L’annulation du Schéma Régional Eolien (SRE) de l’ancienne région Auvergne par la Cour administrative d'appel de Lyon ne remet pas directement en cause les projets de construction d’éoliennes sur le territoire auvergnat. C’est tout de même une bonne nouvelle. Cette annulation et intervient après l’annulation de dix autres schéma régionaux (Pays de Loire, Aquitaine, Basse Normandie, Bretagne, Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Paca et Rhône-Alpes). Et dans tous les cas, c’est pour le même motif «absence d'évaluation environnementale préalable».


Le Schéma est annulé parce que selon les termes du jugement, n’ont été pris en compte  ni « le principe de participation du public aux décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement », ni « l’impératif de préservation de la sécurité publique, des paysages, de la biodiversité, des monuments historiques et des sites remarquables et protégés du patrimoine archéologique » !
De tels attendus sur un jugement devraient être de nature à interpeler tout écologiste digne de ce nom. Il devrait s’indigner du fait que ce jugement n’aura pratiquement aucun effet pratique. Comme les schémas en question ne sont que des recommandations, leur annulation n’entraînent pas une remise en cause des projets en cours, notamment dans les parcs naturels régionaux où les promoteurs ont fait pression pour qu’il soit possible d'implanter des usines d'aérogénérateurs improprement et trompeusement appelées "fermes d'éoliennes".
Le silence d’EELV comme celui de France Nature Environnement ou de la LPO deviennent assourdissants.
 
Dimanche 22 Mai 2016 Commentaires (0)

Au quotidien

Résorber le chômage par la diminution du temps de travail : c'était déjà le mot d'ordre de la CGT en 1936...


Appel à la manifestation du 1 mai 1936
Appel à la manifestation du 1 mai 1936
Samedi 30 Avril 2016 Commentaires (0)

À Toulouse, la répression contre les opposants au barrage de Sivens se poursuit dans un grand silence médiatique. En voici un nouveau cas.
Mais peut-on s’attendre à autre chose avec des grands médias chiens de garde aux ordres et avec la dérive totalitaire de l’état PS des Hollande, Valls, Urvoas, et autre Cazeneuve ? Ceux-ci se gardent bien de sévir vraiment contre les agriculteurs casseurs et voyous lors de manifs pour le moins "musclées". À Sivens, leur aide leur a été bien précieuse pour combattre la ZAD comme l'a si justement relevé Reporterre.


Le Collectif « Tant qu’il y aura des Bouilles » communique :
 
« Guillaume a subi, comme beaucoup d'autres, la répression policière des mouvements d'indignation faisant suite aux événements de Sivens et au meurtre de Rémi. Il plaidait non coupable des faits qui lui étaient reprochés, mais fut condamné (à trois mois de prison avec sursis, plus dommages et intérêts pour les parties civiles) pour le délit de violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, et n'a pas pu faire appel de son jugement.
 
Pour cela, la loi le somme de se soumettre au prélèvement biologique qui permettra d'établir son profil génétique et de l'inscrire au FNAEG (Fichier National Automatisés des Empreintes Génétiques), et ce pour une durée minimale de 40 ans.
 
Convoqué, il s'est présenté à la section de la Sûreté Départementale du commissariat central de Toulouse pour signifier son refus, arguant d'un viol de l’État de son intimité et du caractère disproportionné voir inutile, et dangereux de ce fichage, que certains aimeraient imposer à tout citoyen dès la naissance sous le prétexte fallacieux d'un besoin toujours plus grand de sécurité. C'est un nouveau délit, et il est passible d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d’amende.»

Il était convoqué  aujourd’hui devant le tribunal de Grande Instance de Toulouse devant lequel le Collectif a appelé à un rassemblement de soutien non seulement pour  le défendre sur ses droits en tant qu'individu, mais aussi pour défendre le droit de tous contre les dérives totalitaires de la loi.

https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/
 

 
Lundi 4 Avril 2016 Commentaires (0)

Une plainte a été déposée par l’ASPAS, Longitude 181 et Sea Shepherd suite à la pêche et l’abattage d’un grand requin blanc à la Réunion dans le cadre du programme CAP REQUINS 2. Ce programme scandaleux, qui utilise des fonds publics, ne protège en rien la population et détruit la biodiversité.


Massacre de requins à La Réunion : l’ASPAS, Longitude 181 et Sea Shepherd portent plainte !
Les associations Tendua, Longitude 181, One Voice, Sauvegarde des requins, Vagues et Fondation Brigitte Bardot dénoncent également cette pêche destructrice, organisée sans aucune validation scientifique.

