« Fin du monde, fin de mois, même combat ! » Slogan inepte s’il en est ! La fin du monde n’est pas pour demain alors que les fins de mois difficiles, pour beaucoup de gens, c’est aujourd’hui. Et ces fins de mois, elles risquent de l’être de plus en plus, difficiles ! La diabolisation du CO2 y sera pour beaucoup. Car pour conjurer une fin du monde fantasmée due aux GES « gaz à effet de serre », l’état et/ou l’UE veulent imposer avec un autoritarisme qui s’aggrave de jours en jours une « transition écologique » réduite pour l’essentiel à une « transition énergétique » qui impactera les classes populaires et une large fraction des classes moyennes alors qu’elle remplira les poches du « capitalisme vert ». J’envisagerai ici deux mesures emblématiques : la taxe carbone dans cet article, l’augmentation du coût des certificats d’économie d’énergie dans un second. Cette augmentation permet d’alourdir la fiscalité sur l’énergie en contournant le gel depuis 2019 du montant de la taxe carbone, gel qui a été obtenu grâce au soulèvement des Gilets jaune et auquel jusqu’à aujourd’hui les gouvernements successifs n’ont pas osé toucher. Mais demain ?
Pour réaliser à marche forcée cette fumeuse transition, l’Etat et/ou l’UE ont recours à toute une batterie de règlements, normes et interdictions. Sans oublier l’impôt. Le plus fameux d’entre eux est la taxe carbone contre laquelle se sont soulevés les Gilets Jaunes. Ils ont subi une répression d’une violence sans précédent, digne des régimes les plus liberticides. La taxe carbone, baptisée « Contribution climat énergie (CCE) » en France, n’a pas été supprimée mais grâce aux Gilets jaunes elle a été figée à 44,6 €/t de CO2 alors qu’il était prévu initialement que son montant augmente régulièrement pour atteindre 55€/tCO2 en 2019, 86€/tCO2 en 2022 et 100€/tCO2 en 2030. A ce titre ils devraient être chaleureusement remerciés au lieu d’être traités par le mépris par ceux qui se croient les élites de la nation et ne sont que les chiens et chiennes de garde de l’ordre établi et de la pensée unique avec ses clercs, mandarins, philosophes, scientifiques, économistes, climatologues, sociologues, politologues et journalistes...Mais attention ! Ni l’Etat, ni l’UE n’ont abandonné la partie. L’objectif de 100€ la tonne en 2030 n’est pas remis en cause. De concert avec les partis écologistes et des ONG environnementalistes, des comités Théodule divers et variés font pression pour la réactivation de la CCE et certains voudraient même une augmentation plus forte et plus rapide de cette taxe.
Il s’agit selon les réchauffistes carbocentristes d’agir « pour le climat » en limitant les émissions de CO2 anthropique supposées le dérégler. Dans cette optique, avec la CCE, on espère les réduire en dissuadant les gens d’utiliser des véhicules particuliers à moteur thermique. Pour ceux qui ne peuvent les remplacer par des véhicules électriques hors de prix, la CEE à des taux exorbitants les obligeraient soit d’opter pour des transports en commun sans s’inquiéter qu’en dehors de Paris et la petite couronne, ce mode de transport ne peut se substituer à service égal au véhicule particulier, soit de se convertir aux « mobilités actives » qui ne valent que pour des personnes, jeunes, en bonne santé, par beau temps et sur de courtes distances…Quant à ceux qui n’ont pas de transports en commun près de chez eux, qui sont trop vieux ou en trop mauvaise santé pour faire du vélo ou des kilomètres à pied, qu’ils restent chez eux, qu’ils payent ou se débrouillent, il y a urgence écologique !
Toujours dans cette optique de limiter les émissions de CO2, gaz nécessaire à la photosynthèse mais vu comme un polluant déréglant un climat qui n’a jamais été réglé, la CCE est aussi un élément pour contraindre les gens à d’onéreuses rénovations énergétiques, à remplacer leurs chaudières par des pompes à chaleur hors de prix , etc. Mais pour le faire encore faut-il être propriétaire d’un logement individuel car ceux qui ne le sont pas sont dépendants de leurs copropriétaires ou pire de leur bailleur, pour les locataires ! Qu’importe, le tonneau percé qu’est devenu l’Etat encaissera le produit de la taxe.
Tout cela aurait dû passer sans trop de difficultés car il y a là un noble motif : c’est pour le bien de la planète (qui en a vu d’autres et se passerait facilement de notre espèce) et des générations futures (mais sans souci des générations présentes auxquelles on inculque un catastrophisme climatique délirant pourvoyeur d’une angoisse existentielle qui n’a aucune raison d’être). ET bien non, ça ne passe pas. Et comme ça ne passe pas, il n’y a plus que deux solutions : contraindre les gens à défaut de pouvoir les rouler dans la farine. Les écolos qui ne sont pas à un reniement près, appellent ce déni de démocratie, un courage politique
Il s’agit selon les réchauffistes carbocentristes d’agir « pour le climat » en limitant les émissions de CO2 anthropique supposées le dérégler. Dans cette optique, avec la CCE, on espère les réduire en dissuadant les gens d’utiliser des véhicules particuliers à moteur thermique. Pour ceux qui ne peuvent les remplacer par des véhicules électriques hors de prix, la CEE à des taux exorbitants les obligeraient soit d’opter pour des transports en commun sans s’inquiéter qu’en dehors de Paris et la petite couronne, ce mode de transport ne peut se substituer à service égal au véhicule particulier, soit de se convertir aux « mobilités actives » qui ne valent que pour des personnes, jeunes, en bonne santé, par beau temps et sur de courtes distances…Quant à ceux qui n’ont pas de transports en commun près de chez eux, qui sont trop vieux ou en trop mauvaise santé pour faire du vélo ou des kilomètres à pied, qu’ils restent chez eux, qu’ils payent ou se débrouillent, il y a urgence écologique !
Toujours dans cette optique de limiter les émissions de CO2, gaz nécessaire à la photosynthèse mais vu comme un polluant déréglant un climat qui n’a jamais été réglé, la CCE est aussi un élément pour contraindre les gens à d’onéreuses rénovations énergétiques, à remplacer leurs chaudières par des pompes à chaleur hors de prix , etc. Mais pour le faire encore faut-il être propriétaire d’un logement individuel car ceux qui ne le sont pas sont dépendants de leurs copropriétaires ou pire de leur bailleur, pour les locataires ! Qu’importe, le tonneau percé qu’est devenu l’Etat encaissera le produit de la taxe.
