Dans le cadre des projets Paris-Saclay et Grand Paris, une ligne de métro aérien (ligne 18) devrait traverser le plateau, zone encore agricole et protégée par un décret instituant une ZPNAF (Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière).


Pas de métro sur le Plateau de Saclay : signez la pétition!
L’image ci-contre (réalisée par le collectif « Enterrez le métro ») illustre l’impact du projet sur ce territoire agricole.
Des solutions alternatives à ce métro aérien existent. Elles sont conçues à partir et en complément du réseau existant qui est déjà dense et coûteraient beaucoup moins cher. Elles doivent être étudiées rapidement et mises en œuvre au rythme des besoins :
• les centres vie du Plateau étant à moins de 3 km d’une gare des RER B ou C, amélioration de la ligne de RER B et remplacement du RER C par le tram train (prévu en 2020 Evry => Versailles Chantiers) qu’il faudrait prolonger jusqu’à Saint-Quentin, sans changement à Versailles Chantiers.
• le TCSP (bus en site propre) Massy => Saint-Quentin en Yvelines
• rabattement vers ces gares grâce à des moyens innovants et complémentaires : navettes si possible en site propre avec tickets inclus dans le prix total du trajet et aux fréquences calées sur les RER, téléphériques ou funiculaires (à Lozère, à Gif, au Guichet, à Versailles Chantiers,…),
• promotion du covoiturage dit « du dernier kilomètre » (application sur smartphone actuellement en développement), maillage service auto en libre-service,
• promotion des circulations douces, réseau des pistes cyclables exploitant des chemins existants, dont ceux le long des rigoles, stations de vélos (dont électriques) en libre-service …
Il faut abandonner ce projet de métro sur le Plateau de Saclay, entre Massy-Palaiseau et Saint-Quentin en Yvelines :
• très consommateur d’argent public (près de 3 milliards prévus) alors que la rénovation du RER B devient chaque jour plus urgente,
• consommateur de terres agricoles très fertiles et source de gêne très importante pour les agriculteurs dans l’exercice quotidien de leur métier,
• destructeur de paysage (un métro situé à 14 mètres de hauteur en pleins champs)
source d’urbanisation supplémentaire car le schéma directeur régional de l’Ile-de-France prévoit d’urbaniser autour des gares.
Une pétition pour l’abandon de ce projet de métro (ligne 18) proposée le Collectif citoyen Moulon2020 en partenariat avec AMAP Jardins de Cérès, BUS Bures-sur-Yvette, CAS Orsay, COSTIF, Jouy Ecologie, SCI Terres Fertiles a été mise en ligne le samedi 14 mars sur le site de cyberacteur. Elle a déjà recueilli près de mille signatures. L’article ci-dessus reprend l’essentiel de l’argumentaire qu’elle développe.
Participez à la sauvegarde du Plateau de Saclay en la signant à votre tour en vous rendant sur le site de cyberacteurs ici
Mercredi 18 Mars 2015 Commentaires (0)

Bien qu’ils les aient rebaptisées « Les journées du goupil », les chasseurs du Nord se préparent à de nouvelles exactions envers les renards dès ce week-end, au mépris des fondamentaux de la biologie de l’espèce, de l’économie et de la tranquillité de leurs concitoyens. L’année dernière, une grande manifestation a montré une forte opposition populaire à ces massacres, aussi les associations de défense de la nature en appellent cette année encore au préfet.


Ch'tis fox days, le retour ! Massacres de renards à nouveau programmés.
Communiqué de presse inter-associatif, le 20 février 2015

Les « Ch’tis fox 2 » sont programmés pour les 21 et 22 février. Il s’agit de « prélever » des renards, mais aussi de repérer les terriers afin de pouvoir, en pleine saison de reproduction, déterrer et tuer les petits. Ces opérations de vènerie sous terre, où les animaux terrorisés sont extraits avec des pinces métalliques, sont d’une rare brutalité. Elles n’ont aucune justification et choquent les citoyens. Les seules motivations en sont la chasse, et rien que la chasse. Le président de la Fédération des chasseurs du Nord le reconnaît lui-même sur son site :
« Il n’y a pas de chasse au petit gibier, sans régulation efficace des prédateurs et particulièrement du renard, vous serez nombreux sur vos territoires les 21 & 22 février prochain ! ».

