Le ministère de l'écologie a publié au cours de cet été une batterie d'arrêtés et de décrets autorisant des atteintes plus ou moins graves selon les cas à la Nature et à l'environnement. Avec Ségolène Royal à sa tête, ce ministère devrait changer de nom et se nommer le ministère de l'anti-écologie. Et dire qu'il y a des «verts» qui voudraient entrer dans ce gouvernement !
Le dernier en date de ces décrets ouvre la possibilité de dérogations à l'interdiction de circulation motorisée dans les espaces naturels pour l'accès à des établissements touristiques d'altitude offrant un service de restauration.


Il s'agit de véhiculer les clients de ces restaurants en motoneige entre la fermeture des pistes et 23 h. Ces dérogations sont la porte ouverte à tous les abus et dérives. La rentabilité économique de la haute montagne à n'importe quel prix : non, merci ! Il faut montrer que nous ne sommes pas d'accord. Ce projet de décret est soumis à consultation publique, nous devons nous exprimer !

Voici à titre indicatif voici ma contribution à la consultation publique. Quiconque, s'il le désire, peut s'en inspirer pour motiver son avis. La consultation est ouverte du 24 août au 14 septembre 2015.

Incohérences consternantes : non à ce projet de décret !

Alors que l'on veut simplifier le droit de l'environnement, ce projet de décret le complexifie. De plus il ouvre la porte aux abus et aux contentieux ; les décisions d'accorder ou non les dérogations par le maire pouvant être contestées devant les tribunaux. Faut-il en conclure que la simplification de ce droit n'est bonne que lorsqu'il s'agit d'assouplir les règles protégeant l'environnement et la nature?

En haute montagne la pratique actuelle du ski de descente fait assez de ravages. Inutile d'en rajouter pour aggraver encore les atteintes à la tranquillité de la faune vivant dans ce milieu hostile.Elles sont autant d'atteintes à la biodiversité.

La montagne et notamment la haute montagne ne peut être considérée exclusivement comme un terrain de jeu pour citadins, terrain de jeu à rentabiliser économiquement ! D'ailleurs comme l'avait remarqué en son temps France Nature Environnement les nuisances dues à ce supplément de circulation motorisée devraient l'emporter sur les avantages économiques. En effet, ce qui sera gagné par les restaurateurs en altitude sera perdu pour ceux de la station ou du village.

Enfin le ski de descente avec l'entretien des pistes notamment et parfois les remontées mécaniques est une activité qui utilise beaucoup de pétrole et son bilan carbone n'est pas bon. Pourquoi permettre ce qui n'est rien d'autre qu'un gaspillage d'énergie supplémentaire? Est-bien utile d'en rajouter avec la circulation de motoneiges une fois les pistes fermées ? À quelques mois de la fameuse COP 21, la permission d'un supplément d'émissions de « gaz à effet de serre» ne fait pas sérieux.

Je sais bien que les jeux sont faits et que donner son avis ne sert à rien sinon à marquer le coup comme le prouvent les nombreuses consultations passées notamment sur les question de protection de la nature et d'environnement et je trouve que le Conseil national pour la protection de la nature est bien trop accommodant avec les intérêts privés de directeurs de stations et de gargotiers!
Ne publiez pas ce décret,svp!

Pour accéder au texte du décret et déposer votre commentaire suivre ce lien 
Mardi 25 Août 2015 Commentaires (0)

Le Syndicat des Energies Renouvelables n’a rien d’écolo. Pour s’en convaincre il suffit de parcourir la liste des membres de son Conseil d’administration où l’on trouve des représentants des nucléocrates EDF et AREVA, de TOTAL dont la réputation n’est plus à faire mais aussi de SOFIPROTEOL.
SOFIPROTEOL, devenu groupe Avril en Janvier 2015 est un des opérateurs les plus puissants de l’agro-industrie française. Il est présidé par Xavier Beulin, l’anti-écolo de choc, président du syndicat agricole la FNSEA ! Sur ce groupe on lira l’enquête édifiante parue sur Reporterre .
C’est pourtant le lobby qui émane de ce SER et de France Energie Eolienne (FEE) qui tient la plume de Denis Baupin le député porte-parole matière d’énergie du groupe EELV, de même qu’il tient la plume de députés d’autres sensibilités comme les PS Jean-Jacques Cottel , élu du Pas-de-Calais ou Jean-Paul Chanteguet, élu de l’Indre. En voici la preuve, la preuve aussi qu’en voulant favoriser coûte que coûte l’essor de l’éolien industriel, les députés EELV bafouent des principes essentiels de l’écologie politique.