Tout cela aurait dû passer sans trop de difficultés car il y a là un noble motif : c’est pour le bien de la planète (qui en a vu d’autres et se passerait facilement de notre espèce) et des générations futures (mais sans souci des générations présentes auxquelles on inculque un catastrophisme climatique délirant pourvoyeur d’une angoisse existentielle qui n’a aucune raison d’être). ET bien non, ça ne passe pas. Et comme ça ne passe pas, il n’y a plus que deux solutions : contraindre les gens à défaut de pouvoir les rouler dans la farine. Les écolos qui ne sont pas à un reniement près, appellent ce déni de démocratie, un courage politique
Vendredi 23 Janvier 2026
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Au quotidien
Klaus Schwab évincé, le Forum de Davos reste le même : il n’est que la rencontre de riches et très riches exploiteurs entre eux et avec quelques-uns des chefs d’État et de gouvernement au service de leurs intérêts. Réunions tenues dans des salons feutrés à l’abri du public, discours hypocrites prononcés sur le devant de la scène, leur séjour dans le luxe achevé, tous ces philanthropes soucieux du climat et prompt à inciter les autres à une sobriété heureuse sont repartis comme ils étaient venus chacun dans son jet privé.
Ce raout suscite de nombreuses réactions hostiles, notamment sur ces réseaux sociaux honnis des pouvoirs en place, en France tout particulièrement où ils permettent de contourner une presse et des médias serviles. En voici une, très instructive sur la richesse. A méditer ...
"Plus de 700 jets privés à Davos. Un jour, ils seront saisis. Les fortunes aussi. Ce n'est pas de la jalousie. C'est la guerre et c'est eux qui l'ont déclarée. Quand ils la perdront, il faut qu'ils en payent le prix. Ces gens ont tout. Ils peuvent en profiter et laisser les autres en paix. Non, ce n'est pas leur vision du monde. Pour eux, ce qui fait la richesse, ce n'est pas la possession, mais le contraste. Le jet pour moi, les prostitués de luxe et les bains de champagne... mais ça ne me suffit pas. Je ne me sens riche que lors que les gens sont privés de chauffage, de nourriture et d'espoir. Manger du caviar ne me suffit pas, il faut que les autres mangent des insectes pour que mon bonheur soit complet. Les gens en ont déjà mare de ce cynisme. Le jour où ils sortiront, du jet privé il ne restera que la carcasse fumante. Ils sauveront le "climat" à leur manière."
Curieusement, il y a une sorte de convergence entre ce texte et ce qu’au temps des trente glorieuses, développait en 1974 l’écologiste André Gorz. Il soutenait que « pauvreté signifie par définition privation de jouissances accessibles à d'autres ».Selon lui, richesse et pauvreté sont relatives. Il écrivait « On est pauvre au Pérou quand on va pieds nus, en Chine quand on a pas de bicyclette, en France quand on ne peut se payer une auto. » (évidement les choses ont bien changé depuis mais le cas reste parlant). Lorsque tout le monde « pourra se payer une auto » ,il prédisait que « la minorité privilégiée s'en détournera en faveur de nouveaux transports de luxe », ce sera l’avion, le Concorde et aujourd’hui le jet privé et l’hélicoptère. Pour les riches il faut donc conserver l'écart : on n'est riche que si les autres sont pauvres. Gorz estimait que la pauvreté ne serait supprimée que si l'on cessait de produire des "richesses rares" c'est-à-dire "réservées et exclusives par essence". Or, voici bien une chose qui, à la différence de l’automobile, ne pourra pas se démocratiser, sinon par nature, du moins de fait : le jet privé stationné sur le tarmac de l’aéroport desservant Davos. C'est un objet dont la possession fait le riche par excellence. Comme il n’est plus possible d’empêcher sa production , il ne reste plus qu’à le détruire. «du jet privé il ne restera que la carcasse fumante »
Deux des trois causes de la pauvreté distinguées par Gorz sont présentes dans ce texte: l’accaparement et la consommation ostentatoire. Mais je ne pense pas que l’internaute et l’écologiste en lutte contre une société de consommation en tireraient les mêmes leçons. Le contexte est différent. Les trente glorieuses ne sont qu’un lointain souvenir et l’écologie est devenue la nouvelle façon pour les riches bourgeois et ceux qui les servent de contraindre tous les autres à une sobriété forcée pour cause de réchauffement climatique, une sobriété pas si heureuse que cela puisqu’ils se gardent bien de la pratiquer.
"Plus de 700 jets privés à Davos. Un jour, ils seront saisis. Les fortunes aussi. Ce n'est pas de la jalousie. C'est la guerre et c'est eux qui l'ont déclarée. Quand ils la perdront, il faut qu'ils en payent le prix. Ces gens ont tout. Ils peuvent en profiter et laisser les autres en paix. Non, ce n'est pas leur vision du monde. Pour eux, ce qui fait la richesse, ce n'est pas la possession, mais le contraste. Le jet pour moi, les prostitués de luxe et les bains de champagne... mais ça ne me suffit pas. Je ne me sens riche que lors que les gens sont privés de chauffage, de nourriture et d'espoir. Manger du caviar ne me suffit pas, il faut que les autres mangent des insectes pour que mon bonheur soit complet. Les gens en ont déjà mare de ce cynisme. Le jour où ils sortiront, du jet privé il ne restera que la carcasse fumante. Ils sauveront le "climat" à leur manière."
Curieusement, il y a une sorte de convergence entre ce texte et ce qu’au temps des trente glorieuses, développait en 1974 l’écologiste André Gorz. Il soutenait que « pauvreté signifie par définition privation de jouissances accessibles à d'autres ».Selon lui, richesse et pauvreté sont relatives. Il écrivait « On est pauvre au Pérou quand on va pieds nus, en Chine quand on a pas de bicyclette, en France quand on ne peut se payer une auto. » (évidement les choses ont bien changé depuis mais le cas reste parlant). Lorsque tout le monde « pourra se payer une auto » ,il prédisait que « la minorité privilégiée s'en détournera en faveur de nouveaux transports de luxe », ce sera l’avion, le Concorde et aujourd’hui le jet privé et l’hélicoptère. Pour les riches il faut donc conserver l'écart : on n'est riche que si les autres sont pauvres. Gorz estimait que la pauvreté ne serait supprimée que si l'on cessait de produire des "richesses rares" c'est-à-dire "réservées et exclusives par essence". Or, voici bien une chose qui, à la différence de l’automobile, ne pourra pas se démocratiser, sinon par nature, du moins de fait : le jet privé stationné sur le tarmac de l’aéroport desservant Davos. C'est un objet dont la possession fait le riche par excellence. Comme il n’est plus possible d’empêcher sa production , il ne reste plus qu’à le détruire. «du jet privé il ne restera que la carcasse fumante »
Deux des trois causes de la pauvreté distinguées par Gorz sont présentes dans ce texte: l’accaparement et la consommation ostentatoire. Mais je ne pense pas que l’internaute et l’écologiste en lutte contre une société de consommation en tireraient les mêmes leçons. Le contexte est différent. Les trente glorieuses ne sont qu’un lointain souvenir et l’écologie est devenue la nouvelle façon pour les riches bourgeois et ceux qui les servent de contraindre tous les autres à une sobriété forcée pour cause de réchauffement climatique, une sobriété pas si heureuse que cela puisqu’ils se gardent bien de la pratiquer.