Non seulement c’est une contrevérité, mais ces territoires sont aussi et d’abord ceux de tous les citoyens. lls font partie du patrimoine naturel de la Nation que nous devons maintenir dans toute sa diversité pour les générations présentes et futures. Nos terroirs ne sont pas des terrains de jeu où tout doit être stérilisé pour maintenir des cocottes d’élevage uniquement destinées à distraire quelques porteurs de fusil.


Est-il utile de rappeler que le renard est un prédateur efficace des rongeurs, et qu’il se montre extrêmement utile à l’agriculture ? Ces massacres coûtent cher à tous, il est temps d’y mettre fin. Nous adressons ce jour une lettre au préfet afin qu’il prenne ses responsabilités de représentant de l’État, garant de l’intérêt public, et non pas des intérêts d’une minorité irresponsable.

Associations signataires : Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord - Pas-de-Calais (GON), Association des naturalistes de la Gohelle (ANG), Ligue pour la Protection des Oiseaux Nord (LPO Nord), Ligue pour la Protection des Oiseaux Pas-de-Calais (LPO Pas-de-Calais), Rassemblement pour une France sans chasse (RAC), Fondation Brigitte Bardot, One voice.

Pour lire le communiqué sur le site de l'ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et signer la pétition pour défendre le renard ici
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Crédit photo : ASPAS


Vendredi 20 Février 2015 Commentaires (1)

Lettre ouverte transmise le 12 février 2015 à Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, et Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, cosignée par 67 associations


Lettre ouverte : le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques
Objet : Le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques

Madame la Ministre,

Notre collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! », qui réunit plus de cinquante associations naturalistes, de protection de l’enfance, mais aussi des psychologues, des enseignants, des parents d’élèves, des écrivains jeunesse, des syndicats, des structures d’éducation à l’environnement… tous opposés à la présence des chasseurs dans l’école de la République, souhaite attirer votre conscience attentive sur les faits suivants.

Une convention est sur le point d’être signée entre la Fédération nationale des chasseurs, la Fédération nationale des pêcheurs et les Ministres de l’Écologie et de l’Éducation Nationale reconnaissant aux chasseurs la légitimité d’intervenir auprès des élèves des écoles primaires, afin de leur dispenser un enseignement visant leur éducation au développement durable, à la biodiversité et au respect de la nature.

Nous vous demandons de vous pencher sur les conséquences impactantes pour l’enfance d’une telle convention, à la lumière des arguments ci-après, que nous vous proposons d’examiner avec bienveillance. Il nous apparaît que notre responsabilité d’adultes est engagée quand la découverte de notre patrimoine naturel commun et de notre biodiversité par les enfants, est confiée à un lobby qui ne cache pas, comme il en fait mention dans toutes ses communications, ses intentions prosélytes. Sensée ouvrir l’esprit des enfants sur la nature, la signature de cette convention autorisera en fait un enseignement partial, dont le but avoué est de susciter l’engouement des plus jeunes pour la chasse.

Pour preuve parmi d’autres, un article de presse très récent (ci-joint) reprend les propos de chasseurs intervenus dans le cadre des nouvelles activités périscolaires : « nous avons accepté de venir parce que c’est important que les enfants aient une image juste du rôle des chasseurs ». Jusqu’à preuve du contraire, la chasse est un loisir particulier qui n’a pas à être promu auprès des enfants en milieu scolaire. Et l’article de poursuivre : « La dernière séance portait sur le sanglier et les armes. Comment chasser en toute sécurité ? Quels sont les moyens de se protéger et de protéger les éventuels promeneurs ? Le maniement des armes… ». Un programme digne d’une séance de préparation au permis de chasser… D’autre part, la violence de l’actualité nous rappelle que le goût des armes n’a pas à être encouragé auprès de notre jeunesse.

