«Europe’s forest management did not mitigate climate warming » tel est le titre quelque peu provocateur ou alarmiste d’un article publié dans le numéro du 5 Février 2016 de la revue Science, (Naudts et al., Vol 351, numero 6273 6 VOL 351 ISSUE 6273, p. 597). Dans cet article une équipe de chercheurs de l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) publie des résultats qui remettent en cause les conceptions communément admises sur la gestion des forêts susceptible d’en faire des puits de carbone et d’atténuer le réchauffement climatique. Non seulement cette gestion n’aurait pas réduit le réchauffement climatique mais elle l’aurait renforcé.
Il s’agit ici d’examiner les conséquences des résultats publiés par Kim Naudts et son équipe pour le combat contre une gestion productiviste de la forêt française dans le contexte d’une politique environnementale dominée par la priorité donnée aux mesures supposées permettre d’atténuer le changement climatique.


Résumé
 
Après avoir exposé les principaux résultats auxquels sont parvenus les chercheurs de l’IPSL, on constate qu’une de leurs conséquences est que la préservation des forêts en libre évolution et la préservation de ce qui subsiste de naturalité dans les forêts gérées non seulement ne sont pas contraires à la politique climatique dominante mais qu’elles y contribuent alors que la gestion des forêts dans le cadre d’une sylviculture intensive renforce le changement climatique.  (§ I)
Sont ensuite passés en revue les arguments avancés en défense de la gestion forestière productiviste, ce qui permet d’établir que les forêts laissées en libre évolution sont au moins aussi résilientes que les forêts gérées face aux aléas climatiques, notamment les tempêtes et les incendies. Il n’y a donc pas plus (et même peut-être moins) de risques de déstockage massif de carbone avec les unes qu’avec les autres lors de ces aléas. (§ II – III)
La discussion de l’objection selon laquelle le bilan carbone de la forêt établi par Naudts et ses co-auteurs est négatif parce qu’il n’est pas complet et ne prend pas en compte « l’effet de substitution » induit par l’usage du bois conduit à distinguer nettement entre une énergie renouvelable et une énergie « décarbonée ». Plus encore, on montre qu’en France les mesures visant à développer industriellement la filière bois/énergie et plus généralement à exploiter la biomasse extraite des forêts comme source d’énergie renouvelable entrent en contradiction avec une politique d’atténuation du changement climatique. (§IV – VII)
 Cette conclusion revêt un intérêt majeur pour les défenseurs de la naturalité des forêts et du maintien de forêts en libre évolution. Elle débouche cependant sur une question troublante à laquelle on apporte quelques éléments de réponse : pourquoi le développement d’énergies renouvelables, notamment l’éolien et le bois/énergie, appréhendées comme « douces » s’avère particulièrement nocif envers l’environnement et la Nature ?  (§ VIII – IX).


(Le lecteur que les analyses et argumentations sur les détails de la gestion forestière rebuteraient peut se rendre directement à la section VIII.)

 
Dimanche 6 Mars 2016 Commentaires (0)

La référence à tout propos, et en général hors de propos, au changement climatique et à la COP 21 est aujourd’hui la référence obligée pour toutes les actions pour la préservation de la nature et de l'environnement, voire même pour la bonne santé des populations. La "lutte" contre le changement climatique les fédère en quelque sorte mais dans la confusion la plus totale. Tout se passe comme si le combat pour telle ou telle cause environnementale ou de défense de la Nature n'a de chance de mobiliser et de réussir, ou même seulement d'être visible et audible que s'il fait référence au changement climatique, même s'il n'a que peu ou pas de rapport avec le climat et que cela brouille les enjeux.


