initiales qui empêche une prédiction bien que le système de lois soit déterministe :
"un météorologiste Edward Lorenz travaillait en 1961 sur la simulation du climat avec un modèle composé de douze équations linéaires. Il faisait traiter les données par ordinateur. Alors qu'il se proposait d'interpréter les résultats obtenus, il voulut élargir le calcul sur une période plus longue. Mais, au lieu d'introduire les données initiales, il ne retint faute de temps que les trois premiers chiffres après la virgule. Ayant dû s'absenter de son laboratoire en laissant travailler l'ordinateur, il eut la surprise de constater à son retour que les résultats n'avait plus rien à voir avec son premier calcul pour lequel il avait conservé cinq chiffres après la virgule. Certes, les prévisions à court terme coïncidaient approximativement, comme on pouvait s'y attendre, mais, peu à peu, les courbes divergeaient jusqu'à devenir tout à fait indépendantes. Il avait donc suffi d'une minuscule différence dans la description de l'état initial, pour que l'itération d'une douzaine d'équations linéaires conduisent à des prédictions divergentes. Le météorologiste avait produit de l'imprédictible à partir d'un modèle déterministe"
On touche là à une limite de la science. La précision des données initiales ne sera jamais parfaite et pour un système déterministe complexe cela interdit la prédiction. Dans le cas de la machine climatique nous avons un système très complexe. Dès lors, si l'on combine cette complexité au caractère approché des données qui fournissent les conditions initiales pour les modèles des climatologues et contre lesquelles ils les valident (texte n°1) le moins que l'on puisse dire est qu'il faut être prudent dans les prévisions concernant l'évolution du climat.

Texte n° 4 : Hier, on devait geler, aujourd'hui, on doit griller, demain?

En 1975 (...) quoique divisés sur les causes et l'intensité du refroidissement à venir, les scientifiques étaient alors quasiment unanimes comme ils le sont aujourd'hui. Certains préconisaient même de provoquer la fonte de la calotte arctique en modifiant son albédo par des épandanges de suie (...) Il convient d'ajouter que Newsweek évoquait, exactement dans les mêmes termes qu'aujourd'hui, les problèmes alimentaires qui ne manqueraient pas de se poser dans le futur ainsi que l'incapacité des dirigeants politiques à prendre les décisions urgentes qui s'imposaient.
Pascal Acot, Histoire du climat, du bing bang aux catastrophes climatiques, Perrin, Paris, 2° éd. 2009

Commentaire :
Sans commentaire.

Vendredi 16 Avril 2010 Commentaires (2)

Vous avouerez qu'il y a de quoi en faire tout un fromage, surtout si c'est un fromage d'appellation contrôlée!


Sans la campagne de sensibilisation organisée par Greenpeace, qui y aurait pensé? Mais oui, il peut y avoir des OGM dans votre fromage si la vache, la chèvre ou la brebis qui produit le lait est nourrie avec des OGM, par exemple du soja d'importation venant des Amériques. Il est majoritairement transgénique. Malheureusement, il n'y a aujourd'hui aucune obligation d'étiqueter les produits laitiers qui permettrait de savoir si les animaux ont été nourris avec des OGM. De telle sorte que nous ne pouvons savoir si, en dégustant de notre plein gré un morceau de camembert nous n'ingurgitons pas à notre insu des OGM.

L'enquête de Greenpeace

Greenpeace a réalisé son Guide des produits laitier(*) avec ou sans OGM à partir de l'examen du cahier des charges des produits labellisés et d'un questionnaire envoyé aux industriels de l'agroalimentaire afin de savoir si l'alimentation des troupeaux dont ils utilisent le lait contenait ou non des OGM. Trois cas de figures ont été distingués : soit le fabricant garantit qu'il n'utilise pas de produits issus d'animaux nourris avec des OGM, soit il a entamé une démarche pour exclure tout OGM de la nourriture des troupeaux qui lui fournissent le lait, soit il ne garantit rien ou n'a pas répondu (ce qui revient au même). Dans cette dernière catégorie entrent presque tous les fromages industriels dont on subit l'abêtissante publicité à la télé : l'Apéricube® des apéritifs joyeux, le Babybel® au rythme entrainant et pour prendre un dernier exemple particulièrement affligeant le Kiri® des gastronomes en culotte courte. Les fromages des marques des distributeurs sont, pour la plupart, dans le même lot.

Les labels sont-ils une garantie?

