Mercredi 5 novembre, dans le cadre de manifestations organisées par la FNSEA de nombreuses exactions ont été commises sans que, à de rares exceptions près, les forces dites de l’ordre soient intervenues. Les interventions plutôt molles qui ont eu lieu n’ont guère empêché ces exactions. Globalement on peut considérer que les pouvoirs publics ont laissé faire.


Toulouse : Lisier et fumier recouvrent le local d'Europe-Écologie-Les Verts
Toulouse : Lisier et fumier recouvrent le local d'Europe-Écologie-Les Verts
L’ordre républicain tant vanté par Manuel Valls lorsqu’il s’agit des occupations zadistes non-violentes ne régnait guère dans les rues des villes où manifestait la FNSEA et les valeurs de la République si chères à son cœur étaient étouffées sous les immondices déversés par les manifestants : préfectures et divers bâtiments administratifs ont eu leurs façades arrosées de purin, leurs accès murés, leurs vitres cassées à coup de pommes de terre. Dans les rues recouvertes de fumier et de légumes pourris auxquels étaient mêlés des animaux morts, l’odeur était pestilentielle !
À Toulouse, les vandales de la FNSEA s’en sont pris aussi au local d'Europe-Ecologie-Les Verts. Du fumier et du lisier ont été déversés sur les vitrines et devant la porte. Le maire UMP de Toulouse a lui déploré un "acte crétin" : « Je condamne l'acte crétin de quelques extrémistes qui ont déversé du fumier sur la vitrine d'EELV midi py. La démocratie exige du respect! » Intéressant ! Les syndicalistes de la FNSEA seraient donc des extrémistes pour ce maire? Trop « bon prince », Europe-Ecologie-Les Verts condamne fermement mais ne porte pas plainte!

Le silence assourdissant du PS et de la droite

Mais le pire, ce fut la torture de ragondins jetés vivants par-dessus les grilles de la préfecture de Nantes, aspergés de peinture rose, roués de coups de pied avant que certains d’entre eux soient écrasés sous les roues de tracteurs.
Mardi 11 Novembre 2014 Commentaires (0)

Les politiciens de tout bord, EELV compris, ont condamné « fermement » les « violences » qui se sont produites lors de manifestations en hommage à Rémi Fraisse. Il ne s’agit pas bien entendu des « violences » commises par les forces dites de l’ordre mais de celles de groupes de manifestants. Or la seule violence condamnable dans l’affaire du barrage de Sivens et des manifestations qui en ont suivi, c’est la violence d’État.


Assassinat de Rémi Fraisse : seule la violence d’État est à condamner !
Il est légitime que le porte-parole de France Nature environnement déclare que la lutte contre le barrage de Sivens et autres projets inutiles doit revêtir des formes non-violentes, que c’est de cette façon que doit être continué le combat de Rémi Fraisse qui était non-violent, que c’est la bonne façon de respecter sa mémoire. Mais que dire lorsque c’est un Manuel Valls ou un Bernard Cazeneuve qui ont le culot d’affirmer que les manifestants salissent la mémoire de ce jeune homme alors qu’ils sont largement responsables des agissements des gendarmes mobiles qui l’ont tué, alors qu’ils refusent de mettre en cause ces gendarmes et leurs chefs, alors qu’ils clamaient à l’Assemblée nationale que les forces dites de l’ordre n’avaient rien à se reprocher bien qu’ils aient su depuis le début que c’étaient les gardes mobiles qui l’avaient tué? Ils n’ont aucune légitimité pour tenir de tels propos ! C’est leur hommage de tartuffe qui est abject et salit la mémoire du jeune botaniste ! Un hommage qui leur sert aussi à justifier la répression qu’ils continuent d’ordonner contre ceux qui manifestent contre ce meurtre tandis que Bartolone invente un règlement qui n’existe pas pour refuser la minute de silence en l’honneur de Remi Fraisse demandée par Cécile Duflot à l"Assemblée nationale.
La cause première de la mort de Rémi Fraisse, ce sont eux, c’est l’État PS qui veut empêcher à tout prix qu’au Testet, se crée un nouveau «Notre Dame des Lande». À tout prix, c’est-à-dire en usant de la violence d’état. C’est cette violence qu’il faut d’abord dénoncer lorsqu’elle est utilisée à Sivens ou ailleurs pour que des aménageurs puissent pratiquer la politique du fait accompli. Ce qui fut le cas pour un autre barrage agricole dans le Tarn, celui de Fourogue, déclaré illégal une fois sa construction achevée. Dans ce cas, cette violence d’état n’a plus rien de légitime. Il s’agit bien alors d’une violence tyrannique – ou « hégémonique » comme la qualifie les militants les plus radicaux. C’est cette violence qu’il faut condamner. Elle suscite une résistance légitime, une contre-violence qui peut conduire à des affrontements avec les forces dites de l’ordre.
Lundi 10 Novembre 2014 Commentaires (0)