Cela s’est manifesté avec une évidence particulièrement nette lors de cette COP 21. Il suffisait de se rendre le dimanche 6 décembre 2015 au Village des Alternatives de Montreuil qui s’est tenu en marge de la conférence pour s’en rendre compte. Il y avait là, rassemblés sous la bannière de l’urgence climatique ceux qui voulaient promouvoir la consommation locale et le « manger bio », ceux qui expliquaient que pour sauver les espèces, il fallait planter des arbres et comme Zadig cultiver son propre jardin. Côte à côte avec ceux qui militent pour la sobriété énergétique, il y avait ceux qui promeuvent les ressourceries/recycleries et le zéro déchet. Il y avait des ateliers de « désobéissance  civile »,  etc. Tous ces thèmes se voulaient rattachés plus ou moins artificiellement et de façon fort confuse, y compris dans l’esprit de nombreux participants, à la question du réchauffement climatique. Certes si, comme cela est vraisemblable, une condition nécessaire d’une lutte efficace pour minimiser le réchauffement climatique ou pour s’y adapter est un changement radical de nos façons de produire et de consommer passant par une nouvelle organisation sociale, alors même un atelier de désobéissance civile peut être utile dans la lutte contre le réchauffement climatique !

Mais si ce changement radical est véritablement une condition nécessaire pour une politique climatique efficace, il le sera aussi pour la préservation de la biodiversité, des matières premières, des océans et de leurs ressources halieutiques, etc.   Pour l’un des organisateurs de ce village des alternatives « On va essayer de montrer (par cette manifestation) que ces alternatives toutes réunies construisent une société plus joyeuse, plus solidaire, plus humaine ». Soit, mais pourquoi toutes les  rattacher d’une façon arbitraire et confuse au climat alors que pour beaucoup d’entre elles, ce n’est ni leur motivation première, ni leur effet principal. Ainsi en est-il de la gestion des déchets selon les trois R (Réduire,  Réutiliser, Recycler) qui vise d’abord à économiser les ressources et notamment les matières premières, des politiques de l’eau, du bio qui vise à préserver les sols et la biodiversité, etc. Embrigadement sous la bannière de la lutte contre le changement climatique de toutes ces luttes et initiatives diverses et variées ou au contraire, instrumentalisation du changement climatique pour les promouvoir en profitant plus ou moins habilement de la caisse de résonnance fournie par la tenue de cette COP 21 et de l’emballement médiatique associé ? 
Mardi 9 Février 2016 Commentaires (0)

Le GIEC, l’Église de la climatologie et leurs thuriféraires prévoient qu’à cause du réchauffement climatique on ira de catastrophes en catastrophes. Pourtant, l’histoire, la préhistoire et la paléo-histoire du climat semblent indiquer l’inverse. Les périodes chaudes ont toujours été favorables à la vie et, dans les temps historiques, aux hommes. Les froides, c’est le contraire : « Les périodes de réchauffement ont toujours correspondu à des âges d'or pour l'humanité. Ce fut le cas il y a 8 000 ans, au Néolithique, avec l'invention de l'agriculture et plus tard au Moyen Age entre le Xe et le XIIIe siècle. A l'inverse les périodes de refroidissement ont toujours été synonymes de baisse de récoltes et donc de famines, de conflits voire d'épidémies qui ont provoqué de véritables hécatombes. Le XIVe siècle a été, pour toutes ces raisons, l'un des épisodes les plus noirs de l'histoire de l'Europe. Du coup, je m'étonne que la perspective d'un éventuel réchauffement soulève tant de craintes et de préventions... » Yves Lenoir, écologiste anti-nucléaire, auteur de Climat de panique et de Tchernobyl sur Seine avec Hélène Criée.


Climat : un petit coup de chaud, c’est agréable….
Une faune indigène en pleine santé grâce à une succession d’hivers doux

Pour montrer l’abomination du réchauffement climatique qui serait en cours, pour le faire toucher du doigt en quelque sorte, rien ne vaut quelques images d’ours polaires sur une banquise qui se fendille. On les retrouve même dans les manuels de SVT des collèges. Comment ne pas s’apitoyer devant les malheurs de ce gros nounours blanc qui, vu de loin, ressemble à une belle peluche, à un doudou ? Comment ne pas se sentir coupable ? Certes, ce n’est pas seulement le réchauffement climatique qui menace ce super prédateur mais il est certain que, d’origine anthropique ou non, si le réchauffement climatique se poursuivait selon les prévisions du GIEC, ce qui pour l’instant n’est plus vraiment le cas, l’espèce aurait à s’adapter et ne serait pas, pour ce que l’on en sait, l’une des gagnantes de ce changement.
L’ours polaire arctique ne devrait pourtant pas nous faire oublier une faune plus familière, celle qui fréquente nos jardins par exemple que quelques jours de froid extrême met à mal. Pour elles, un petit coup de chaud serait bien agréable.
Mercredi 3 Février 2016 Commentaires (0)