Le Sénat avait introduit dans la loi sur la transition énergétique des dispositions qui soumettaient l’édification des parcs d’éoliennes industrielles à des contraintes qui n’étaient pas du goût des promoteurs de ces installations. Le SER et FEE ont fait des pieds et des mains pour que ces dispositions soient exclues de la loi : communiqués de presse, intervention dans média audiovisuelles et lobbying intense auprès de députés.
Un lobbying qui a porté ses fruits puisque la plupart de ces dispositions ont été annulées par les députés lors de l’examen du texte devant la commission dénommée « commission spéciale sur la transition énergétique ». Pour certaines de ces dispositions des amendements de suppression aux exposés des motifs rigoureusement identiques rédigés par des juristes du lobby ont été proposés tels quels à la fois par des parlementaires PS et par le député EELV Denis Baupin au nom des 17 autres élus de son groupe, tous cosignataires avec une belle unanimité que l’on aurait bien aimé retrouver en d’autres occasion (projet de loi sur l’interdiction de la chasse à courre, interdiction de la tauromachie, contre la loi sur le renseignement….)
Samedi 27 Juin 2015 Commentaires (2)

Parce que des habitants de Parthenay dans les Deux-Sèvres se plaignent de quelques désagréments que leur causent des compagnies de «corbeaux» (en réalité des corneilles noires), la municipalité va organiser des battues pour tuer un maximum de ces oiseaux au moins aussi intelligents que les singes macaques, capables d’empathie et qui ont conscience d’eux-mêmes. Ces massacres ne lèveront sans doute guère d’indignation. Pour la plupart des gens, les corbeaux n’ont pas bonne réputation. Hélas…


Corbeaux condamnés à Parthenay. Qui va les défendre ?
Les corbeaux, des occupants sans droit, ni titre ?

À Parthenay, au Parc des Loges et à Saint-Paul les bipèdes sans plume ne font pas bon ménage avec les bipèdes aux belles plumes noires luisantes soigneusement entretenues qui habitent ces mêmes quartiers. Comme beaucoup d’autres sur la Planète, les bipèdes sans plume de ces deux quartiers défèquent dans de la porcelaine tandis que toutes les corneilles de la Planète et donc celles qui vivent à Parthenay défèquent parfois dans les airs. Au Parc des Loges ou à Saint Paul à Parthenay comme ailleurs, il peut advenir par un malheureux hasard que quelques étrons tombent sur la terrasse d’un sans plume ou bien encore, horreur suprême, sur la voiture de Monsieur ou de Madame ; Madame qui se plaint même d’avoir à balayer les branches « qui tombent partout » quand les corneilles construisent leurs nids. Alors les fientes sur le pare-brise ou le toit de sa voiture, imaginez un peu !!!
Les habitants de ces deux secteurs reprochent aussi aux corneilles d’être trop bruyantes lorsqu’elles « vaquent à leurs occupations, affairées à construire le nid douillet de leur portée en ce moment, aggravé encore avec les incessantes becquées quand les petits sont nés » dixit la journaliste de La Nouvelle République. Pensez donc, ces pauvres gens sont « parfois obligés de fermer la fenêtre pour entendre la télé » (sic !), un appareil particulièrement silencieux et qui, bien sûr, ne gêne personne lorsqu’on l’écoute toute fenêtre ouverte !!! L’un d’entre eux s’insurge aussi parce que « Le soir, c'est impossible de prendre un verre en terrasse avec des amis tellement ils font du bruit » à croire que lui et ses amis chuchotent en sirotant leur apéro tout en regardant le soleil décliner !!! Comme les rurbains qui veulent empêcher les coqs du village de saluer le lever du soleil, les habitants de ces quartiers reprochent aux corneilles d’avoir un réveil aussi matinal que tapageur.
Ils estiment comme une évidence qui va même sans dire qu’eux et eux seuls ont le droit de faire du bruit, les oiseaux devant être silencieux et se faire oublier. Ces humains sont chez eux. Les « corbeaux » sont des occupants sans droit, ni titre. Qu’ils crèvent donc ! La municipalité a décidé de les tuer.
Dimanche 12 Avril 2015 Commentaires (5)