En effet, le 15 octobre 2015, un grand requin blanc a été pêché dans le cadre du programme CAP REQUINS 2, dont les opérations menées sous la direction du CRPMEM (Comité régional des pêches) visent à capturer les requins bouledogue et tigre, espèces impliquées dans les récentes attaques à la Réunion. Mais les techniques utilisées causent de nombreuses prises accessoires qui ne sont pas connues précisément (aucun observateur indépendant n’étant accepté à bord des bateaux de pêche). L’une de ces victimes collatérales n’a pas pu passer inaperçue : un grand requin blanc, attiré par l’un des nombreux appâts placés dans la baie de Saint Paul, a été pêché et, sur la seule appréciation du CRPMEM, a été tué.

Rappelons que l’UICN classe le grand requin blanc parmi les espèces «vulnérables», c’est-à-dire menacées d’extinction. Ce statut a conduit l’Union européenne à interdire la pêche du grand requin blanc (Règlement (UE) 2015/104 du Conseil du 19 janvier 2015).

Cette espèce migratrice est également inscrite aux annexes I et II de la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage du 23 juin 1979, et à l’annexe II de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction du 3 mars 1973. De nombreuses conventions internationales propres à certaines zones géographiques prévoient sa protection dans le monde (Méditerranée, Antarctique,…).

Cette pêche est d’autant plus révoltante qu’elle est intervenue dans le cadre d’un programme de pêche que nos associations n’ont de cesse de dénoncer : rien ne démontre que la pêche des requins bouledogue et tigre est une solution pour éviter les accidents à la Réunion ; attirant artificiellement les requins près des côtes réunionnaises, ce programme peut même s’avérer contre-productif ; il est mené sans avis ni protocole scientifique, et en toute opacité.

En 10 mois, ce sont au moins 67 requins qui ont été tués, sur fonds publics. En plus de n’apporter aucune sécurité, cette pêche est un pillage de nos mers, financé par les contribuables, et qui viole la loi.

Source : Communiqué ASPAS et Sea Shepherd
Photo :  Terry Goss  
Vendredi 1 Avril 2016 Commentaires (0)

Cette déclaration du Président de France Nature Environnement que l’on ne peut qu’approuver fait suite aux révélations du Canard Enchaîné dans son édition du 17/02/2016. Mais on se dit que ce gouvernement n’est plus à un mensonge près et que sur Notre-Dame-des-Landes, ce n’est pas l’opposition de droite qui lui cherchera des poux dans la tête.


France Nature Environnement  a publié ce mercredi le communiqué suivant :

Le Canard Enchaîné vient de rendre public un rapport transmis par la DREAL[1] des Pays de la Loire au préfet de Loire-Atlantique en 2014, qui contredit l’argumentation des soutiens au projet d’aéroport : le réaménagement de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique n’aura pas d’impact négatif sur le lac de Grand Lieu, à l’inverse d’un transfert. Plus grave encore que cette révélation, ce rapport avait été dissimulé par l’Etat (…). Cela est de mauvais augure pour le débat précédant l’hypothétique référendum.

Cela fait plusieurs mois que les soutiens au projet d’aéroport prétendent que la solution d’un réaménagement de l’aéroport existant entraînera un impact négatif sur le lac de Grand Lieu, situé au sud de Nantes. Le Premier Ministre est même allé jusqu’à l’affirmer à l’Assemblée Nationale pour justifier la nécessité du nouvel aéroport. Pourtant le rapport de la DREAL confirme l'analyse des associations : c’est bien le transfert de l’aéroport vers Notre-Dame-des-Landes et non son réaménagement qui risque de porter atteinte à la faune du lac de Grand-Lieu en augmentant la pression foncière à ses bords. Rappelons en outre qu'il détruira plusieurs centaines d'hectares de zones humides.

L’existence de ce rapport de 2014 ne peut qu’interroger nos associations : en effet, nous avions en mars 2015 écrit au préfet de Loire-Atlantique en lui demandant de nous transmettre tous les rapports réalisés « quant aux incidences environnementales possibles d’un tel réaménagement ». Le rapport de la DREAL ne nous a jamais été communiqué : il a donc été dissimulé par la préfecture, alors même que l’argument des impacts du réaménagement sur le lac de Grand Lieu prenait de plus en plus de place médiatiquement parlant. Plus grave encore, cet argument était parallèlement utilisé par la préfecture elle-même devant le tribunal administratif de Nantes pour justifier de l’absence de solution alternative au transfert de l’aéroport... aboutissant au rejet de nos recours en justice. Le Préfet n'a ainsi pas hésité à mentir aux associations de protection de la nature puis aux juges du tribunal administratif.

