Mardi 5 février 2015. L’Assemblée Nationale examine la proposition de loi déposée par Claude de Ganay, député du Loiret, visant à sanctionner l’intrusion sur un site nucléaire par de lourdes peines. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", ce texte apporte une mauvaise réponse à la menace bien réelle que constituerait une attaque terroriste.


Energie nucléaire : criminaliser les militants pour masquer l’impuissance face au "risque terroriste" !
La France est l’un des pays les plus nucléarisés au monde et les centrales nucléaires constituent une cible de choix quiconque souhaite infliger des dégâts nombreux et durables. Alors que les survols de sites nucléaires par des drones se poursuivent depuis des mois sans qu’il soit possible d’écarter la piste d’opérations malveillantes, les autorités ne semblent pas avoir pris la mesure du risque. Pourtant, les différents scénarios identifiés par Greenpeace ici et les aveux de responsables de la sûreté nucléaire quant à la vulnérabilité des installations à des attaques aériennes ici devraient inviter à la plus grande vigilance.
Mais au lieu de répondre à ce problème bien réel, cette proposition de loi, déposée suite à l’intrusion de militants de Greenpeace sur des sites nucléaires en 2013, détourne l’attention des vrais enjeux. Criminaliser a posteriori et pour l’exemple des militants animés d’intentions pacifistes, qui jouaient un rôle de lanceurs d’alerte, ne découragera pas des djhiadistes, prêts au sacrifice de leur vie, de s’en prendre aux installations nucléaires pour provoquer une catastrophe majeure.

Le danger vient avant tout de l’industrie nucléaire

Même les mesures les plus sécuritaires ne peuvent supprimer le danger intrinsèque lié au fonctionnement des installations nucléaires. Plutôt que de prévoir les peines pour d’éventuels intrus, ne faudrait-il pas accuser en premier lieu les gouvernement de droite comme de gauche qui ont autorisé cette densité exceptionnelle d’installations à risque, tant civiles que militaires, sur le territoire français ? Il faut condamner ces irresponsables politiques à la solde des nucléocrates d’EDF, d’AREVA, du CEA et des militaires qui envisagent prolonger le fonctionnement de ces installations pendant des décennies en envisageant la construction de nouvelles centrales et en refusant le désarmement nucléaire ?

Enfin, le risque d’intrusion, si spectaculaire soit-il, ne constitue-t-il pas l’arbre qui cache la forêt d’une autre bombe à retardement moins médiatisées que constituent le vieillissement des centrales et les défauts de maintenance des centrales qui résultent d’une gestion catastrophique d’EDF qui a perdu plus de 15 milliards d’euros dans des opérations internationales et qui s’est vue contrainte de faire des économies au détriment de la sécurité et d’externaliser à tout va vers des sous-traitants dont les salariés ont des conditions de travail déplorables ?

Nul besoin de terroriste : les rejets accidentels se multiplient déjà et les centrales sont à la merci de défaillances techniques susceptibles de compromettre le refroidissement du combustible. Contre ces menaces, l’armée n’est d’aucune utilité. La seule protection efficace, contre le risque terroriste et contre les autres risques, est d’arrêter la production d’électricité nucléaire au plus vite. Or quelques jours à peine après les attentats de début janvier, Ségolène Royal s’est empressée d’appeler à la construction de nouveaux réacteurs !

Les récents attentats prétextes à la surveillance et à la répression des antinucléaires, des écologistes et des zadistes!

Il serait déplorable que cette nouvelle loi vienne s’ajouter à l’arsenal de mesures sécuritaires que la France compte adopter en profitant du traumatisme provoqué par les attentats, et qui seront exploités pour justifier le renforcement de la surveillance et de la répression des militants anti-nucléaires, écologistes, zadistes.

Ce n’est pas en votant des lois répressives que les parlementaires protègeront les Français du risque nucléaire ! Il faudrait fermer des réacteurs. Malheureusement la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal, loin d’envisager des scénarii de sortie fait la part belle au nucléaire ! Quoi que puissent raconter les députés EELV, lcette loi n’est pas un bon début, c’est une duperie!

Sources : Sortir du nucléaire - Thierry Gadault EDF, la bombe à retardement
Illustration : Honoré/ Charlie Hebdo ; Charb/Charlie Hebdo
Energie nucléaire : criminaliser les militants pour masquer l’impuissance face au "risque terroriste" !

Ajout : malgré une belle bagarre des députés EELV, la proposition de loi a été adoptée. Consensus UMP-PS pour masquer les failles de la sécurité des installations nucléaires. Circulez, il n'y a rien à voir!

Jeudi 5 Février 2015 Commentaires (0)

Dimanche sur le site du barrage de Sivens, le Collectif du Testet et l’association APIFERA Tarn avaient prévu d’organiser l’AG de la coordination des opposants au barrage et diverses animations : conférence sur le fonctionnement et le rôle des zones humides suivi de visites du site « à la carte » avec au choix, une ornithologue pour observer les oiseaux du site, un technicien eau pour connaître le fonctionnement, la biologie et faune aquatique du ruisseau le Tescou, un naturaliste pour connaître les habitats, la faune et la flore.
Rien de tout cela n’a pu avoir lieu, des commandos pro-barrage bloquant l’accès au site sous l’œil bien veillant des gendarmes.