Ségolène Royal poursuit sa croisade anti-loup. Avec Le Foll elle va au-devant des désirs de la Fédération nationale ovine. Contre le loup, son écologie laxative se mue en écologie expéditive et punitive ! Quand cessera-t-elle de nuire à la Nature qu’elle est censée protéger ?


Le ministre de l’écologie, Ségolène Royal a tout l’air ne pas aimer les loups. Si tel est bien le cas, on peut se demander pourquoi tant de haine envers ce splendide animal, magnifique représentant de la nature sauvage indomptée. Ce serait à un psy de découvrir les motifs profonds de cette aversion et d’en guérir ce ministre pour qu’elle puisse remplir correctement son travail qui consiste justement à préserver la nature en général et cette espèce en particulier.
Mais peut-être aussi que dans le fond, elle se fout des loups et de leur sort. Il se pourrait fort bien que ce qui l’intéresse au premier chef, comme son collègue Stéphane Le Foll ministre de l’agriculture, c’est s’attirer les bonnes grâces des éleveurs ovins en allant au-devant de leurs désirs pour des raisons bassement électoralistes. Il vrai que d’électeurs, le PS en aurait bien besoin lui qui touche le fond tant dans les urnes que dans les sondages. Comme le loup est la bête noire des éleveurs ovins, de la FNSEA, des JA et accessoirement des chasseurs, autant de lobbies puissants qui pèsent électoralement, il le sera aussi pour Le Foll et Royal. Ces deux-là savent, ou croit savoir, que pour la plupart des électeurs, même s’ils souhaitent que le loup soit protégé, cela n’est toutefois pas un facteur déterminant de leur vote.
Lundi 30 Mars 2015 Commentaires (0)

Dans le cadre des projets Paris-Saclay et Grand Paris, une ligne de métro aérien (ligne 18) devrait traverser le plateau, zone encore agricole et protégée par un décret instituant une ZPNAF (Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière).


Pas de métro sur le Plateau de Saclay : signez la pétition!
L’image ci-contre (réalisée par le collectif « Enterrez le métro ») illustre l’impact du projet sur ce territoire agricole.
Des solutions alternatives à ce métro aérien existent. Elles sont conçues à partir et en complément du réseau existant qui est déjà dense et coûteraient beaucoup moins cher. Elles doivent être étudiées rapidement et mises en œuvre au rythme des besoins :
• les centres vie du Plateau étant à moins de 3 km d’une gare des RER B ou C, amélioration de la ligne de RER B et remplacement du RER C par le tram train (prévu en 2020 Evry => Versailles Chantiers) qu’il faudrait prolonger jusqu’à Saint-Quentin, sans changement à Versailles Chantiers.
• le TCSP (bus en site propre) Massy => Saint-Quentin en Yvelines
• rabattement vers ces gares grâce à des moyens innovants et complémentaires : navettes si possible en site propre avec tickets inclus dans le prix total du trajet et aux fréquences calées sur les RER, téléphériques ou funiculaires (à Lozère, à Gif, au Guichet, à Versailles Chantiers,…),
• promotion du covoiturage dit « du dernier kilomètre » (application sur smartphone actuellement en développement), maillage service auto en libre-service,
• promotion des circulations douces, réseau des pistes cyclables exploitant des chemins existants, dont ceux le long des rigoles, stations de vélos (dont électriques) en libre-service …
Il faut abandonner ce projet de métro sur le Plateau de Saclay, entre Massy-Palaiseau et Saint-Quentin en Yvelines :
• très consommateur d’argent public (près de 3 milliards prévus) alors que la rénovation du RER B devient chaque jour plus urgente,
• consommateur de terres agricoles très fertiles et source de gêne très importante pour les agriculteurs dans l’exercice quotidien de leur métier,
• destructeur de paysage (un métro situé à 14 mètres de hauteur en pleins champs)
source d’urbanisation supplémentaire car le schéma directeur régional de l’Ile-de-France prévoit d’urbaniser autour des gares.
Une pétition pour l’abandon de ce projet de métro (ligne 18) proposée le Collectif citoyen Moulon2020 en partenariat avec AMAP Jardins de Cérès, BUS Bures-sur-Yvette, CAS Orsay, COSTIF, Jouy Ecologie, SCI Terres Fertiles a été mise en ligne le samedi 14 mars sur le site de cyberacteur. Elle a déjà recueilli près de mille signatures. L’article ci-dessus reprend l’essentiel de l’argumentaire qu’elle développe.
Participez à la sauvegarde du Plateau de Saclay en la signant à votre tour en vous rendant sur le site de cyberacteurs ici
Mercredi 18 Mars 2015 Commentaires (0)