« La dissimulation qui a été faite de ce document est insupportable et inacceptable ! » estime Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement. « Elle confirme que ce dossier d’aéroport a été instruit dans la plus grande opacité, si bien que les différentes phases de concertation avec le public n’ont jamais été que poudre aux yeux. Combien d’autres analyses défavorables au projet sont encore gardées secrètes par l’Etat ? Nous exigeons que tous les documents utiles à la compréhension du dossier soient enfin mis sur la table. L’hypothétique référendum à venir ne saurait être organisé sur le fondement d’un mensonge d’État »

[1]     Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Loire-Atlantique (services déconcentrés du ministère de l'environnement en région).

 
Mercredi 17 Février 2016 Commentaires (1)

Ségolène Royal avait battu en retraite dès Vendredi dernier.
Aujourd’hui Macron, le suppôt des marchands de pub bouffe à son tour son chapeau.


Il aura fallu pour cela que 60 000 personnes affirment leur opposition lors de la consultation publique obligatoire. Devant une levée de boucliers aussi massive qui montre le ras le bol des gens vis-à-vis du matraquage publicitaire, Ségolène Royal a été contrainte de convenir qu’il fallait en tenir compte « sinon cela remet en cause le principe de la consultation publique lorsqu'un texte a une incidence sur l'environnement» avait-elle déclaré.

C’est finalement ce qu’a dû également admettre à son corps défendant le suppôt des afficheurs, le fringant Emmanuel Macron. Devant le tollé soulevé par ce décret, il a capitulé à son tour au cours d’une conférence de presse organisée ce matin.

À propos de la mesure qui aurait permis l’implantation interdite jusqu’à présent de panneaux  de 12 m2 (4x3) scellés au sol dans les villes de moins de 10 000 habitants, il a déclaré : « À court terme, notre préférence, c'est d'abandonner une mesure qui n'était pas consensuelle »  « À court terme… » La capitulation ne serait-elle que provisoire ? Qu’en sera-t-il à moyen terme ? Il n’est pas du tout exclu qu’il tente de remettre le couvert à l’occasion et il faut rester vigilant.

Quoi qu’il en soit, finis les cadeaux aux afficheurs pour le moment et, espérons-le,  pour longtemps. De l’ancien projet de décret, il ne reste  plus que l’article 1 concernant l'autorisation de panneaux de 50 m2 pouvant être implantés jusqu’à 10 m de hauteur aux abords des stades de plus de 15 000 places, décret pris en prévision de l’euro de football : « Donnons-leur des jeux et de la pub » !

Toutes les autres dispositions scélérates ont passé à la trappe. Exit donc l'article 2 qui permettait d'installer des publicités scellées au sol dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants, là où elles ont toujours été interdites, l'article 3 qui prévoyait une  grande tolérance vis-à-vis de la pollution nocturne par la publicité lumineuse,  l'article 4 qui légalisait des centaines de milliers de panneaux illégaux, l'article 5  qui permettait aux afficheurs de placer des mobiliers urbains numériques dans des agglomérations de moins de 10 000 habitants.

En politicienne habile, Ségolène Royal s’est empressée de siffler avec les merles pour s’attribuer le mérite du retrait de ce projet de décret contre Emmanuel Macron, son collègue mais peut-être pas ami. En fait ce retrait n’est pas sa victoire comme le titre France TV Info. Si victoire il y a – il reste tout de même les gigantesques publicités lumineuses sur les stades – c’est celle des associations qui ont mené campagne contre ce décret et celle des 60 000 personnes qui ont témoigné de leur désaccord lors de la consultation publique sur le site du Ministère de l’environnement. Et cela va bien au-delà de ce décret.

Tout d’abord, cette reculade ministérielle redonne le moral à tous ceux qui se mobilisent à chaque mauvais coup du gouvernement pour pétitionner ou pour participer à ces enquêtes. On peut réussir ! Si nous sommes assez nombreux – et il faut être très nombreux – le gouvernement peut reculer, au moins ponctuellement comme sur ce projet de décret.
 
Ensuite le retrait partiel de ce projet peut sinon faire jurisprudence
, du moins être un argument de poids lorsqu’une mobilisation de même ampleur se produira.