A côté de ces fromages, il y a les AOC ou AOP des connaisseurs... Ceux-là sont des produits du terroir, naturels. Il n'y a donc aucune crainte à avoir, n'est-ce pas? Eh bien, ça dépend ! Ces produits comme tous les AOP doivent respecter un cahier des charges. Or, selon l'enquête de Greenpeace, sur les quarante six AOP existants, il n'y en a que vingt et un dont le cahier des charges exclut totalement le lait d'animaux dont la nourriture contiendrait des OGM. Il y en a neuf qui ont pris l'engagement de le faire et les autres soit seize dont le cahier des charges ne contient aucun engagement. Pour ces AOP tout dépend de la volonté du producteur et de la zone d'approvisionnement en lait.
On ne pense pas souvent l'Île de France comme une région agricole, ce qu'elle est pourtant. Elle peut se prévaloir de deux fromages AOP, le Brie de Meaux et le Brie de Melun. Hélas, dans leur cahier des charges, il n'y a rien sur l'alimentation des troupeaux qui fournissent le lait. Le producteur est libre.
Label pour label, il y en a un qui offre une totale garantie sur ce point comme sur beaucoup d'autres, c'est le label AB, de l'agriculture biologique. Choisir des produits possédant ce label, c'est bon pour la Terre, les sols, l'environnement, la santé des animaux et bien sûr la nôtre.

Action...

►Vous aussi vous voulez barrer la route aux OGM, vous n'en voulez pas dans votre assiette pour votre santé et l'environnement,
►Rendez-vous sur le site de Greenpeace et téléchargez les guides qui vous permettront de donner la préférence à des produits sans OGM et signez la pétition en ligne demandant un moratoire sur tous les OGM.

(*) Greenpeace France

Jeudi 15 Avril 2010 Commentaires (0)

Au quotidien

C'est un itinéraire possible pour Dominique Strauss-Khan. Heureusement, il n'est pas certain. Ce n'est ni un écologiste, ni un homme de gauche même s'il est membre du PS et compte à l'intérieur de ce parti de nombreux partisans. En dehors, aussi d'ailleurs... C'est le socialiste préféré des électeurs de droite et le plus apprécié du CAC 40. Et pour cause!


À la fin d'un article du Monde daté du 1° avril 2010, on peut lire que le directeur du FMI, DSK, considère que l'économie roumaine « se porte bien pour l'instant » alors que dans le même article on venait d'apprendre que cette bonne santé était due à une politique « d'austérité » qui a entrainé le gel des salaires de la fonction publique, une explosion du chômage et une réduction des retraites. Dix mille cheminots sont licenciés , les agriculteurs crèvent la faim et les professeurs touchent un salaire moyen de 300 €. mais tout va bien aux yeux de DSK puisque l'économie roumaine va renouer avec la croissance.
Il faut dire que ce « banquier globe-trotteur du FMI » (selon l'expression d'Hervé Gattegno dans Le Point du 1° avril qui consacre sa une à DSK) ne peut avoir qu'une vision très lointaine et abstraite des difficultés de tous ces gens que la politique d'austérité imposée par le FMI jettent dans la misère.

Il passe Noël en famille dans son ryad de Marrakech où il côtoie le philosophe mondain à la chemise blanche au col toujours généreusement ouvert, BHL. Il parcourt le monde en 1° classe quand ce n'est pas en jet privé. Il savourerait sa vie washingtonienne et les égards dûs à sa fonction, du moins si l'on en croit ce qui, selon Le Point, se dirait à l'Élysée. Il a répondu aux ONG keynianes en colère « Quand on est malade, on doit suivre un traitement, mais on n'est pas obligé d'aimer son médecin » (cité par H. Gattegno, Le Point, 1/04/2010). Lorsque l'on sait en quoi consiste ces remèdes, une cure d'austérité avec des coupes sombres dans les budgets des services publics et sociaux, une telle répartie n'est pas de la malice comme l'affirme Gattegno, ou alors c'est de la malice au sens littéral ; en tout cas, c'est du cynisme.
Bref, DSK est un bon serviteur du capitalisme mondial qui le lui rend bien. Il n'est pas le mieux placé pour proposer une alternative réelle à la mondialisation actuelle.