Bien qu’ils les aient rebaptisées « Les journées du goupil », les chasseurs du Nord se préparent à de nouvelles exactions envers les renards dès ce week-end, au mépris des fondamentaux de la biologie de l’espèce, de l’économie et de la tranquillité de leurs concitoyens. L’année dernière, une grande manifestation a montré une forte opposition populaire à ces massacres, aussi les associations de défense de la nature en appellent cette année encore au préfet.


Ch'tis fox days, le retour ! Massacres de renards à nouveau programmés.
Communiqué de presse inter-associatif, le 20 février 2015

Les « Ch’tis fox 2 » sont programmés pour les 21 et 22 février. Il s’agit de « prélever » des renards, mais aussi de repérer les terriers afin de pouvoir, en pleine saison de reproduction, déterrer et tuer les petits. Ces opérations de vènerie sous terre, où les animaux terrorisés sont extraits avec des pinces métalliques, sont d’une rare brutalité. Elles n’ont aucune justification et choquent les citoyens. Les seules motivations en sont la chasse, et rien que la chasse. Le président de la Fédération des chasseurs du Nord le reconnaît lui-même sur son site :
« Il n’y a pas de chasse au petit gibier, sans régulation efficace des prédateurs et particulièrement du renard, vous serez nombreux sur vos territoires les 21 & 22 février prochain ! ».

Non seulement c’est une contrevérité, mais ces territoires sont aussi et d’abord ceux de tous les citoyens. lls font partie du patrimoine naturel de la Nation que nous devons maintenir dans toute sa diversité pour les générations présentes et futures. Nos terroirs ne sont pas des terrains de jeu où tout doit être stérilisé pour maintenir des cocottes d’élevage uniquement destinées à distraire quelques porteurs de fusil.


Est-il utile de rappeler que le renard est un prédateur efficace des rongeurs, et qu’il se montre extrêmement utile à l’agriculture ? Ces massacres coûtent cher à tous, il est temps d’y mettre fin. Nous adressons ce jour une lettre au préfet afin qu’il prenne ses responsabilités de représentant de l’État, garant de l’intérêt public, et non pas des intérêts d’une minorité irresponsable.

Associations signataires : Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord - Pas-de-Calais (GON), Association des naturalistes de la Gohelle (ANG), Ligue pour la Protection des Oiseaux Nord (LPO Nord), Ligue pour la Protection des Oiseaux Pas-de-Calais (LPO Pas-de-Calais), Rassemblement pour une France sans chasse (RAC), Fondation Brigitte Bardot, One voice.

Pour lire le communiqué sur le site de l'ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et signer la pétition pour défendre le renard ici
___________________________________

Crédit photo : ASPAS


Vendredi 20 Février 2015 Commentaires (1)

Lettre ouverte transmise le 12 février 2015 à Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, et Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, cosignée par 67 associations


Lettre ouverte : le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques
Objet : Le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques

Madame la Ministre,

Notre collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! », qui réunit plus de cinquante associations naturalistes, de protection de l’enfance, mais aussi des psychologues, des enseignants, des parents d’élèves, des écrivains jeunesse, des syndicats, des structures d’éducation à l’environnement… tous opposés à la présence des chasseurs dans l’école de la République, souhaite attirer votre conscience attentive sur les faits suivants.