La loi Macron en fait déjà beaucoup pour gaver les gens de publicités, accroître la pollution lumineuse puisqu’elle permet d’implanter des dispositifs énergivores aux formats démesurés sur les stades (50m2 !). Le projet décret d’application de cette loi est encore pire. On pourrait le croire rédigé par les annonceurs tant il comble leurs désirs.
Ce décret fait l’objet d’une consultation publique sur le site du Ministère de l’écologie.
Il faut profiter de cette consultation pour manifester massivement contre ces pollutions visuelles qui dénaturent gravement les entrées de nos villes et maintenant même celles nos villages si jamais ce décret particulièrement régressif est signé.


Dénonçons le scandaleux projet de décret affichage publicitaire de la loi Macron
S’il était signé, ce projet de décret rendrait instantanément légaux des centaines de milliers de panneaux devenus illégaux depuis le 13 juillet 2015 en application de l’une des mesures phares du «Grenelle». Ce serait donner raison aux afficheurs délinquants qui ont bravés la loi.

Ce projet de décret prévoit également d’autoriser des panneaux scellés au sol de très grand format, y compris lumineux, là où ils sont interdits depuis toujours. Le comble est que cette mesure aurait pour effet d’annuler une décision du Conseil d’État qui, en novembre 2012, avait donné raison au ministère de l’Écologie contre l’afficheur JC Decaux ! Il faut dire que Decaux était un sponsor de la farce connue sous le nom de COP 21.

Le ministère de l’écologie et donc le gouvernement refuse de fixer des seuils de luminance et de consommation électrique des dispositifs lumineux. Enfin, le gouvernement revient purement et simplement sur le 12 m2 comme format maximal, en réinstaurant le 16 m2.
Un ensemble de cartes de France mis en ligne par Paysage de France montre bien ce grignotage incessant du territoire par la publicité et l’aggravation sans précédent que ce décret autoriserait.(ici

Et dire que l’on croyait avoir touché le fond avec Sarkozy. Mais voilà que Hollande et sa clique, les Valls, Macron, Royal démolissent le peu de positif que leurs prédécesseurs avaient apporté. La capacité de nuire de ce gouvernement et de ses ministres semble sans limites. Affligeant !
Voici un exemple de plus des régressions en tout genre – les réformes – dont est coutumier Hollande et son gouvernement actuel de « pas dégoutés » selon l’expression de Jean Luc Mélanchon.

Voici aussi un bel exemple d’incohérence entre les objectifs transversaux de la politique environnementale et les politiques sectorielles. Alors que l’on tente de mettre sur pied une transition énergétique dont l’un des piliers est la sobriété énergétique, ou à tout le moins les économies d’énergie, on autorise et même on favorise le gaspillage de cette énergie par des articles concernant l’affichage publicitaire de la loi fourre-tout Macron et de ses décrets d’application.
De même, le Ministère de l’environnement prépare une loi sur la rénovation et le renforcement de la démocratie participative et dans le même temps l’article 5 de ce décret exige que les professionnels de l’affichage soient consultés lors de l’élaboration par une collectivité de son règlement de publicité mais il omet de rendre obligatoire la consultation des associations de protection de l’environnement, de quartier et les habitants concernés ! De plus, c’est en force que ce projet de décret présenté le 3 septembre 2015 au ministère de l’Écologie, risque de passer. Les associations de défense de l’environnement présentes ce jour-là ont été informées qu’aucune proposition de modification sur le fond de ce texte ne serait possible. La démocratie participative et le dialogue environnemental sont passés aux oubliettes (voir http://paysagesdefrance.org/ ).Bref, on n’est pas à une incohérence près dans les ministères sous le gouvernement Hollande/Valls.

La mise en consultation de ce décret suscite une véritable levée de boucliers et beaucoup de contributeurs demandent le retrait des articles les plus scandaleux :

L’article 2 qui autorise les afficheurs à installer des dispositifs scellés au sol dans les agglomérations de moins de 10 000 habitant, ce qui a été interdit par la première loi sur l’affichage en extérieur parue en 1979, c’est-à-dire depuis 37 ans ! Et cela sous prétexte que des communes de moins de 10 000 habitants peuvent appartenir à des agglomérations de plus de ◊100 000 habitants.