Après Vital Michalon 31 ans, tué par les CRS le 31 juillet 1977 lors de la grande manifestation contre Superphénix, après Sébastien Briat, 22 ans, décédé le 7 novembre 2004 sur la voie Paris-Strasbourg, écrasé par un convoi de douze wagons chargés de déchets radioactifs alors qu’il se préparait à s’attacher sur les rails pour le bloquer, Rémi Fraisse, 21 ans, est mort au Testet dans la nuit du Samedi 25 au Dimanche 26 vraisemblablement tué par l’explosion d’une grenade tirée par les gendarmes mobiles lors de manifestations contre le barrage de Sivens. Aucun de ces jeunes ne méritait de mourir, eux qui défendaient la vie. Le fascisme d’état a une nouvelle victime à son lourd passif et, cette fois, c’est de l’état PS qu’il s’agit !
Mais faut-il s’en étonner ? En 1985, le photographe Fernando Pereira, 35 ans, était tué dans l’attentat contre le bateau de Greenpeace, le Rainbow Warrior, opération menée par Charles Hernu Ministre de la Défense, avec l'autorisation explicite de François Mitterrand. C’était déjà le PS !
L’enquête fera peut-être la lumière sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse sauf si cette lumière est étouffée par la Raison d’Etat mais d’ores et déjà, j’accuse !


J’accuse les forces dites de l’ordre qui sévissent depuis de longues semaines sur le site ;

J’accuse leurs chefs qui au mieux ont laissé faire, au pire ont ordonné leurs débordements de violence ;

J’accuse la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) du massacre d’une zone humide de 41 ha, l’une des dernières du département, un véritable crime contre la Nature (la biodiversité), un site « riche de 82 espèces animales protégées situé en partie sur une ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique)comprenant 343 espèces végétales et 27 habitats dont certains sont des habitats prioritaires de la directive habitat » (Avis défavorable du Conseil National pour la Protection de la Nature)

J’accuse la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne de pratiquer la politique du fait accompli grâce à la protection de la force répressive de l’Etat en déboisant à toute allure le site sans avoir obtenu d’autorisation préalable de défrichement, en toute illégalité donc ;
J’accuse la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne d’accélérer grâce à la protection des Gendarmes Mobiles les travaux pour rendre irréversible la construction de ce barrage qui a pourtant toutes les chances d’être jugé illégal par la justice ;

J’accuse le Préfet du Tarn d’envoyer les forces dites de l’ordre pour permettre les agissements des entreprises travaillant pour la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne ;

J’accuse le premier ministre Valls, son ministre de l’intérieur Cazeneuve, son ministre de l’agriculture Le Foll, son ministre de l’écologie Royal sans l’aval desquels le préfet du Tarn ne pourrait pas mobiliser ses forces dites de l’ordre pour empêcher les opposants au barrage d’occuper le site pour faire respecter la loi et attendre les décisions de justice ;

Enfin et non des moindres, j’accuse le président du Conseil général du Tarn Carcenac (PS) qui porte la principale responsabilité de ce projet de barrage en tant qu’instigateur du projet et maitre d’ouvrage,

J’accuse Carcenac pour son refus de tout dialogue, de tout débat avec les opposants, débat que certains des opposants tentent d’obtenir en faisant la grève de la faim, une grève qui dure depuis plus de 50 jours,

J’accuse Carcenac pour son obstination à vouloir réaliser ce barrage quoi qu’il en coûte à l’environnement, à la Nature et aux Hommes !

Ni oubli, ni pardon !

Lundi 27 Octobre 2014 Commentaires (0)

Bernard Cazeneuve, l’actuel ministre de l’Intérieur vient de publier un communiqué scandaleux à propos de la mort de Rémi Fraisse lors des manifestations de Samedi dernier contre la construction du barrage de Sivens au Testet.
Le communiqué s’intitule «Incidents en marge du rassemblement d'opposants au projet de barrage de Sivens ». Pour Cazeneuve la mort d’un jeune défenseur de la Nature est un « incident ». C’est honteux ! Un peu compassion et d’humanité, Cazeneuve !


