Au quotidien
Même si pour avoir raison, il n’est pas nécessaire d’être majoritaire, cela fait toujours plaisir de trouver des écologistes qui pensent comme vous sur des sujets pour lesquels vous soutenez des positions qui sont opposées à celles largement admises aujourd’hui par le principal parti qui se revendique de l’écologie. En ce qui concerne l’urbanisme, je les ai découverts à Bagnolet.
Pierre Mathon n’est pas un simple converti de fraîche date mais un militant puis un élu écolo de la première heure. Dans le blog qu’il anime avec Hélène Zanier «Bagnolet en vert» , sous le titre « Non au béton : « Hervé Kempf avec nous ! », il présente un texte de cet auteur paru dans le Monde.
Il le présente en ces termes :
« Hervé Kempf dénonce dans Le Monde du 17 mars (un article déjà ancien, mais il vient de nous être signalé) la place que prennent les bétonneurs dans la sphère gouvernementale et étatique « Le béton au pouvoir ».Cet article met en cause «l’assentiment» d’EELV. Nous pensons qu’en effet, les écologistes politiques, trop souvent gagnés par la fièvre densificatrice, ne jouent plus (en tout cas pas assez, mais parfois encore pire) le rôle de digue contre la bétonnisation galopante. Comme vous le savez, nous combattons sur ce blog la bétonnisation à tout va de nos banlieues. Nous combattons de même l’étalement urbain, en cours et qui n’est pas près de s’arrêter. Pour l’arrêter, il faudrait que de vraies mesures soient prises car ne l’oublions pas, avec les promoteurs immobiliers, qui sont aujourd’hui favorisés, c’est fromage ET dessert : la densification de banlieues déjà bien denses au détriment de l’environnement auquel nous avons droit ET l’ étalement urbain avec les lotissements et autres projets consommateurs de mal-vivre de coûts sociaux, d’énergie carbone et de terres agricoles...»
Voici le texte d’Hervé Kempf que j’ai repris sur le blog de Pierre Mathon et Hélène Zanier, ici
« Le béton au pouvoir » par Hervé Kempf, LE MONDE | 16.03.2013 à 14h11
« Il ne vous aura pas échappé que la politique environnementale dans ce pays atteint un degré de nullité abyssal. Les plus hautes autorités se fichent comme de l'an 40 de la question écologique, et n'hésitent plus à placer à divers postes de commande des personnages dont toute la carrière et la culture respirent le goût du bétonnage.
« Ils opèrent avec l'assentiment de leurs compères d'Europe Ecologie-Les Verts, dont la position au gouvernement ne peut qu'inviter à relire la fable de La Fontaine Le Loup et le Chien. ""Attaché ?, dit le Loup : vous ne courez donc pas où vous voulez ?"" Oh non, les écologistes de pouvoir ne courent pas dans les vertes prairies de la défense de l'environnement. (souligné par moi, JFD)
Il le présente en ces termes :
« Hervé Kempf dénonce dans Le Monde du 17 mars (un article déjà ancien, mais il vient de nous être signalé) la place que prennent les bétonneurs dans la sphère gouvernementale et étatique « Le béton au pouvoir ».Cet article met en cause «l’assentiment» d’EELV. Nous pensons qu’en effet, les écologistes politiques, trop souvent gagnés par la fièvre densificatrice, ne jouent plus (en tout cas pas assez, mais parfois encore pire) le rôle de digue contre la bétonnisation galopante. Comme vous le savez, nous combattons sur ce blog la bétonnisation à tout va de nos banlieues. Nous combattons de même l’étalement urbain, en cours et qui n’est pas près de s’arrêter. Pour l’arrêter, il faudrait que de vraies mesures soient prises car ne l’oublions pas, avec les promoteurs immobiliers, qui sont aujourd’hui favorisés, c’est fromage ET dessert : la densification de banlieues déjà bien denses au détriment de l’environnement auquel nous avons droit ET l’ étalement urbain avec les lotissements et autres projets consommateurs de mal-vivre de coûts sociaux, d’énergie carbone et de terres agricoles...»
Voici le texte d’Hervé Kempf que j’ai repris sur le blog de Pierre Mathon et Hélène Zanier, ici
« Le béton au pouvoir » par Hervé Kempf, LE MONDE | 16.03.2013 à 14h11
« Il ne vous aura pas échappé que la politique environnementale dans ce pays atteint un degré de nullité abyssal. Les plus hautes autorités se fichent comme de l'an 40 de la question écologique, et n'hésitent plus à placer à divers postes de commande des personnages dont toute la carrière et la culture respirent le goût du bétonnage.
« Ils opèrent avec l'assentiment de leurs compères d'Europe Ecologie-Les Verts, dont la position au gouvernement ne peut qu'inviter à relire la fable de La Fontaine Le Loup et le Chien. ""Attaché ?, dit le Loup : vous ne courez donc pas où vous voulez ?"" Oh non, les écologistes de pouvoir ne courent pas dans les vertes prairies de la défense de l'environnement. (souligné par moi, JFD)
« Or, donc, le nouveau directeur de cabinet de la ministre de l'écologie, Delphine Batho, est Gilles Ricono, ingénieur général des Ponts et Chaussées, qui a fait toute sa carrière dans des services d'équipement. Rappelons que les ingénieurs des Ponts et Chaussées ont été les plus ardents "déménageurs" du territoire, empilant autoroutes, lignes TGV, aéroports, ponts et viaducs jusqu'à plus soif. Ils continuent, d'ailleurs...
« La nomination de M. Ricono consacre la prise de contrôle par les Ponts et Chaussées de l'administration de l'environnement engagée avec la réforme du ministère de l'écologie : en 2009, les directions de l'environnement, de l'industrie et de l'équipement, jusqu'alors séparées, furent fusionnées dans des directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal). L'environnement, jusqu'alors autonome, a de fait été absorbé par ses puissants voisins administratifs.
« Voilà que l'on s'apprête à nommer comme président de la Commission nationale du débat public (CNDP) Christian Leyrit, ingénieur des Ponts et Chaussées. Il a été un ardent bâtisseur d'autoroutes en tant que directeur des routes, et est l'actuel maître du corps des Ponts, puisqu'il est vice-président du conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), masque de l'ex-conseil général des Ponts.
« La CNDP, chargée des débats publics sur les grands projets, n'a jamais brillé par son audace, mais ce serait la fin de l'espoir d'un débat démocratique sur ces questions si on le confiait au patron des bétonneurs. On espère qu'un reste de bon sens animera ceux qui peuvent peser sur cette nomination. Ou alors, nommons un botaniste à la tête de la Direction générale des infrastructures. kempf@lemonde.fr »
« La nomination de M. Ricono consacre la prise de contrôle par les Ponts et Chaussées de l'administration de l'environnement engagée avec la réforme du ministère de l'écologie : en 2009, les directions de l'environnement, de l'industrie et de l'équipement, jusqu'alors séparées, furent fusionnées dans des directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal). L'environnement, jusqu'alors autonome, a de fait été absorbé par ses puissants voisins administratifs.
« Voilà que l'on s'apprête à nommer comme président de la Commission nationale du débat public (CNDP) Christian Leyrit, ingénieur des Ponts et Chaussées. Il a été un ardent bâtisseur d'autoroutes en tant que directeur des routes, et est l'actuel maître du corps des Ponts, puisqu'il est vice-président du conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), masque de l'ex-conseil général des Ponts.
« La CNDP, chargée des débats publics sur les grands projets, n'a jamais brillé par son audace, mais ce serait la fin de l'espoir d'un débat démocratique sur ces questions si on le confiait au patron des bétonneurs. On espère qu'un reste de bon sens animera ceux qui peuvent peser sur cette nomination. Ou alors, nommons un botaniste à la tête de la Direction générale des infrastructures. kempf@lemonde.fr »
Lundi 17 Juin 2013
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Le Parlement a adopté le mardi 4 juin 2013 une « résolution » en faveur de la mise en œuvre des premiers éléments d’une fiscalité écologique. C’est certes une bonne nouvelle mais une nouvelle dont il ne faut pas exagérer la portée, la résolution n’ayant rien d’exécutoire comme le reconnait le secrétaire national d’Europe Ecologie en personne. Cette résolution « non exécutoire » est une bien maigre consolation face à la fiscalité qui est effectivement mise en place dès à présent par le gouvernement et face aux arbitrages budgétaires effectués.
Concernant la fiscalité, le gouvernement serait déjà bien inspiré d’examiner les conséquences du relèvement du taux intermédiaire de TVA qui doit passer de 7% à 10% en 2014. Cela va entrainer, par exemple, une augmentation des tarifs des transports en commun et du recyclage des déchets, un renchérissement des travaux de rénovation et d’isolation des logements, certains n’étant même plus éligibles pour des crédits d’impôt. Ces dispositions fiscales anti-écologiques prises par le Gouvernement sont, elles, pleinement « exécutoires » dès à présent !
Crise et nécessité de réduire la dette publique obligeant, il a fallu diminuer les dépenses de l’État en volume. On peut estimer qu’en gelant en valeur ses dépenses, l’Etat réalise, compte tenu de l’inflation, une économie d’environ 300 millions d’euros. Sans doute fallait-il faire cet effort, compte tenu des objectifs de réduction des déficits qu’il s’est assigné (et que lui impose la commission européenne). Toute la question est de savoir comment il a été réparti. Les dépenses militaires n’ont presque pas baissé (0,7%). Rappelons qu’elles représentaient en 2011 2,3% du PIB, pourcentage quasiment équivalent à celui de l’Angleterre (2,6%) alors que les dépenses militaires de l’Allemagne n’étaient que de 1,3%, celle de l’Italie de 1,6% et celle de l’Espagne de 1%. C’est évidement l’entretien d’un arsenal nucléaire qui fait la différence et coûte les yeux de la tête. C’est à cet arsenal, son entretien, son actualisation que Hollande ne veut pas toucher alors que même au PS, des voix s’élèvent pour remettre en question son utilité. Il est « sanctuarisé ». À l’inverse, le budget du ministère de l’écologie subit une baisse de 4,5% soit 360 millions d’euros en 2013, 1 milliard sur la période 2012-2015 ! Pour ne prendre qu’un exemple significatif des conséquences induites : les crédits de l’ADME vont baisser de 2,6% en 2013 alors que cet organisme a un rôle essentiel à jouer pour la transition énergétique dans laquelle les économies d’énergie sont fondamentales.
Le temps ne serait-il pas venu pour les ministres et les députés qui se réclament de l’écologie de tirer les conséquences de cette politique gouvernementale antiécologique ?
Concernant la fiscalité, le gouvernement serait déjà bien inspiré d’examiner les conséquences du relèvement du taux intermédiaire de TVA qui doit passer de 7% à 10% en 2014. Cela va entrainer, par exemple, une augmentation des tarifs des transports en commun et du recyclage des déchets, un renchérissement des travaux de rénovation et d’isolation des logements, certains n’étant même plus éligibles pour des crédits d’impôt. Ces dispositions fiscales anti-écologiques prises par le Gouvernement sont, elles, pleinement « exécutoires » dès à présent !