Une convention est sur le point d’être signée entre la Fédération nationale des chasseurs, la Fédération nationale des pêcheurs et les Ministres de l’Écologie et de l’Éducation Nationale reconnaissant aux chasseurs la légitimité d’intervenir auprès des élèves des écoles primaires, afin de leur dispenser un enseignement visant leur éducation au développement durable, à la biodiversité et au respect de la nature.

Nous vous demandons de vous pencher sur les conséquences impactantes pour l’enfance d’une telle convention, à la lumière des arguments ci-après, que nous vous proposons d’examiner avec bienveillance. Il nous apparaît que notre responsabilité d’adultes est engagée quand la découverte de notre patrimoine naturel commun et de notre biodiversité par les enfants, est confiée à un lobby qui ne cache pas, comme il en fait mention dans toutes ses communications, ses intentions prosélytes. Sensée ouvrir l’esprit des enfants sur la nature, la signature de cette convention autorisera en fait un enseignement partial, dont le but avoué est de susciter l’engouement des plus jeunes pour la chasse.

Pour preuve parmi d’autres, un article de presse très récent (ci-joint) reprend les propos de chasseurs intervenus dans le cadre des nouvelles activités périscolaires : « nous avons accepté de venir parce que c’est important que les enfants aient une image juste du rôle des chasseurs ». Jusqu’à preuve du contraire, la chasse est un loisir particulier qui n’a pas à être promu auprès des enfants en milieu scolaire. Et l’article de poursuivre : « La dernière séance portait sur le sanglier et les armes. Comment chasser en toute sécurité ? Quels sont les moyens de se protéger et de protéger les éventuels promeneurs ? Le maniement des armes… ». Un programme digne d’une séance de préparation au permis de chasser… D’autre part, la violence de l’actualité nous rappelle que le goût des armes n’a pas à être encouragé auprès de notre jeunesse.

Un enseignement neutre, impartial, objectif et bienveillant à l’égard de la nature, comme des enfants, est seul à même de permettre à l’élève d’acquérir une capacité d’analyse personnelle, et critique. C’est ce pourquoi le prosélytisme n’a pas droit de cité à l’école : il est illégal. Or, les acteurs cynégétiques colportent, le plus souvent, une vision biaisée de la nature. Ils diabolisent régulièrement les prédateurs dans les médias et détruisent, exploitent ou méprisent les animaux en fonction de leur propre intérêt, au détriment de l’intérêt général et de la biodiversité. La chasse est en outre une activité dangereuse qui peut se montrer très critiquable quant à ses conséquences sur la biodiversité. Elle ne doit pas interférer avec l’apprentissage des connaissances élémentaires enseignées dans les petites classes.
Cette convention interviendrait alors que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a tout juste salué les récentes mesures annoncées en matière d’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable. L’avis du CESE de décembre 2013 se prononçait lui-même en ces termes : « La découverte du monde vivant, de la nécessaire empathie avec les autres vivants, constitue un maillon essentiel de l’éducation première. », et préconisait l’élaboration d’une charte rappelant les principes pédagogiques et déontologiques s’imposant à tout intervenant extérieur à l’enseignement.

En 2010, une convention similaire a été signée mais son application présente des zones d’ombre : l’observatoire chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la convention, et le comité scientifique chargé de veiller à la qualité pédagogique et scientifique des conventions locales (respectivement prévus par les article 9 et 10 de la convention) n’ont, à notre connaissance, pas été mis en place. Ces groupes d’études étaient pourtant l’unique garde-fou à un enseignement partial et orienté.

Au regard des enjeux écologiques actuels, l’éducation des jeunes au respect de l’environnement et à la connaissance de notre patrimoine naturel doit être confiée à des organismes spécialisés regroupés pour la plupart dans le Collectif Français pour l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD) ou encore le Réseau École et Nature, réseau national d’éducation à l’environnement. Mais également des organismes tels que les réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement (GRAINE par exemple), les réseaux d’associations naturalistes départementales (dont la LPO) ou encore le formidable réseau des clubs CPN. Leur vision globale des rôles de chaque animal dans les milieux naturels et les écosystèmes garantit à l’élève un apprentissage complet et objectif des connaissances actuelles relatives à la biodiversité et à la faune sauvage en particulier. Dans ce sens, ils assurent une vraie mission de service public et sont ainsi les plus à même à travailler en partenariat avec les enseignants, ceci de façon objective.