Outre la tirade obligée stigmatisant les ‘casseurs’, Cazeneuve justifie sans état d’âme les agissements des forces dites de l’ordre dont il est le chef. Il oublie de dire que les forces de l’ordre sont sur le site pour couvrir les exactions de la Compagnie d’Aménagement des Côteaux de Gascogne (CACG) : défrichement illégal, politique du fait accompli de construction d’un barrage qui a toutes les chances d’être illégal.
Il oublie aussi de dire que si violence il y a, la faute en incombe largement au président du Conseil Général du Tarn qui refuse de dialoguer avec les opposants, des opposants essentiellement pacifistes dont quelques-uns sont en grève de la faim depuis plus de cinquante jours pour obtenir un débat public et contradictoire sur ce projet.
En soutenant l’obstination insoutenable de ces potentats locaux, celle de son premier Ministre pour un barrage à l’impact dévastateur sur la Nature, hors de prix eu égards ses dimensions et les services rendus, Cazeneuve est bien mal placé pour donner des leçons de responsabilité aux associations et responsables politiques.
Cazeneuve parle d’un état de droit mais où est-il cet état de droit lorsque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne, sous la protection des Gendarmes Mobiles et des CRS, défriche sans en avoir fait la demande préalable, en toute illégalité donc, un site classé pour la protection de l’écologie de la flore et de la faune ? C’ n’est plus un état de droit, c’est une république bananière !
Son communiqué n’est d’ailleurs pas exempt d’affirmations fausses. Ce sont les manifestants qui ont balisé le lieu pour permettre les investigations de la police scientifique. Ils ne se sont pas opposés à l’accès des enquêteurs au site. Ceux-ci ne sont pas venus. En outre les opposants ont affirmé publiquement vouloir collaborer avec eux pour que la lumière soit faite sur la mort de Rémi Fraisse. Tous redoutent que le Gouvernement tente d’étouffer l’affaire ou, à tout le moins la fasse traîner en longueur.
NI OUBLI, NI PARDON !

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Le communiqué du ministre de l'Intérieur est consultable ici
Lundi 27 Octobre 2014 Commentaires (0)

20 % des agriculteurs touchent 80 % de l'argent de la PAC alors que les maraîchers, les arboriculteurs ou les viticulteurs ne touchent aucune aide!
Avec les arbitrages de Le Foll, il n’y aura plus aucune aide pour les éleveurs qui ont moins de 10 vaches, pour ceux qui ont moins de 50 moutons, pour les apiculteurs ayant moins de 70 ruches . Ainsi en ont décidé Stéphane Le Foll et le gouvernement qui se montrent une fois de plus aux ordres de la FNSEA !


Devant la Ferme des Bouillons
Devant la Ferme des Bouillons
Les petites fermes condamnées par le gouvernement socialiste ?

Cela revient à supprimer toute aide PAC (Politique agricole commune) aux petites fermes. C’est les condamner à mort à terme, ce que veut, en fait laFNSEA au prétexte d’une « professionnalisation » de l’activité agricole. Les gigantesques élevages hors sol comme les usines à lait de « la ferme des mille vaches » ou les projets d’usines à pondre de 250 000 poules sont les modèles de cette prétendue professionnalisation dont ce syndicat est l’ardent défenseur. Il s’agit d’une évolution que le Gouvernement actuel soutient, un modèle qu’il cherche à appliquer malgré ses beaux discours sur l’agroécologie. En témoigne la manière dont les forces dites «de l’ordre» agissent pour permettre la création d’un barrage devant irriguer la grande culture industrielle de maïs dont la destination principale est l’engraissage d’animaux transformés en machine à produire de la viande ou du lait des élevages concentrationnaires en batterie.
Samedi 25 Octobre 2014 Commentaires (0)

Voici le communiqué publié hier, Mercredi 22 octobre 2014


Communiqué de Mme Ségolène Royal
Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

Comme je m’y suis engagée suite aux controverses qui ont eu lieu lors du démarrage des travaux de construction du barrage de Sivens, dans le Tarn :

j’ai nommé le 8 septembre dernier, en accord avec M. Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn et M. Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées, une mission d'expertise sur ce projet controversé,

les conclusions des experts Nicolas Forray et Pierre Rathouis ont été rendues,

j’ai demandé au Préfet du Tarn d’organiser dans le courant de la semaine prochaine une réunion de restitution de ces conclusions par les deux experts.