Sivens : Pro-barrages et gendarmes, même combat?
Comme on peut en juger par le communiqué ci-dessous, les gendarmes ont eu un comportement pour le moins étrange et on aimerait bien connaître quelles étaient les instructions que leur avait données le préfet.
Visite des lieux d’un huissier, propos ambigus du président du Conseil général et maintenant comportement fluctuant des forces de l’ordre : la lutte à Sivens n’est pas terminée !

Pro-barrages et gendarmes, même combat?
(Communiqué des Citoyens participants à la coordination des opposants au barrage de Sivens, du Parti de Gauche Tarn, du NPA 81)

«Les tensions autour du barrage de Sivens prennent un tour de plus en plus aberrant. Chaque jour, dans les media, les opposants au barrage sont insultés et diffamés. Dans le même temps, les manifestations et les violences des pro-barrages se resserrent autour du site, comme ce cortège menaçant en provenance de Montauban, le 19 janvier.

«Aujourd’hui, dimanche 1er février, les animations prévues à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides ont été empêchées par les pro-barrages et les gendarmes, qui ont barré tous les accès à la zone humide de Sivens.

«Une réunion de coordination de citoyens, opposés à la construction d’un barrage sur le site de Sivens, n’a pu avoir lieu en raison de ces obstructions. Plusieurs personnes ont été injuriées et molestées, en présence des forces de l’ordre qui ne sont pas intervenues. Les opposants au barrage ont choisi de s’éloigner et de se réunir chez un particulier, à Gaillac. Des pro-barrage les ont filés. En treillis, brassard au bras, ils ont agressé trois anti-barrages au bas de l’immeuble où se tenait la réunion. L’un des agresseurs a alors appelé les gendarmes, lesquels sont arrivés sur le champ, et a prétendu avoir été menacé par un individu qui serait entré dans l’immeuble.

«Cinq gendarmes en tenue de combat ont alors voulu investir l’appartement où se tenait la réunion. Devant le refus de la propriétaire des lieux de les laisser entrer, et après avoir filmé, photographié et menacé de taser une des personnes venues sur le palier pour s’informer, ils ont finalement quitté les lieux.

«Les opposants agressés dans la rue ont enfin pu rejoindre la réunion et informer les participants des dommages causés à leurs véhicules (4pneus crevés pour l’un, pare-brise et vitre latérale explosés pour l’autre).Ils se sont ensuite rendus, accompagnés de leurs camarades, à la gendarmerie de Gaillac pour y déposer plainte.

«Les signataires, participants à la coordination des opposants au barrage de Sivens, empêchés de circuler et de se réunir, agressés, menacés, traités en délinquants, dénoncent ce système de deux poids deux mesures, bienveillant pour les uns, implacable pour les autres, et appellent tous les citoyens attachés à la liberté à protester contre ces dérives intolérables dans un état de droit.
«Soyons nombreux à nous insurger contre la montée de l’inadmissible!»

Dernières nouvelles

Du côté des « élus » cela a toujours été « le bal des faux-cul » à tous les niveaux, des fausses rumeurs colportées par le maire de Lisle-sur-Tarn aux contorsions de Ségolène Royal, en passant tant par les instructions aux gendarmes de Cazeneuve et du préfet que par les grenouillages de Carcenac qui ne s’est jamais résigné à l’abandon du projet de barrage!
Aux dernières nouvelles, il semblerait que le Conseil général veuille faire procéder à l’expulsion de la ZAD ou du moins tenterait de le faire.
Il n’y a pas de mots pour qualifier l’attitude de Thierry Carcenac (PS) bien pire que bornée lorsque l’on pense à la mort du jeune militant Rémi Fraisse ! Vraiment les mots manquent !
L’individu, lui, ne manque pas de culot lorsqu’il justifie cette expulsion par la « libre circulation » sur la zone. Si l’on en juge par ce qui s’est passé dimanche, si « la libre circulation » a été malmenée dans les environs de la ZAD, ce n’est pas par les zadistes mais par des commandos pro-barrage issus de « la filière agricole » pour reprendre l’expression du journal Le Monde. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les Zadistes, eux, n’ont jamais entravé cette circulation.
Si Carcenac souhaite l’épreuve de force, ce n’est peut-être pas le cas de ses collègues du gouvernement ! En tout cas l’heure est à la mobilisation, chacun selon ses moyens et ses possibilités ! Branle-bas de combat !