Aussi, par la présente, nous vous demandons de ne pas décider de cautionner l’intervention des chasseurs en milieu scolaire et de ne pas signer une telle convention. Nous nous tenons à votre disposition pour vous faire part de nos propositions concrètes pour sensibiliser nos jeunes citoyens à la découverte et au respect de notre patrimoine naturel.

Nous nous permettons de vous rappelez que notre collectif est largement représentatif, et que nous sommes avant tout animés par le besoin de prendre soin de l’enseignement que la République prodigue à nos enfants, notamment parce qu’ils seront la société française de demain, et qu’il en va ici de notre responsabilité d’adultes conscients et bienveillants.
Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Les 67 associations cosignataires :

ADEO ANIMALIS, APIE, Association des Naturalistes de la Gohelle, Autun Morvan Écologie, ASPAS, AVES France, CAPEN 71, Centre ATHENAS, CHENE, CHEV–ANE, Connaissance & Protection de la nature du brabant, Convention Vie et Nature, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, Dignité Animale, CPIE de la vallée de l’Ognon, Droit des animaux, ENVERT, Fédération Flore 54, FNE Franche Comté, Fédération Nord Nature Environnement, FERUS, FLAC, Fondations assistance aux animaux 41, Fondation Brigitte Bardot, FRAPNA DRÔME, FRAPNA Savoie, GDEAM, Gere Vivante, GRAINE Centre, Graine d’Ortie, Groupe d’Etudes Ornithologiques Béarnais, Groupe d’ Etude Ornithologiques des Cotes d’ Armor GEOCA, IDAE, International campaigns, LA GRIFFE, L’association Végétarienne de France, La Fondation Droit Animal, LPO Rhône, LPO Yonne, Le sanctuaire des hérissons, LEST, Loiret Nature Environnement, LPO Nationale, Maison de la Loire d’Indre et Loire, Meuse Nature Environnement, Milles traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Nature et Relief, Ni homme Ni objet, Oïkos Kaï Bios, Oiseaux Nature, ONE VOICE, OUSIA être(s) humain(s) sur la Terre, Perche Nature, Pic Vert, Pôle Grand Prédateurs, RAC, Serre vivante, SFEPM, SPA 79, SPA du pays de Saint Malo, SNDA – Société Nationale de pour la Défense des Animaux, SNPN – Société Nationale de Protection de la Nature, Veg’ Asso, Volontaires pour la nature.




Jeudi 19 Février 2015 Commentaires (0)

Telle est la conclusion d’un examen de son bilan par l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) qui dans le cadre de la distribution de ses trophées 2014 la classe « hors concours » et lui attribue le « trophée de plomb » (Goupil, n° 120 – Janvier 2015, p.p. 9 – 17) !


Ségolène Royal, « le ministre de l’Écologie le plus désastreux de la 5ième République» !
Il faut dire que de mauvais ministres de l’écologie, il y en a eu pléthore ! Le prédécesseur de Ségolène Royal était un certain Philippe Martin, membre du lobby des chasseurs à l’Assemblée nationale et ardent supporter de la tauromachie. C’était déjà tout dire. Et pourtant, il y avait encore pire : Ségolène Royal ! Elle est la plus mauvaise ministre de l’écologie depuis l’UMP Rosine Bachelot qui parade aujourd’hui dans les média… Le jugement de l’ASPAS nous semble particulièrement fondé. Pour l’écologie, la nature et l’environnement cette ministre est une calamité !

Des propositions et des décisions démagogiques qui coûtent cher !

● Ségolène Royal a des idées qui semblent bien arrêtées. Elles sont le plus souvent fausses et s’il lui arrive de prendre position en faveur d’une mesure qui va dans le sens de la protection de la Nature, elle est en général suivie d’un retournement de veste spectaculaire comme dans le cas du chalutage en eau profonde qui laboure et détruit les fonds marins. En octobre dernier, elle tweete qu’«il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair ! » et en novembre elle se fait remettre à Lorient un trophée par un lobby de la pêche industrielle et « salue l’approche lorientaise de l’activité grands fonds » qu’elle estime devoir être encouragée en tant que telle sans plus s’inquiéter du chalutage en eau profonde qu’elle avait condamné un mois plus tôt !