Jeudi 23 Octobre 2014 Commentaires (0)

À l’occasion de ces sommets, on nous montre de belles vaches et d’imposants taureaux Salers ou Aubrac dont on se vante d’avoir sauvé les races, de jolis moutons, chèvres et chevaux mais personne n’évoque la façon dont ces bêtes sont transportées et sacrifiées dans les abattoirs. Ce qui importe, c’est le prix du kilo de « carcasse ». Pourtant les abattoirs et le transport d’animaux vifs ne sont pas et n’ont pas toujours été exemplaires, y compris dans la bientôt défunte Région Auvergne qui veut que ce sommet demeure sur ce qui fut son territoire. Lors de la dernière édition, le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a été chahuté pendant sa visite par des éleveurs. Il leur fait pourtant beaucoup de concessions. Il annonce la mise ne place d’un « Comité export » pour favoriser les exportations de viande et d’animaux vifs à l’étranger. Il n’a bien entendu pas dit que cela se ferait en enfreignant les règles de la protection animale. C’était inutile de le préciser, les éleveurs, les grossistes en viande de boucherie, tous le savaient !


Ces questions que l’on n’aborde pas lors des sommets de l’élevage à Clermont-Ferrand – Cournon
En Auvergne comme ailleurs dans l’hexagone…

Le livre de Jean-Luc Daub, Ces bêtes qu’on abat – Journal d’un enquêteur sur les abattoirs français (1993 – 2008) paru chez L’Harmattan nous fait pénétrer dans le monde des abattoirs, lieux où ces magnifiques bêtes que l’on exhibe finissent leur vie d’une façon souvent lamentable. Voici deux de ses constats qui montrent qu’en Auvergne, comme ailleurs, il y a des abattoirs qui s’assoient sur la réglementation et traitent les bêtes de façon inhumaine avec la complicité tacite du Ministère de l’Agriculture.

« Dans un autre abattoir du Puy-de-Dôme, il en était de même concernant l’abattage rituel musulman. Les moutons étaient suspendus par une patte arrière à plusieurs mètres du sol, le rail de suspension étant très haut. (Suspendre ainsi les animaux pour les abattre est interdit). Les moutons étaient égorgés loin de l’enclos de départ. Ils se débattaient tout au long du parcours. De plus, le poste de saignée était très en hauteur. Les deux sacrificateurs n’étaient pas en règle concernant leur agrément. » L’abattage normal ne se déroulait pas mieux : « En abattage classique, l’employé était seul à effectuer l’acheminement, la suspension et l’étourdissement. Il accrochait les moutons sur la rampe de montée, se saisissait de la pince électrique qu’il appliquait en même temps que les moutons étaient tirés en hauteur par la rampe. Dans l’ensemble, les moutons étaient suffisamment étourdis, mais certains avaient tendance à se réveiller une fois arrivés au poste de saignée, qui se trouvait très loin du poste d’étourdissement. Quant à la formation obligatoire du personnel concernant la protection des animaux au cours de l’abattage, rien n’avait été mis en place ainsi que me l’on dit les employés eux-mêmes. »
Les choses ont-t-elles changé depuis l’inspection de cet abattoir ? On peut en douter si l’on en juge par la réponse adressée à l’auteur par le bureau de la protection animale du Ministère de l’Agriculture, une réponse « laconiquement administrative » selon les termes de l’auteur : « Les problèmes d’hygiène de l’établissement sont prioritaires sur la protection animale, aucune action ne pourra être prise par le Bureau de la Protection Animale. (…) Les conséquences d’une fermeture seraient trop importante pour la situation économique générale ». (p. 138, souligné par moi JFD)
Samedi 18 Octobre 2014 Commentaires (1)

Déplorable épilogue d’une chasse à courre à Prémontré dans l’Aisne : un cerf est achevé à coup de fusil dans un jardin devant habitants et villageois excédés. Protégés par les gendarmes les veneurs emportent le cadavre de cette malheureuse bête. C’est une honte !