Lundi 2 Février 2015 Commentaires (0)
Protégeons la presse et les lanceurs d'alerte!
Il y a seulement 8 jours, aux cris de "Nous sommes Charlie", nous étions des millions à manifester pour rendre hommage à ceux qui sont morts parce qu'ils étaient journalistes ou dessinateurs. Comme nous le disait le dessinateur Luz, lors de l'hommage rendu à Charb vendredi : "Je suis Charlie, nous sommes Charlie. Vous êtes Charlie… Prouvez-le!". Aujourd'hui, prouvons notre attachement à liberté d'expression, et défendons le droit d'informer!

Au prétexte de protéger les entreprises françaises contre l'espionnage industriel, nos députés risquent de museler les lanceurs d'alerte et les journalistes en créant la notion de "secret des affaires". Cette notion apparait au détour d’un amendement introduit subrepticement et sans concertation avec les personnes concernées alors qu’il modifie profondément la liberté de la presse et menace tous ceux qui dénonceraient des anomalies ou des irrégularités. Si ce texte avait été en vigueur, il aurait été impossible de dénoncer entre autres, les scandales des Caisses d’épargne, du Crédit lyonnais, d’Areva ou de Vivendi.
Une pétition est mise en ligne pour attirer l’attention des députés et leur demander de ne pas voter cet amendement introduit dans le texte dit « Loi Macron »
Depuis que la manœuvre a été éventée, les choses semblent bouger et le gouvernement semble prêt à faire marche-arrière mais nous n'avons plus que quelques jours avant le vote de ce texte "anti-Charlie" à l'Assemblée pour l'arrêter! Si nous sommes suffisamment nombreux à signer cette pétition, nous pourrons avoir un écho retentissant et sensibiliser les députés sur le danger de ce texte pour y intégrer les gardes fous nécessaires à la protection des lanceurs d'alerte et du travail des journalistes.
Pour en savoir plus et accéder au texte de la pétition cliquer ici

Mercredi 28 Janvier 2015 Commentaires (0)

Le déclin des populations de bruants ortolans (Emberiza hortulana) est inquiétant. Pourtant les chasseurs landais continuent à le piéger en toute illégalité au nom de la « tradition ». C’est leur façon bien particulière de s’occuper de la biodiversité. Si les tribunaux correctionnels sévissent contre ces braconniers d’ortolans, ce n’est toujours pas le cas des préfets et donc de la gendarmerie qui laisse faire. C’est ainsi que le département des Landes est devenu une zone de non-droit où ce sont des chasseurs hors-la-loi qui font la loi et sèment la terreur sous l’œil bienveillant de la presse locale. On ne peut pas non plus renvoyer dos à dos comme le font les grands média nationaux, tels des Ponce Pilate, ces chasseurs dont les pratiques conduisent au nom de la « tradition » à l’extinction d’une espèce et les écologistes défenseurs de cette espèce!


Une espèce en déclin

Le bruant ortolan (Emberiza hortulana) est une espèce de petit passereau en danger d’extinction. Il est protégé en France depuis 1999. Malgré cette protection, l’espèce demeure largement braconnée à la tenderie dans le Sud-Ouest, principalement dans les Landes département où les autorités font preuve d’un grand laxisme voire même d’une complicité honteuse. Jusqu’à 40 000 oiseaux seraient braconnés chaque année ; entre 15 000 et 40 000 selon les années, de moins en moins au fur et à mesure du déclin des populations. Cette ponction est effectuée sur les effectifs de plus en plus réduits des populations d’Europe centrale et du nord qui sont déjà en mauvais état de conservation et dont elle met l’existence même en danger. On estime qu’en 30 ans, 84% de la population d’ortolans a disparu en Europe. En Scandinavie où nichaient des ortolans, il n’y en a quasiment plus. En Suisse, l’ortolan est classé disparu. Ces faits bien établis sont niés avec obstination par les chasseurs qui ne veulent voir que leur plaisir ou leur gain immédiat : le prix un bruant ortolan va de 100 à 150 € pièces !

Enfin des sanctions

Il semblerait que les tribunaux se soient enfin décidés à sévir. Le 19 décembre 2014 celui de Mont-de-Marsan a condamné l’un d’entre eux à verser 700€ d’amende avec interdiction de chasser d’un an pour des faits de braconnage à la matole remontant à 2012 ! Il devra en outre payer 3 000 € à la LPO et à la Sepanso (Société Pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest) qui s’étaient portées parties civiles.
Le Tribunal de Dax, quant à lui, a condamné le vendredi 16 Janvier 2015 un braconnier d’ortolans à 45 jours de prison avec sursis et 900 euros d'amende. Au mois de septembre 2014 il avait aspergé de gaz lacrymogène un militant de l’association internationale CABS (Commitee against bird slaughter) qui était en train de repérer avec deux autres membres de l’association les petites cages-pièges (matoles) de braconniers pour les dénoncer auprès du procureur de la République.
Le chasseur-braconnier s’est défendu en disant qu’il était chez lui et que les défenseurs des oiseaux étaient sur sa propriété et l’avaient provoqué. L’individu, braconnier récidiviste, semble avoir oublié que même sur une propriété privée, on n’a pas le droit de se livrer à des actes prohibés par la loi. Heureusement le tribunal n’a pas entendu ses arguments et l’a condamné. On trouvera la peine légère mais, c’est mieux que rien.