● Faut-il rappeler l’épisode de l’écotaxe qui devait être mise en place en Janvier 2015 et que Ségolène Royal a enterrée définitivement parce que participant de ce qu’elle appelle l’écologie punitive ? Outre que cette décision contredit le principe pollueur-payeur qui figure pourtant dans le code de l’environnement, elle nous coûte très cher : un manque à gagner de 550 000 euros par an, soit 2,750 milliards d’euros sur la durée d’un mandat présidentiel et un remboursement de 800 000 d’euros à Ecomouv’ ! Après cette capitulation sans gloire devant les « Bonnets rouges » et les transporteurs routiers, elle a le culot d’affirmer avec l’aplomb qui la caractérise que «cette taxe n’avait rien d’écologique » alors qu’il s’agissait d’utiliser le produit de la taxe pour limiter les dommages environnementaux causés par les transports routiers en finançant des alternatives à ce mode de transport.

● Rendre les autoroutes gratuites le week-end, voilà une proposition bien démagogique et bien peu écologique ! Heureusement abandonnée car inapplicable comme beaucoup des idées lancées par cette ministre.

● Elle ne daigne même pas s’embarrasser de l’avis de ses services ou de gens compétents lors de ses décisions improvisées, en général démagogiques ! L’un des derniers exemples marquant est sa croisade contre l’interdiction des feux de cheminée à foyer ouvert dans Paris intramuros qu’elle a fait supprimer alors qu’ils sont responsables de 23% des émissions de particules fines les plus nocives, celles qui sont inférieures à 10 microns. Elle se permet de condamner AirParif, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air de la capitale en le traitant de « sectaire » et en assénant péremptoire que ses chiffres étaient « totalement faux », une contrevérité manifeste qu’elle serait bien en peine de prouver ! Et de sortir à cette occasion cette perle : « Il faut arrêter d’embêter les gens, laisser un peu de liberté, DE RESPIRATION, d’espace » … la liberté de de respirer un air nocif !!!
Lundi 9 Février 2015 Commentaires (1)

Le déclin des populations de bruants ortolans (Emberiza hortulana) est inquiétant. Pourtant les chasseurs landais continuent à le piéger en toute illégalité au nom de la « tradition ». C’est leur façon bien particulière de s’occuper de la biodiversité. Si les tribunaux correctionnels sévissent contre ces braconniers d’ortolans, ce n’est toujours pas le cas des préfets et donc de la gendarmerie qui laisse faire. C’est ainsi que le département des Landes est devenu une zone de non-droit où ce sont des chasseurs hors-la-loi qui font la loi et sèment la terreur sous l’œil bienveillant de la presse locale. On ne peut pas non plus renvoyer dos à dos comme le font les grands média nationaux, tels des Ponce Pilate, ces chasseurs dont les pratiques conduisent au nom de la « tradition » à l’extinction d’une espèce et les écologistes défenseurs de cette espèce!


Une espèce en déclin

Le bruant ortolan (Emberiza hortulana) est une espèce de petit passereau en danger d’extinction. Il est protégé en France depuis 1999. Malgré cette protection, l’espèce demeure largement braconnée à la tenderie dans le Sud-Ouest, principalement dans les Landes département où les autorités font preuve d’un grand laxisme voire même d’une complicité honteuse. Jusqu’à 40 000 oiseaux seraient braconnés chaque année ; entre 15 000 et 40 000 selon les années, de moins en moins au fur et à mesure du déclin des populations. Cette ponction est effectuée sur les effectifs de plus en plus réduits des populations d’Europe centrale et du nord qui sont déjà en mauvais état de conservation et dont elle met l’existence même en danger. On estime qu’en 30 ans, 84% de la population d’ortolans a disparu en Europe. En Scandinavie où nichaient des ortolans, il n’y en a quasiment plus. En Suisse, l’ortolan est classé disparu. Ces faits bien établis sont niés avec obstination par les chasseurs qui ne veulent voir que leur plaisir ou leur gain immédiat : le prix un bruant ortolan va de 100 à 150 € pièces !