Enfin il faut tirer les leçons du maintien de l’article 1 du décret.

Il met  en application l’article 223 de la scélérate loi Macron qui stipule  que « les dispositifs publicitaires, lumineux ou non, implantés sur l'emprise des équipements sportifs ayant une capacité d'accueil d'au moins 15 000 places assises peuvent déroger au premier alinéa de l'article L. 581-9 en matière d'emplacement, de surface et de hauteur, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ».

Dans le projet de loi initial, les stades devaient avoir au moins 30 000 places, soit le double !
 Avec l'article 1 du décret, la surface de ces panneaux peut atteindre 50 m2 au lieu des 12 m2 de la règle générale.
Il est évident que cet article aurait pu être plus restrictif et sur ce point, c’est Macron qui a eu le dernier mot « Sur ce volet, il n'y a pas de contestation, nous sommes d'accord pour que ce décret puisse paraître » a-t-il déclaré lors de cette conférence de presse.

De toute façon un article de décret ne peut pas remettre en cause un article de loi.
Cet article de loi a été voté par des députés qui ont été élus pour nous représenter mais qui ensuite légifèrent souvent à l’opposé de ce que souhaitent leurs électeurs. Ils ne prennent pas la peine de nous demander notre avis. A nous de leur donner en agissant en amont ! Si nous le faisons massivement, peut-être en tiendront-ils compte au moins autant qu’ils écoutent les lobbies. Après tout ce ne sont pas les lobbyistes qui ont en main un bulletin de vote. C’est nous, même si, après réflexion, certains parmi nous ne votent pas !

La suite du texte de l’article 223 de la loi Macron n’est pas souvent citée pourtant elle est importante : « L'implantation des dispositifs dérogatoires est soumise à l'autorisation du conseil municipal ou de l'assemblée délibérante de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou du conseil de la métropole de Lyon » En d’autres termes si les conseils municipaux, les agglos ou les communautés urbaines ne donnent  pas l’autorisation, ces « dispositifs dérogatoires » ne seront pas implantés.

Rappelons que la possibilité d’implantation de ces horreurs avait pour but de donner aux collectivités des recettes supplémentaires afin qu’elles puissent financer la rénovation des stades à l’occasion de l’Euro de football ou d’autres grands événements sportifs.
Il ne tient qu’aux habitants des villes concernées de faire pression sur leurs élus locaux pour qu’ils cherchent ailleurs des crédits pour cette rénovation. Il se pourrait donc que devant les mobilisations locales aucun de ces horribles panneaux ne voient le jour.

En attendant, ne boudons pas notre plaisir. Les paysages de la France, les entrées de ville de nombreuses communes ont obtenu au moins un sursis.
 
Mardi 9 Février 2016 Commentaires (0)

Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés mardi à neuf mois de prison ferme pour la séquestration en 2014 de deux cadres dirigeants. C’est la première fois qu’une peine de prison ferme est prononcée pour des faits de ce type.


Selon Patrick Henriot, secrétaire national du Syndicat de la magistrature « Cette décision est un changement de regard de la justice sur les mouvements sociaux engendrés par le désespoir. Elle veut désormais se montrer intransigeante dans ces cas-là. Cela prouve que certains juges adhèrent aux principes de l’économie libérale et à la dureté de ses conséquences sociales ».

Il est évident que ce n’est pas seulement les juges qui se convertissent au libéralisme pur et dur, c’est aussi le cas du couple Valls/Hollande, socialistes renégats avec Macron pour gourou. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT voit juste lorsqu’il affirme que « Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine d’emprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de l’État, de l’Élysée ou de Matignon »

Pourquoi à l’énoncé de cette sentence, la grève générale n’a pas été lancée et pourquoi n’y a-t-il eu aucune manifestation dans les rues ? Il fut un temps, pas si éloigné, où une telle décision aurait entraîné des manifestations monstres. On peut se demander ce qu’il y a de plus affligeant, cette sentence où l’absence de réaction de tous les salariés qui sont sous la menace permanente de se trouver dans la situation des ex- Goodyears : sans emploi. Cette absence de réaction en dit long sur l’état de faiblesse des forces anticapitalistes et antiproductivistes. Le libéralisme économique triomphant  pourra continuer impunément ses ravages tant au niveau social qu’écologique jusqu’à la mort de l’homme et peut-être aussi de toute nature vivante sur cette planète.