Crise et nécessité de réduire la dette publique obligeant, il a fallu diminuer les dépenses de l’État en volume. On peut estimer qu’en gelant en valeur ses dépenses, l’Etat réalise, compte tenu de l’inflation, une économie d’environ 300 millions d’euros. Sans doute fallait-il faire cet effort, compte tenu des objectifs de réduction des déficits qu’il s’est assigné (et que lui impose la commission européenne). Toute la question est de savoir comment il a été réparti. Les dépenses militaires n’ont presque pas baissé (0,7%). Rappelons qu’elles représentaient en 2011 2,3% du PIB, pourcentage quasiment équivalent à celui de l’Angleterre (2,6%) alors que les dépenses militaires de l’Allemagne n’étaient que de 1,3%, celle de l’Italie de 1,6% et celle de l’Espagne de 1%. C’est évidement l’entretien d’un arsenal nucléaire qui fait la différence et coûte les yeux de la tête. C’est à cet arsenal, son entretien, son actualisation que Hollande ne veut pas toucher alors que même au PS, des voix s’élèvent pour remettre en question son utilité. Il est « sanctuarisé ». À l’inverse, le budget du ministère de l’écologie subit une baisse de 4,5% soit 360 millions d’euros en 2013, 1 milliard sur la période 2012-2015 ! Pour ne prendre qu’un exemple significatif des conséquences induites : les crédits de l’ADME vont baisser de 2,6% en 2013 alors que cet organisme a un rôle essentiel à jouer pour la transition énergétique dans laquelle les économies d’énergie sont fondamentales.
Le temps ne serait-il pas venu pour les ministres et les députés qui se réclament de l’écologie de tirer les conséquences de cette politique gouvernementale antiécologique ?
Lundi 10 Juin 2013
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Je relaie ici un communiqué du Réseau "Sortir du nucléaire"
L'attentat d’Arlit à l’usine Somaïr, qui a fait un mort et près de 70 blessés le 23 mai dernier, a ramené l’attention des médias sur les mines d’uranium d’Areva. L’activité minière est maintenant suspendue. Au-delà de cette actualité violente, il serait grand temps que l’on se penche sur la réalité de l’exploitation de l’uranium au Niger !
La France et le Niger : des rapports néo-coloniaux
La violence de l’attentat survenu le 23 mai à Arlit, principale ville minière, a de quoi frapper. Mais il est une autre violence moins visible : celle des rapports néocoloniaux entre la France et le Niger. Ce pays, auquel elle achète son uranium à bas prix depuis plus de 40 ans, reste l’un des plus pauvres du monde. Toutes les associations de la société civile le reconnaissent : les populations ne tirent aucun bénéfice de cette ressource faramineuse. Au contraire, l’implantation des mines d’uranium a détruit les territoires de pâturage des Touaregs, précarisant des populations entières.
La France et le Niger : des rapports néo-coloniaux
La violence de l’attentat survenu le 23 mai à Arlit, principale ville minière, a de quoi frapper. Mais il est une autre violence moins visible : celle des rapports néocoloniaux entre la France et le Niger. Ce pays, auquel elle achète son uranium à bas prix depuis plus de 40 ans, reste l’un des plus pauvres du monde. Toutes les associations de la société civile le reconnaissent : les populations ne tirent aucun bénéfice de cette ressource faramineuse. Au contraire, l’implantation des mines d’uranium a détruit les territoires de pâturage des Touaregs, précarisant des populations entières.
Poussières radioactives, ferrailles contaminées : c'est ça l'énergie « propre » ?
Le monde entier sait maintenant que l'attentat a fait un mort et de multiples blessés. Mais à Arlit, il est une autre souffrance bien moins médiatisée, celle de toutes les personnes malades de la radioactivité. Poussières radioactives en suspension, émissions de gaz radon, ferrailles contaminées revendues sur les marchés : la contamination est partout.
Les maladies des mineurs – qui pendant des décennies n’ont bénéficié ni de masques ni de combinaisons – ne sont pas reconnues ; et il est à craindre que leurs conséquences sanitaires impactent les générations à venir. L’extraction de l’uranium a pollué et épuisé les nappes phréatiques, qui mettront des millions d’années à se reconstituer dans cette région aride. Mais cela n’empêche pas Areva de prétendre que le nucléaire est une énergie propre !
L’ "indépendance énergétique", un mythe qui s’écroule
Aux dires d’Areva, 250 tonnes d’uranium sortaient chaque mois de l’usine de la Somaïr. Suite à l’attentat, l’exploitation de l’uranium est suspendue, certains équipements comme l’atelier de broyage ayant été endommagés. La France, qui importe 100 % de son uranium, doit maintenant se passer d’un de ses principaux approvisionnements. Dans ces conditions, les autorités continueront-elles à prétendre que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France ?
Du Niger à la France, d’un bout à l’autre de la chaîne du combustible, les dégâts causés par le nucléaire nous concernent tous. Tel est le message de la campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! » lancée par le Réseau "Sortir du nucléaire".
Pour en savoir plus sur cette campagne cliquer ici
Le monde entier sait maintenant que l'attentat a fait un mort et de multiples blessés. Mais à Arlit, il est une autre souffrance bien moins médiatisée, celle de toutes les personnes malades de la radioactivité. Poussières radioactives en suspension, émissions de gaz radon, ferrailles contaminées revendues sur les marchés : la contamination est partout.
Les maladies des mineurs – qui pendant des décennies n’ont bénéficié ni de masques ni de combinaisons – ne sont pas reconnues ; et il est à craindre que leurs conséquences sanitaires impactent les générations à venir. L’extraction de l’uranium a pollué et épuisé les nappes phréatiques, qui mettront des millions d’années à se reconstituer dans cette région aride. Mais cela n’empêche pas Areva de prétendre que le nucléaire est une énergie propre !
L’ "indépendance énergétique", un mythe qui s’écroule
Aux dires d’Areva, 250 tonnes d’uranium sortaient chaque mois de l’usine de la Somaïr. Suite à l’attentat, l’exploitation de l’uranium est suspendue, certains équipements comme l’atelier de broyage ayant été endommagés. La France, qui importe 100 % de son uranium, doit maintenant se passer d’un de ses principaux approvisionnements. Dans ces conditions, les autorités continueront-elles à prétendre que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France ?
Du Niger à la France, d’un bout à l’autre de la chaîne du combustible, les dégâts causés par le nucléaire nous concernent tous. Tel est le message de la campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! » lancée par le Réseau "Sortir du nucléaire".
Pour en savoir plus sur cette campagne cliquer ici
Mercredi 5 Juin 2013
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Au quotidien
Révélateur : les auteurs du nouveau Sdrif soumis à enquête publique doivent avoir une vision bien pauvre de la biodiversité et avoir un mépris total pour les travaux des champs sinon ils n’auraient pas laissé passer ces deux montages en page de couverture de leurs documents.
Que voit-on en effet sur la première ? une pelouse immense sans fleurs, d’où toute vie a été chassée à grand renfort d’engrais et de désherbants sélectifs où le gazon pourrait être remplacé par du gazon synthétique … Exit la pâquerette,la brunelle et la violette ou le pissenlit mais exit aussi le paon du jour, la belle dame, le flambé ou le vulcain ; exit toutes les abeilles sauvages. Cette pelouse à perte de vue est une véritable caricature, le contre-exemple parfait, tout ce qu’il ne faut pas faire si l’on veut favoriser la biodiversité, et donner le couvert aux pollinisateurs, papillons et autres insectes aujourd’hui menacés. Charmant avant plan pour les blocs de béton et autres tours qui constitueront la ville de demain, "dense" et "compacte", "intense" (sic) d'une densité "exigeante" et de "qualité" (sic) mais surtout invivable pour les gens comme pour les plantes et les bêtes.
Il y a bien des arbres mais devinez ce qui se cache dans ces arbres?
Il y a bien des arbres mais devinez ce qui se cache dans ces arbres?
La seconde image le révèle : des maisons! En 2013, Duflot veut construire sur les toits. Son collègue, vice-président du Conseil régional chargé de l'aménagement du territoire , donc du Sdrif, semble admettre sans que cela ne lui pose de problème particulier qu'en 2030, on construise dans les arbres des maisons pour "Bobos". Et, il se prétend écolo, se fait élire comme tel ! C'est cela le développement durable et "robuste" de l'Île de France...
Et ce n'est pas tout ! Les communicants du Conseil régional qui ont fabriqué ce montage ainsi que les élus qui l’ont validé ont une vision bien cavalière de la façon dont on peut se comporter au milieu des champs. Il faut un total manque de respect du travail des agriculteurs pour aller s’asseoir sur leurs cultures pour consulter les messages de son ordinateur tout en laissant sa gamine les piétiner et les massacrer en y jouant au ballon. Tout ce que mériteraient ces urbains méprisants ou totalement ignorants, c’est de se faire expulser du champ avec en prime un bon coup de pied au c… Mais, en dehors de ces deux citadins malotrus et sans gêne, il n’y a pas d’agriculteur, ni dans le champ, ni dans le paysage, juste des poubelles !!! C’est dire… le cas que font de l’agriculture et des agriculteurs, les communicants du Conseil régional et les élus qui supervisent leurs productions. L’image qu’ils ont de la campagne, ce n’est pas celle d’un lieu où l’on travaille et produit les aliments mais celle d’une cour de récréation. Il ne faut donc pas s’étonner que ce Sdrif permette à Auchan de stériliser des hectares de terres arables pour construire un centre de shopping et de loisirs géant intitulé « Europa city » avec une piste de ski artificielle (!) et qu’il consacre le bétonnage d’une bonne partie du Plateau de Saclay. Tout cela avec sinon la bénédiction, du moins l’accord tacite des élus régionaux d’Europe Ecologie/ les Verts.
Et ce n'est pas tout ! Les communicants du Conseil régional qui ont fabriqué ce montage ainsi que les élus qui l’ont validé ont une vision bien cavalière de la façon dont on peut se comporter au milieu des champs. Il faut un total manque de respect du travail des agriculteurs pour aller s’asseoir sur leurs cultures pour consulter les messages de son ordinateur tout en laissant sa gamine les piétiner et les massacrer en y jouant au ballon. Tout ce que mériteraient ces urbains méprisants ou totalement ignorants, c’est de se faire expulser du champ avec en prime un bon coup de pied au c… Mais, en dehors de ces deux citadins malotrus et sans gêne, il n’y a pas d’agriculteur, ni dans le champ, ni dans le paysage, juste des poubelles !!! C’est dire… le cas que font de l’agriculture et des agriculteurs, les communicants du Conseil régional et les élus qui supervisent leurs productions. L’image qu’ils ont de la campagne, ce n’est pas celle d’un lieu où l’on travaille et produit les aliments mais celle d’une cour de récréation. Il ne faut donc pas s’étonner que ce Sdrif permette à Auchan de stériliser des hectares de terres arables pour construire un centre de shopping et de loisirs géant intitulé « Europa city » avec une piste de ski artificielle (!) et qu’il consacre le bétonnage d’une bonne partie du Plateau de Saclay. Tout cela avec sinon la bénédiction, du moins l’accord tacite des élus régionaux d’Europe Ecologie/ les Verts.
Mardi 4 Juin 2013
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Au quotidien
Parfois un dessin vaut un long discours et, en prime, il peut faire sourire ...
Corrida? Ollé par Nobody
Sur ce site "BirdsDessinés" vous trouverez d'autres Birds dessinés sur la corrida comme sur une foule d'autres sujets par de nombreux auteurs. Vous pourrez les apprécier... ou non. Vous pourrez même créer vos propres Birds dessinés!