Un enseignement neutre, impartial, objectif et bienveillant à l’égard de la nature, comme des enfants, est seul à même de permettre à l’élève d’acquérir une capacité d’analyse personnelle, et critique. C’est ce pourquoi le prosélytisme n’a pas droit de cité à l’école : il est illégal. Or, les acteurs cynégétiques colportent, le plus souvent, une vision biaisée de la nature. Ils diabolisent régulièrement les prédateurs dans les médias et détruisent, exploitent ou méprisent les animaux en fonction de leur propre intérêt, au détriment de l’intérêt général et de la biodiversité. La chasse est en outre une activité dangereuse qui peut se montrer très critiquable quant à ses conséquences sur la biodiversité. Elle ne doit pas interférer avec l’apprentissage des connaissances élémentaires enseignées dans les petites classes.
Cette convention interviendrait alors que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a tout juste salué les récentes mesures annoncées en matière d’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable. L’avis du CESE de décembre 2013 se prononçait lui-même en ces termes : « La découverte du monde vivant, de la nécessaire empathie avec les autres vivants, constitue un maillon essentiel de l’éducation première. », et préconisait l’élaboration d’une charte rappelant les principes pédagogiques et déontologiques s’imposant à tout intervenant extérieur à l’enseignement.

En 2010, une convention similaire a été signée mais son application présente des zones d’ombre : l’observatoire chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la convention, et le comité scientifique chargé de veiller à la qualité pédagogique et scientifique des conventions locales (respectivement prévus par les article 9 et 10 de la convention) n’ont, à notre connaissance, pas été mis en place. Ces groupes d’études étaient pourtant l’unique garde-fou à un enseignement partial et orienté.

Au regard des enjeux écologiques actuels, l’éducation des jeunes au respect de l’environnement et à la connaissance de notre patrimoine naturel doit être confiée à des organismes spécialisés regroupés pour la plupart dans le Collectif Français pour l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD) ou encore le Réseau École et Nature, réseau national d’éducation à l’environnement. Mais également des organismes tels que les réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement (GRAINE par exemple), les réseaux d’associations naturalistes départementales (dont la LPO) ou encore le formidable réseau des clubs CPN. Leur vision globale des rôles de chaque animal dans les milieux naturels et les écosystèmes garantit à l’élève un apprentissage complet et objectif des connaissances actuelles relatives à la biodiversité et à la faune sauvage en particulier. Dans ce sens, ils assurent une vraie mission de service public et sont ainsi les plus à même à travailler en partenariat avec les enseignants, ceci de façon objective.

Aussi, par la présente, nous vous demandons de ne pas décider de cautionner l’intervention des chasseurs en milieu scolaire et de ne pas signer une telle convention. Nous nous tenons à votre disposition pour vous faire part de nos propositions concrètes pour sensibiliser nos jeunes citoyens à la découverte et au respect de notre patrimoine naturel.

Nous nous permettons de vous rappelez que notre collectif est largement représentatif, et que nous sommes avant tout animés par le besoin de prendre soin de l’enseignement que la République prodigue à nos enfants, notamment parce qu’ils seront la société française de demain, et qu’il en va ici de notre responsabilité d’adultes conscients et bienveillants.
Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Les 67 associations cosignataires :

ADEO ANIMALIS, APIE, Association des Naturalistes de la Gohelle, Autun Morvan Écologie, ASPAS, AVES France, CAPEN 71, Centre ATHENAS, CHENE, CHEV–ANE, Connaissance & Protection de la nature du brabant, Convention Vie et Nature, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, Dignité Animale, CPIE de la vallée de l’Ognon, Droit des animaux, ENVERT, Fédération Flore 54, FNE Franche Comté, Fédération Nord Nature Environnement, FERUS, FLAC, Fondations assistance aux animaux 41, Fondation Brigitte Bardot, FRAPNA DRÔME, FRAPNA Savoie, GDEAM, Gere Vivante, GRAINE Centre, Graine d’Ortie, Groupe d’Etudes Ornithologiques Béarnais, Groupe d’ Etude Ornithologiques des Cotes d’ Armor GEOCA, IDAE, International campaigns, LA GRIFFE, L’association Végétarienne de France, La Fondation Droit Animal, LPO Rhône, LPO Yonne, Le sanctuaire des hérissons, LEST, Loiret Nature Environnement, LPO Nationale, Maison de la Loire d’Indre et Loire, Meuse Nature Environnement, Milles traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Nature et Relief, Ni homme Ni objet, Oïkos Kaï Bios, Oiseaux Nature, ONE VOICE, OUSIA être(s) humain(s) sur la Terre, Perche Nature, Pic Vert, Pôle Grand Prédateurs, RAC, Serre vivante, SFEPM, SPA 79, SPA du pays de Saint Malo, SNDA – Société Nationale de pour la Défense des Animaux, SNPN – Société Nationale de Protection de la Nature, Veg’ Asso, Volontaires pour la nature.