(Reportage Claire Colnet et Jacques Duboz - France 2)

Il est regrettable que ce soient les militants d’associations comme la LPO, la Sepanso, la Cabs, voire de simples particuliers qui soient obligés de se substituer aux gendarmes pour faire respecter l’arrêté de protection de divers passereaux et obliger les autorités françaises à faire leur travail au risque d’être molestés par des chasseurs particulièrement violents.
Ces chasseurs, et parmi eux le président landais des chasses traditionnelles n’hésitent pas à faire le coup de poing contre les militants de la LPO qui viennent délivrer les oiseaux et tenter de faire respecter la loi comme on peut le voir sur cette vidéo dans laquelle on peut aussi constater l’inertie des gendarmes qui ne verbalisent pas le délit de braconnage pourtant évident et se contentent de protéger les militants de la LPO.

Le département des Landes : une zone de non-droit !

La campagne landaise est devenue un lieu de non-droit avec la bénédiction d’élus tels qu’Henri Emmanuelli, président PS du Conseil général des Landes, mandat qu’il cumule avec celui de député. Avec aussi une certaine complicité de la presse locale qui n’utilise jamais le terme de braconnier pour désigner ces piégeurs d’ortolans. Pour le journal Sud-Ouest ce sont des « chasseurs traditionnels » et il emploie un ton très compréhensif à leurs égards se gardant bien de mentionner qu’ils sont hors la loi, ne manquant jamais de parler de tradition et de passion de la chasse tandis qu’il est insinué que le président de la LPO Allain Bougrain-Dubourg est une sorte d’écolo bobo, un « people » médiatique en mal de publicité : il vient traquer les matoles avec « les caméras nationales emmenées en bandoulières » (04/09/2014).

Plus grave encore, c’est avec l’aide du Préfet, donc de l’État que la campagne landaise est devenue cette zone de non-droit où les chasseurs braconniers font la loi et sèment la terreur. Encore aujourd’hui, même lorsque les tribunaux condamnent les braconniers d’ortolans, la passivité dont font preuve les gendarmes est remarquable. Ils ont ordre de ne pas verbaliser ces braconniers, de laisser faire et de simplement s’interposer entre ceux-ci et les citoyens qui s’avisent de défendre les ortolans et de vouloir faire respecter la loi.

Rappelons aussi le comportement honteux du Préfet des Landes en septembre 2013. Il avait pris le 4 septembre 2013 un arrêté scandaleux et illégal pour expulser sept militants anti-chasses de la CAB, dont deux avaient été molestés et arrosés de purin par les braconniers qui eux ne furent ni inquiétés, ni verbalisés, ni empêchés de nuire, leurs matoles n’ayant pas été détruites et leurs appelants confisqués. Bien entendu, l’arrêté a été cassé au grand regret du journaliste de Sud-Ouest qui concluait l’article dans lequel il rapportait cette décision : « le préfet l'a donc abrogée (sa décision de mise en demeure), ce qui permet aux militants anti-chasse de revenir quand ils le désirent.(…)Les partisans de la chasse au pinson, qui doivent reprendre leur passion ces jours-ci, apprécieront.(sic !)» (6/11/2013).

Il est quand même inouï que des défenseurs d’une espèce menacée à cause du braconnage soient considérés comme persona non grata dans un département par un préfet qui laisse les hors-la-loi continuer à décimer des populations déjà mal en point d’oiseaux protégés.

Les sentences des tribunaux de Dax et de Mont-de-Marsan n’étant pas encore tombées le 5 septembre 2014, Il n’est donc pas étonnant que ce jours-là, ces chasseurs se soient crus tout permis. Deux couples de jeunes défenseurs des oiseaux de Bordeaux en ont fait la traumatisante expérience.

Quand les chasseurs sèment la terreur!

Venus à bord d’une voiture louée pour répertorier les sites où étaient situées des matoles en activité et les signaler, ils ont été pris violemment à partie par des braconniers. Ils ont dû se retrancher dans leur véhicule pour tenter d’échapper à la vindicte de vingt-cinq de ceux que le journal Sud-Ouest s’obstine à nommer « des chasseurs traditionnels ».
Ces vingt-cinq braconniers s’en sont pris alors à la voiture. Ils ont crevé les quatre pneus, cassé les rétroviseurs et arraché les essuie-glaces tout en hurlant des insultes et des menaces de mort. Les quatre jeunes terrorisés ont tenté d’échapper à leurs agresseurs malgré les pneus crevés poursuivis par les véhicules de leurs assaillants. Leur fuite a été stoppée par un tracteur placé en travers de leur route.
Comme le raconte le journaliste de Sud-Ouest, « Insultes, menaces avec un marteau (pour briser les vitres du véhicule), ont continué. Les chasseurs ont même tenté de renverser la voiture de leurs propres mains, sans y parvenir. » (08/09/2014). Ce n’est qu’au bout d’une heure qu’apparurent enfin les gendarmes que les jeunes avaient prévenus avec leur téléphone portable. Quant à la voiture son état témoigne de la violence de l’agression : inutilisable, réduite à état d’épave, elle a dû être évacuée par une dépanneuse. Les deux couples d’amis des oiseaux ont déposé plainte pour « violences en réunion, dégradations de biens d'autrui et menaces de mort » auprès de la gendarmerie de Tartas qui a ouvert une enquête.
Selon FR3 Aquitaine, le parquet pourrait ne retenir comme chef d’inculpation que la dégradation sur véhicule. Ce qui est proprement scandaleux au vu de la vidéo de l’agression que les jeunes ont filmé de l’intérieur de leur véhicule et présentée par FR3 Aquitaine.