Sur ce site "BirdsDessinés" vous trouverez d'autres Birds dessinés sur la corrida comme sur une foule d'autres sujets par de nombreux auteurs. Vous pourrez les apprécier... ou non. Vous pourrez même créer vos propres Birds dessinés!
Lundi 3 Juin 2013
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Au quotidien
Les chiffres publiés par le Ministère du logement le 29 mai 2013 confirment largement l’analyse faite ici sur la crise du logement. Elle ne serait pas due à une pénurie de logements mais à la solvabilité des acheteurs et/ou aux exigences des vendeurs. Est-il dès lors opportun de bétonner d’avantage ? On attend la réaction de Duflot qui veut faire couler le béton à flot.
Environ 98 300 logements neufs en cours de construction ou déjà achevés sont à vendre et n'avaient pas trouvé d’acheteurs à la fin du mois de mars, soit une hausse de plus de 18 % sur un an.
Moins de 20 000 logements neufs ont été vendus en France au premier trimestre soit une baisse de 14,4 % par rapport au quatrième trimestre 2012 .
Il faut remonter à 2008 pour retrouver un stock d’invendus aussi élevés.
Si les promoteurs ne lancent plus d’opérations de construction de logements, c’est d’abord parce qu’ils redoutent de ne pas les vendre et non parce qu’ils auraient peur des recours des associations de quartier contre des permis de construire qu’elles jugent inopportuns et attribués à tort par des élus trop complaisants qui auront la part belle si la déréglementation du code de l’urbanisme projeté par Duflot se réalise.
Environ 98 300 logements neufs en cours de construction ou déjà achevés sont à vendre et n'avaient pas trouvé d’acheteurs à la fin du mois de mars, soit une hausse de plus de 18 % sur un an.
Moins de 20 000 logements neufs ont été vendus en France au premier trimestre soit une baisse de 14,4 % par rapport au quatrième trimestre 2012 .
Il faut remonter à 2008 pour retrouver un stock d’invendus aussi élevés.
Si les promoteurs ne lancent plus d’opérations de construction de logements, c’est d’abord parce qu’ils redoutent de ne pas les vendre et non parce qu’ils auraient peur des recours des associations de quartier contre des permis de construire qu’elles jugent inopportuns et attribués à tort par des élus trop complaisants qui auront la part belle si la déréglementation du code de l’urbanisme projeté par Duflot se réalise.
Jeudi 30 Mai 2013
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Au quotidien
Cet article présente des éléments pour une critique de la politique d’urbanisme PS – EE/LV que veut mettre en œuvre Cécile Duflot. Ces éléments critiques sont développés et argumentés à partir du commentaire d’extraits d’un texte paru dans La lettre d’info d’EE/LV du samedi 11 mai exposant les mesures de la future loi sur l’urbanisme de Cécile Duflot «Réformer l’urbanisme et l’aménagement pour engager la transition écologique des territoires » Les citations entre guillemets et en italique sont toutes extraites de ce texte. Lescommentaires sont en écriture droite.
« Répondre à la crise du logement en construisant plus et mieux, tout en préservant les espaces naturels et agricoles : telle est l’ambition portée par la réforme de l’urbanisme et de l’aménagement menée par le gouvernement. »
1 - Mais qu’entend EE/LV par crise du logement ? Une pénurie de logements ? Vraisemblablement puisqu’il s’agirait pour résoudre cette crise de construire plus. Or si l’on regarde les statistiques de l’INSEE, il n’y a pas de pénurie de logement. Il y a 29,3 millions de logements pour 26,4 millions de ménages, soit 1,11 logement par ménage. Des logements trop chers ?
S'il est vrai qu'il y a environ 800 000 personnes privées de logement, « c'est faire un raccourci bien rapide que d'imaginer qu'elles le sont faute de logement disponible sur le marché. L'exclusion provient de multiples facteurs, et notamment de l'impossibilité, faute de revenus, d'acquérir ou de louer un logement décent. On peut écarter l'idée d'une pénurie réelle, à savoir de l'impossibilité pour certains de se loger du seul fait de l'absence de logement à acquérir ! » Guillaume FONTENEAU ( http://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/non-il-ne-manque-pas-800-000-logements-en-france.html)
2 - « Confrontée à des prix élevés, la clientèle qui ne peut acheter les logements souhaités rationalise cela en acceptant l'idée de pénurie : s'il y avait plus de logements, ils seraient nécessairement moins chers... Le coût s'explique et se justifie par une rareté imaginaire, bien plus facile à concevoir que les mécanismes réels de détermination des prix immobiliers, qui font appel à des considérations plus complexes, notamment en raison du recours au crédit. »
3 - « L'évolution des prix est plus complexe qu'un simple équilibre entre la population et le nombre de logements ! Et ce qui vaut à la hausse vaut à la baisse » Comme le soulignent les commentaires dans les revues ou sites spécialisés » (les citations ci-dessus sont tirées du site cotation-immobiliere.fr http://www.cotation-immobiliere.fr/aspx/stats/StatsDetail.aspx?sPageId=breve-penurie)
1 - Mais qu’entend EE/LV par crise du logement ? Une pénurie de logements ? Vraisemblablement puisqu’il s’agirait pour résoudre cette crise de construire plus. Or si l’on regarde les statistiques de l’INSEE, il n’y a pas de pénurie de logement. Il y a 29,3 millions de logements pour 26,4 millions de ménages, soit 1,11 logement par ménage. Des logements trop chers ?
S'il est vrai qu'il y a environ 800 000 personnes privées de logement, « c'est faire un raccourci bien rapide que d'imaginer qu'elles le sont faute de logement disponible sur le marché. L'exclusion provient de multiples facteurs, et notamment de l'impossibilité, faute de revenus, d'acquérir ou de louer un logement décent. On peut écarter l'idée d'une pénurie réelle, à savoir de l'impossibilité pour certains de se loger du seul fait de l'absence de logement à acquérir ! » Guillaume FONTENEAU ( http://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/non-il-ne-manque-pas-800-000-logements-en-france.html)
2 - « Confrontée à des prix élevés, la clientèle qui ne peut acheter les logements souhaités rationalise cela en acceptant l'idée de pénurie : s'il y avait plus de logements, ils seraient nécessairement moins chers... Le coût s'explique et se justifie par une rareté imaginaire, bien plus facile à concevoir que les mécanismes réels de détermination des prix immobiliers, qui font appel à des considérations plus complexes, notamment en raison du recours au crédit. »
3 - « L'évolution des prix est plus complexe qu'un simple équilibre entre la population et le nombre de logements ! Et ce qui vaut à la hausse vaut à la baisse » Comme le soulignent les commentaires dans les revues ou sites spécialisés » (les citations ci-dessus sont tirées du site cotation-immobiliere.fr http://www.cotation-immobiliere.fr/aspx/stats/StatsDetail.aspx?sPageId=breve-penurie)
« Il faut créer les conditions pour la construction de 500 000 nouveaux logements par an d’ici à 2017. C’est à la fois un engament de campagne du Président de la République, une nécessité pour répondre aux difficultés que connaissent les Français pour se loger et aussi un moyen de soutenir un secteur en difficulté »
Aussi ou surtout ? « La difficulté (…) n’est pas qu’il faut construire plus de logement mais qu’il faut donner les moyens à ces personnes en difficulté de se loger …Bien évidemment, aujourd’hui, tous ceux qui ont un intérêt financier dans la construction de logements détournent cette caution morale au service de leurs affaires… Mais il semble bien qu’il s’agisse d’une légende urbaine habilement construite par le service marketing de certains promoteurs… Car les chiffres sont bien différents :
●En moyenne 7% des logements en France, sont des logements vacants, soit plus de 2 000 000
● Le taux de vacance locative dans les logements en France n’a jamais été aussi forte qu’en 2010 avec 63 000 logements vide depuis plus de 3 mois.
●Il ne manque pas 800 000 logements en France mais 800 000 personnes sont en manque de logement.
●Par contre, la pression est plus forte dans certaines régions. Régions dans lesquels le taux de logement vacants est le plus fort.
Le taux de logements vacants est quasi identique depuis 2000 : La hausse des prix ne peut pas s’expliquer par une pression sur le nombre de logement disponible car ce nombre est stable malgré une hausse considérable des prix. Au contraire le nombre de logements vacants a augmenté de 400000 entre 2000 et 2011 : Constat étonnant dans le contexte d’un marché de l’immobilier guidé par la pénurie de logement. :-) » Guillaume FONTENEAU, Leblogpatrimoine.com
« (le bâtiment) est un important gisement d’emplois non délocalisables, tant directs (construction, rénovation, gestion) qu’indirects (équipement des logements, services associés, développement de la ville). »
Regardons d’un peu plus près ce «gisement d’emplois » prétendu « non délocalisables ».
1°) Le bâtiment et les travaux publics (BTP) est un secteur d’activité où plus de 35% des infractions à la législation du travail a été enregistré avec une surreprésentation de l'emploi des étrangers sans titre de travail (statistiques de 2008), main d’œuvre sous-payée, corvéable à merci et jetable sans formalité lorsqu’il faut « dégraisser » les effectifs. Le BTP est aussi un secteur où « les salaires sont très bas et la pénibilité du travail n’est pas reconnue. Cela n’incite pas les jeunes à rester dans le secteur » comme l’affirme Eric Aubin, secrétaire général de la fédération construction de la CGT. C’est dans ce secteur que l’on trouve le plus de travailleurs étrangers dont le patronat déclare ne pouvoir se passer. Et pour cause car, comme le constate un article de Marianne daté du 23/07/2012, « Dans tous les cas, il apparaît que – même en respectant les règles – les exigences salariales des ouvriers du BTP arrivant des pays de l’Est les rendent forcément plus compétitifs que leurs homologues français. Surtout, les charges sociales associées à ces équipes sous-traitantes étrangères sont beaucoup plus faibles que celles concernant des travailleurs déclarés en France »
2°) Que les emplois du BTP ne soient pas délocalisables parce que l’activité ne peut que se faire sur le territoire national est donc une fausse évidence : le travail s’effectue bien en effet sur le sol hexagonal « mais on fait venir sur nos chantiers des travailleurs qui n’ont pas les mêmes droits, ni les mêmes formations, ni les mêmes exigences que les travailleurs nationaux. » (Jean-Pascal François, responsable à la Fédération nationale des salariés de la construction (CGT) cité dans l’article de Marianne) L’activité doit se dérouler sur le territoire national mais ce sont les salariés qui sont délocalisés. Ils viennent sur des chantiers en France mais avec les salaires et les charges sociales du pays d’origine…C’est donc une erreur de croire qu’une activité n’est pas délocalisable parce qu’elle doit nécessairement se faire sur un territoire déterminé alors qu’il suffit de faire venir des travailleurs étrangers pour l’effectuer dans les conditions de travail, les salaires, avantages sociaux et droits qui seront ceux qui auraient les leurs s’ils l’avaient réalisée dans leur pays. Cécile Duflot commet cette erreur lorsqu’elle confère au BTP ce statut d'activité «non délocalisable » et s’en sert d’argument pour promouvoir sa politique de densificatrice : « Investir dans le bâtiment, construire des logements serait créer des emplois durables en France ». C’est cet argument que répètent comme des perroquets les cadres du parti EE/LV. Que cet argument nous ait déjà été servi par N. Sarkozy, comme le rappelle Marianne ne semble guère les gêner. Eux aussi chaussent les pantoufles du mort sans se poser trop de questions gênantes. En janvier 2012, Sarkozy préconisait une relance du secteur par la construction. « Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra ses possibilités de construction augmenter de 30 % », avait-il annoncé, avant de préciser que cette mesure fournirait assurément du travail dans l'industrie du bâtiment, « qui a une caractéristique, elle n'est pas délocalisable ». L’urbanisme de Duflot, c’est du Sarkozy dans le texte, pour de larges extraits.