Jeudi 19 Février 2015 Commentaires (0)

Telle est la conclusion d’un examen de son bilan par l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) qui dans le cadre de la distribution de ses trophées 2014 la classe « hors concours » et lui attribue le « trophée de plomb » (Goupil, n° 120 – Janvier 2015, p.p. 9 – 17) !


Ségolène Royal, « le ministre de l’Écologie le plus désastreux de la 5ième République» !
Il faut dire que de mauvais ministres de l’écologie, il y en a eu pléthore ! Le prédécesseur de Ségolène Royal était un certain Philippe Martin, membre du lobby des chasseurs à l’Assemblée nationale et ardent supporter de la tauromachie. C’était déjà tout dire. Et pourtant, il y avait encore pire : Ségolène Royal ! Elle est la plus mauvaise ministre de l’écologie depuis l’UMP Rosine Bachelot qui parade aujourd’hui dans les média… Le jugement de l’ASPAS nous semble particulièrement fondé. Pour l’écologie, la nature et l’environnement cette ministre est une calamité !

Des propositions et des décisions démagogiques qui coûtent cher !

● Ségolène Royal a des idées qui semblent bien arrêtées. Elles sont le plus souvent fausses et s’il lui arrive de prendre position en faveur d’une mesure qui va dans le sens de la protection de la Nature, elle est en général suivie d’un retournement de veste spectaculaire comme dans le cas du chalutage en eau profonde qui laboure et détruit les fonds marins. En octobre dernier, elle tweete qu’«il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair ! » et en novembre elle se fait remettre à Lorient un trophée par un lobby de la pêche industrielle et « salue l’approche lorientaise de l’activité grands fonds » qu’elle estime devoir être encouragée en tant que telle sans plus s’inquiéter du chalutage en eau profonde qu’elle avait condamné un mois plus tôt !

● Faut-il rappeler l’épisode de l’écotaxe qui devait être mise en place en Janvier 2015 et que Ségolène Royal a enterrée définitivement parce que participant de ce qu’elle appelle l’écologie punitive ? Outre que cette décision contredit le principe pollueur-payeur qui figure pourtant dans le code de l’environnement, elle nous coûte très cher : un manque à gagner de 550 000 euros par an, soit 2,750 milliards d’euros sur la durée d’un mandat présidentiel et un remboursement de 800 000 d’euros à Ecomouv’ ! Après cette capitulation sans gloire devant les « Bonnets rouges » et les transporteurs routiers, elle a le culot d’affirmer avec l’aplomb qui la caractérise que «cette taxe n’avait rien d’écologique » alors qu’il s’agissait d’utiliser le produit de la taxe pour limiter les dommages environnementaux causés par les transports routiers en finançant des alternatives à ce mode de transport.

● Rendre les autoroutes gratuites le week-end, voilà une proposition bien démagogique et bien peu écologique ! Heureusement abandonnée car inapplicable comme beaucoup des idées lancées par cette ministre.

● Elle ne daigne même pas s’embarrasser de l’avis de ses services ou de gens compétents lors de ses décisions improvisées, en général démagogiques ! L’un des derniers exemples marquant est sa croisade contre l’interdiction des feux de cheminée à foyer ouvert dans Paris intramuros qu’elle a fait supprimer alors qu’ils sont responsables de 23% des émissions de particules fines les plus nocives, celles qui sont inférieures à 10 microns. Elle se permet de condamner AirParif, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air de la capitale en le traitant de « sectaire » et en assénant péremptoire que ses chiffres étaient « totalement faux », une contrevérité manifeste qu’elle serait bien en peine de prouver ! Et de sortir à cette occasion cette perle : « Il faut arrêter d’embêter les gens, laisser un peu de liberté, DE RESPIRATION, d’espace » … la liberté de de respirer un air nocif !!!
Lundi 9 Février 2015 Commentaires (1)