Dans le département des Landes, les défenseurs de la biodiversté, des oiseaux et notamment de ceux qui appartiennent à des espèces en danger d’extinction doivent se déplacer avec une escorte de gendarmes pour garantir leur sécurité tandis que les braconniers de ces espèces qui sont la cause principale de leur extinction se livrent à leurs exactions en toute liberté et impunité.

Ne nous leurrons pas, ces exactions ne sont pas seulement le fait d’énergumènes excités. Il s’agit de terroriser tous ceux qui auraient des velléités de s’opposer à ces chasses dites traditionnelles, de dénoncer les agissements de ces braconniers aux autorités. Ils utilisent des méthodes de voyous pour pouvoir poursuivre tranquillement leurs activités illicites.

Ce scandale doit cesser. Ce département doit vivre comme les autres sous la loi de la République dans le cadre des institutions européennes et non sous la loi des chasseurs dont les débordements et les exactions doivent être sévèrement et rapidement réprimées.
Participons à la campagne initiée par la LPO en demandant au ministre de l’intérieur (qui sait si bien sévir contre les opposants aux grands projets inutiles) de faire appliquer la loi dans Les Landes et de donner des instructions pour que le braconnage des petits passereaux soit réprimé efficacement, ici .

Samedi 24 Janvier 2015 Commentaires (0)

Dans l’avion au retour de son voyage à Manille, le Pape s’est livré à une défense et illustration de la « paternité responsable » et peut-être aussi à une interprétation personnelle de ce qui est la doctrine de l’Eglise catholique et romaine en ce qui concerne le mariage et la natalité. Pour lui, si la finalité et la raison d’être du mariage reste la procréation, ce n’est pas pour autant que « les chrétiens doivent faire des enfants en série ». Les propos du Pape regrettant que « Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins » ont fait le tour du monde et grincer les dents à plus d’un parmi ceux qu’il désigne d’un vague et charitable « certains ». Aimant la précision quitte à être moins charitable, on aurait bien aimé savoir qui était visé.


Le Pape François, les catholiques, les lapins et la paternité responsable
Être un bon catholique, ce n’est pas être comme un lapin

Pour expliquer sa position, il a raconté une anecdote le concernant : «j’ai reproché à une femme enceinte de son 8ème après sept césariennes : ‘Vous voulez laisser orphelin sept enfants ? Cela est une irresponsabilité. Elle dit : ‘oui moi j’ai confiance en Dieu’. Mais Dieu te donne les moyens pour être responsable »
D’un autre côté, François réaffirme son accord et son soutien à l’encyclique Humanæ Vitæ du Pape Paul VI. Comprenne qui pourra !

Ce que dit l’encyclique Humanæ Vitæ

Cette encyclique affirme que «tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie ». Elle précisait que outre l’avortement, « est pareillement à exclure, comme le Magistère de l'Eglise l'a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu'elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l'homme que chez la femme » et que « est exclue également toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation »
Selon cette encyclique « un acte conjugal rendu volontairement infécond » est «intrinsèquement déshonnête». Il l’est tellement qu’il ne peut pas « être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde».

Comme la fidèle que sermonne le Pape François, l’encyclique Humanæ Vitæ estime estime qu’il faut faire confiance à Dieu en ce qui concerne la régulation des naissances : «De fait, comme l'expérience l'atteste, chaque rencontre conjugale n'engendre pas une nouvelle vie. Dieu a sagement fixé des lois et des rythmes naturels de fécondité qui espacent déjà par eux-mêmes la succession des naissances. »
Comme seule régulation humaine, elle accepte une abstinence volontaire les jours où la femme est féconde. En pratique, il s’agit de la fameuse méthode « Ogino », fameuse surtout pour sa faible efficacité qui la rend très peu fiable même associée à d’autres méthodes de contraception naturelle comme la méthode des températures; absence de fiabilité unanimement reconnue sauf apparemment par les ecclésiastiques et encore aujourd’hui par le pape.

Ni paternité, ni maternité responsable : démographie responsable.