« La densification est la solution qui permet de construire là où sont les besoins sans artificialiser davantage en périphérie des villes. Aux antipodes de l’image parfois caricaturale des tours et barres d’immeuble qui caractérisent l’urbanisme des années 1960-70, la densité urbaine participe à la mise en place d’une fabrique (sic !) de la ville durable. »
Les logements vacants existent bien. Selon les régions, ils le sont pour des raisons diverses : prix, absence de travaux, absence de marché locatif, territoires où il est devenu impossible de vivre et travailler au pays... Répartir sur l’ensemble du territoire les activités et les services, donner ou redonner à l’échelon régional et local un pouvoir décisionnel que l’Etat tend à confisquer et les gens iraient habiter là où l’on trouve travail et services, au lieu de s’agglomérer et s’entasser dans des zones urbaines et péri-urbaines souvent hideuses ou qui le deviendront si la politique urbanistique de Cécile Dufflot est mise en œuvre.
Et il faudrait encore «densifier » des zones déjà denses qui étouffent déjà du manque d’infrastructures et de fluidité.
Pour la petite couronne francilienne, Le RER A n’a toujours pas de double étage sur toutes les destinations et aux heures de pointe, il faut regarder passer les rames en restant sur le quai... Ne parlons même pas du RER B ou C. Transports en commun au bord de l’asphyxie, routes et rues au bord de la thrombose et il faudrait ajouter encore des habitants ?
Il ne suffit pas de construire des immeubles, il faut renforcer les réseaux d’assainissement en amont, les stations d’épuration en aval (où ?), évacuer leurs boues, renforcer les réseaux d’adduction d’eau potable, pomper l’eau, la traiter dans des usines de plus en plus imposantes.
Cette légende du manque de logement sert avant tout les promoteurs qui poussent à la course folle; « Libérer du foncier » On croirait un slogan de manif! dixit fort justement un internaute
La densification n’est pas la panacée, ce n’est même pas un début de solution à la « crise » du logement qui n’est pas une « pénurie » de logements mais l’absence de logements abordables à la location ou à la vente pour certaines catégories de la population.
« Des règles trop strictes en termes de stationnement conduisent à une augmentation du coût des projets de construction, qui peut entraîner leur abandon ou engendrer des surcoûts importants. En effet, la réalisation d’une place de stationnement coûte en moyenne 20 000 à 25 000 €. Certains plans locaux d’urbanisme fixent des contraintes disproportionnées, comme, par exemple, l’obligation de construire trois places de stationnement par logement dans le centre de certaines grandes agglomérations.»
Première déréglementation : suppression ou quasi suppression des obligations d’avoir dans chaque immeuble des stationnements pour V.P. en suffisance.
Dans les villes de la banlieue parisienne mal desservies par les TC, les bagnoles, nécessaires pour se déplacer seront sur les trottoirs, qui devraient être réservés aux piétons. Et lorsqu’il faut « tourner » pour tenter de trouver une place de stationnement, c’est du carburant en plus. Dans les banlieues des villes de province où les TC sont particulièrement déficients, mal commodes, avec des fréquences trop rares et des horaires mal adaptés, c’est encore plus vrai.
« La plupart de ces règles sur le stationnement dans les documents d’urbanisme ne prennent pas en compte les évolutions en matière de déplacement de notre société, comme le déploiement de réseaux de transports collectifs de plus en plus denses dans les zones urbaines.»
C’est prendre ses désirs pour des réalités ! Il n’y a pas une telle évolution ! Elle est, au mieux, très insuffisante. Le réseau de transport collectif laisse partout à désirer, hors capitale et quelques grandes villes intra-muros. Il devient de plus en plus lâche dès que l’on s’éloigne des hyper centres.
« Afin de tenir compte du contexte local, les documents d’urbanisme conserveront la possibilité de définir le champ d’application géographique de cette mesure. Cette disposition fera donc l’objet d’une mise en œuvre pragmatique tenant compte des études réalisées en termes de densité et de desserte en transport collectifs.
« Ainsi, par exemple, dans les zones tendues, les obligations de stationnement fixées aux constructeurs ne pourront pas être supérieures à une place de parking par logement construit, dès lors que l’opération immobilière est située à moins de 500 m d’une gare ou station de transport collectif. »
Voilà bien l’exemple d’une mesure décidée par des technocrates éloignés de la vie réelle et qui n’empruntent jamais les TC qu’ils veulent que les autres prennent : il ne suffit pas qu’il y ait une gare ou une station de TC, il faut qu’il y ait des trains ou des bus qui la desservent selon des fréquences et amplitudes acceptables. Les fins de services à 20h, l’absence de desserte les dimanches et jours fériés, un bus toute les heures ou même moins en « heures creuses » etc. Et même lorsque fréquences et amplitudes de service sont correctes en théorie, il faudrait qu’elles soient effectives en réalité : l’exemple des RER franciliens montre jusqu’à la caricature combien cela peut ne pas être le cas.
« Pour encourager la densification douce d’espaces déjà urbanisés »
On connaissait les circulations dites « douces » et aussi les énergies « douces » qui n’ont rien de doux et voilà la «densité douce » Les mesures qui suivent montrent que la densification prévue et imposée n’aura rien de «doux » et fera plutôt dans le brutal… Exemples : « construire sur les toits ; restreindre les droits de recours des particuliers et supprimer celui des associations de quartier…. » Duflot et ses épigones EE/LV nous prendraient-ils pour des idiots?
« Construire sur les toits » et « Ajouter un ou deux étages à un bâtiment, là où c’est pertinent, permet d’exploiter un gisement sans artificialiser davantage et dans le respect de la qualité architecturale et de la morphologie d’un quartier.»
On peut en douter lorsque l’on voit les esquisses des urbanistes mettant en œuvre cette mesure. Cela avait déjà été proposé sous le règne de Sarkozy et les Verts et le PS s’étaient alors gaussés d’une mesure « absurde » qui profiterait aux propriétaires de pavillons sans ajouter de nouveaux logements !
« Permettre la densification des quartiers pavillonnaires »
Euphémisme pour ne pas dire langue de bois… Il s’agit de les supprimer par un ensemble de mesures qui sont énumérées ci-après. Pourquoi pas après tout, les zones pavillonnaires dans les périphéries des grandes agglomérations sont pratiquement toutes en voie de «gentryfication» mais il existe des formes d’habitat individuel avec parties collectives qui permettent l’autoproduction, alimentaire notamment, d’autres formes de l’habiter écologiquement, un autre « vivre ensemble » en même temps qu’une certaine autonomie vis-à-vis de l’univers marchand. Supprimer les zones pavillonnaires, pourquoi pas… Tout dépend par quoi on va les remplacer…
Mesure n°1 : « restreindre la possibilité pour les PLU de fixer une taille minimale de terrain et une densité maximale des constructions, deux éléments qui freinent la densification »
Mesure n°2 : « La loi urbanisme et habitat de 2003 permet de fixer une taille minimale des terrains pour préserver l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager d’une zone (…).Cette possibilité contribue à l’étalement urbain. C’est pourquoi elle sera supprimée. »
Pas de mesure de remplacement ni pour cette préservation de l’urbanisation traditionnelle pourtant porteuse de convivialité, ni pour l’intérêt paysager. Un retour aux années 60 ??
Mesure n° 3 : « La suppression du coefficient d’occupation des sols (Cos) »
Technique, mais diablement efficace… ainsi que les deux mesures suivantes :
Mesure n°4 : « Pour les Scot : obligation de réaliser une étude de densification »
Mesure n°5 : « Pour les PLU : obligation d’élaborer une étude de stratégie foncière »
« Le projet de loi permettra le transfert automatique de la compétence PLU aux communautés de communes et d’agglomérations. »
En clair, la compétence urbanisme n’appartiendra plus aux communes qui ne pourront plus décider du devenir de leur territoire. Les communautés en cause, de second degré, sont moins soumises à la pression des électeurs que l’on qualifie d’égoïstes lorsqu’ils s’opposent au bétonnage de leur quartier. L’intérêt général contre les égoïsmes ? Ou bien celui des citoyens.nes contre celui des élus bâtisseurs alliés à celui des promoteurs qui sont comme chacun le sait d’altruistes philanthropes! Quel est l'intérêt des maires présidents ou vice-présidents d’agglomération, de communauté urbaine, de communes, pour faire couler le béton ? Il est multiforme : moduler de façon ad hoc leur base électorale, se créer une « clientèle», mettre du beurre sur les épinards de leur budget pour de grandes réalisations souvent inutiles et parfois, pour une petite minorité, d’autres raisons moins avouables mais qui n’éclatent pas toujours au grand jour…
« Une « procédure intégrée pour le logement » pour diviser par trois les délais de procédure administrative» Elle comportera une évaluation des incidences environnementales avant de permettre, en tant que besoin, la mise en compatibilité et l’adaptation de plusieurs documents réglementaires en matière d’urbanisme, dans des délais raccourcis par rapport aux procédures classiques. L’ordonnance précisera le champ d’application et les conditions de mise en œuvre de cette procédure. Elle exclura notamment la possibilité que la procédure intégrée puisse concerner les parcs naturels régionaux. »
En clair une étude d’impact environnemental bâclée en un laps de temps très limité sera une étude avec des résultats connus d’avances et conformes aux désirs des promoteurs (état, collectivité locale, particuliers) comme c’est souvent déjà le cas aujourd’hui (Cf. le cas d’école des études d’impact pour l’aéroport de Notre Dame des Landes). Tant pis aussi pour l’archéologie préventive… Ce n’est qu’une perte de temps pour les bétonneurs pressés, comme l’a déclaré l’adjoint à l’urbanisme (PS) de Clermont-Ferrand lors de fouilles qui, selon lui, s’éternisaient en Centre-ville, retardant le béton de couler dans un quartier déjà bien minéralisé et densifié. Le commentaire de cette mesure n’est pas un procès d’intention. En voici la preuve : Si les choses ne devaient pas se passer ainsi, pourquoi exclure les parcs naturels régionaux de cette procédure « intégrée » (C’est une concession faite aux protecteurs de la nature, du patrimoine et des paysages) ? C’est bien parce que partout ailleurs, on sait bien que cette mesure facilitera un bétonnage peu soucieux de la nature, des paysages et du patrimoine.
« Amélioration du traitement des contentieux d’urbanisme pour accélérer les délais »
Pour les bénéficiaires de permis de construire, pas pour ceux qui les contestent.