Le déclin des populations de bruants ortolans (Emberiza hortulana) est inquiétant. Pourtant les chasseurs landais continuent à le piéger en toute illégalité au nom de la « tradition ». C’est leur façon bien particulière de s’occuper de la biodiversité. Si les tribunaux correctionnels sévissent contre ces braconniers d’ortolans, ce n’est toujours pas le cas des préfets et donc de la gendarmerie qui laisse faire. C’est ainsi que le département des Landes est devenu une zone de non-droit où ce sont des chasseurs hors-la-loi qui font la loi et sèment la terreur sous l’œil bienveillant de la presse locale. On ne peut pas non plus renvoyer dos à dos comme le font les grands média nationaux, tels des Ponce Pilate, ces chasseurs dont les pratiques conduisent au nom de la « tradition » à l’extinction d’une espèce et les écologistes défenseurs de cette espèce!


Une espèce en déclin

Le bruant ortolan (Emberiza hortulana) est une espèce de petit passereau en danger d’extinction. Il est protégé en France depuis 1999. Malgré cette protection, l’espèce demeure largement braconnée à la tenderie dans le Sud-Ouest, principalement dans les Landes département où les autorités font preuve d’un grand laxisme voire même d’une complicité honteuse. Jusqu’à 40 000 oiseaux seraient braconnés chaque année ; entre 15 000 et 40 000 selon les années, de moins en moins au fur et à mesure du déclin des populations. Cette ponction est effectuée sur les effectifs de plus en plus réduits des populations d’Europe centrale et du nord qui sont déjà en mauvais état de conservation et dont elle met l’existence même en danger. On estime qu’en 30 ans, 84% de la population d’ortolans a disparu en Europe. En Scandinavie où nichaient des ortolans, il n’y en a quasiment plus. En Suisse, l’ortolan est classé disparu. Ces faits bien établis sont niés avec obstination par les chasseurs qui ne veulent voir que leur plaisir ou leur gain immédiat : le prix un bruant ortolan va de 100 à 150 € pièces !

Enfin des sanctions

Il semblerait que les tribunaux se soient enfin décidés à sévir. Le 19 décembre 2014 celui de Mont-de-Marsan a condamné l’un d’entre eux à verser 700€ d’amende avec interdiction de chasser d’un an pour des faits de braconnage à la matole remontant à 2012 ! Il devra en outre payer 3 000 € à la LPO et à la Sepanso (Société Pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest) qui s’étaient portées parties civiles.
Le Tribunal de Dax, quant à lui, a condamné le vendredi 16 Janvier 2015 un braconnier d’ortolans à 45 jours de prison avec sursis et 900 euros d'amende. Au mois de septembre 2014 il avait aspergé de gaz lacrymogène un militant de l’association internationale CABS (Commitee against bird slaughter) qui était en train de repérer avec deux autres membres de l’association les petites cages-pièges (matoles) de braconniers pour les dénoncer auprès du procureur de la République.
Le chasseur-braconnier s’est défendu en disant qu’il était chez lui et que les défenseurs des oiseaux étaient sur sa propriété et l’avaient provoqué. L’individu, braconnier récidiviste, semble avoir oublié que même sur une propriété privée, on n’a pas le droit de se livrer à des actes prohibés par la loi. Heureusement le tribunal n’a pas entendu ses arguments et l’a condamné. On trouvera la peine légère mais, c’est mieux que rien.
Samedi 24 Janvier 2015 Commentaires (0)

Parmi les grands projets inutiles et imposés, les GP2i, la FNE, à la différence de la revue Silence ne mentionne ni le déploiement de l’éolien industriel, terrestre ou maritime dans l’hexagone et le long de ses côtes, ni même un seul parmi les parcs aérogénérateurs contestés. Et pourtant, destructrices des paysages et de la nature, toutes ces installations industrielles sont pour la plupart d’entre elles imposées aux populations riveraines. Tout cela pour rien puisque le territoire métropolitain est déjà en surcapacité.