Vendredi 23 Janvier 2026
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Les associations et organisations animalistes se distinguent par leur absence sur le terrain pour défendre les vaches abattues en application d’une mesure prophylactique pour le moins discutable visant à éradiquer du territoire métropolitain la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) . Dans leur communiqué à ce sujet, la plupart de ces organisations ne prennent même pas la peine d’écrire un mot de soutien aux éleveurs, fût-il de pure circonstance. De leur point de vue cet abattage n’est qu’un abattage comme un autre de bêtes vouées à être abattues de toute façon. Elles en profitent pour tirer à boulet rouge sur l’élevage dont elles veulent l’abolition. Elles ne sont suivies en cela par AUCUNE organisation de protection des animaux, aucune organisation naturaliste ou écologiste. Le clivage est particulièrement net entre animalistes et ces dernières. Ce qui est réconfortant. Cet article passe en revue les communiqués de presse des trois plus importantes organisations animalistes.
Précisons tout d’abord qu’il faut faire une distinction entre les organisations animalistes « antispécistes » et les associations de protection des animaux comme 50 millions d’amis, la Fondation Brigitte Bardot ou l’OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir ) par exemple. Celles que je viens de citer sont toutes au côté des agriculteurs et se mobilisent pour que l’épidémie soit traitée différemment notamment sans abattage total d’un troupeau, a fortiori lorsque vacciné et une généralisation rapide de la vaccination. Par exemple l’OABA dont le président est un vétérinaire condamne l’abattage total, préconise un abattage partiel, l’isolement du troupeau, des restrictions strictes de déplacement et une vaccination généralisée. Ce qui par parenthèse prouve que tous les vétérinaires ne sont pas d’accord avec la façon brutale de procéder.
Les communiqués de presse examiné dans la suite de cet article sont ceux des trois organisations animalistes d’envergure nationale : L 214, La REV et le Parti Animaliste.
Toutes condamnent l’abattage des vaches mais aucune ne propose de solution alternative, ne prend position sur la vaccination, l’isolement, les restrictions de déplacement. Manifestement, elles ne s’intéressent pas aux solutions et aux moyens à mettre en œuvre pour sauver le maximum de vaches dans les troupeaux atteints et pour juguler l’épidémie. La seule solution envisagée, c’est la suppression de l’élevage. Comme cela n’est pas pour demain, la tuerie pourra continuer ! Malgré leurs lamentations sur le sort de ces pauvres vaches qui de toute façon seront abattues, elles ne s’en soucient guère en réalité.
Toutes profitent de cette épidémie pour faire le procès de l’élevage et argumenter pour son élimination de façon nette dans le cas de L214, REV, moins claire pour le Parti animaliste qui écrit « Le Parti animaliste appelle à engager une transition progressive vers des systèmes agricoles et alimentaires respectueux des animaux, des humains et de l’environnement. » ce qui sous-entend que les systèmes agricoles actuels ne le sont pas mais qui ne serait pas d’accord pour [mieux] respecter les animaux, les humains et l’environnement ? C’est lorsque est explicité en quoi consiste exactement ce beau programme que les divergences se font jour !
En revanche, le titre de REV est très clair : « Dermatose nodulaire : la REV réaffirme la nécessité de mettre fin à l’élevage » . Cette organisation est cependant la seule à déclarer soutenir les éleveurs dans la défense de leurs troupeaux ce qui est incohérent avec la volonté de mettre fin à l’élevage. Elle les soutient mais veut leur disparition puisqu'elle condamne dans le même texte l'abattage de millions de bovins par an pour la consommation humaine et donc leur production c’est-à-dire l’élevage et les éleveurs qu'elle prétend soutenir ! REV s'en prend aussi aux syndicats de ces éleveurs mobilisés pour tenter de défendre leurs troupeaux parce que ces syndicats "maintiennent les éleveuses et éleveurs dans une impasse économique et morale en refusant d'envisager une sortie de l'élevage" c'est-à-dire en refusant de les voir disparaitre en tant qu'éleveurs ! Les syndicats d’éleveurs accusés de ne pas vouloir la fin de l’élevage ! La REV, c’est le royaume de l’absurde.
Pour sauver ces vaches tuées en masse, L 214, à l’activisme débordant n’a entrepris aucune action sur le terrain, ni de lobbying auprès des élus dont elle use et abuse sur d’autres sujets. Elle est en mode service minimum pour ce qui concerne la brutalité de la mesure prophylactique choisie par le gouvernement pour lutter contre la DNC, à savoir l’abattage de troupeaux entiers pudiquement appelée « dépeuplement ». A ceux qui s’étonnent sinon de son absence d’action militante , du moins de son silence, elle répond « nous sommes là, nous travaillons sans relâche sur les racines qui ont amené à cette crise sanitaire et à bien d’autres conséquences » Elle travaille sans relâche sur les racines mais ne défend en la circonstance ni les éleveurs, ni les troupeaux ! Il faut tout de même rappeler que pour L214 ces « racines », c'est l’élevage des bovins lui-même et qu'il faut supprimer comme il faudrait la suppression des élevages de tout animal qu’elle amalgame dans ce communiqué comme dans ces autres publications en une seule entité honnie : « le système d’élevage dans son ensemble » dont elle dénonce « la violence structurelle ». Elle conclut son communiqué en ces termes « Notre système agricole et alimentaire est éthiquement et sanitairement funeste. L214 propose une sortie planifiée de ce modèle dans son rapport le Sauvetage du siècle – sauver 600 millions d’animaux en 2030 (et bien plus encore) ».