Le détail des mesures envisagées est édifiant : restriction du droit d’ester pour les particuliers ou les petites associations de quartier, pénalités financières qu’elles encourront en cas de rejet de leurs recours alors qu’en cas de condamnation, aucun alourdissement des sanctions financières n’est prévue pour le promoteur ou la collectivité bénéficiaires du permis, possibilité de modifier le permis litigieux en cours d’instance pour corriger des « vices de forme », assimilation scandaleuse à des recours mafieux des recours des particuliers défendant leur intérêt ou des associations de quartier défendant la qualité de vie de leur quartier ou de leur commune. Il s’agit de tout faire pour que la voie du recours juridique soit réduite. S’affranchir du contrôle et de la pression des citoyens.nes électeurs, leur barrer la voie du recours juridique, voilà bien la preuve que l’Etat veut construire malgré eux, contre eux où il l’entend, comme il l’entend. Il s’agit d’imposer une densification dont aucun urbain ne veut car elle est synonyme de mal être, notamment dans ce que les auteurs de ce texte appellent les « zone tendues » qui sont déjà denses. Les urbains n’en peuvent plus d’être des agglomérés mais de cela, le Gouvernement et la ministre qui se prétend écologiste n’ont cure. Il s’agira de leur imposer cette densification en leur ôtant, un à un tous les moyens légaux de se défendre. Il ne restera plus aux urbains en colère que l’occupation des chantiers …
« Pour limiter les recours infondés contre les autorisations d’urbanisme qui engorgent les tribunaux… »
Cette citation, à elle seule, en dit long. Comment savoir si un recours est ou n’est pas fondé tant qu’il n’est pas jugé ? Voilà l’Etat et le gouvernement qui se permet de dire la justice sans même avoir entendu celui qui la demande… Un comble ! Pourquoi ne pas s’interroger plutôt sur les raisons qui font que ces recours sont si nombreux, comme le manque de dialogue, la politique du fait accompli, une conception de l’intérêt général qui méprise et bafoue les intérêts des particuliers… La volonté de « bien vivre » des habitants d’une commune, d’un quartier, leur attachement à celui-ci, à son histoire porteuse de repères, leur volonté de les préserver vaut bien l’intérêt de l’automobiliste qui ne fait que le traverser et qui est pour les résidents fauteur de nuisances. Il vaut bien aussi celui du bétonneur. Un aménagement judicieux du territoire permettrait de régler une bonne partie de la crise du logement sans que l’on doive imposer des constructions nouvelles là où les gens n’en veulent pas.
« Renforcer la participation des citoyens en amont des projets »
Etant donné toutes les mesures qui précédent et bien que cela ne soit pas précisé, on l’aura compris, il ne s’agit que de ceux, et de ceux seulement, qui acceptent les projets de densification. Les autres ne sont que des égoïstes, auteurs de recours malveillants, empêcheurs de bétonner en rond. Les ordonnances en préparation sont destinées à leur clouer le bec et à permettre de densifier en paix.
Aussi ou surtout ? « La difficulté (…) n’est pas qu’il faut construire plus de logement mais qu’il faut donner les moyens à ces personnes en difficulté de se loger …Bien évidemment, aujourd’hui, tous ceux qui ont un intérêt financier dans la construction de logements détournent cette caution morale au service de leurs affaires… Mais il semble bien qu’il s’agisse d’une légende urbaine habilement construite par le service marketing de certains promoteurs… Car les chiffres sont bien différents :
●En moyenne 7% des logements en France, sont des logements vacants, soit plus de 2 000 000
● Le taux de vacance locative dans les logements en France n’a jamais été aussi forte qu’en 2010 avec 63 000 logements vide depuis plus de 3 mois.
●Il ne manque pas 800 000 logements en France mais 800 000 personnes sont en manque de logement.
●Par contre, la pression est plus forte dans certaines régions. Régions dans lesquels le taux de logement vacants est le plus fort.
Le taux de logements vacants est quasi identique depuis 2000 : La hausse des prix ne peut pas s’expliquer par une pression sur le nombre de logement disponible car ce nombre est stable malgré une hausse considérable des prix. Au contraire le nombre de logements vacants a augmenté de 400000 entre 2000 et 2011 : Constat étonnant dans le contexte d’un marché de l’immobilier guidé par la pénurie de logement. :-) » Guillaume FONTENEAU, Leblogpatrimoine.com
« (le bâtiment) est un important gisement d’emplois non délocalisables, tant directs (construction, rénovation, gestion) qu’indirects (équipement des logements, services associés, développement de la ville). »
Regardons d’un peu plus près ce «gisement d’emplois » prétendu « non délocalisables ».
1°) Le bâtiment et les travaux publics (BTP) est un secteur d’activité où plus de 35% des infractions à la législation du travail a été enregistré avec une surreprésentation de l'emploi des étrangers sans titre de travail (statistiques de 2008), main d’œuvre sous-payée, corvéable à merci et jetable sans formalité lorsqu’il faut « dégraisser » les effectifs. Le BTP est aussi un secteur où « les salaires sont très bas et la pénibilité du travail n’est pas reconnue. Cela n’incite pas les jeunes à rester dans le secteur » comme l’affirme Eric Aubin, secrétaire général de la fédération construction de la CGT. C’est dans ce secteur que l’on trouve le plus de travailleurs étrangers dont le patronat déclare ne pouvoir se passer. Et pour cause car, comme le constate un article de Marianne daté du 23/07/2012, « Dans tous les cas, il apparaît que – même en respectant les règles – les exigences salariales des ouvriers du BTP arrivant des pays de l’Est les rendent forcément plus compétitifs que leurs homologues français. Surtout, les charges sociales associées à ces équipes sous-traitantes étrangères sont beaucoup plus faibles que celles concernant des travailleurs déclarés en France »
2°) Que les emplois du BTP ne soient pas délocalisables parce que l’activité ne peut que se faire sur le territoire national est donc une fausse évidence : le travail s’effectue bien en effet sur le sol hexagonal « mais on fait venir sur nos chantiers des travailleurs qui n’ont pas les mêmes droits, ni les mêmes formations, ni les mêmes exigences que les travailleurs nationaux. » (Jean-Pascal François, responsable à la Fédération nationale des salariés de la construction (CGT) cité dans l’article de Marianne) L’activité doit se dérouler sur le territoire national mais ce sont les salariés qui sont délocalisés. Ils viennent sur des chantiers en France mais avec les salaires et les charges sociales du pays d’origine…C’est donc une erreur de croire qu’une activité n’est pas délocalisable parce qu’elle doit nécessairement se faire sur un territoire déterminé alors qu’il suffit de faire venir des travailleurs étrangers pour l’effectuer dans les conditions de travail, les salaires, avantages sociaux et droits qui seront ceux qui auraient les leurs s’ils l’avaient réalisée dans leur pays. Cécile Duflot commet cette erreur lorsqu’elle confère au BTP ce statut d'activité «non délocalisable » et s’en sert d’argument pour promouvoir sa politique de densificatrice : « Investir dans le bâtiment, construire des logements serait créer des emplois durables en France ». C’est cet argument que répètent comme des perroquets les cadres du parti EE/LV. Que cet argument nous ait déjà été servi par N. Sarkozy, comme le rappelle Marianne ne semble guère les gêner. Eux aussi chaussent les pantoufles du mort sans se poser trop de questions gênantes. En janvier 2012, Sarkozy préconisait une relance du secteur par la construction. « Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra ses possibilités de construction augmenter de 30 % », avait-il annoncé, avant de préciser que cette mesure fournirait assurément du travail dans l'industrie du bâtiment, « qui a une caractéristique, elle n'est pas délocalisable ». L’urbanisme de Duflot, c’est du Sarkozy dans le texte, pour de larges extraits.
« La densification est la solution qui permet de construire là où sont les besoins sans artificialiser davantage en périphérie des villes. Aux antipodes de l’image parfois caricaturale des tours et barres d’immeuble qui caractérisent l’urbanisme des années 1960-70, la densité urbaine participe à la mise en place d’une fabrique (sic !) de la ville durable. »
Les logements vacants existent bien. Selon les régions, ils le sont pour des raisons diverses : prix, absence de travaux, absence de marché locatif, territoires où il est devenu impossible de vivre et travailler au pays... Répartir sur l’ensemble du territoire les activités et les services, donner ou redonner à l’échelon régional et local un pouvoir décisionnel que l’Etat tend à confisquer et les gens iraient habiter là où l’on trouve travail et services, au lieu de s’agglomérer et s’entasser dans des zones urbaines et péri-urbaines souvent hideuses ou qui le deviendront si la politique urbanistique de Cécile Dufflot est mise en œuvre.
Et il faudrait encore «densifier » des zones déjà denses qui étouffent déjà du manque d’infrastructures et de fluidité.
Pour la petite couronne francilienne, Le RER A n’a toujours pas de double étage sur toutes les destinations et aux heures de pointe, il faut regarder passer les rames en restant sur le quai... Ne parlons même pas du RER B ou C. Transports en commun au bord de l’asphyxie, routes et rues au bord de la thrombose et il faudrait ajouter encore des habitants ?
Il ne suffit pas de construire des immeubles, il faut renforcer les réseaux d’assainissement en amont, les stations d’épuration en aval (où ?), évacuer leurs boues, renforcer les réseaux d’adduction d’eau potable, pomper l’eau, la traiter dans des usines de plus en plus imposantes.
Cette légende du manque de logement sert avant tout les promoteurs qui poussent à la course folle; « Libérer du foncier » On croirait un slogan de manif! dixit fort justement un internaute
La densification n’est pas la panacée, ce n’est même pas un début de solution à la « crise » du logement qui n’est pas une « pénurie » de logements mais l’absence de logements abordables à la location ou à la vente pour certaines catégories de la population.
« Des règles trop strictes en termes de stationnement conduisent à une augmentation du coût des projets de construction, qui peut entraîner leur abandon ou engendrer des surcoûts importants. En effet, la réalisation d’une place de stationnement coûte en moyenne 20 000 à 25 000 €. Certains plans locaux d’urbanisme fixent des contraintes disproportionnées, comme, par exemple, l’obligation de construire trois places de stationnement par logement dans le centre de certaines grandes agglomérations.»
Première déréglementation : suppression ou quasi suppression des obligations d’avoir dans chaque immeuble des stationnements pour V.P. en suffisance.
Dans les villes de la banlieue parisienne mal desservies par les TC, les bagnoles, nécessaires pour se déplacer seront sur les trottoirs, qui devraient être réservés aux piétons. Et lorsqu’il faut « tourner » pour tenter de trouver une place de stationnement, c’est du carburant en plus. Dans les banlieues des villes de province où les TC sont particulièrement déficients, mal commodes, avec des fréquences trop rares et des horaires mal adaptés, c’est encore plus vrai.
« La plupart de ces règles sur le stationnement dans les documents d’urbanisme ne prennent pas en compte les évolutions en matière de déplacement de notre société, comme le déploiement de réseaux de transports collectifs de plus en plus denses dans les zones urbaines.»
C’est prendre ses désirs pour des réalités ! Il n’y a pas une telle évolution ! Elle est, au mieux, très insuffisante. Le réseau de transport collectif laisse partout à désirer, hors capitale et quelques grandes villes intra-muros. Il devient de plus en plus lâche dès que l’on s’éloigne des hyper centres.
« Afin de tenir compte du contexte local, les documents d’urbanisme conserveront la possibilité de définir le champ d’application géographique de cette mesure. Cette disposition fera donc l’objet d’une mise en œuvre pragmatique tenant compte des études réalisées en termes de densité et de desserte en transport collectifs.