C’est cette surcapacité que «Agir pour l’environnement» (APE) invoque non seulement pour ne plus construire de centrales nucléaires et notamment d’EPR mais mieux encore pour en fermer quelques-unes : « Fin novembre 2014, la France a consommé 416 TWh contre 445 TWh à la même période en 2013. Sur l'ensemble de l'année, ce sont donc une trentaine de TWh que la France devrait économiser, soit une baisse de la consommation électrique avoisinant les 7% ! Avec les douceurs hivernales qui tendent à se généraliser, ce sont au bas mot 6 réacteurs nucléaires qui pourraient être fermés immédiatement sans qu'il y ait la moindre tension sur le réseau électrique français»
L’association s’étonne que les promoteurs de l'EPR ne semblent pas avoir pris en compte les effets du réchauffement climatique sur la consommation électrique du pays. Elle se demande s’il s’agit d’une manque de prévoyance ou de la volonté d’imposer un projet rendu inutile par cette baisse de consommation due au changement climatique qui donc, notons-le au passage, n’aurait pas que des effets négatifs !

Pour reprendre les propres termes de l'APE « La France est donc en train de multiplier les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir dans les années à venir.» Aux hivers plus doux que par le passé invoqués par l'APE, il faut ajouter les politiques d’isolation des bâtiments, la construction de bâtiments à énergie positive qui devrait se généraliser, les politiques d’économies d’énergie en général. Il faut aussi prendre en compte le fait que devant le coût exorbitant du chauffage électrique, les gens ont tendance à se rabattre sur le chauffage bois dans les zones d’habitat individuel où ce mode de chauffage d’appoint au départ est devenu chauffage principal.

Cependant Agir pour l’environnement oublie que parmi « les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir » il y a aussi le déploiement de l’éolien terrestre et maritime.
Samedi 3 Janvier 2015 Commentaires (2)

Après les deux jours de massacres systématiques de renards en début d’année 2014 dans le Nord-Pas de Calais, les sinistres « Ch'tis Fox Days », une nouvelle tuerie de goupils se prépare dans le département de l’Oise si on ne réagit pas. Le préfet de ce département prépare un arrêté permettant aux quatorze lieutenants de louveterie d’exterminer autant de renards que bon leur semblera. Comme la loi l’y oblige, il met à consultation du public pour la durée légale de 21 jours (du 17 décembre 2014 au 6 janvier 2015) ce projet d’arrêté assorti d’une note de présentation.


Urgent : de nouveaux massacres de renards sont en préparation.  Réagissons !
Comme d’habitude, les administrations profitent de cette période d'inattention pour préparer leurs projets d'arrêté qu’ils souhaitent faire passer en douce. En la circonstance, c’est raté grâce à l’association MELES qui a sonné l’alarme. Il faut prendre quelques instants dans cette période festive pour manifester par écrit sur le site de la Direction départementale des territoires de l’Oise notre désaccord, si possible argumenté, vis-à-vis de ce projet ici

Il n’est pas nécessaire d’être domicilié dans le département de l’Oise pour donner son avis. Si l’on se connecte au site, on trouve une majorité écrasante de remarques défavorables à l’égard de cet arrêté. Les préfets ayant la détestable habitude de s’asseoir sur les avis des gens et même de ceux des experts ou de ceux des commissaires enquêteurs lorsqu’ils sont défavorables, celui de l’Oise, Monsieur Emmanuel Berthier publiera peut-être malgré tout son arrêté. Il faut néanmoins prendre date. Et on ne sait jamais…

Si toutefois le préfet persiste dans son erreur, il sera possible d’attaquer au Tribunal administratif l’arrêté une fois publié. Pourront le faire les associations ayant intérêt à agir étant donné leur objet, c’est-à-dire les associations de défense de la Nature de l’environnement et/ou des animaux.
Un angle d’attaque pourrait être de montrer que cet arrêté est entaché d’erreurs d’appréciations. C’est le sujet du commentaire que je laisse sur le site de la DDT de l’Oise que je reprends ci-dessous et dont chacun peut s’inspirer s’il le désire.

Un projet d’arrêté entaché d’erreurs manifestes d’appréciation !

Cela ressort des motifs mis en avant pour justifier l’autorisation donnée aux 14 nouveaux lieutenants de louveterie de tuer des renards par pratiquement tous les moyens sauf ceux qui sont aujourd’hui proscrits quel que soit l’animal visé.
Dimanche 28 Décembre 2014 Commentaires (2)

Triste sort pour un pauvre sanglier : poursuivi par des chasseurs, coincé dans un portail, terrorisé…donc abattu par la police.