600 millions d’animaux sauvés, non transformés en viande ! Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir en faire ? Plaisanterie à part, il s’agit en fait de diviser par deux la consommation actuelle de viande. Pour les bovins dont il est question dans le cas de la dermatose nodulaire contagieuse, l’objectif de L214 avec son «sauvetage du siècle» est de passer de 4 428 097 tués en 2023 à 2 205 000 selon les chiffres qu’elle donne. Bien entendu et cela devrait aller sans dire, L214 ne sauverait aucun animal puisque ces 600 millions n’existeraient pas et n’auraient jamais existé. Par contre, c’est le cheptel actuel qui serait divisé par deux. Avouons qu’il faut vraiment être pervers pour ne pas vouloir sauver 600 millions d’animaux mais qu’il faut être encore plus pervers pour tromper les gens à ce point et leur faire croire qu’il s’agit de sauver des animaux …qui n’existent pas. Diviser de moitié le cheptel actuel puisque là est le but de ce prétendu sauvetage, ne peut se faire que de deux façons : réduire la taille des troupeaux ou réduire le nombre d’exploitations. Seule la deuxième est praticable en France où il s’agit d’exploitations familiales dont 87% ont moins de 100 vaches. Diminuer la taille du troupeau rendrait non viable économiquement beaucoup de ces exploitations. Alors que les éleveurs se battent pour sauver et leur troupeau et leur ferme, profiter de l’épidémie pour faire la promotion d’un plan de destruction de l’élevage en France qui ne dit pas son nom est d’une fourberie abjecte, à l’opposé des grands principes éthiques dont cette association se drape. Inconscience ou culot monstre ? En somme en pratiquant un abattage prophylactique d’un troupeau au sein duquel il y a une vache contaminée, le gouvernement se livre au dépeuplement d’animaux de rente souhaité par L214 qui, si on la laissait faire, procèderait certes de façon plus graduelle et avec des mesures moins violentes pour les animaux mais pas pour les paysans dont elle n’a que faire. Comment qualifier un tel manque d’empathie pour l’éleveur attaché à son troupeau que l’on massacre et qui voit détruites des années de travail, de sélection génétique pour l’adaptation du troupeau au territoire ?
Les communiqués de presse examiné dans la suite de cet article sont ceux des trois organisations animalistes d’envergure nationale : L 214, La REV et le Parti Animaliste.
Toutes condamnent l’abattage des vaches mais aucune ne propose de solution alternative, ne prend position sur la vaccination, l’isolement, les restrictions de déplacement. Manifestement, elles ne s’intéressent pas aux solutions et aux moyens à mettre en œuvre pour sauver le maximum de vaches dans les troupeaux atteints et pour juguler l’épidémie. La seule solution envisagée, c’est la suppression de l’élevage. Comme cela n’est pas pour demain, la tuerie pourra continuer ! Malgré leurs lamentations sur le sort de ces pauvres vaches qui de toute façon seront abattues, elles ne s’en soucient guère en réalité.
Toutes profitent de cette épidémie pour faire le procès de l’élevage et argumenter pour son élimination de façon nette dans le cas de L214, REV, moins claire pour le Parti animaliste qui écrit « Le Parti animaliste appelle à engager une transition progressive vers des systèmes agricoles et alimentaires respectueux des animaux, des humains et de l’environnement. » ce qui sous-entend que les systèmes agricoles actuels ne le sont pas mais qui ne serait pas d’accord pour [mieux] respecter les animaux, les humains et l’environnement ? C’est lorsque est explicité en quoi consiste exactement ce beau programme que les divergences se font jour !
En revanche, le titre de REV est très clair : « Dermatose nodulaire : la REV réaffirme la nécessité de mettre fin à l’élevage » . Cette organisation est cependant la seule à déclarer soutenir les éleveurs dans la défense de leurs troupeaux ce qui est incohérent avec la volonté de mettre fin à l’élevage. Elle les soutient mais veut leur disparition puisqu'elle condamne dans le même texte l'abattage de millions de bovins par an pour la consommation humaine et donc leur production c’est-à-dire l’élevage et les éleveurs qu'elle prétend soutenir ! REV s'en prend aussi aux syndicats de ces éleveurs mobilisés pour tenter de défendre leurs troupeaux parce que ces syndicats "maintiennent les éleveuses et éleveurs dans une impasse économique et morale en refusant d'envisager une sortie de l'élevage" c'est-à-dire en refusant de les voir disparaitre en tant qu'éleveurs ! Les syndicats d’éleveurs accusés de ne pas vouloir la fin de l’élevage ! La REV, c’est le royaume de l’absurde.
Pour sauver ces vaches tuées en masse, L 214, à l’activisme débordant n’a entrepris aucune action sur le terrain, ni de lobbying auprès des élus dont elle use et abuse sur d’autres sujets. Elle est en mode service minimum pour ce qui concerne la brutalité de la mesure prophylactique choisie par le gouvernement pour lutter contre la DNC, à savoir l’abattage de troupeaux entiers pudiquement appelée « dépeuplement ». A ceux qui s’étonnent sinon de son absence d’action militante , du moins de son silence, elle répond « nous sommes là, nous travaillons sans relâche sur les racines qui ont amené à cette crise sanitaire et à bien d’autres conséquences » Elle travaille sans relâche sur les racines mais ne défend en la circonstance ni les éleveurs, ni les troupeaux ! Il faut tout de même rappeler que pour L214 ces « racines », c'est l’élevage des bovins lui-même et qu'il faut supprimer comme il faudrait la suppression des élevages de tout animal qu’elle amalgame dans ce communiqué comme dans ces autres publications en une seule entité honnie : « le système d’élevage dans son ensemble » dont elle dénonce « la violence structurelle ». Elle conclut son communiqué en ces termes « Notre système agricole et alimentaire est éthiquement et sanitairement funeste. L214 propose une sortie planifiée de ce modèle dans son rapport le Sauvetage du siècle – sauver 600 millions d’animaux en 2030 (et bien plus encore) ».
600 millions d’animaux sauvés, non transformés en viande ! Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir en faire ? Plaisanterie à part, il s’agit en fait de diviser par deux la consommation actuelle de viande. Pour les bovins dont il est question dans le cas de la dermatose nodulaire contagieuse, l’objectif de L214 avec son «sauvetage du siècle» est de passer de 4 428 097 tués en 2023 à 2 205 000 selon les chiffres qu’elle donne. Bien entendu et cela devrait aller sans dire, L214 ne sauverait aucun animal puisque ces 600 millions n’existeraient pas et n’auraient jamais existé. Par contre, c’est le cheptel actuel qui serait divisé par deux. Avouons qu’il faut vraiment être pervers pour ne pas vouloir sauver 600 millions d’animaux mais qu’il faut être encore plus pervers pour tromper les gens à ce point et leur faire croire qu’il s’agit de sauver des animaux …qui n’existent pas. Diviser de moitié le cheptel actuel puisque là est le but de ce prétendu sauvetage, ne peut se faire que de deux façons : réduire la taille des troupeaux ou réduire le nombre d’exploitations. Seule la deuxième est praticable en France où il s’agit d’exploitations familiales dont 87% ont moins de 100 vaches. Diminuer la taille du troupeau rendrait non viable économiquement beaucoup de ces exploitations. Alors que les éleveurs se battent pour sauver et leur troupeau et leur ferme, profiter de l’épidémie pour faire la promotion d’un plan de destruction de l’élevage en France qui ne dit pas son nom est d’une fourberie abjecte, à l’opposé des grands principes éthiques dont cette association se drape. Inconscience ou culot monstre ? En somme en pratiquant un abattage prophylactique d’un troupeau au sein duquel il y a une vache contaminée, le gouvernement se livre au dépeuplement d’animaux de rente souhaité par L214 qui, si on la laissait faire, procèderait certes de façon plus graduelle et avec des mesures moins violentes pour les animaux mais pas pour les paysans dont elle n’a que faire. Comment qualifier un tel manque d’empathie pour l’éleveur attaché à son troupeau que l’on massacre et qui voit détruites des années de travail, de sélection génétique pour l’adaptation du troupeau au territoire ?