L’article 3 refuse de définir des normes strictes concernant les seuils de luminance pour les panneaux publicitaires lumineux et se contente de la vague notion d’éblouissement pour que les afficheurs bénéficient d’une « sécurité juridique »

L’article 4 est particulièrement scandaleux. Non seulement il s’agit d’augmenter la taille maximale permise des panneaux mais aussi de rendre légaux grâce à un nouveau mode de calcul des surfaces publicitaires de rendre immédiatement légaux des panneaux qui ne le sont pas. D’ailleurs l’exposé des motifs ne s’en cache pas et ne craint pas de paraître au service des annonceurs.
               Ecrit dans le style abscons des technocrates ministériels, cela donne : « Compte tenu des pratiques observées dans ce secteur, et de l’état actuel de l’ensemble du parc de dispositifs traditionnels (dispositifs non lumineux) qui respecte les prescriptions de format de la réglementation « entendus » hors encadrement, une application stricte des règles de format incluant la surface de l’encadrement des dispositifs ne serait pas supportable au regard des conséquences économiques pour ce secteur. » En d’autres termes, il faut rendre légales les pratiques illégales des annonceurs pour garantir leur prospérité.

Agir
      Sans se faire d’illusion

pour témoigner au moins de notre désaccord face à ce saccage d’un bien commun, nos paysages ruraux ou urbains au profit de pubs criardes et agressives ;

dénoncer un nouveau sacrifice à la déesse croissance aussi vain qu’une danse de la pluie mais qui permettra aux annonceurs de s’enrichir sur le dos des consommateurs qui, in fine, paieront cette débauche de pubs.

Pour cela signer les pétitions et lettres envoyées à Ségolène Royal ici
Pour participer à la consultation publique et donner votre avis ici
Mercredi 3 Février 2016 Commentaires (0)

À Colpo, une petite commune du Morbihan en Bretagne, un arbre de 150 ans d’une circonférence de 3,80 m a été abattu parce que trop près de l’emprise de la bande d’arrêt d’urgence d’une route départementale après la transformation de celle-ci en une 2x2 voies rectilignes par le Conseil Départemental, c’est-à-dire par des barbares d’aujourd’hui, des Attila au petit pied, à savoir le président du Conseil départemental et les élus de ce conseil à l’horizon borné par les glissières de sécurité de leurs ouvrages conçus par des ingénieurs, autres barbares contemporains qui ne connaissent que la ligne droite.
Outre qu’il est sacrilège (au sens propre du terme) d’abattre des arbres pour faire passer une route, le cas de cet arbre mérite qu’on s’y arrête car il est une illustration particulièrement vive de la façon dont des politiques sectorielles viennent battre en brèche une politique climatique soit disant prioritaire mais fort mal conçue et qui s’exerce souvent au détriment de la préservation de la Nature et de l’environnement.


Un araucaria de 150 ans de valeur patrimoniale tronçonné pour faire passer une 2x2 voies : un cas d’école de l’incohérence des politiques hexagonales.
C’était un araucaria imbricata originaire des pentes volcaniques des Andes péruviennes. Son nom commun est imagé et non dénué d’humour : « désespoir des singes ». Il a reçu cette sorte de sobriquet à cause de ses feuilles triangulaires très pointues imbriquées les unes dans les autres qui en empêchent l’ascension. Il avait été planté là par une agronome avant-gardiste, nièce de Napoléon Premier, la princesse Élisa Napoleone Baciocchi dans ce qui était le parc de son château situé au cœur des Landes de Lanvaux (entre Vannes et Pontivy) où elle avait créé une ferme modèle.

Selon « Les Têtards arboricoles » cet arbre de plus de 20 mètres de hauteur était l’un des plus hauts de Bretagne. Il faut aussi souligner qu’il ne sera peut-être pas le seul à être abattu. « Les Têtards arboricoles » indiquent que « Sur cette partie du domaine (l’ancien parc du château de la Princesse Napoleone) proche du futur rond-point, en plus d’un plus jeune Araucaria, plusieurs Picea Breweriana, conifère très rare de l’Ouest des Etats-Unis (sur la liste rouge de l’UICN ) risquent aussi de disparaitre dans l’aménagement du rond-point. ». Les Attila au petit pied n’ont peut-être pas fini de sévir !