Communiqué de la Convention Vie et Nature du 18 Décembre 2014

Dimanche dernier, à Périgueux, un malheureux sanglier traqué par des chasseurs s’est coincé dans les grilles du portail d’une habitante de la périphérie de la ville, après avoir traversé à la nage une rivière pour tenter d’échapper à ses poursuivants.

Les pompiers s’étant rendus sur les lieux lui lièrent les pattes pour qu’il ne s’enfuie pas. Les policiers, arrivés sur place, ne trouvèrent d’autre option après trente minutes que de l’abattre, le déclarant terrorisé et donc dangereux !

On aurait pu user de l’emploi d’un sédatif pour pouvoir le dégager et le remettre en liberté en le déposant dans un bois. Mais que vaut la vie d’un animal, d’autant lorsque l’espèce est déclarée "nuisible" ?!
Après tout diront certains, on achève bien les chevaux …


Cela repose deux questions :

  • La première
Celle de l’insécurité créée par l’activité chasse : les chasseurs traquaient en périphérie de ville, dans un secteur qui parait interdit ! Qu’adviendra-t-il à leur encontre suite à cette infraction ? Très probablement RIEN, comme toujours ! Est-il normal de laisser approcher des habitations des individus armés, majoritairement d’âge avancé, avec tous les troubles que cela entraîne : mauvaise vue, manque de réflexe, tremblements, et souvent dans un état d’ébriété avancée ?
Il suffit de regarder les accidents mortels survenus depuis le début de cette nouvelle saison pour avoir la preuve de ces états de fait !

  • La deuxième
Celle de la soi-disant " explosion " des populations de sangliers : comme toujours, les nemrod se posent en "indispensables régulateurs de la faune sauvage", mais entretiennent les surpopulations d’espèces qui les intéressent pour leur passion sanguinaire, tout en refusant le retour des grands prédateurs, seuls régulateurs légitimes de la faune !
Il est grand temps que les véritables amoureux de la nature s’unissent pour créer une force de vie, qui soit représentée dans les instances de ce pays, afin de faire taire la minorité sanguinaire qui dicte sa loi et procède à de la désinformation quant aux véritables origines de certains déséquilibres naturels, dont elle est la seule responsable !

Jean Paul PERONNET, Secrétaire Général
Mardi 23 Décembre 2014 Commentaires (0)

Lors de la manifestation anti-loup organisée par la Fédération Nationale Ovine et la FNSEA à Paris le 27/10/ 2014, les éleveurs avaient amené avec eux 300 brebis sans trop se soucier du bien-être de ces bêtes. Ils les ont parquées sur les Champs Élysées, milieu inconnu et hostile pour elles, après leur avoir fait subir un trop long voyage. Eux qui ne s’inquiètent guère des conditions souvent déplorables dans lesquelles elles sont abattues, les voilà qui s’apitoient sur le sort de celles que les loups mangent. Ils n’ont pourtant pas réussi à faire pleurer le Parisien qui a bien compris, même s’il vit loin des estives, que c’est surtout sur leur manque à gagner que ces éleveurs se lamentent. D’ailleurs, l’échec était prévisible : aujourd’hui le loup est aimé.


Manifestation anti-loup à Paris : une opération de communication ratée !
Échec de la tentative de séduction : le loup est beau !

Comme les autres exploitants agricoles, les éleveurs ovins et leurs syndicats ont l’oreille du gouvernement, de ses ministres de l’Environnement et de l’Agriculture bien entendu, mais aussi du ministre de l’Intérieur et même du Premier Ministre qui a tenu un discours résolument anti-loup lors du congrès de l'Association nationale des élus de la montagne, caressant les éleveurs dans le sens du poil.
À Paris ceux-ci ont cependant appris à leurs dépens que l’on ne s’approche pas aussi facilement d’un ministère que l’on conchie de lisier la façade d’une simple préfecture de province. Ils ont goûté de la grenade lacrymogène lorsqu’ils ont voulu se rendre rue de Varenne où se trouve le ministère de l’Agriculture.
Cette manifestation était avant tout une opération de « séduction du public ». Elle semble en grande partie ratée comme en témoigne les propos d’une Parisienne rapportés par le journal La Montagne dans son édition du 28 Novembre 2014. Venue montrer les brebis à son petit-fils, elle a déclarée : «Elles sont belles et je comprends que chacun défende ses intérêts… Mais le loup aussi est beau et doit être protégé ».