« Ainsi, par exemple, dans les zones tendues, les obligations de stationnement fixées aux constructeurs ne pourront pas être supérieures à une place de parking par logement construit, dès lors que l’opération immobilière est située à moins de 500 m d’une gare ou station de transport collectif. »
Voilà bien l’exemple d’une mesure décidée par des technocrates éloignés de la vie réelle et qui n’empruntent jamais les TC qu’ils veulent que les autres prennent : il ne suffit pas qu’il y ait une gare ou une station de TC, il faut qu’il y ait des trains ou des bus qui la desservent selon des fréquences et amplitudes acceptables. Les fins de services à 20h, l’absence de desserte les dimanches et jours fériés, un bus toute les heures ou même moins en « heures creuses » etc. Et même lorsque fréquences et amplitudes de service sont correctes en théorie, il faudrait qu’elles soient effectives en réalité : l’exemple des RER franciliens montre jusqu’à la caricature combien cela peut ne pas être le cas.
« Pour encourager la densification douce d’espaces déjà urbanisés »
On connaissait les circulations dites « douces » et aussi les énergies « douces » qui n’ont rien de doux et voilà la «densité douce » Les mesures qui suivent montrent que la densification prévue et imposée n’aura rien de «doux » et fera plutôt dans le brutal… Exemples : « construire sur les toits ; restreindre les droits de recours des particuliers et supprimer celui des associations de quartier…. » Duflot et ses épigones EE/LV nous prendraient-ils pour des idiots?
« Construire sur les toits » et « Ajouter un ou deux étages à un bâtiment, là où c’est pertinent, permet d’exploiter un gisement sans artificialiser davantage et dans le respect de la qualité architecturale et de la morphologie d’un quartier.»
On peut en douter lorsque l’on voit les esquisses des urbanistes mettant en œuvre cette mesure. Cela avait déjà été proposé sous le règne de Sarkozy et les Verts et le PS s’étaient alors gaussés d’une mesure « absurde » qui profiterait aux propriétaires de pavillons sans ajouter de nouveaux logements !
« Permettre la densification des quartiers pavillonnaires »
Euphémisme pour ne pas dire langue de bois… Il s’agit de les supprimer par un ensemble de mesures qui sont énumérées ci-après. Pourquoi pas après tout, les zones pavillonnaires dans les périphéries des grandes agglomérations sont pratiquement toutes en voie de «gentryfication» mais il existe des formes d’habitat individuel avec parties collectives qui permettent l’autoproduction, alimentaire notamment, d’autres formes de l’habiter écologiquement, un autre « vivre ensemble » en même temps qu’une certaine autonomie vis-à-vis de l’univers marchand. Supprimer les zones pavillonnaires, pourquoi pas… Tout dépend par quoi on va les remplacer…
Mesure n°1 : « restreindre la possibilité pour les PLU de fixer une taille minimale de terrain et une densité maximale des constructions, deux éléments qui freinent la densification »
Mesure n°2 : « La loi urbanisme et habitat de 2003 permet de fixer une taille minimale des terrains pour préserver l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager d’une zone (…).Cette possibilité contribue à l’étalement urbain. C’est pourquoi elle sera supprimée. »
Pas de mesure de remplacement ni pour cette préservation de l’urbanisation traditionnelle pourtant porteuse de convivialité, ni pour l’intérêt paysager. Un retour aux années 60 ??
Mesure n° 3 : « La suppression du coefficient d’occupation des sols (Cos) »
Technique, mais diablement efficace… ainsi que les deux mesures suivantes :
Mesure n°4 : « Pour les Scot : obligation de réaliser une étude de densification »
Mesure n°5 : « Pour les PLU : obligation d’élaborer une étude de stratégie foncière »
« Le projet de loi permettra le transfert automatique de la compétence PLU aux communautés de communes et d’agglomérations. »
En clair, la compétence urbanisme n’appartiendra plus aux communes qui ne pourront plus décider du devenir de leur territoire. Les communautés en cause, de second degré, sont moins soumises à la pression des électeurs que l’on qualifie d’égoïstes lorsqu’ils s’opposent au bétonnage de leur quartier. L’intérêt général contre les égoïsmes ? Ou bien celui des citoyens.nes contre celui des élus bâtisseurs alliés à celui des promoteurs qui sont comme chacun le sait d’altruistes philanthropes! Quel est l'intérêt des maires présidents ou vice-présidents d’agglomération, de communauté urbaine, de communes, pour faire couler le béton ? Il est multiforme : moduler de façon ad hoc leur base électorale, se créer une « clientèle», mettre du beurre sur les épinards de leur budget pour de grandes réalisations souvent inutiles et parfois, pour une petite minorité, d’autres raisons moins avouables mais qui n’éclatent pas toujours au grand jour…
« Une « procédure intégrée pour le logement » pour diviser par trois les délais de procédure administrative» Elle comportera une évaluation des incidences environnementales avant de permettre, en tant que besoin, la mise en compatibilité et l’adaptation de plusieurs documents réglementaires en matière d’urbanisme, dans des délais raccourcis par rapport aux procédures classiques. L’ordonnance précisera le champ d’application et les conditions de mise en œuvre de cette procédure. Elle exclura notamment la possibilité que la procédure intégrée puisse concerner les parcs naturels régionaux. »
En clair une étude d’impact environnemental bâclée en un laps de temps très limité sera une étude avec des résultats connus d’avances et conformes aux désirs des promoteurs (état, collectivité locale, particuliers) comme c’est souvent déjà le cas aujourd’hui (Cf. le cas d’école des études d’impact pour l’aéroport de Notre Dame des Landes). Tant pis aussi pour l’archéologie préventive… Ce n’est qu’une perte de temps pour les bétonneurs pressés, comme l’a déclaré l’adjoint à l’urbanisme (PS) de Clermont-Ferrand lors de fouilles qui, selon lui, s’éternisaient en Centre-ville, retardant le béton de couler dans un quartier déjà bien minéralisé et densifié. Le commentaire de cette mesure n’est pas un procès d’intention. En voici la preuve : Si les choses ne devaient pas se passer ainsi, pourquoi exclure les parcs naturels régionaux de cette procédure « intégrée » (C’est une concession faite aux protecteurs de la nature, du patrimoine et des paysages) ? C’est bien parce que partout ailleurs, on sait bien que cette mesure facilitera un bétonnage peu soucieux de la nature, des paysages et du patrimoine.
« Amélioration du traitement des contentieux d’urbanisme pour accélérer les délais »
Pour les bénéficiaires de permis de construire, pas pour ceux qui les contestent.
Le détail des mesures envisagées est édifiant : restriction du droit d’ester pour les particuliers ou les petites associations de quartier, pénalités financières qu’elles encourront en cas de rejet de leurs recours alors qu’en cas de condamnation, aucun alourdissement des sanctions financières n’est prévue pour le promoteur ou la collectivité bénéficiaires du permis, possibilité de modifier le permis litigieux en cours d’instance pour corriger des « vices de forme », assimilation scandaleuse à des recours mafieux des recours des particuliers défendant leur intérêt ou des associations de quartier défendant la qualité de vie de leur quartier ou de leur commune. Il s’agit de tout faire pour que la voie du recours juridique soit réduite. S’affranchir du contrôle et de la pression des citoyens.nes électeurs, leur barrer la voie du recours juridique, voilà bien la preuve que l’Etat veut construire malgré eux, contre eux où il l’entend, comme il l’entend. Il s’agit d’imposer une densification dont aucun urbain ne veut car elle est synonyme de mal être, notamment dans ce que les auteurs de ce texte appellent les « zone tendues » qui sont déjà denses. Les urbains n’en peuvent plus d’être des agglomérés mais de cela, le Gouvernement et la ministre qui se prétend écologiste n’ont cure. Il s’agira de leur imposer cette densification en leur ôtant, un à un tous les moyens légaux de se défendre. Il ne restera plus aux urbains en colère que l’occupation des chantiers …
« Pour limiter les recours infondés contre les autorisations d’urbanisme qui engorgent les tribunaux… »
Cette citation, à elle seule, en dit long. Comment savoir si un recours est ou n’est pas fondé tant qu’il n’est pas jugé ? Voilà l’Etat et le gouvernement qui se permet de dire la justice sans même avoir entendu celui qui la demande… Un comble ! Pourquoi ne pas s’interroger plutôt sur les raisons qui font que ces recours sont si nombreux, comme le manque de dialogue, la politique du fait accompli, une conception de l’intérêt général qui méprise et bafoue les intérêts des particuliers… La volonté de « bien vivre » des habitants d’une commune, d’un quartier, leur attachement à celui-ci, à son histoire porteuse de repères, leur volonté de les préserver vaut bien l’intérêt de l’automobiliste qui ne fait que le traverser et qui est pour les résidents fauteur de nuisances. Il vaut bien aussi celui du bétonneur. Un aménagement judicieux du territoire permettrait de régler une bonne partie de la crise du logement sans que l’on doive imposer des constructions nouvelles là où les gens n’en veulent pas.
« Renforcer la participation des citoyens en amont des projets »
Etant donné toutes les mesures qui précédent et bien que cela ne soit pas précisé, on l’aura compris, il ne s’agit que de ceux, et de ceux seulement, qui acceptent les projets de densification. Les autres ne sont que des égoïstes, auteurs de recours malveillants, empêcheurs de bétonner en rond. Les ordonnances en préparation sont destinées à leur clouer le bec et à permettre de densifier en paix.
Jeudi 16 Mai 2013
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Pour fêter l’an 1 de son quinquennat, celui du reniement de ses promesses, François Hollande, alias Flamby, alias Malborough du Mali, alias Pépère avait sans doute voulu s’offrir un feu d’artifice d’un genre inédit à 120 millions d’euros la pièce : un tir d’essai de missile balistique M-51, au large de Penmarc’h en Bretagne. 120 millions d’euros qui sont partis en fumée, le missile ayant explosé en plein vol, le tir ayant échoué. Vive la rigueur budgétaire ! L’échec n’a été mentionné que très brièvement dans les JT de (dé)information tels le 20h sur l’A2.
Que se serait-il passé si...
Le missile n’avait évidemment pas de tête nucléaire mais que ce serait-il passé si… destiné à un ennemi putatif, il nous ait explosé à la figure ? Rolland Nivet, responsable pour la Bretagne et le Grand Ouest du Mouvement pour la paix a bien raison d’affirmer que « Cet échec souligne que le risque zéro n’existe pas. La solution pour avoir zéro risque avec la bombe atomique, c’est zéro bombe atomique » Cela n’est pas prêt de se réaliser. Les présidents de droite comme de gauche, trop friands de musique militaire n’ont pas compris que, comme l’affirme Rolland Nivet, le « nucléaire n’est pas une assurance-vie pour la France, mais une assurance décès pour l’humanité »
Avec le M-51 la France viole le traité de Non-Prolifération
Ce missile nucléaire M-51 est développé par la France en violation caractérisée du TNP (Traité de Non-Prolifération), notamment de l’article 6 qui engage les puissances nucléaires à désarmer. Cet article stipule que « Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous contrôle international strict et efficace. » En poursuivant la modernisation de ses armes nucléaires, la France non seulement bafoue ouvertement un traité qu’elle a signé mais elle encourage ainsi directement les autres pays à se doter de capacités militaires nucléaires. Comme le déclarait déjà en 2008 le porte-parole du collectif « Non au missile M51 » : « On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d’autres comme la Chine, avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant "chirurgicales"» sur leur territoire, les missiles balistiques M-51 ayant une portée de plus de 6000 km.