Ni les efforts de Christiane Peltier-Bernardini, ni la pétition lancée par Madame Pascale Chipotet, ni la mobilisation des signataires de cette pétition, ni celle de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) n’ont réussi à sauver cet arbre qui appartenait au patrimoine de la Bretagne, de Colpo, village qui doit son existence à cette nièce de Napoléon 1er puisqu’il a été construit ex nihilo suite à une décision de Napoléon III. Fort impressionné par la visite de la ferme de sa cousine, l’empereur s’engagea à financer près de Vannes un bourg-modèle doté d’une mairie, d’une école et d’un hôpital. Ce bourg modèle, c’est Colpo. Colpo sur le territoire duquel se trouvait l’araucaria et où passe, pour le malheur de ce dernier, une départementale qui vient d’être mise à 2x2 voies avec une bande d’arrêt d’urgence sur son emprise.

« « On sacrifie à la vitesse cet arbre de 3,80 mètres de circonférence au nom de l’utilité publique », s’indigne dans un courrier au conseil départemental, la retraitée « corso-bretonne. Je m’étonne que l’on oublie ce qu’a légué à la région cette femme volontaire. » Et de rappeler que l’on a déjà démoli deux bâtiments qui appartenaient à ce domaine cette année. « Comment a-t-on pu prendre la décision d’abattre cet arbre en occultant le caractère historique du lieu ? » »

 
Lundi 18 Janvier 2016 Commentaires (0)

Avec des membres de CPNT sur sa liste qui savent lui rappeler ses promesses de campagne, c'était à prévoir!


Laurent Wauquier, le nouveau président de la Région Rhône-Alpe Auvergne veut augmenter les subventions pour la chasse !
Tweet de @Emmanimals
Lundi 21 Décembre 2015 Commentaires (0)

Nature - environnement

Dessin de Redon
Dessin de Redon
Jeudi 10 Décembre 2015 Commentaires (0)

C’est le second depuis l’ouverture. Déjà le 10 octobre, dans le massif de Belledonne, à Revel, un jeune homme de 20 ans se promenant avec un ami randonneur sur un sentier dans une zone forestière très fréquentée en fin de semaine avait été mortellement touché au thorax.
Le samedi 5 décembre vers 10H 30, c’est un homme de 43 ans qui faisait son jogging qui a été tué dans la forêt de Quintal située dans le massif du Semnoz près d'Annecy (Haute-Savoie). La victime courait en compagnie de sa femme lorsqu'il a été touché en pleine tête par une balle qui aurait été tirée par un chasseur de vingt-deux ans » Et la ministre de l’environnement envoie les chasseurs dans les écoles pour faire du prosélytisme…


Encore un promeneur tué par un chasseur !!!
Quant au maire de Quintal, la commune concernée, il a déclaré : « C'est toujours pareil. Les bois sont aussi bien fréquentés par les vététistes, les promeneurs et les chasseurs. On sait qu'on est dans une période de chasse et je ne peux pas interdire l'accès des bois aussi bien communaux que privés ».
C’est tout ce qu’a trouvé ce Maire après l’accident : interdire l’accès des bois aux promeneurs et vététistes ! Pour lui, ce malheureux promeneur n’avait pas à se trouver là !

Ceux qui croient que face à tous ces accidents, le gouvernement et les élus finiront par interdire la chasse le dimanche, ou mieux encore les week-ends risquent de déchanter. Ce sont des pans de plus en plus grands des espaces naturels qui seront interdits à la promenade, à la randonnée, au vtt. La réaction du maire de Quintal le laisse malheureusement supposer.
C’est ce que l’on peut craindre tant que nous aurons une ministre de l’écologie qui ne reçoit que les chasseurs et un président qui les caresse dans le sens du poil en donnant un entretien au Chasseur Français et quel entretien !

D'ailleurs, ces interdictions temporaires ou non sont déjà en cours dans certaines forêts ou bois privés, communaux ou domaniaux en ignorant parfois superbement les chemins communaux. Les chasseurs monopolisent l'accès à la nature avec l'appui de l'état et des collectivités territoriales, notamment des communes et des organismes comme l'ONF.