Oui à l’argent de l’Europe ! Non aux règles européennes de protection de la nature !

Avec les éleveurs auvergnats, les céréaliers-éleveurs champenois (bien distinguer les éleveurs des bergers qui en sont les employés) constituaient le gros des troupes. Ce sont eux qui avait amené dans une transhumance symbolique leurs brebis respirer l’air pollué de Paris.

Les éleveurs ovins d’Auvergne manifestaient en nombre ce 27 novembre 2014 alors que les attaques de troupeaux dans cette région se comptent sur les doigts de la main et que les loups dont la présence ne semble qu’être ponctuelle sont seulement suspectés d’en être les auteurs. Il se pourrait bien que les coupables soient des chiens errants. Ces éleveurs-là crient avant d’avoir mal !

Selon leurs propres dires, les céréaliers-éleveurs champenois – qui sont surtout des céréaliers – élèvent des moutons principalement pour toucher des primes de l’Europe : « On utilise les moutons pour valoriser les coteaux que l'on ne peut pas cultiver, explique Bernard Piot, qui gère 400 hectares de cultures et 37 ha de prairies. Maintenir des zones d'herbe nous permet de bénéficier des aides de la Politique agricole commune » (Le Monde, 24.10.2013).

Les éleveurs ovins et leurs organisations veulent bien le beurre, à savoir une enveloppe d’aide de 125 millions d’euros pour la production ovine versée par l’Europe au titre de la Politique Agricole Commune mais ils ne veulent pas débourser l’argent du beurre. Ils refusent l’application de la directive nitrate et veulent l’éradication du loup, espèce protégée au niveau européen.
Jeudi 4 Décembre 2014 Commentaires (0)

Elle avait commandé ce rapport sur la zone humide que le Conseil Général a décidé de faire disparaitre sous la retenue d’eau d’un barrage pour irriguer les champs d’une petite vingtaine de maïsiculteurs. Qu’elle le publie donc !


Ségolène Royal doit rendre public le rapport d’experts sur le Testet !
Voici la lettre que vous pouvez lui envoyer pour faire pression sur elle afin qu’un véritable débat ait enfin lieu, pour que cesse la politique du fait accompli soutenu par la répression policière sur le terrain, que les trois grévistes de la faim soient enfin entendus :

Madame la Ministre,

Le 8 septembre 2014, vous avez décidé de nommer une mission d’expertise « pour favoriser le dialogue et vérifier les garanties d’une gestion durable de la ressource en eau » dans le cadre du projet de barrage de Sivens. Cette mission prenant fin, vous êtes sans doute déjà destinataire du rapport de vos experts.

Roland FOURCARD , Christian CONRAD et Gilles OLIVET sont des citoyens tarnais en grève de la faim depuis plus de 40 jours dans le seul but d’obtenir des informations claires sur les nombreuses zones d’ombres de ce projet.

Thierry Carcenac, président du CG du Tarn, n’a toujours pas apporté de réponses aux questions envoyées par le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet en février 2014 tout comme il refuse tout débat public contradictoire depuis un an.

Je soutiens la demande des grévistes de la faim de rendre public le rapport des experts dans les meilleurs délais. Cela leur permettra, ainsi qu’à tous les acteurs concernés par ce projet, d’accéder enfin à des données fiables et de stopper ainsi leur longue et éprouvante grève de la faim.

Dans l’espoir d’une réponse positive, je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.


Plus de 6000 personnes ont déjà participé à cette cyberaction mise en ligne le 14 octobre 2014. Parmi eux Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, Guillaume Cros, Guillaume Cros, président du groupe EE-LV au conseil régional Midi-Pyrénées , et de nombreux autres élus de la mouvance écologiste dont José Bové, député européen, Isabelle Attard, Noël Mamère, députés.
Pour participer à votre tour, envoyer cette lettre telle quelle où la modifier à votre convenance avant envoi, rendez-vous sur le site de Cyberacteurs avant le 31 Octobre en cliquant ici
Mercredi 22 Octobre 2014 Commentaires (0)
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