Lundi 12 Janvier 2026
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Au quotidien
Sur son blog "Vu du droit" Régis de Castelnau a écrit un article qui est un résumé saisissant du parcours de Bruno Lemaire depuis son ralliement à Macron en 2016 après sa défaite à la primaire de droite pour les élections présidentielle. En voici un extrait.
" Alors comme ça, Nono le neuneu, notre demeuré national corrompu et menteur, poursuit sa brillante carrière ?
[...]
Et le voilà qui file maintenant pantoufler chez les Yankees de «Macro Advisory Partners» spécialisés dans la « géopolitique », qui ne l’embauchent sûrement pas pour ses compétences, puisqu’il n’en a aucune. Non, c’est plus simple et plus classique. Nono le neuneu va battre monnaie, en fournissant à des intérêts étrangers, américains de surcroît, l’usage de son carnet d’adresses et les secrets d’État dont il est dépositaire.
Entre-temps il a été mentir sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui est un délit pénal. [...]
Normale’ sup, ENA, nullité abyssale, incompétence crasse, probité aux abonnés absents,mépris de l’intérêt national, on a là, la quintessence de la pourriture des élites françaises."
*************
Pour lire l'article complet, c'est ici
[...]
Et le voilà qui file maintenant pantoufler chez les Yankees de «Macro Advisory Partners» spécialisés dans la « géopolitique », qui ne l’embauchent sûrement pas pour ses compétences, puisqu’il n’en a aucune. Non, c’est plus simple et plus classique. Nono le neuneu va battre monnaie, en fournissant à des intérêts étrangers, américains de surcroît, l’usage de son carnet d’adresses et les secrets d’État dont il est dépositaire.
Entre-temps il a été mentir sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui est un délit pénal. [...]
Normale’ sup, ENA, nullité abyssale, incompétence crasse, probité aux abonnés absents,mépris de l’intérêt national, on a là, la quintessence de la pourriture des élites françaises."
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Pour lire l'article complet, c'est ici
Samedi 10 Janvier 2026
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Au quotidien
S'il y a une quasi unanimité des Groenlandais pour se séparer de leur asservissement au Danemark, il feraient bien de se méfier des velléités de Trump d'annexer leur pays aux USA et de se renseigner sur ce qu'est la vie des vrais autochtones des USA présents sur leurs terres avant la conquête (les Native Americans, First Americans, ou Indigenous Americans). D'autant plus que Trump clame que les avantages qui leur sont octroyés doivent être réduits parce que "ça coute trop cher aux contribuables américains"
Jeudi 8 Janvier 2026
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Dr Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace : « Si nous parvenions réellement à la neutralité carbone, au moins 50 % de la population mourrait de faim et de maladie. » « C’est véritablement un désir de mort déguisé, et le déguisement consiste à sauver la Terre — qui n’a pas particulièrement besoin d’être sauvée. »
Êtes-vous sûr que vous, vos enfants et vos proches seront dans les 50% restants ?
Êtes-vous sûr que vous, vos enfants et vos proches seront dans les 50% restants ?
Dimanche 7 Décembre 2025
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Les associations animalistes, les ONG environnementalistes adorent les sondages. Pas n’importe lesquels certes, ceux dont elles sont les commanditaires et dont les résultats vont, comme par hasard, dans le sens de leurs attentes. Elles ne cherchent pas à savoir ce que les gens pensent réellement sur leurs sujets de prédilection. Leur but est d’utiliser l'évidence avec laquelle les sondages s’imposent aujourd’hui dans le champ politique et journalistique pour faire pression sur le gouvernement, les maires, etc., tous les politiciens, élus ou aspirant à l’être et grâce aux médias de masse qui les commentent et les popularisent tenter de gagner les gens à leur cause. Appelons un chat, un chat : ces associations ne font rien d’autre que ce qu’elles reprochent sans cesse à leurs adversaires : du lobbying et de la propagande !
Le sociologue Hugo Touzet a effectué dans le cadre de sa thèse un travail que je qualifierai d’ethnosociologie sur les sondeurs d’opinion très éclairant. Dans le chapitre 4 de l’ouvrage qui en est issu Produire l’opinion, (Touzet 2025) l’auteur souligne que les instituts de sondage sont des entreprises commerciales qui s’apparentent à des prestataires de services mais que cela n’est pas un obstacle à la réalisation d’enquêtes fournissant des résultats de valeur parce que les compétences des sondeurs sont « mobilisées de manières différentes selon la demande commerciale à laquelle ils et elles sont confrontées ». Selon la demande du commanditaire ces compétences « peuvent être utilisées de manière proche de ce que l’on observe dans le champ des sciences sociales, pour rechercher des données qui apportent à la connaissance d’un fait de société ou qui éclairent une actualité ». Cependant elles peuvent aussi être utilisées « pour obtenir un résultat spécifiquement recherché » par le client. « Cette seconde modalité d’usage des savoir-faire est la plus vivement critiquée quand il est question de sondages ayant trait à des enjeux politiques ou sociaux. (…). Il peut s’agir d’enquêtes pour communiquer, démontrer que son point de vue est majoritaire, insister sur le fait «qu’on a l’opinion avec soi» ». Ce sont des sondages de cette sorte que demandent et qu’ achètent les associations environnementalistes, sondages qui leur donnent les « informations qu’ils attendent « (Garrigou 2006, p.52).
Le but de cet article est de monter que c’est le cas du sondage récent commandé par le RAC (Réseau Action Climat) intitulé La perception par les Français des enjeux et des mesures écologiques. [© Ipsos bva pour le Réseau Action. Climat] consultable ici : https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2025/10/ipsos-bva-pour-les-reseau-action-climat-enquetes-sur-les-mesures-ecologiques-octobre-2025.pdf
A tout seigneur tout honneur, la question du réchauffement climatique est celle qui est abordée en premier dans ce sondage. Elle est le plus longuement étudiée conformément à l’air du temps où la question climatique a phagocyté toutes les autres tendant à faire de « la lutte pour le climat » l’alpha et l’oméga de l’écologie. S’y ajoute tout de même deux thèmes bien plus brièvement traités l’un porte sur l’agriculture avec deux sujets, les pesticides et la taille des élevages industriels et l’autre concerne l’aménagement du territoire avec des questions sur l’objectif « Zéro artificialisation nette ». Sans aucun doute, ces trois sujets ont été sélectionnés parce qu’ils font l’objet de loi ou de projets de loi qui constituent aux yeux des ONG environnementalistes des régressions dans la protection de l’environnement et ont soulevé de nombreuses protestations, donné lieu à de pétitions. Il s’agit de la « loi Duplomb » (loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur) votée par l’Assemblée nationale et des tentatives des sénateurs et députés pour vider la loi ZAN de son contenu (projet de loi TRACE votée par les sénateurs, dispositions inclues dans le projet de loi de simplification de la vie économique par les députés…). En revanche on notera que la suppression de ZFE n’a pas été retenue. Elle a été fortement condamnée par le RAC alors que le gouvernement n’a fait qu’accéder à une revendication populaire par crainte de la montée en puissance d’un mouvement comparable à celui des Gilets Jaunes. Eviter les sujets impopulaires comme la taxe carbone sur les carburants ou l’instauration de ces ZFE est un bon moyen de faire surgir un consensus autour de l’environnement.