C’est ainsi qu’un petit nombre d’adeptes exerce sa dictature sur une immense majorité d’usagers de la nature qui détestent ce loisir archaïque, cruel et attentatoire à la biodiversité. Une consolation cependant : les chasseurs dans les bois et forêts qui leur seront réservés pourront continuer à s’entretuer quand ce n’est pas leurs chiens qui y pourvoiront (voir ici et ici)

En attendant la disparition de cette engeance par accident ou par vieillesse, il y aura encore des non chasseurs tués par ces rambos de pacotille. Comme le randonneur de 20 ans tué dans le massif de Belledone ou comme cet homme, tué sous les yeux de sa femme avec qui il faisait son jogging matinal, ils ne mériteront pas de mourir.
Leurs meurtriers n’écoperont, au mieux, que d’une légère peine de prison comme dans le cas qui a été jugé récemment : un chasseur avait tué un automobiliste qui circulait sur l’autoroute A31. Sa balle « perdue » ne l’a pas été pour le malheureux qui l’a reçue en pleine tête. Il n’a été condamné qu’à 18 mois de prison et une interdiction de chasser de seulement cinq ans seulement !


Dimanche 6 Décembre 2015 Commentaires (0)

Nature - environnement

COP 21
Mardi 1 Décembre 2015 Commentaires (0)

En France la haine du naturel et du sauvage d’une large partie du monde agricole s’exerce, ici contre le loup et leurs défenseurs, là contre les vautours et dans le massif du Bargy contre les bouquetins soit disant vecteurs de brucellose alors que le risque de transmission de la maladie des hardes sauvages aux troupeaux domestiques est infime. Bien plus, les massacres de bouquetins ordonnés par le préfet sous la pression des éleveurs et de leur syndicat la FNSEA ont toutes les chances d’être contre-productifs. Au lieu d’éradiquer la maladie, ils risquent de propager l’épidémie à des populations de bouquetins indemnes, en dispersant la population du massif. Interrompus pour l’instant, ils risquent de reprendre à tout moment.
Aux USA, dans le Montana, la brucellose est aussi l’un des motifs avancés pour le massacre de bisons du célèbre parc naturel du Yellowstone. Les administrateurs de ce parc veulent faire abattre au cours de cet hiver 1000 bisons soit 1/5 de l’effectif, réduisant la population de bisons du parc d’environ 5000 têtes à 3000.


Brucellose : l’alibi pour massacrer des animaux sauvages, bouquetins en France, bisons aux USA !
Les administrateurs de ce parc veulent faire abattre au cours de cet hiver 1000 bisons soit 1/5 de l’effectif, réduisant la population de bisons du parc d’environ 5000 têtes à 3000. Ce nombre n’a aucun fondement scientifique. Il ne correspond pas à la capacité de charge de l’habitat du bison dans le parc et ses alentours. De plus 3000 têtes est un effectif que les protecteurs de la nature trouvent «dangereusement bas» pour assurer la pérennité de ce troupeau survivant des grands massacres de bisons du dernier quart du XIXème siècle et qui est de surcroît un des seuls, sinon le seul des USA qui n’ait jamais été domestiqué et ne comporte pas d’hybrides avec d’autres bovins.

Dans cas du Parc du Yellowstone aux USA comme dans le cas du massif du Bargy en France, c’est également pour complaire au puissant secteur de l’élevage qui craint que les bisons atteints par la brucellose contaminent leurs troupeaux que sont planifiés de tels massacres qui vont coûter la bagatelle de 2 000 000 de dollars.

Comme dans le cas des bouquetins, le risque de propagation de la maladie est infime. Il n’y a aucun cas connu de transmission de la maladie d’un bison à un bovin ou à un ovin. Mais en hiver, lors de fortes chutes de neige les bisons en quête de nourriture ont tendance à sortir des limites du parc pour gagner des altitudes moins élevées où la couche de neige est moins épaisse ou absente. Les éleveurs les jugent indésirables car ils les considèrent comme des compétiteurs pour l’herbe vis-à-vis de leurs troupeaux. Ils sont donc farouchement opposés à l’augmentation du nombre de têtes du troupeau de bisons du Parc.
Dimanche 22 Novembre 2015 Commentaires (0)
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