Une banalisation criminelle de l'utilisation des armes nucléaires et radioactives
La précision (théorique) des missiles M-51 leur permet d’emporter des têtes nucléaires de puissance réduite rendant possibles des frappes préventives à l’arme nucléaire. Il s’agit d’un changement radical d’orientation : l’arme nucléaire n’est plus destinée à la dissuasion mais peut être utilisée. Dans la dissuasion, elle ne devait pas l’être, sauf échec de cette dissuasion. Ce changement radical de conception de l’utilisation de l’arme nucléaire a été validé par Jacques Chirac dans son discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006 à l’Ile Longue. Il a été poursuivi par Sarkozy et relancé par Hollande avec ce nouveau tir raté. Comme le dénonce la Fédération anti-nucléaire Bretagne, le gouvernement français cherche à banaliser les armes nucléaires et radioactives et leur usage alors que toutes sont dévastatrices, et entraînent de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. « L’usage d’armes à l’uranium appauvri employées en Irak, et probablement encore très récemment au Mali, le démontrent » On ajoutera que tout cela s’est effectué sans débat public.
Ce n’est pas la première fois que François Hollande viole le traité de non-prolifération, en parfait continuateur de la politique de son prédécesseur. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, il a une nouvelle fois tenté le 15 février 2013 de vendre des réacteurs nucléaire à l’Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. Ces violations répétées du TNP montrent bien son mépris et celui du gouvernement français pour le droit international. Tout cela sans qu’EE/LV ne dise mot. Pour pouvoir continuer de siéger au gouvernement et contracter des alliances avec le PS, alliance qui leur permettent de survivre, ces pseudo-écologistes ont inventé avec Canfin une nouvelle forme de pacifisme dans laquelle on prépare la paix en faisant la guerre.
Ce feu d’artifice, symbolique des ratages accumulés en un an, n’entame guère l’enveloppe budgétaire prévue cette année pour la modernisation de l’arsenal atomique français. Elle s’élève à 3,1 milliards d’Euros et par rapport aux 300 milliards d’Euros que ces armes ont déjà coûtés, c’est epsilon, trois fois rien. Bonne fille, la commission européenne ne tient d’ailleurs pas rigueur à Flamby pour ce gaspillage puisqu’elle lui donne en cadeau d’anniversaire un délai supplémentaire pour ramener la dette de la France dans les clous des fameux 3%. « Dansons la carmagnole, vive le son, vive le son/ Dansons la carmagnole, vive le son du canon !» Demain, Flamby nous serrera la ceinture d’un nouveau cran.
Pour une alternative non-violente
Naguère avec le Mouvement d’action non-violente (MAN), les Verts estimaient que « les guerres ne sont jamais des solutions. Elles engendrent des problèmes supplémentaires avec leur cortège de souffrances, d’exactions et de désir de vengeance. La non-violence s’efforce de rechercher les moyens d’une défense civile non-violente qui permettent à la population d’organiser une véritable résistance en cas d’agression et d’assurer sa sécurité. Le MAN condamne la stratégie de dissuasion nucléaire et la prolifération qui en résulte. Il demande le désarmement nucléaire de la France, non conditionné à l’obtention d’un accord multilatéral. » Cette position qui est à l’opposé d’un angélisme du genre « tout le monde, il est beau, il est gentil » est la seule qui vaille pour un écologiste et de plus, en ces temps de disette financière, elle permettrait de faire de substantielles économies.
Le missile n’avait évidemment pas de tête nucléaire mais que ce serait-il passé si… destiné à un ennemi putatif, il nous ait explosé à la figure ? Rolland Nivet, responsable pour la Bretagne et le Grand Ouest du Mouvement pour la paix a bien raison d’affirmer que « Cet échec souligne que le risque zéro n’existe pas. La solution pour avoir zéro risque avec la bombe atomique, c’est zéro bombe atomique » Cela n’est pas prêt de se réaliser. Les présidents de droite comme de gauche, trop friands de musique militaire n’ont pas compris que, comme l’affirme Rolland Nivet, le « nucléaire n’est pas une assurance-vie pour la France, mais une assurance décès pour l’humanité »
Avec le M-51 la France viole le traité de Non-Prolifération
Ce missile nucléaire M-51 est développé par la France en violation caractérisée du TNP (Traité de Non-Prolifération), notamment de l’article 6 qui engage les puissances nucléaires à désarmer. Cet article stipule que « Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous contrôle international strict et efficace. » En poursuivant la modernisation de ses armes nucléaires, la France non seulement bafoue ouvertement un traité qu’elle a signé mais elle encourage ainsi directement les autres pays à se doter de capacités militaires nucléaires. Comme le déclarait déjà en 2008 le porte-parole du collectif « Non au missile M51 » : « On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d’autres comme la Chine, avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant "chirurgicales"» sur leur territoire, les missiles balistiques M-51 ayant une portée de plus de 6000 km.
Une banalisation criminelle de l'utilisation des armes nucléaires et radioactives
La précision (théorique) des missiles M-51 leur permet d’emporter des têtes nucléaires de puissance réduite rendant possibles des frappes préventives à l’arme nucléaire. Il s’agit d’un changement radical d’orientation : l’arme nucléaire n’est plus destinée à la dissuasion mais peut être utilisée. Dans la dissuasion, elle ne devait pas l’être, sauf échec de cette dissuasion. Ce changement radical de conception de l’utilisation de l’arme nucléaire a été validé par Jacques Chirac dans son discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006 à l’Ile Longue. Il a été poursuivi par Sarkozy et relancé par Hollande avec ce nouveau tir raté. Comme le dénonce la Fédération anti-nucléaire Bretagne, le gouvernement français cherche à banaliser les armes nucléaires et radioactives et leur usage alors que toutes sont dévastatrices, et entraînent de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. « L’usage d’armes à l’uranium appauvri employées en Irak, et probablement encore très récemment au Mali, le démontrent » On ajoutera que tout cela s’est effectué sans débat public.
Ce n’est pas la première fois que François Hollande viole le traité de non-prolifération, en parfait continuateur de la politique de son prédécesseur. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, il a une nouvelle fois tenté le 15 février 2013 de vendre des réacteurs nucléaire à l’Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. Ces violations répétées du TNP montrent bien son mépris et celui du gouvernement français pour le droit international. Tout cela sans qu’EE/LV ne dise mot. Pour pouvoir continuer de siéger au gouvernement et contracter des alliances avec le PS, alliance qui leur permettent de survivre, ces pseudo-écologistes ont inventé avec Canfin une nouvelle forme de pacifisme dans laquelle on prépare la paix en faisant la guerre.
Ce feu d’artifice, symbolique des ratages accumulés en un an, n’entame guère l’enveloppe budgétaire prévue cette année pour la modernisation de l’arsenal atomique français. Elle s’élève à 3,1 milliards d’Euros et par rapport aux 300 milliards d’Euros que ces armes ont déjà coûtés, c’est epsilon, trois fois rien. Bonne fille, la commission européenne ne tient d’ailleurs pas rigueur à Flamby pour ce gaspillage puisqu’elle lui donne en cadeau d’anniversaire un délai supplémentaire pour ramener la dette de la France dans les clous des fameux 3%. « Dansons la carmagnole, vive le son, vive le son/ Dansons la carmagnole, vive le son du canon !» Demain, Flamby nous serrera la ceinture d’un nouveau cran.
Pour une alternative non-violente
Naguère avec le Mouvement d’action non-violente (MAN), les Verts estimaient que « les guerres ne sont jamais des solutions. Elles engendrent des problèmes supplémentaires avec leur cortège de souffrances, d’exactions et de désir de vengeance. La non-violence s’efforce de rechercher les moyens d’une défense civile non-violente qui permettent à la population d’organiser une véritable résistance en cas d’agression et d’assurer sa sécurité. Le MAN condamne la stratégie de dissuasion nucléaire et la prolifération qui en résulte. Il demande le désarmement nucléaire de la France, non conditionné à l’obtention d’un accord multilatéral. » Cette position qui est à l’opposé d’un angélisme du genre « tout le monde, il est beau, il est gentil » est la seule qui vaille pour un écologiste et de plus, en ces temps de disette financière, elle permettrait de faire de substantielles économies.
Mercredi 8 Mai 2013
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Nature - environnement
Une consultation du public est ouverte du lundi 6 mai au 27 mai concernant la demande par l’INRA de prolongation d'un essai de peupliers génétiquement modifiés pour la mise en place d’une filière de peupliers cultivés pour la production d’agrocarburants.
Le Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil aux Biotechnologies (HCB) a rendu le 12 avril 2013 une recommandation demandant l’arrêt de cet essai de l’INRA voir mon article ici . C’est maintenant à chacun de nous de se prononcer en participant à cette consultation publique.
Un scientisme obscurantiste
Sur les blogs et sites publiant des articles consacrés à cette demande de l’INRA, les pros OGM (en service commandé?) envoient des commentaires qui tentent de discréditer le CEES, les associations de protection de la nature et de défense de l’environnement. Pour eux tout opposant aux OGM ne peut être qu’un ignare mu par des pulsions et des peurs irrationnelles instillées par les associations en question et une propagande malveillante dont l’origine est à rechercher du côté d’écologistes antisciences et anti-progrès. Ils ne font pas « dans la dentelle » et l’injure n’est jamais loin de ces propos outranciers. En prenant fait et cause pour la technoscience sans aucun recul et sans le moindre esprit critique, ce sont eux qui font preuve d’obscurantisme et de fanatisme en développant un scientisme sans nuance.
Un scientisme obscurantiste
Sur les blogs et sites publiant des articles consacrés à cette demande de l’INRA, les pros OGM (en service commandé?) envoient des commentaires qui tentent de discréditer le CEES, les associations de protection de la nature et de défense de l’environnement. Pour eux tout opposant aux OGM ne peut être qu’un ignare mu par des pulsions et des peurs irrationnelles instillées par les associations en question et une propagande malveillante dont l’origine est à rechercher du côté d’écologistes antisciences et anti-progrès. Ils ne font pas « dans la dentelle » et l’injure n’est jamais loin de ces propos outranciers. En prenant fait et cause pour la technoscience sans aucun recul et sans le moindre esprit critique, ce sont eux qui font preuve d’obscurantisme et de fanatisme en développant un scientisme sans nuance.
Invectiver n’est pas argumenter
Jeter l’anathème sur le CEES, traiter d’ignorant manipulé tout individu qui fait preuve d’esprit critique vis-à-vis des OGM permet aux zélateurs de ces OGM d’éviter de discuter des arguments avancés par le CEES pour motiver son avis négatif. Rappelons donc brièvement l’argumentaire du CEES. Le CEES constate qu’il s’agit d’un essai qui poursuivrait prioritairement un objectif de recherche industrielle et sa pertinence doit être jugée en fonction de ce but. Or la mise en place d’ une culture du peuplier pour la production d’agro-carburants 1°) entrainerait la destruction de milieux humides occupés par une ripisylve spontanée, de grande valeur écologique, 2°) entrerait en concurrence avec des populicultures destinées à la production de bois, essentiellement pour fabriquer des caisses qui, autrement, seraient en plastique 3°) entrerait aussi en compétition avec des cultures vivrières du fait des difficultés d’exploitation en terrains marginaux, de l’importance des surfaces de culture devant se trouver à proximité des infrastructures industrielles et des primes PAC qui, en l’état, ne peuvent être obtenues qu’en cultivant des terres agricoles. Les adulateurs des OGM, l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) en soutenant la mise en place d’une telle filière ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ou de leur intérêt et ne veulent pas anticiper ce qui se passerait dans le cas de plantation à grande échelle de ces peupliers.