Enfin des sanctions

Il semblerait que les tribunaux se soient enfin décidés à sévir. Le 19 décembre 2014 celui de Mont-de-Marsan a condamné l’un d’entre eux à verser 700€ d’amende avec interdiction de chasser d’un an pour des faits de braconnage à la matole remontant à 2012 ! Il devra en outre payer 3 000 € à la LPO et à la Sepanso (Société Pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest) qui s’étaient portées parties civiles.
Le Tribunal de Dax, quant à lui, a condamné le vendredi 16 Janvier 2015 un braconnier d’ortolans à 45 jours de prison avec sursis et 900 euros d'amende. Au mois de septembre 2014 il avait aspergé de gaz lacrymogène un militant de l’association internationale CABS (Commitee against bird slaughter) qui était en train de repérer avec deux autres membres de l’association les petites cages-pièges (matoles) de braconniers pour les dénoncer auprès du procureur de la République.
Le chasseur-braconnier s’est défendu en disant qu’il était chez lui et que les défenseurs des oiseaux étaient sur sa propriété et l’avaient provoqué. L’individu, braconnier récidiviste, semble avoir oublié que même sur une propriété privée, on n’a pas le droit de se livrer à des actes prohibés par la loi. Heureusement le tribunal n’a pas entendu ses arguments et l’a condamné. On trouvera la peine légère mais, c’est mieux que rien.
Samedi 24 Janvier 2015 Commentaires (0)

Parmi les grands projets inutiles et imposés, les GP2i, la FNE, à la différence de la revue Silence ne mentionne ni le déploiement de l’éolien industriel, terrestre ou maritime dans l’hexagone et le long de ses côtes, ni même un seul parmi les parcs aérogénérateurs contestés. Et pourtant, destructrices des paysages et de la nature, toutes ces installations industrielles sont pour la plupart d’entre elles imposées aux populations riveraines. Tout cela pour rien puisque le territoire métropolitain est déjà en surcapacité.


C’est cette surcapacité que «Agir pour l’environnement» (APE) invoque non seulement pour ne plus construire de centrales nucléaires et notamment d’EPR mais mieux encore pour en fermer quelques-unes : « Fin novembre 2014, la France a consommé 416 TWh contre 445 TWh à la même période en 2013. Sur l'ensemble de l'année, ce sont donc une trentaine de TWh que la France devrait économiser, soit une baisse de la consommation électrique avoisinant les 7% ! Avec les douceurs hivernales qui tendent à se généraliser, ce sont au bas mot 6 réacteurs nucléaires qui pourraient être fermés immédiatement sans qu'il y ait la moindre tension sur le réseau électrique français»
L’association s’étonne que les promoteurs de l'EPR ne semblent pas avoir pris en compte les effets du réchauffement climatique sur la consommation électrique du pays. Elle se demande s’il s’agit d’une manque de prévoyance ou de la volonté d’imposer un projet rendu inutile par cette baisse de consommation due au changement climatique qui donc, notons-le au passage, n’aurait pas que des effets négatifs !

Pour reprendre les propres termes de l'APE « La France est donc en train de multiplier les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir dans les années à venir.» Aux hivers plus doux que par le passé invoqués par l'APE, il faut ajouter les politiques d’isolation des bâtiments, la construction de bâtiments à énergie positive qui devrait se généraliser, les politiques d’économies d’énergie en général. Il faut aussi prendre en compte le fait que devant le coût exorbitant du chauffage électrique, les gens ont tendance à se rabattre sur le chauffage bois dans les zones d’habitat individuel où ce mode de chauffage d’appoint au départ est devenu chauffage principal.

Cependant Agir pour l’environnement oublie que parmi « les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir » il y a aussi le déploiement de l’éolien terrestre et maritime.
Samedi 3 Janvier 2015 Commentaires (2)
1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 10
Profil
Jean-François Dumas
Jean-François Dumas
Dernières notes
Recherche
Galerie
Tilleul Boulevard de la République
Square Pompidou
Cerisier Rue des Ormeaux
Boîte aux lettres, chemin de Pont haut, Colmars-les-Alpes (04)
Sans titre, chemin de Pont haut, Colmars -les-Alpes
Meurtrière, Colmars-les-Alpes