Curieuse cette formule de « paternité responsable » alors que c’est à une femme que le pape a reproché de faire des enfants en série. C’est pourtant bien l’homme qu’il eut fallu rechercher et admonester car même si ce sont les femmes qui enfantent, elles ne sont pas les seules, ni même les premières responsables de ces naissances pléthoriques. Dans ces cas, c’est plutôt l’homme qui impose à la femme ces maternités à répétition. La preuve : finies ces naissances pléthoriques lorsque les femmes réussissent à prendre en main leur destin et du coup celle de leur corps qu’elles se réapproprient !
Alors, maternité responsable ? Ni paternité responsable, ni maternité responsable : démographie responsable ! Mais une démographie responsable, c’est une forme de malthusianisme que le Pape condamne par ailleurs. Incohérence ou bien ignorance et incompréhension de Malthus et des néo-malthusiens ?

Malgré tout en traitant de « lapins » ceux des catholiques (et peut-être aussi tous les autres) qui se reproduisent inconsidérément, le Pape fait un pas dans la bonne direction. Mais le chemin reste encore très long car la seule façon de contrôler les naissances pour lui comme pour l’Église catholique et romaine reste l’abstinence ! Dans l’imagerie populaire, le lapin n’est pas seulement celui qui a une descendance pléthorique, c’est aussi celui qui a une sexualité débridée : le lapin est « chaud »!

(N. B. : l'ensemble de ce dernier paragraphe a été refusé comme commentaire à l’article du Figaro rapportant les propos du Pape.)
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Le titre du dernier paragraphe est un clin d’œil à Démographie responsable, association qui a pour objet d’œuvrer pour la stabilisation, voire la diminution, de la population humaine. Pour consulter son site, c'est ici.

Mardi 20 Janvier 2015 Commentaires (0)

Le site internet de la Coordination Antinucléaire du Sud-Est vient d’être informé le mardi 6 janvier 2015qu’il fait l’objet d’une plainte en diffamation d’Areva pour un article mettant en cause la pénétration du lobby nucléaire auprès des élus.


Appel à soutien : AREVA porte plainte contre la Coordination Antinucléaire du Sud-Est
La Coordination Antinucléaire du Sud-Est est constituée de collectifs informels et d'individus, reliés en réseau autour d’un site internet pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire. Elle n’a pas d’argent, pas de personnel salarié, pas de locaux, pas de budget, pas de subvention ni de hiérarchie ou de délégation de pouvoir.
Sa force est son engagement anti-nucléaire, une opposition au nucléaire totale et sans concession.
Cette assignation en justice n’a d’autre objectif que de tenter de réduire au silence ce collectif qui a l’outrecuidance de dire haut et fort tout le mal qu’il pense d’Areva.
Après l’Observatoire du nucléaire, Areva qui malgré sa déconfiture financière récente a encore de gros moyens, attaque avec son staff de juristes une autre association citoyenne en diffamation pour la faire taire et dissuader toutes celles et ceux qui voudraient s’élever contre elle et contester son action et ses pratiques. Tous les opposants au nucléaire sont concernés et au-delà tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression. Ils devraient être nombreux…
« La Coordination Antinucléaire du Sud-Est appelle à la solidarité toutes les personnes et tous les collectifs, groupes et organisations épris de liberté et attachés au droit d’expression et de critique à s’opposer à cette atteinte à la liberté d’expression, à soutenir la défense en justice de la Coordination antinucléaire du sud-est, à manifester son/leur indignation auprès des pouvoirs et de Areva »
Outre la manifestation expresse du soutien de principe de chacun-ne d’entre nous, le collectif recherche des ressources documentaires sur les victimes sanitaires des activités d’Areva en France et/ou à l’étranger, de l'aide juridique (conseil, avocat,…), un soutien informatif et des caisses de résonance médiatiques pour faire connaître l’attaque dont il est l’objet.
On peut interpeller AREVA pour dénoncer cette atteinte à la liberté d'expression et demander l'abandon de la plainte en participant à l’action mise en ligne par Cyberacteurs en partenariat avec la Coordination en signant une lettre en ce sens qui sera envoyée à Philippe Varin en tant que Président du Conseil d’Administration d'AREVA.
Pour en savoir plus et participer à cette cyberaction aller sur le site Cyberacteurs ici

Dessin de Tignous

Mardi 13 Janvier 2015 Commentaires (0)

Au quotidien

Cabu : « Je pense sincèrement qu’on peut rire de tout »


Une belle manif

Une belle manif

Une belle manif

Une belle manif

Photo et dessins pêchés sur les réseaux sociaux : ?, Chappatte, Alex, Fred. M.

Mardi 13 Janvier 2015 Commentaires (0)

Au quotidien

Je suis Charlie!
Dessin de Cyrille Pomes

Lundi 12 Janvier 2015 Commentaires (0)

Au quotidien

Je suis Charlie
Charlie Hebdo,
journal écolo
qui défend les animaux

Je suis Charlie

Lundi 12 Janvier 2015 Commentaires (0)

Parmi les grands projets inutiles et imposés, les GP2i, la FNE, à la différence de la revue Silence ne mentionne ni le déploiement de l’éolien industriel, terrestre ou maritime dans l’hexagone et le long de ses côtes, ni même un seul parmi les parcs aérogénérateurs contestés. Et pourtant, destructrices des paysages et de la nature, toutes ces installations industrielles sont pour la plupart d’entre elles imposées aux populations riveraines. Tout cela pour rien puisque le territoire métropolitain est déjà en surcapacité.