Je vais donc centrer mon analyse sur la partie traitant du climat. Comblé par les résultats du sondage, le Réseau Action Climat (RAC) avertit en les citant : « « Le nouveau gouvernement ne pourra pas faire abstraction de ces enjeux [enjeux environnementaux et climatiques] alors même que : 93 % des Français constatent l’augmentation des événements climatiques extrêmes. 91 % d’entre eux l’attribuent au changement climatique. 89 % en sont inquiets (dont 32 % très inquiets).» Voyons ce qu’il en est de plus près.
Le but de cet article est de monter que c’est le cas du sondage récent commandé par le RAC (Réseau Action Climat) intitulé La perception par les Français des enjeux et des mesures écologiques. [© Ipsos bva pour le Réseau Action. Climat] consultable ici : https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2025/10/ipsos-bva-pour-les-reseau-action-climat-enquetes-sur-les-mesures-ecologiques-octobre-2025.pdf
A tout seigneur tout honneur, la question du réchauffement climatique est celle qui est abordée en premier dans ce sondage. Elle est le plus longuement étudiée conformément à l’air du temps où la question climatique a phagocyté toutes les autres tendant à faire de « la lutte pour le climat » l’alpha et l’oméga de l’écologie. S’y ajoute tout de même deux thèmes bien plus brièvement traités l’un porte sur l’agriculture avec deux sujets, les pesticides et la taille des élevages industriels et l’autre concerne l’aménagement du territoire avec des questions sur l’objectif « Zéro artificialisation nette ». Sans aucun doute, ces trois sujets ont été sélectionnés parce qu’ils font l’objet de loi ou de projets de loi qui constituent aux yeux des ONG environnementalistes des régressions dans la protection de l’environnement et ont soulevé de nombreuses protestations, donné lieu à de pétitions. Il s’agit de la « loi Duplomb » (loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur) votée par l’Assemblée nationale et des tentatives des sénateurs et députés pour vider la loi ZAN de son contenu (projet de loi TRACE votée par les sénateurs, dispositions inclues dans le projet de loi de simplification de la vie économique par les députés…). En revanche on notera que la suppression de ZFE n’a pas été retenue. Elle a été fortement condamnée par le RAC alors que le gouvernement n’a fait qu’accéder à une revendication populaire par crainte de la montée en puissance d’un mouvement comparable à celui des Gilets Jaunes. Eviter les sujets impopulaires comme la taxe carbone sur les carburants ou l’instauration de ces ZFE est un bon moyen de faire surgir un consensus autour de l’environnement.
Je vais donc centrer mon analyse sur la partie traitant du climat. Comblé par les résultats du sondage, le Réseau Action Climat (RAC) avertit en les citant : « « Le nouveau gouvernement ne pourra pas faire abstraction de ces enjeux [enjeux environnementaux et climatiques] alors même que : 93 % des Français constatent l’augmentation des événements climatiques extrêmes. 91 % d’entre eux l’attribuent au changement climatique. 89 % en sont inquiets (dont 32 % très inquiets).» Voyons ce qu’il en est de plus près.
Mercredi 19 Novembre 2025
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Au quotidien
Si son titre n’indique pas vraiment l’objet de cet ouvrage, le sous-titre, lui, annonce la couleur : faire « redécouvrir les plantes messicoles, nos sauvageonnes des moissons », en d’autres termes les « mauvaises herbes » qui poussent surtout dans les champs de céréales. Il ne s’agit pas seulement de les faire connaître mais aussi et surtout de les « réhabiliter » pour justifier et promouvoir la protection et la conservation de ces espèces dont beaucoup sont en déclin, certaines étant en danger, voire en danger critique d’extinction à cause notamment du perfectionnement continu des pratiques agricoles depuis la fin du XIXe siècle ; l’introduction des herbicides à partir des année 1950 n’ayant fait qu’accélérer et aggraver le processus. Il s’inscrit dans la perspective du Plan national d’actions en faveur des plantes messicoles 2012-2017, l’ouvrage datant de 2014.
En général il vaut mieux fuir ces ouvrages ou articles dans lesquels se mélangent partage d’un savoir et militantisme pour une cause, fût-elle bonne ! Et d’ailleurs dans ce cas, la cause est-elle bonne ? Faut-il se réjouir ou s’attrister que les champs de blé soient exempts de mauvaises herbes ? Cela dépend du point de vue, ce que reconnaît l’auteure au tout début de son ouvrage sans d’ailleurs en tenir compte par la suite.
L’ouvrage date de 2014. Il reste cependant d’actualité et si j’en fais aujourd’hui l’analyse, c’est parce que sa lecture est recommandée par Madame Jocelyne Cambecèdes, dans une vidéo de Téla Botanica remise en ligne au début de ce mois d’août 2025 dans le cadre de cahiers de vacances que Tela Botanica propose aux botanistes amateurs ou débutants pour affiner et tester leurs savoirs sur les plantes tout en s’amusant. J. Cambecèdes est rédactrice de ce plan national d’actions en faveur des plantes messicoles 2012-2017et de ceux qui ont suivi.
Personnellement je trouve que si on peut le recommander, c’est surtout pour sa seconde partie qui occupe près des deux tiers du livre. L’auteure y brosse le portrait de vingt de ces plantes en vingt fiches, une pour chaque plante, ensemble qu’elle nomme joliment et pertinemment « bouquet de moisson » puisqu’il s’agit d’une sélection sur un bien plus grand nombre. C’est déjà une raison de lire ce livre, il permet à ceux qui l’ignoreraient d’apprendre que les fleurs de champs ce ne sont pas seulement les coquelicots, les marguerites et les bleuets. Chaque fiche est illustrée d’une aquarelle et comprend une description de la plante avec l’indication de sa période de floraison, de son milieu préféré mais s’y ajoute aussi des rubriques plus ou moins fournies selon les cas qui concernent les noms vernaculaires, des curiosités botaniques, légendes, des pratiques rituelles et festives du passé, recettes de cuisines, contes pour enfants … L’aspect agricole reste peu abordé dans les fiches tant et si bien que s’i l’on s’en tenait à cet ouvrage, on en arriverait à se demander pourquoi on a nommé ces plantes des mauvaises herbes !