Bonnet blanc et blanc bonnet

Si les informations du Point sont exactes (et elles le sont, j'ai effectué des recoupements) elles sont édifiantes. Ce socialiste le plus apprécié du CAC 40 aurait dans ses réseaux des dirigeants de banque, des PDG grassement payés et parmi eux H. Proglio « le patron qui fait scandale » (Le Parisien) entre autres choses pour ses salaires. On remarquera aussi que certains des amis et relations de DSK ne sont pas éloignés des cercles du pouvoir actuel en France. Il y aurait dans son réseau Stéphane Fouks, patron du groupe de communication Euro RSG qui appartient à Vincent Bolloré proche de Nicolas Sarkozy. Il y aurait aussi Alain Minc, le conseiller qui a en ce moment l'oreille du président de la République : « Sarkozy n'écoute que Minc et Guéant » titrait le même numéro du Point. Les amis de mes amis étant mes amis, il serait illusoire d'attendre de ce favori du CAC 40 une révision en profondeur du système, eldorado des spéculateurs, qui se nourrit des injustices, prospère grâce aux inégalités et conduit le monde à la catastrophe écologique.

Un ancien lobbyiste au service du nucléaire

Ce n'est pas parce qu'il se verdit en proposant la création d'un fond d'aide au « tiers-monde » pour qu'il s'équipe de technologies « non-polluantes » que DSK peut passer pour un écologiste. D'ailleurs, il tient peut-être le nucléaire comme l'une de ces technologies. Sa collusion avec le lobby du nucléaire est étroite et prouvée. Elle n'a d'ailleurs jamais été démentie par l'intéressé. (Cf. Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les vies cachée de DSK, Le Seuil, 2000, chapitre intitulé « Ministre privé »)

Vive la recherche en physique nucléaire financée par EDF

Sa conception de l'université mérite elle aussi d'être rappelée. « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs. » Libération, 19 septembre 2006, cité dans Wikipedia. Il est plus fort que Valérie Pécresse, DSK.
En matière économique, c'est un zélateur de la pensée unique, de la croissance à tout prix et il n'est pas à une pirouette près. Après avoir proposé d'instaurer la taxe Tobin sur les transactions en devises dans le programme électoral de Jospin dont il rédige la partie économique, il explique ensuite qu'elle est inapplicable!

DSK, président : non merci.

Il me paraît clair que les écologistes ne peuvent en aucun cas se retrouver derrière un tel candidat à la présidence de la République sans perdre leur crédibilité, leur âme et leur capacité d'agir. Et cela même au second tour, même pour faire échec à Sarkozy. Je ne vois qu'un cas de figure où l'on pourrait voter pour lui, qu'il soit opposé au second tour à un candidat d'extrême droite.

Lundi 12 Avril 2010 Commentaires (0)

Des surfeurs assidus m'ont conseillé de lire ce que l'UMP fontenaisienne et ses leaders écrivaient sur leurs blogs.
Surprise....


A la lecture des blogs des leaders de l'opposition municipale UMP, on pourrait croire que la majorité municipale est sur le point d'exploser. Disons le tout de suite, ce n'est pas le cas. On comprend bien que cela ouvrirait des perspectives et serait réconfortant pour elle. Depuis bien longtemps, l'UMP, sous ce nom ou sous d'autres, n'a pas su faire l'union dans ses propres rangs et encore moins rassembler autour d'elle. D'ailleurs, aujourd'hui encore, ses leaders se disputent par blogs et site interposés au grand dam de ses adhérents et sympathisants .