C’est cette surcapacité que «Agir pour l’environnement» (APE) invoque non seulement pour ne plus construire de centrales nucléaires et notamment d’EPR mais mieux encore pour en fermer quelques-unes : « Fin novembre 2014, la France a consommé 416 TWh contre 445 TWh à la même période en 2013. Sur l'ensemble de l'année, ce sont donc une trentaine de TWh que la France devrait économiser, soit une baisse de la consommation électrique avoisinant les 7% ! Avec les douceurs hivernales qui tendent à se généraliser, ce sont au bas mot 6 réacteurs nucléaires qui pourraient être fermés immédiatement sans qu'il y ait la moindre tension sur le réseau électrique français»
L’association s’étonne que les promoteurs de l'EPR ne semblent pas avoir pris en compte les effets du réchauffement climatique sur la consommation électrique du pays. Elle se demande s’il s’agit d’une manque de prévoyance ou de la volonté d’imposer un projet rendu inutile par cette baisse de consommation due au changement climatique qui donc, notons-le au passage, n’aurait pas que des effets négatifs !

Pour reprendre les propres termes de l'APE « La France est donc en train de multiplier les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir dans les années à venir.» Aux hivers plus doux que par le passé invoqués par l'APE, il faut ajouter les politiques d’isolation des bâtiments, la construction de bâtiments à énergie positive qui devrait se généraliser, les politiques d’économies d’énergie en général. Il faut aussi prendre en compte le fait que devant le coût exorbitant du chauffage électrique, les gens ont tendance à se rabattre sur le chauffage bois dans les zones d’habitat individuel où ce mode de chauffage d’appoint au départ est devenu chauffage principal.

Cependant Agir pour l’environnement oublie que parmi « les projets visant à augmenter la production électrique quand tout indique que la consommation devrait fléchir » il y a aussi le déploiement de l’éolien terrestre et maritime.

Après le désastre pour la nature et les paysages que sont les fermes d’éoliennes qui n’ont de «ferme» que le nom, après avoir salopé les rivages à coup d’équipements touristiques ou d’algues vertes, on va saloper la mer et tant pis pour les oiseaux, pour les poissons mais aussi pour les pêcheurs et les touristes que ces moulins démesurés à moudre du vent feront fuir. Tout cela sans que mouftent écologistes ou environnementalistes ! Tout cela pour rien si l’on suit l’argumentaire même d’Agir pour l’environnement.
Ce que ne conclut pourtant pas Agir pour l’environnement lui-même qui ne va pas jusqu’au bout de son analyse et ne semble même pas voir qu’elle s’applique aussi aux énergies renouvelables en général et à l’éolien en particulier. Il ne le voit pas ou ne veut pas le voir. Dans l’éolien, on ne voit que le vent, certes renouvelable, inépuisable et pas le convertisseur, l’éolienne, qui lui est fait de matériaux qui ne le sont pas et dont certains sont même dits « rares ». De toute façon, on ne touche pas aux éoliennes ! En témoigne l’échange suivant sur Twitter :

Greenpeace France ‏@greenpeacefr 12 déc.
La bonne question d' @APEnvironnement Réacteur #nucléaire EPR de Flamanville : A quoi va-t-il servir ?

Dumas Jean-François ‏@dumas_jf 12 déc.
@greenpeacefr @PucesLapin @APEnvironnement Idem pour les éoliennes en projet : on sait qu'elles ne sont pas faites pour se substituer au nuc.

APE ‏@APEnvironnement 12 déc.
@dumas_jf @greenpeacefr @PucesLapin Mais elles sont mieux adaptées pour répondre aux demandes de pointe.

Dumas Jean-François ‏@dumas_jf 12 déc.
@APEnvironnement @greenpeacefr @PucesLapin
Quand il y a du vent!

Dumas Jean-François ‏@dumas_jf 12 déc.
@APEnvironnement @greenpeacefr @PucesLapin
Vive donc la complémentarité nuc/éolien?

Les éoliennes, c’est sacré ! Ce sont les populations locales qui résistent, stigmatisées par les instances nationales de structures qui se disent écologistes comme EELV ou France Nature Environnement, et bien souvent aussi par les antennes locales de ces structures. Elles sont bien seules. Ce qui ne les empêche pas de gagner souvent grâce à leurs associations et collectifs d’associations très combatifs et très efficaces.