Ce qui est le but de l’auteure puisqu’il s’agit de réhabiliter ces plantes dans l’esprit du lecteur. Si on prend un peu de recul, on constate que c’est toujours pour montrer in fine l’intérêt de la plante pour au moins neutraliser dans l’esprit du lecteur les nuisances qu’elle occasionne. Un véritable tour de force lorsque l’on sait que les noms populaires de beaucoup de ces plantes nuisibles aux cultures sont des sobriquets peu flatteurs. L’auteure réussit même à trouver quelques bons côtés à la redoutée ivraie que, selon des croyances anciennes, le Diable sèmerait dans les champs de blé. Il n’était pas évident de faire pièce à la parabole de l’évangile selon Saint Mathieu ! Cependant il faut ajouter que dans certains cas l’auteure n’hésite pas à se faciliter la tâche en pratiquant l’exagération, le cherry picking et l’omission.
L’ouvrage date de 2014. Il reste cependant d’actualité et si j’en fais aujourd’hui l’analyse, c’est parce que sa lecture est recommandée par Madame Jocelyne Cambecèdes, dans une vidéo de Téla Botanica remise en ligne au début de ce mois d’août 2025 dans le cadre de cahiers de vacances que Tela Botanica propose aux botanistes amateurs ou débutants pour affiner et tester leurs savoirs sur les plantes tout en s’amusant. J. Cambecèdes est rédactrice de ce plan national d’actions en faveur des plantes messicoles 2012-2017et de ceux qui ont suivi.
Personnellement je trouve que si on peut le recommander, c’est surtout pour sa seconde partie qui occupe près des deux tiers du livre. L’auteure y brosse le portrait de vingt de ces plantes en vingt fiches, une pour chaque plante, ensemble qu’elle nomme joliment et pertinemment « bouquet de moisson » puisqu’il s’agit d’une sélection sur un bien plus grand nombre. C’est déjà une raison de lire ce livre, il permet à ceux qui l’ignoreraient d’apprendre que les fleurs de champs ce ne sont pas seulement les coquelicots, les marguerites et les bleuets. Chaque fiche est illustrée d’une aquarelle et comprend une description de la plante avec l’indication de sa période de floraison, de son milieu préféré mais s’y ajoute aussi des rubriques plus ou moins fournies selon les cas qui concernent les noms vernaculaires, des curiosités botaniques, légendes, des pratiques rituelles et festives du passé, recettes de cuisines, contes pour enfants … L’aspect agricole reste peu abordé dans les fiches tant et si bien que s’i l’on s’en tenait à cet ouvrage, on en arriverait à se demander pourquoi on a nommé ces plantes des mauvaises herbes !
Ce qui est le but de l’auteure puisqu’il s’agit de réhabiliter ces plantes dans l’esprit du lecteur. Si on prend un peu de recul, on constate que c’est toujours pour montrer in fine l’intérêt de la plante pour au moins neutraliser dans l’esprit du lecteur les nuisances qu’elle occasionne. Un véritable tour de force lorsque l’on sait que les noms populaires de beaucoup de ces plantes nuisibles aux cultures sont des sobriquets peu flatteurs. L’auteure réussit même à trouver quelques bons côtés à la redoutée ivraie que, selon des croyances anciennes, le Diable sèmerait dans les champs de blé. Il n’était pas évident de faire pièce à la parabole de l’évangile selon Saint Mathieu ! Cependant il faut ajouter que dans certains cas l’auteure n’hésite pas à se faciliter la tâche en pratiquant l’exagération, le cherry picking et l’omission.
Jeudi 2 Octobre 2025
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Nature - environnement
C’est pourtant ce que soutient l’ ASPAS, l’association de protection des animaux sauvages, en fait une association violemment anti-chasse et c’est sans doute ce qui explique la virulence de son cri d’alarme.
Elle sonne le tocsin. L’espèce est en danger, il faut agir : « Aujourd’hui, c’est le loup qui paye ; demain, quelles autres espèces suivront ? Victimes des mêmes préjugés, l’ours, le lynx, vont-ils connaître le même sort, entraînant dans leur chute l’ensemble du Vivant ? Sommes-nous condamnés à assister, impuissants, à cette 6e extinction de masse dénoncée par les scientifiques, orchestrée par certains lobbies massivement soutenus par les gouvernements ?» En rendant le loup chassable, c’est de fil en aiguille l’ensemble du vivant que l’on met en danger ! L’ensemble du vivant ! Vous vous rendez compte ! Mais rassurez-vous, heureusement l’ASPAS est là et avec elle, on peut agir : « l’heure est grave. Alors que les attaques contre la nature se multiplient, nous ne renoncerons pas. Pour continuer à agir, nous avons besoin de vous. Si vous le pouvez, faites un don à l’ASPAS pour nous permettre de continuer à agir : soyez à nos côtés dans ce combat pour protéger les loups et tous les animaux sauvages de l’inconscience, de l'égoïsme et de la cruauté. » Et être au côté de l’ASPAS, agir pour sauver le vivant, c’est faire un don à cette association : « 1€, 5€, 50€, 100€, … Chaque don est une action » (sic !) 100€ pour sauver le vivant, c’est donné mais n’oublions pas les points de suspension !
Il n’y a pas à dire, pour obtenir des dons, cette association sait faire. D’ailleurs, elle est prospère. Et si le vivant est en danger, ce n’est pas le cas de ses finances.
Pourtant, il suffit de réfléchir quelques secondes pour comprendre que rendre cette espèce chassable ne la met nullement en danger. Il s’agit d’une espèce qui est aujourd’hui en expansion, à la différence de l’Ours ou de Grand Tétras, par exemple. Il ne faut pas confondre un plan de chasse et les campagnes d’extermination dont l’espèce a été l’objet jusqu’en 1940, date officielle de sa disparition sur le territoire métropolitain. Il est d’ailleurs probable que c’est bien plus le poison que le fusil qui a permis la réussite de cette éradication.
Le sanglier est une espèce chassable et ce n’est pas ce qui a freiné son expansion ! Aucun des grands ongulés qui font l’objet de plans de chasse ne sont en danger d’extinction. Les massacres du début du siècle passé n’ont plus cours aujourd’hui et les chasseurs savent gérer leurs gibiers pour en assurer la survie dont d’ailleurs dépend la pérennité de leur loisir.