Il faut se mobiliser
Le lobby des OGM se mobilise pour cette consultation et pour tenter de faire désavouer par le ministre de l’agriculture le CEES. Nous devons nous mobiliser nous aussi pour dire notre accord avec sa recommandation d’arrêt de l’essai de l’INRA et de la destruction des peupliers de cet essai. Il n’est même pas nécessaire d’être anti-OGM pour partager la recommandation de ce comité. Il suffit d’être soucieux de protéger les zones humides et les forêts alluviales pour préserver la biodiversité et être soucieux de réserver les terres agricoles à la production de cultures vivrières.
EN PRATIQUE : comment procéder pour participer à cette consultation.
Il faut se rendre sur le site www.ogm.gouv.fr du Ministère de l’agriculture puis aller à la page de la consultation publique. On peut y accéder directement en cliquant ici
Une fois sur la page cliquer sur « envoyer un commentaire »
Voici un texte dont vous pouvez vous inspirer, que vous pouvez reproduire ou compléter pour rédiger ce commentaire.
Comme l’a souligné dans son rapport le Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil aux Biotechnologies (HCB) il s’agit d’un essai qui poursuivrait prioritairement un objectif de recherche industrielle. Sa pertinence doit être jugée en fonction de ce but. Or la mise en place d’une culture du peuplier pour la production d’agro-carburants entrainerait la destruction de milieux humides occupés par une ripisylve spontanée, de grande richesse biologique. Elle serait donc néfaste pour la biodiversité. Elle serait aussi écologiquement discutable puisqu’elle entrerait en concurrence avec des populicultures destinées à la production de bois, essentiellement pour fabriquer des caisses qui, autrement, seraient en plastique. Enfin d’un point de vue social et économique, elle aurait aussi des effets pervers en entrant en compétition avec des cultures vivrières « du fait des difficultés d’exploitation en terrains marginaux, de l’importance des surfaces de culture devant se trouver à proximité des infrastructures industrielles et des primes PAC qui, en l’état, ne peuvent être obtenues qu’en cultivant des terres agricoles » comme l’indique dans son rapport le CEES. De plus même en admettant que l’essai en cause serait conduit de telle sorte que les risques pour l’environnement et la santé humaine ou animale seraient négligeables, rien n’indique qu’il en irait de même dans le cadre de plantations d’une grande étendue. Pour ces raisons, j’estime que la recommandation du CEES doit être suivie, l’autorisation de prolongation de l’essai refusée et les peupliers grisard OM détruits ainsi que l’INRA s’y était engagée initialement.
Jeter l’anathème sur le CEES, traiter d’ignorant manipulé tout individu qui fait preuve d’esprit critique vis-à-vis des OGM permet aux zélateurs de ces OGM d’éviter de discuter des arguments avancés par le CEES pour motiver son avis négatif. Rappelons donc brièvement l’argumentaire du CEES. Le CEES constate qu’il s’agit d’un essai qui poursuivrait prioritairement un objectif de recherche industrielle et sa pertinence doit être jugée en fonction de ce but. Or la mise en place d’ une culture du peuplier pour la production d’agro-carburants 1°) entrainerait la destruction de milieux humides occupés par une ripisylve spontanée, de grande valeur écologique, 2°) entrerait en concurrence avec des populicultures destinées à la production de bois, essentiellement pour fabriquer des caisses qui, autrement, seraient en plastique 3°) entrerait aussi en compétition avec des cultures vivrières du fait des difficultés d’exploitation en terrains marginaux, de l’importance des surfaces de culture devant se trouver à proximité des infrastructures industrielles et des primes PAC qui, en l’état, ne peuvent être obtenues qu’en cultivant des terres agricoles. Les adulateurs des OGM, l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) en soutenant la mise en place d’une telle filière ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ou de leur intérêt et ne veulent pas anticiper ce qui se passerait dans le cas de plantation à grande échelle de ces peupliers.
Il faut se mobiliser
Le lobby des OGM se mobilise pour cette consultation et pour tenter de faire désavouer par le ministre de l’agriculture le CEES. Nous devons nous mobiliser nous aussi pour dire notre accord avec sa recommandation d’arrêt de l’essai de l’INRA et de la destruction des peupliers de cet essai. Il n’est même pas nécessaire d’être anti-OGM pour partager la recommandation de ce comité. Il suffit d’être soucieux de protéger les zones humides et les forêts alluviales pour préserver la biodiversité et être soucieux de réserver les terres agricoles à la production de cultures vivrières.
EN PRATIQUE : comment procéder pour participer à cette consultation.
Il faut se rendre sur le site www.ogm.gouv.fr du Ministère de l’agriculture puis aller à la page de la consultation publique. On peut y accéder directement en cliquant ici
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Voici un texte dont vous pouvez vous inspirer, que vous pouvez reproduire ou compléter pour rédiger ce commentaire.
Comme l’a souligné dans son rapport le Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil aux Biotechnologies (HCB) il s’agit d’un essai qui poursuivrait prioritairement un objectif de recherche industrielle. Sa pertinence doit être jugée en fonction de ce but. Or la mise en place d’une culture du peuplier pour la production d’agro-carburants entrainerait la destruction de milieux humides occupés par une ripisylve spontanée, de grande richesse biologique. Elle serait donc néfaste pour la biodiversité. Elle serait aussi écologiquement discutable puisqu’elle entrerait en concurrence avec des populicultures destinées à la production de bois, essentiellement pour fabriquer des caisses qui, autrement, seraient en plastique. Enfin d’un point de vue social et économique, elle aurait aussi des effets pervers en entrant en compétition avec des cultures vivrières « du fait des difficultés d’exploitation en terrains marginaux, de l’importance des surfaces de culture devant se trouver à proximité des infrastructures industrielles et des primes PAC qui, en l’état, ne peuvent être obtenues qu’en cultivant des terres agricoles » comme l’indique dans son rapport le CEES. De plus même en admettant que l’essai en cause serait conduit de telle sorte que les risques pour l’environnement et la santé humaine ou animale seraient négligeables, rien n’indique qu’il en irait de même dans le cadre de plantations d’une grande étendue. Pour ces raisons, j’estime que la recommandation du CEES doit être suivie, l’autorisation de prolongation de l’essai refusée et les peupliers grisard OM détruits ainsi que l’INRA s’y était engagée initialement.
Mardi 7 Mai 2013
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On trouvera ci-dessous, un appel de l’Adret Morvan que je relaie sur ce blog :
Encore une fois votre soutien a été déterminant. Grâce à vous et vos 70 000 signatures nous avons pu remettre notre pétition : « Touche pas à ma Forêt : Non à la destruction du Morvan » au Ministre Stéphane Le Foll. Ensemble, nous avons une nouvelle fois prouvé que les citoyens peuvent faire bouger les lignes et proposer des solutions alternatives pour l’avenir.
Malgré cette incroyable mobilisation, qui continue de grandir jour après jour, nos élus ignorent nos inquiétudes. Le Parti Socialiste de la Nièvre et son député Christian Paul, avec le soutien de l’UMP de la Nièvre, persistent à promouvoir coûte que coûte le projet Erscia, complexe industriel doté d’une Méga-Scierie/Incinérateur, qui menace la forêt du Morvan.
Comme nous, le Parlement Européen s’inquiète des dégâts environnementaux irrémédiables que pourraient engendrer ce projet. L’Eurodéputé Sandrine Bélier soutient notre combat et va dans notre sens en annonçant que « face à l'acharnement des acteurs politiques et économiques, il est important que les associations environnementales et les citoyens mobilisés soient entendus par leurs représentants européens et que Bruxelles mène l'enquête ».
Néanmoins, l’incertitude demeure et notre combat doit s’amplifier. Comme vous le savez, depuis le 4 février, nous avons créé une Zone à Défendre (ZAD), aux abords du bois du Tronçay. Cette ZAD, initialement située sur un pré privé, est aujourd’hui menacée. Suite à des pressions administratives et politiques, subies par la propriétaire du pré, nous avons décidé de déplacer notre ZAD. Nous refusons de céder à cet acharnement politique. Afin de défendre notre patrimoine commun, et certain de la justesse de notre combat, nous allons reconstruire notre ZAD au cœur même du bois du Tronçay.
Pour faire face à cette nouvelle situation, nous renouvelons notre appel à une mobilisation nationale dans le Morvan à Sardy les Epiry. Cette ZAD est un lieu hautement symbolique de notre mobilisation. Elle nous permet de protéger le bois de toute destruction et d’afficher notre détermination. Sans elle, le bois du Tronçay est en danger car la société Erscia a le projet de raser ses 110 hectares pour s’y implanter et ainsi, à terme, piller la ressource en bois du Morvan.
Les jours qui viennent seront décisifs pour notre combat. Nous vous invitons à nous rejoindre et nous soutenir à partir du 8 mai. Un grand temps fort de reconstruction de la ZAD aura lieu du 8 au 12 mai.
Malgré cette incroyable mobilisation, qui continue de grandir jour après jour, nos élus ignorent nos inquiétudes. Le Parti Socialiste de la Nièvre et son député Christian Paul, avec le soutien de l’UMP de la Nièvre, persistent à promouvoir coûte que coûte le projet Erscia, complexe industriel doté d’une Méga-Scierie/Incinérateur, qui menace la forêt du Morvan.
Comme nous, le Parlement Européen s’inquiète des dégâts environnementaux irrémédiables que pourraient engendrer ce projet. L’Eurodéputé Sandrine Bélier soutient notre combat et va dans notre sens en annonçant que « face à l'acharnement des acteurs politiques et économiques, il est important que les associations environnementales et les citoyens mobilisés soient entendus par leurs représentants européens et que Bruxelles mène l'enquête ».
Néanmoins, l’incertitude demeure et notre combat doit s’amplifier. Comme vous le savez, depuis le 4 février, nous avons créé une Zone à Défendre (ZAD), aux abords du bois du Tronçay. Cette ZAD, initialement située sur un pré privé, est aujourd’hui menacée. Suite à des pressions administratives et politiques, subies par la propriétaire du pré, nous avons décidé de déplacer notre ZAD. Nous refusons de céder à cet acharnement politique. Afin de défendre notre patrimoine commun, et certain de la justesse de notre combat, nous allons reconstruire notre ZAD au cœur même du bois du Tronçay.
Pour faire face à cette nouvelle situation, nous renouvelons notre appel à une mobilisation nationale dans le Morvan à Sardy les Epiry. Cette ZAD est un lieu hautement symbolique de notre mobilisation. Elle nous permet de protéger le bois de toute destruction et d’afficher notre détermination. Sans elle, le bois du Tronçay est en danger car la société Erscia a le projet de raser ses 110 hectares pour s’y implanter et ainsi, à terme, piller la ressource en bois du Morvan.
Les jours qui viennent seront décisifs pour notre combat. Nous vous invitons à nous rejoindre et nous soutenir à partir du 8 mai. Un grand temps fort de reconstruction de la ZAD aura lieu du 8 au 12 mai.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l'Adret via son adresse mail : zadboisdutroncay@gmail.com, consulter
sa page Facebook http:www.facebook.com/AdretMorvan
Vous pouvez vous connecter directement à son site en cliquant ici
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Jeudi 2 Mai 2013
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