À l’éolienne bricolée avec des matériaux de récupération s’est substitué l’aérogénérateur industriel. Dans l’esprit de bon nombre d’écologistes, il s’y superpose sans l’effacer et c’est pourquoi il s’intègre si bien dans leur culture. Tout de blanc vêtu, symbole d’une énergie abondante même là où le vent ne souffle guère, symbole aussi d’une énergie «propre» alors qu’il salope définitivement les sites où il est implanté et pollue la vue sur de longues distances, il est considéré comme un des emblèmes d’une vision écologique du monde, d’une énergie «douce» produite et consommée localement alors que les opérateurs de l’énergie éolienne sont des multinationales pour la plupart honnies de ces mêmes écologistes et que loin d’être local, le système ne peut fonctionner que si l’énergie produite est intégrée à un réseau à l’échelle européenne (voir la Note en bas de l'article)

C’est pourquoi il est fort peu probable que des Zones à Défendre (ZAD) se créent sur les sites de parcs d’aérogénérateurs qui sont pourtant des spécimens remarquables de projets inutiles qui saccagent la nature pour le seul bénéfice des producteurs d’électricité, en général des grands groupes internationaux comme l’espagnol « Iberdrola Renovables » premier producteur mondial d’énergie éolienne, le canadien Boralex, le portugais « EDP Renovaveis », « La Française d’Éoliennes » qui appartient à une holding italienne contrôlée par Carlo de Benedetti, les français RES, EDF EN, GDF-SUEZ.
Tous profitent de l’aubaine des tarifs de rachat et s’engraissent ainsi sur le dos des consommateurs par le biais de leurs contributions à la CSPE « Charges de Service Public d’Electricité», sorte de gabelle d’un nouveau genre qu’ils acquittent sur leur consommation d’électricité, CSPE dont plus de 70% servent à financer le cadeau tarifaire qu’ils offrent à ces multinationales, qu’ils le veuillent ou non et même souvent sans le savoir.

D’un point de vue écologique le bilan est accablant.
Thierry Jaccaud, rédacteur en chef de la revue L’écologiste, le montre d’une façon imparable dans un article percutant et bien documenté qu’il faudrait citer en entier : «Résumons donc : concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, subventionner l’éolien industriel terrestre est un gaspillage d’argent public. Concernant une sortie du nucléaire, sa contribution est infime. La conclusion s’impose : le choix du développement massif de l’éolien industriel terrestre est une erreur. » En conséquence, si « le nucléaire est un danger absolument majeur sur lequel aucun arrangement n’est possible » il n’en reste pas moins que « l’éolien industriel terrestre est (…) une solution très marginale qui ne justifie donc ni de détruire l’environnement des riverains, ni de transformer un paysage rural typique en un paysage industriel banal. »
Thierry Jaccaud est un des rares écologistes à oser remettre en cause le sacro-saint éolien. Ecologiste, sa prise de position contre les aérogénérateurs industriels ne le transforme pas en nucléocrate. Bien au contraire ! On aimerait en dire autant de bien d’autres écolos qui, s’ils se disent anti-nucléaires, ne sont pas très clairs dès qu’il s’agit de lutter contre le changement climatique et qu’ils se mettent à parler d’énergie « bas carbone » ou « décarbonée », reprenant ainsi des notions initiées par les nucléocrates du CEA, d’EDF, d’Areva et d’ailleurs.
S’il y avait une quasi union de tous les écologistes contre le nucléaire, elle commence à se fissurer à la suite des pressions exercées par les nucléocrates au motif du réchauffement climatique.

Le «réchauffement climatique» supposé d’origine anthropique déroule un tapis vert au développement de deux saloperies que l’on veut nous imposer dans le cadre de la croisade anti dioxyde de carbone : le nucléaire et l’éolien.

__________________________________________

Note : Il faut distinguer entre éolien industriel et éolien domestique.
L’éolien domestique est un système de production indépendant, hors réseau dans lequel le courant produit est relié à des batteries et assure ainsi une production électrique à une habitation ou à un groupe d’habitations.
L’éolien industriel et commercial suppose quant à lui un réseau qui a une capacité suffisante pour tout à la fois évacuer l’électricité produite lorsque le vent souffle et pour acheminer de l’électricité produite ailleurs lorsqu’il ne souffle pas, soit de régions parfois très éloignées soumises à d’autres vents, soit produite par des centrales le plus souvent thermiques. Il n’y a pas correspondance entre le lieu de production et celui de consommation. Cela est absolument nécessaire à cause de l’intermittence de la production éolienne qui alterne un trop avec un pas assez auquel aucun réseau ne pourrait résister.

On peut donc tordre le cou à une fausse évidence propagée par les constructeurs et le Réseau « Sortir du nucléaire » lorsqu’il se mêle de faire l’apologie de l’éolien, ce qui n’est pas sa raison d’être : une production d’énergie décentralisée n’est pas pour autant locale. Elle n’est pas maîtrisable localement et ne demande pas moins de réseaux, c’est-à-dire de lignes HT et THT, mais plus. Un inconvénient et non des moindres que passe aussi sous silence FNE lorsqu’elle se livre à un comparatif «avantages/inconvénients» de l’éolien dans sa Note de contexte et d'explications pour la position de FNE sur l'éolien à terre et en mer (2012).

Samedi 3 Janvier 2015 Commentaires (2)
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