Chasse à courre : un cerf abattu à coup de fusil dans le jardin d’une maison !
Le 14 octobre, à Prémontré dans l’Aisne, un cerf, qui était poursuivi par un groupe de chasseurs à courre, a tenté d’échapper à la meute en sautant un talus. Il est retombé dans un jardin d’une maison. Les veneurs sont survenus presque aussitôt et ont abattu l’animal d’un coup de fusil malgré une vive opposition des habitants et des défenseurs des animaux qui eux aussi sont arrivés rapidement sur les lieux. Les veneurs qui se croient tout permis sous prétexte qu’ils chassent ont été pris à partie par des habitants en colère qui ne supportent plus leur mépris et leur arrogance, d’autant que tirer au fusil, à quelques mètres des maisons, leur fait courir un réel danger. Dans la bousculade qui a suivi, les veneurs ont proférés des menaces à l’égard notamment des défenseurs des animaux.
Une fois de plus l’État a volé au secours des massacreurs. C’est sous leur protection que les veneurs ont pu sortir du jardin le cadavre du cerf et récupérer leur butin : c’était un magnifique 14 cors.
Cette forme barbare et cruelle de chasse se déroule chaque mardi et samedi autour du village de Prémontré. Les habitants en ont assez de supporter cette pratique moyenâgeuse issue des temps seigneuriaux.
L’association de protection animale « Droit de vivre02 » a décidé de déposer plainte pour tir à balle réelle à proximité d’habitations et menaces.
La majorité des pays européens ont interdit cette forme de chasse. La France, encore une fois à la traine, se singularise comme le pays de la souffrance animale.
Faites pression sur le député de votre circonscription et sur les leaders des partis politiques. Il faut une loi pour abolir la chasse à courre.
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Les articles de la presse locale :
L'Aisne Nouvelle ici
L'Union - L'Ardenais ici

Le communiqué du RAC ici
Jeudi 16 Octobre 2014 Commentaires (0)

Au moment où l’on débat à l’Assemblée nationale de la loi sur la transition énergétique et où l’on va encore nous bourrer le mou avec la promotion de l’éolien industriel prétendu «énergie propre», il n’est pas inutile de relire certains passages du rapport d’activité 2013 du Service central de prévention de la corruption (SCPC) qui dénonce des prises d’illégales d’intérêts de la part d’élus locaux, maires ou conseillers municipaux de petites communes rurales, des pressions qu’exercent sur eux les industriels du vent. Plus grave encore le SCPC fait planer sur l’éolien des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent sale. Il suggère de tirer cela au clair par une « étude » qui ressemble fort à une enquête.
Ce rapport est paru fin juin au début de la période de torpeur estivale et n’a pas bénéficié de toute l’attention qu’il méritait. En voici donc les extraits concernant l’industrie éolienne, ses mauvaises manières et les tentations qu’elle induit chez certains élus. Ils apparaissent au chapitre 2, p. 119 et suivantes.


Le texte cité est retranscrit en caractères droits. J’en ai souligné certains passages en les inscrivant en caractères gras. Les intertitres sont ceux qui figurent dans le texte. Entre parenthèses et en italique, j’ai ajouté quelques commentaires ou précisions.

Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant des élus locaux.

Le SCPC (Service central de prévention de la corruption) est en effet destinataire, pour information, d’un nombre croissant de procédures engagées par des associations qui font état de dérives graves entraînant des recours devant les juridictions administratives et de plaintes déposées auprès de plusieurs parquets.
Ce phénomène d’ampleur semble concerner une grande partie du territoire national.
Dans le cadre d’une demande de concours visée à l’article 1 de la loi n°93-122 du 29 janvier 1993 instituant le Service, le SCPC a même été consulté sur cette problématique par l’autorité judicaire qui sollicitait son analyse à l’occasion d’une affaire en cours.
L’ingérence des élus peut être constituée à différentes étapes de la procédure d’implantation des éoliennes (zone de développement éolien, permis de construire...)

À la lecture des procédures qui lui ont été communiquées ou pour lesquelles son avis a été sollicité, le SCPC a pu relever qu’il ne s’agissait pas toujours de simples négligences, mais parfois d’agissements délibérés, leurs auteurs étant motivés par les revenus substantiels tirés de l’implantation d’éoliennes sur des terrains leur appartenant et par un régime fiscal favorable.
Jeudi 9 Octobre 2014 Commentaires (0)

Tel est le titre du nouvel ouvrage de Fabrice Nicolino. Ce livre est une enquête redoutable sur l’invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement. Un livre à lire et à faire lire !


Un empoisonnement universel
Les enquêtes de Fabrice Nicolino sont toujours instructives et passionnantes. Elles mettent au jour des faits qui sont en général passés sous silence, ignorés ou cachés. Ce sont aussi des actes militants par ce qu’elles dénoncent et parce qu’elles donnent envie d’agir. Voici le texte qui figure au dos du livre (quatrième de couverture). Il vous donnera un aperçu du contenu.

C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés des millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ?

Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comment les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ?

Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.

(Les liens qui libèrent éditions, broché, 448 pages, ISBN-13: 979-1020901378, 23€ – parution le 17 septembre)
Vendredi 12 Septembre 2014 Commentaires (0)
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