Entre la gauche et les écologistes, il y a des différences et donc parfois des désaccords. Les taire, serait nuisible à la majorité et malhonnête vis-à-vis de la population. Un désaccord sur une question donnée ne signifie pas nécessairement que la coalition majoritaire est sur le point d'exploser. Tout dépend de l'objet du désaccord et de la fréquence des désaccords.
En l'occurrence, l'UMP glose sur ma prise de position sur les deux étages de parking que l'on creuse sous le marché. J'étais et je reste opposé à la construction de ce parking pour des raisons que j'ai exposées dans un article de cette rubrique (cf.Le parking du marché). Pour le reste le projet me convient parfaitement. Et il y a beaucoup d'autres choses qui me conviennent aussi dans d'autres domaines. Pour ce qui concerne l'environnement, mon domaine de compétence, j'ai pu réaliser pas mal de choses et je pense pouvoir encore en réaliser d'autres. Dans l'ensemble le programme qui est la base de notre accord est appliqué. Ce désaccord ponctuel n'est donc pas à mes yeux un motif suffisant de rupture.
L'UMP voit aussi des désaccords où il n'y en pas. Où donc, ses blogueurs ont-ils été chercher qu'entre le maire et sa majorité, il y avait eu divergence sur la question des impôts, des réunions tendues? La réunion au cours de laquelle nous avons décidé de ne pas augmenter les taux des impôts locaux a été, au contraire particulièrement détendue car nous étions tous, le maire et sa majorité sur la même longueur d'onde. On a envisagé la question sur toutes les facettes pour être bien sûrs que c'était possible sans obérer la situation dans l'avenir.
Pour étayer sa fable des tensions graves au sein de la majorité municipale, l'UMP s'appuie aussi sur l'intervention faite par Jean-Jacques Fredouille au nom du groupe Les Verts à propos du budget, notamment lorsqu'il déclare : « Nous le voterons donc (le budget), mais nous tenons à bien préciser qu'à l'avenir seuls les projets où ces critères écologiques seront pris en compte d'une façon importante auront notre approbation totale ». Ce n'est ni une menace, ni l'expression d'une tension au sein de la majorité, c'est une précision. De même qu'avec le PS et la gauche, nous souhaitons que les résultats des élections régionales soient pris en compte par le président de la République, nous souhaitons que les résultats des élections récentes et notamment les résultats que font les écologistes sur la ville soient pris en compte lors des arbitrages et pour la définitions des priorité de nos actions futures. Ce qui est la moindre des choses et qu'explicite bien la suite de la déclaration de Jean-Jaques : «  Les élections successives ont montré que les écologistes au sens large représentaient une force importante sur la ville. Il serait temps de prendre vraiment au sérieux leurs aspirations. Quant à nous, notre devoir est d'y veiller car nous en sommes les représentants.  » Il est évident que l'on n'est pas dans la même situation que celle où nous étions lorsque nous pesions 6% . Nous en pesons maintenant 18 aux régionales et nous sommes arrivés en tête des formations composant la majorité municipale lors des élections européennes de Juin dernier. Nos partenaires doivent en tenir compte. Bien sûr, s'ils ne le faisaient pas, il y aurait tension au sein de la majorité. Mais pourquoi n'en tiendraient-ils pas compte?

Dimanche 11 Avril 2010 Commentaires (0)

Beaucoup de documents concernant ce projet territorial de développement durable sont en ligne sur le site de Sud de Seine. www.suddeseine.fr.
Pour mettre en perspective cette réalisation et ces documents, voici un extrait de mon intervention de présentation du projet.


Ayant présidé puis coprésidé le comité de pilotage du Projet territorial de développement durable, je voudrais noter qu’il est presque terminé, il faut ajuster quelques points techniques, préciser les fiches d’actions, formuler des indices pour obtenir un tableau de bord applicable. Mais avant tout, je voudrais remercier à nouveau les habitants qui se sont impliqués soit dans les forums, soit dans la rédaction des fiches d’actions, très bien faites. Mes remerciements vont également au Conseil de développement durable, à son Président, M. HANNOTIAUX, aux membres du Comité de pilotageassidus, aux élus de ce Comité, aux services et particulièrement à notre Directeur général fidèle à toutes nos réunions qui nous a assistés par ses conseils éclairés, notre chargée de mission, Audrey-Luce JEROME qui a pris la relève au pied levé et avec compétence. Elle n’a pas ménagé ses efforts, ce qui nous a permis de tenir les délais.
Ce projet territorial de développement durable est (enfin) terminé, son élaboration a été longue, notamment la phase diagnostique puisqu’il a fallu changer de bureau d’études ; puis nous avons dû interrompre la consultation pendant la période électorale ; ensuite notre volonté de mener un réel travail participatif, une véritable co-élaboration avec les services, les élus, le Conseil de développement durable, les habitants exige du temps. Ce soir, nous vous soumettons donc le résultat d’un travail collectif. Naturellement, le bureau d’études a rédigé le texte, mais les véritables auteurs, concepteurs sont tousceux que je viens d’énumérer.
Par ailleurs, l’entreprise était originale dès le départ. Il s’agit de réunir dans un seul document le Projet de territoire et un Agenda 21. Cette démarche visait à concrétiser un principe fondateur de notre Communauté d’agglomération : une éco-communauté. (...)
Certaines actions sont déjà lancées, d’autres sont nouvelles. L’intérêt est de construire un ensemble cohérent (en effet, on n’a pas attendu le Projet de développement durable pour commencer à travailler), susceptible d’être suivi et évalué à partir des indices des fiches d’actions.
L’ensemble fait l’objet d’un programme tri-annuel de réalisation et d’un chiffrage. Les actions prévues en 2010, y compris les actions nouvelles, sont financées ; il ne s’agira donc pas de simple affichage. Nous avons d’ailleurs anticipé la réalisation de ce projet, en mettant déjà en œuvre le bilan carbone. Bref, une page commencée en 2006 se tourne ; une autre s’ouvre, notre projet me semble bon, il s’agit dele réaliser : nous sommes enfin dans le concret.