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Peut-être un rire grimaçant, un peu jaune avec ce dessin de Charb
Condamnation des huit ex-Goodyear : une justice sous influence de l’ultra-libéralisme, aux ordres du duo Hollande/Valls
Mercredi 13 Janvier 2016 Commentaires (0)

Dans le flux des mauvaises nouvelles qui nous assaillent chaque jour, elles sont passées inaperçues ou pire n'ont pas été vue comme de bonnes nouvelles par les obsédés de la croissance qu'elle soit économique ou démographique.


Un monde sans Monsanto serait-il en train de naître ?

Monsanto, affecté par la chute des ventes des semences transgéniques, a renforcé son plan d'économies en supprimant 1.000 emplois supplémentaires pour faire face au plongeon des prix des matières premières agricoles.
La multinationale qui fabrique l’herbicide Roundup, va réduire 16% de ses effectifs globaux.
Monsanto n'a donné de détails ni sur les régions, ni les fonctions qui vont être affectées par cette cure d'austérité.
Le groupe, qui emploie 20.000 personnes, va aussi fermer des sites, déprécier des actifs et mettre fin à certains contrats commerciaux, selon des documents adressés à la SEC, le gendarme de la Bourse.
En tout, cette vaste restructuration devrait lui coûter jusqu'à 1,2 milliard de dollars. À Wall Street, le titre Monsanto perdait 1,73% à 95,07 dollars le 6 /01/2016. (Source : dépêche AFP reprise par de nombreux journaux)

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Moins nombreux, plus heureux !

 
« On peut parler d’un krach des naissances en 2015-2016 ! » selon Jean-Loup Durousset, le PDG du groupe Noalys et directeur de la maternité privée Natecia qui le déplore alors que c’est une excellente nouvelle.
Hélas, ce n’est pas encore la décroissance de la population française mais peut-être un signe annonciateur. Selon l’INSEE entre janvier et septembre 2015, on a enregistré en France 569 000 naissances, 16 000 de moins qu’en 2014, soit une baisse de 2,75%. Il faut remonter à 1999 pour retrouver un nombre de naissances aussi faible. Certes une hirondelle ne fait pas le printemps et il faudrait savoir si le taux de fécondité des femmes françaises qui est le plus élevé d’Europe a baissé pour décider s’il s’agit d’une tendance de fond.

Les dépenses de la sécurité sociales concernant les remboursements d’obstétrique ont diminuées dans le même temps de 4,9 %. Si la baisse des naissances se poursuit et atteint 40 000 naissances de moins dans l’année, selon les prévisions de Jean-Loup Durousset, les économies réalisées par la Sécurité sociale s’élèveront à 120 millions d’euros «  A raison de 3.000 euros par accouchement, si nous avons 40.000 naissances en moins dans l’année, cela permettrait de dégager 120 millions d’euros »(Source les Echos) Une petite contribution pour combler « le trou de la sécu » !
 
Samedi 9 Janvier 2016 Commentaires (4)

EELV poursuit ses relations brouillonnes avec le PS tandis que celui-ci continue de réprimer les manifestations et militants écologistes. Les assignés à résidence et autres tabassés, embastillés lors de manifs ne lui diront pas merci.

Bien entendu, il n’est nullement condamnable de chercher à avoir des élus et faire avancer certaines réalisations et d’en payer éventuellement le prix. Encore faut-il que ce prix ne soit pas exorbitant et que cela ne vienne pas remettre en question des orientations fondamentales ou brouiller l’image de l’écologie politique.

Par ailleurs au cours de cette élection régionale, la montée – prévisible – du FN a conduit PS et EELV à des aberrations.
Faire barrage au FN, certes mais pas au prix d’un suicide politique régional et à celui d’un appel à voter pour des listes conduites par des candidats et avec des programmes qui ne valent pas mieux que ceux du FN. C’est dans cette stratégie stupide que le PS a entrainé bon gré, mal gré EELV.


Jean-Luc Mélenchon est la sagesse même en la circonstance, lorsqu’il déclare : « Dans ces deux régions (PACA et Picardie Nord Pas-de-Calais), où il n’existe plus de vote de gauche possible, je me garderai bien de donner des consignes » Et il ajoute : «Plutôt la droite que le FN ? A condition qu’il y ait une différence ! » Et il n’y en a guère !

Demain dans les hémicycles régionaux, d’accord sur le fond, droite extrême et extrême droite s’affronteront à coup de surenchères comme ils l’ont fait avant le premier tour et comme le font aujourd’hui à l’assemblée nationale PS et Droite sur les questions économiques et sur les questions de sécurité.