Des naturalistes, par exemple François Terrasson hier, Jean-Claude Génot aujourd’hui, estiment que le fait que les loups soient chassés ne met pas en danger la pérennité de l’espèce. F. Terrasson explique qu’en motivant les tireurs amateurs autour de ce trophée, on s’allierait une corporation qui n’aurait dès lors aucun intérêt à sa disparition » (Un combat pour la Nature, Sang de la Terre éditeur, p. 84) Et les faits lui donnent raison comme le souligne Jean-Claude Génot, dans les régions où les loups sont chassés, l’espèce se porte bien. « C’est notamment le cas chez notre voisin espagnol »(Quelle éthique pour la nature, Édisud éditeur, p.91) »
Réguler la population de loup en France par la chasse permettrait aussi à l’Etat de faire des économies. Les pro-loups qui aiment ne comptent pas. Mais la note ne cesse de s’alourdir. Il était en 2004 de 1 794 225€. En 2021 (dernier chiffre public) il était de 33 910 000€. Qu’en serait-il si le loup repeuplait l’ensemble du territoire comme en rêvent certains irresponsables ?
Il est difficile de croire que l’ASPAS puisse réellement penser que faire du loup une espèce chassable serait mettre cette espèce en danger. Mais ce que ne supporte guère cette association supposée protéger les animaux sauvages c’est que la gestion du loup soit confiée aux chasseurs plutôt qu’à elle sans compter qu’elle voit là une bonne occasion de se faire de la pub en s’érigeant comme recours face à une menace imaginaire, la disparition de l’espèce Loup gris. Ne serait-ce pas cela qui est honteux ?
Il n’y a pas à dire, pour obtenir des dons, cette association sait faire. D’ailleurs, elle est prospère. Et si le vivant est en danger, ce n’est pas le cas de ses finances.
Pourtant, il suffit de réfléchir quelques secondes pour comprendre que rendre cette espèce chassable ne la met nullement en danger. Il s’agit d’une espèce qui est aujourd’hui en expansion, à la différence de l’Ours ou de Grand Tétras, par exemple. Il ne faut pas confondre un plan de chasse et les campagnes d’extermination dont l’espèce a été l’objet jusqu’en 1940, date officielle de sa disparition sur le territoire métropolitain. Il est d’ailleurs probable que c’est bien plus le poison que le fusil qui a permis la réussite de cette éradication.
Le sanglier est une espèce chassable et ce n’est pas ce qui a freiné son expansion ! Aucun des grands ongulés qui font l’objet de plans de chasse ne sont en danger d’extinction. Les massacres du début du siècle passé n’ont plus cours aujourd’hui et les chasseurs savent gérer leurs gibiers pour en assurer la survie dont d’ailleurs dépend la pérennité de leur loisir.
Des naturalistes, par exemple François Terrasson hier, Jean-Claude Génot aujourd’hui, estiment que le fait que les loups soient chassés ne met pas en danger la pérennité de l’espèce. F. Terrasson explique qu’en motivant les tireurs amateurs autour de ce trophée, on s’allierait une corporation qui n’aurait dès lors aucun intérêt à sa disparition » (Un combat pour la Nature, Sang de la Terre éditeur, p. 84) Et les faits lui donnent raison comme le souligne Jean-Claude Génot, dans les régions où les loups sont chassés, l’espèce se porte bien. « C’est notamment le cas chez notre voisin espagnol »(Quelle éthique pour la nature, Édisud éditeur, p.91) »
Réguler la population de loup en France par la chasse permettrait aussi à l’Etat de faire des économies. Les pro-loups qui aiment ne comptent pas. Mais la note ne cesse de s’alourdir. Il était en 2004 de 1 794 225€. En 2021 (dernier chiffre public) il était de 33 910 000€. Qu’en serait-il si le loup repeuplait l’ensemble du territoire comme en rêvent certains irresponsables ?
Il est difficile de croire que l’ASPAS puisse réellement penser que faire du loup une espèce chassable serait mettre cette espèce en danger. Mais ce que ne supporte guère cette association supposée protéger les animaux sauvages c’est que la gestion du loup soit confiée aux chasseurs plutôt qu’à elle sans compter qu’elle voit là une bonne occasion de se faire de la pub en s’érigeant comme recours face à une menace imaginaire, la disparition de l’espèce Loup gris. Ne serait-ce pas cela qui est honteux ?
Mardi 15 Juillet 2025
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Au quotidien
Ce dessin est extrait d’une grammaire pour le CM1 (Cours moyen 1ière année), édition de 1951 parue chez l’éditeur Belin. Il met en évidence et illustre une propriété de l’accord de l’adjectif qui déclenche l’ire de certains féministes lorsqu’elle est formulée comme elle l’est dans cette grammaire. Ils la considèrent sexiste parce qu’ils confondent le genre zoologique avec le genre grammatical. L’image les conforte dans leur condamnation en renforçant cette confusion.
La règle n'étant plus du tout ni formulée ni enseignée en ces termes, la confusion entre les deux types de genre ne peut plus exister et continuer à voir dans cette forme d’accord un sexisme, c’est confondre un objet : l’accord avec la façon de le décrire : la formulation de la règle. S’en prendre aujourd’hui à cet accord, c’est faire beaucoup de bruit pour rien !
Une image valant mille mots ce dessin a été repris de nombreuses fois pour dénoncer la règle et pour faire l’apologie de l’écriture dite inclusive. Il semble que sa première apparition illustrait un article de Slate daté du 29/9/2017 de Titiou Lecoq intitulé « Si seulement mes enfants pouvaient ne pas apprendre «le masculin l’emporte toujours sur le féminin» ».
L’article est une ressassée des théories sur la langue caractéristiques d’un « féminisme agressif » pour reprendre l’expression de d’Emmanuel Todd. Son originalité est de les présenter sous la forme d’un témoignage. Cette grammaire était, dit-elle, celle qui était utilisée dans son école. A neuf ans elle aurait été choquée comme toutes les filles de sa classe en découvrant cette règle qui assurait la victoire et la domination des hommes sur les femmes alors que les garçons au contraire triomphaient : « J’avais 9 ans, et cette image m’a révoltée. Le jour de cette leçon, toutes les filles de la classe ont hué et les garçons ont applaudi. On comprenait parfaitement ce qui était en jeu –et l’illustration du livre nous le jetait à la gueule. Les filles perdaient la partie. Guillaume et Quentin ont claironné: «Vous êtes moins fortes, vous êtes moins fortes» » Choquée et humiliée : « Il nous a donc fallu apprendre par cœur et réciter «le masculin l’emporte toujours sur le féminin». Ce n’était pas seulement une règle écrite. C’était une phrase qu’on devait dire à haute voix, plusieurs fois, devant toute la classe. Je me sentais assez humiliée de devoir faire ça. (..) On a fait tous les exercices pour bien se rentrer dans le crâne que le masculin l’emporte toujours sur le féminin et qu’il s’agissait d’une règle qu’on ne devait pas questionner. » Bref le conditionnement a bien fonctionné et « En fin d’année, tous les élèves de la classe avaient vissé (sic!) dans la tête la formule «le masculin l’emporte toujours sur le féminin».
Mardi 13 Mai 2025
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