Vendredi 9 Avril 2010 Commentaires (0)

Le chantier du marché est arrêté depuis la mi-février. En creusant pour construire deux étages de parking, les ouvriers ont découvert des galeries que les sondages n'avaient pas révélées. Il faut les combler en injectant du béton. Les deux étages du parking coutaient déjà très cher.....


Quand on aime , on compte pas

Ils seront encore plus chers sans même parler du coût d'arrêt du chantier qui ne devrait pas être supporté par la ville. Le Dieu Bagnole a toujours exigé des sacrifices démesurés et des offrandes hors de prix. Mais quand on aime, on ne compte pas.
J'étais le seul des élus de la majorité municipale à soutenir qu'il ne fallait pas construire de parking sous, sur ou à côté de la halle. J'estimais qu'il fallait trouver des solutions innovantes et durables (pour employer un mot dont tout le monde se gargarise) au transport des courses et à la desserte du marché en faisant appel à l'imagination des élus et des habitants tout en allant voir comment des villes pilotes en Europe procédaient. Évidemment, je n'ai pas été suivi. Inutile de dire que cela ne m'a pas surpris. Et voilà encore 320 000 € qui viennent encore alourdir la facture pour ces deux étages de parking.


Rêvons un peu

Rêvons un peu... De telles sommes investies dans les économies d'énergie et les énergies solaires auraient permis des travaux d'isolation sur tous les bâtiments communaux, en commençant par ceux dont la chaleur fuit de tout côté. On pouvait aussi équiper ceux qui s'y prêtent en solaire thermique ou photovoltaïque. Ce n'est hélas qu'un rêve.

Pour obtenir quelques centaines d'euros pour du solaire, il faut batailler ferme, surmonter des a priori idéologiques et des objections pseudo-techniques, démontrer qu'il y aura des retours sur investissement à des gens devenus brusquement très sourcilleux et soucieux des deniers publics. Ce ne peut être pour le moment qu'un rêve car dans une majorité composite, un écologiste ne pèse que ce que pèsent les résultats électoraux des partis écologistes. Jusqu'à l'année dernière, ce n'était pas très lourd. Aujourd'hui, il y a du mieux. Mais, hélas, la décision de créer ces deux étages de parking ne datent pas d'hier.

Vendredi 9 Avril 2010 Commentaires (0)

La France des régions est bien repeinte en rose mais c'est grâce au vert d'Europe Écologie et cela devrait se traduire dans la constitution des exécutifs régionaux. Cela n'est que justice. Les aspirations à un meilleur environnement, la prise de conscience de la nécessité de vivre autrement si l'on veut survivre, tout cela a joué.


C'est vrai pour toutes les régions, mais c'est encore plus vrai pour l'Ile de France et dans l'Ile-de-France pour le département des Hauts-de-Seine. Sans l'union du PS et d'Europe Écologie, il n'y aurait pas eu ce « séisme dans le fief du président de la république », pas de « vote historique » pour reprendre les termes du Parisien.
Séisme politique et vote historiques ont eu comme condition nécessaire l'union des principales forces de gauche avec les écologistes, des écologistes largement ouverts à la société civile et réunis sous le drapeau d'Europe Écologie. Ce qui s'est passé, ce n'est donc pas une victoire de la gauche....

c'est une victoire de la gauche et des écologistes. Il ne faut pas oublier ces derniers ni les dissoudre dans la gauche. Tous les écologistes n'ont pas la même conception du monde mais ces visions du monde sont des espèces d'un même genre tandis que les visions du monde des gauches sont d'une autre famille. Le socialisme réel n'étant plus qu'un mauvais souvenir, les écologistes et la gauche peuvent s'allier parce qu'ils partagent des exigences et des valeurs communes et qu'il y a des convergences programmatiques bien que les programmes des uns et des autres se fondent sur des principes différents.
Il faut bien avoir en tête cela pour comprendre pourquoi les écologistes sont soucieux de revendiquer la part qu'ils ont prise dans cette « victoire électorale », leur volonté de ne pas être oubliés ou pris pour ce qu'ils ne sont pas. Le PS en particulier doit surmonter ses tendances hégémoniques s'il veut que nous vivions en bon accord avec lui. François Hollande au lendemain du second tour parlait de rassemblement autour du PS. Je crois qu'il fait fausse route. Il ne s'agit pas de se rassembler derrière le PS mais d'envisager des modalités d'alliance ou d'union sur la base d'une plateforme programmatique satisfaisante car il ne s'agit pas simplement de chercher à prendre le pouvoir, d'alternance mais de réaliser les transformations nécessaires de nos modes de consommer et de produire.

Mardi 23 Mars 2010 Commentaires (0)
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