Tout d’abord Estrosi en PACA…

Aujourd’hui Estrosi fait des déclarations «light» pour s’assurer sinon les bonnes grâces ou au moins les suffrages des électeurs de gauche et des électeurs écologistes. « Je suis oiseau, regardez mes ailes » affirmait la chauve-souris de la fable. Hier, dans sa course à la surenchère avec le FN, c’était « Je suis souris, vive les rats ». L’homme affirmait avant le premier tour que la France devait faire face à des « cinquièmes colonnes » islamistes et qu'une « troisième guerre mondiale » était déclarée à « la civilisation judéo-chrétienne » par « l'islamo-fascisme » « à travers les cinquièmes colonnes » et ses réseaux « infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins ». Outre l’outrance du propos, faut-il rappeler la débauche de mesures sécuritaires qu’il proposait alors ?

Certes, ces mesures sécuritaires ne gênent sans doute ni le PS, ni le gouvernement, ni Hollande qui dérivent vers un état policier de la plus belle eau, siphonnant au passage la plupart des mesures sécuritaires du programme du FN. Mais qu’en est-il d’EELV qui se veut un parangon de la démocratie tout en votant l’état d’urgence, à l’ exception d’un ou deux députés! Je précise bien EELV et non les écologistes parce que je doute fort que beaucoup de ceux qui se présentent sous cette bannière le soient encore !
Vendredi 11 Décembre 2015 Commentaires (0)

Habiter une région redessinée par le fait du prince, pure entité administrative et être écologiste voici deux raisons pour ne pas aller voter dimanche.


Vous avez peut-être comme moi la malchance d’être électeur dans l’une de ces nouvelles régions découpées en dépit de la géographie, de l’histoire, faite de territoires rassemblés et séparés en vertu d’illusoires critères économiques sans que les sentiments d’appartenance des gens aient été pris en compte, sans que ceux qui y vivent aient été consultés. Ma région, celle des Arvernes, l’Auvergne, existait avant même que la France n’existe, la voilà rayée d’un trait de plume par un politicard menteur sans vergogne, hôte temporaire de l’Elysée, élu sur un malentendu grâce à de fausses promesses. Ma région n’existe plus administrativement et je ne me reconnais absolument pas dans la nouvelle entité abstraite délimitée par ce fait du prince Hollande. Aller voter, ce serait entériner implicitement cette réforme territoriale, reconnaître cette monstruosité qui n’a même pas encore de nom et l’accepter.

Si vous êtes dans le même cas que moi habitant cette région ou une autre ayant subie le même sort, ne votez pas ! Ne faites pas cet acte d’allégeance à ce président et à ce gouvernement qui en la circonstance comme en beaucoup d’autres abusent de leur pouvoir et tuent ainsi la démocratie représentative qui est déjà à bout de souffle.

Il faut souhaiter qu’il y ait une participation minimale à cette élection pour que tous ces politicards qui sollicitent nos suffrages ne les aient pas ! Qu’une majorité d’abstentionnistes fasse qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes.

Même si j’étais électeur en Île de France comme ce fut le cas naguère, je n’aurai quand même pas voté bien que cette région soit restée intacte lors du grand redécoupage car c’est aussi parce que je suis écologiste que je n’irai pas voter parce qu’il n’y a plus de parti qui représente l’écologie, notamment pas celui qui prétend le faire : EE-LV. En outre, je ne veux pas donner ma voix à un parti qui veut couvrir la France d’aérogénérateurs de 150 mètres de haut comme si « sauver la planète » obligeait à saccager le peu d’espaces naturels qui nous restent, à défigurer notre patrimoine architectural et nos paysages remarquables ou ordinaires mais aimés par ceux qui les habitent.

Sans aucun doute, vous n’aimeriez pas avoir ces gigantesques hachoirs à oiseaux et à chauve-souris près de chez vous, moi non plus. Alors pensons aux autres, à ceux qui les subissent ou qui risquent de les subir et ne votons pas EELV, ce parti pseudo écologiste dévoyé par ses cadres arrivistes, propagandiste d’une écologie vampirisée par la lutte contre le dioxyde de carbone à laquelle tout devrait être subordonnée pour le plus grand profit des multinationales et des affairistes de l’éolien terrestre ou maritime. Et ce n’est pas de gaité de cœur que j’écris cela.
Mercredi 2 Décembre 2015 Commentaires (1)
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