Nature - environnement

Le Balanin éléphant est un minuscule coléoptère pourvu d'un rostre d'une longueur démesurée par rapport à sa taille. Cet appendice lui sert de foret pour trouer les parois des glands de chêne pour y déposer ses œufs, un par gland, d'où naitront des larves qui dévoreront le gland de l'intérieur. Nuisible le Balanin? Ce n'est pas du tout l'avis de Jean-Henri Fabre qui nous décrit le travail minutieux du charançon occupé à assurer sa descendance. Le Balanin a sa place dans les équilibres naturels. Il nous en donne une démonstration magistrale non dénuée d'humour tout en nous remettant à notre place.


Le point de vue du merle

C'est celui qu'adopte tout d'abord Fabre. Pour le merle, le balanin mérite des égards car c'est un met succulent « petite bouchée, mais de haut goût ; cela fait diversion aux âpretés de l'olive, non encore domptées par le froid ».
« Et que serait, sans le merle et ses émules, le réveil des bois au printemps ! Disparaisse l'homme, aboli par ses sottises, et les fêtes du renouveau ne seront pas moins solennelles, célébrées par la fanfare du merle ».
Mercredi 6 Octobre 2010 Commentaires (0)

Pas assez de vent, les éoliennes ne tournent pas, donc ne produisent rien. Trop de vent, elles doivent s'arrêter, sinon, elles explosent. Démonstration vient d'en être faite, une fois de plus, par l'accident qui s'est produit dimanche dernier au matin dans une ferme d'éoliennes dans le sud de la Drôme sur la commune de Rochefort-en-Valdaine.


Laides, inutiles et dangereuses

Deux éoliennes ont pris feu après s'être emballées « suite à un fort coup de vent ». L'une d'entre elles a explosée, la tête et les pales ont été pulvérisées provoquant un début d'incendie. Il s'agit de deux aérogénérateurs de 45 mètres de haut, distants de 3 kilomètres. Il semblerait que le frein automatique dont ils sont équipés n'ait pas fonctionné.
Les éoliennes produisent peu d' électricité, de façon intermittente, quasi imprévisible, à la merci de la moindre saute de vent, des vents capricieux et versatiles. En France il n'y a pas d'alizés. Les éoliennes n'ont pas permis l'arrêt d'une seule centrale nucléaire mais elles défigurent les paysages et empoisonnent la vie des riverains. On les savait laides, on avait oublié qu'elles étaient dangereuses, ce que cet accident vient rappeler opportunément.


Des risques injustifiés

Certes, et les pro-éoliens antinucléaires ne manquent pas de le rappeler, un accident ou incident d'éolienne n'a pas et ne peut pas avoir l'ampleur d'un accident, voire de certains incidents dans une centrale nucléaire. On leur accordera volontiers qu'il faut refuser le nucléaire civil à cause, entre autres défauts rédhibitoires, de sa dangerosité et du risque de catastrophe majeure qu'il fait planer sur nos têtes, tel une épée de Damoclès. La dangerosité du nucléaire justifie son abandon, elle ne justifie pas l'acceptation des nuisances et des risques dont est porteur le développement de l'éolien terrestre.
Haie d'horreur le long de l'A10
Haie d'horreur le long de l'A10
Jeudi 23 Septembre 2010 Commentaires (0)

Cette année, à l'initiative de Patrick Duchemin et de moi-même, Fontenay-aux-Roses fera partie des villes qui participeront au « Jour de la nuit », une manifestation nationale qui a pour objectifs d'attirer l'attention du grand public sur les conséquences de la pollution lumineuse, de renouer le lien des citadins avec la nuit, de redécouvrir les merveilles du ciel étoilé et de découvrir la nature autrement.
A Fontenay, l'éclairage public sera éteint en centre ville une partie de la nuit. Tous ceux qui le souhaitent pourront venir sur la terrasse de l'Hôtel de ville observer avec nous le ciel nocturne. Des astronomes seront là pour nous aider à (re)découvrir et reconnaître constellations, étoiles, planètes et galaxies et répondre à vos questions.


Samedi 30 octobre, une date à retenir ! Ce sera le jour de la nuit.
La pollution lumineuse

C'est une nuisance provoquée par la multiplication des points lumineux, éclairage des villes, néons, panneaux publicitaires. Au cours des dix dernières années leur nombre a augmenté de 30% en France. Il s’élève à plus de 8,7 millions : la nuit est confrontée à la montée d’une pollution lumineuse issue d’une généralisation de l’éclairage nocturne. En France non seulement les villes et les villages sont sur-éclairées, ils sont aussi mal éclairés. Le plus souvent, les systèmes d’éclairage sont mal conçus et renvoient la lumière vers le ciel au lieu d'éclairer le sol. Les effets de cette pollution sont multiples et divers, pas toujours bien connus.
Le plus évident est la surconsommation d'énergie qu'elle entraîne. Comme toute production d'énergie est une source de nuisance pour l'environnement, il vaut mieux en rationaliser, maîtriser et réduire la consommation.

Mais où sont passées les étoiles?

Au dessus de nos agglomérations, les étoiles ont disparu. Nous n'avons plus le plaisir de contempler le ciel étoilé. Quiconque a dormi à la belle étoile assez loin de toute agglomération sait de quel spectacle grandiose cette pollution nous prive. Quel choc lorsqu'au sein d'une nuit noire de nouvelle lune, on a la chance de retrouver le lien visuel avec l'univers dont cette pollution nous a coupés. Et pensons aux astronomes obligés de parcourir des kilomètres pour s’éloigner des villes.
Samedi 18 Septembre 2010 Commentaires (0)

De mes séjours à la montagne cet été, j'ai pu tirer des illustrations concrètes de principes généraux, abstraits dans leur énoncé et pourtant fondamentaux pour nourrir la réflexion écologique. En voici quatre.


Vu de la montagne : leçons locales pour une réflexion globale.
La nature se guérit seule.
Aristote le savait déjà mais halte-là, les hommes sont là...

Dans les annales des Alpes de Haute Provence et plus particulièrement dans le Haut Verdon, l'hiver 2009-2010 restera un hiver avec un enneigement exceptionnel. Une neige lourde jointe à des vents tempétueux a mis bas des pans entiers de forêt qui avaient été laborieusement replantés dans le cadre de la RTM (restauration des terrains de montagne) à la fin du dix-neuvième siècle et au début du siècle dernier. Lors de l'été 2009, dans la haute vallée du Verdon, en allant par les sentiers de Ratery au col des Champs, on pouvait voir ces chablis avec leurs arbres déracinés, cassés dont les débris, troncs, branches, racines s'amoncelaient dans les ravins à chaque rupture de pente. Mais déjà dans les zones mises à nu, les sols se couvraient d'une végétation nouvelle qui profitait de la lumière et du soleil pour se développer.
Mercredi 15 Septembre 2010 Commentaires (0)

Il faudrait peut-être mieux parler de "décroissance soutenable" dès lors que les ressources s'épuisent, les écosystèmes se délabrent, la population mondiale continue de croître et que l'on assiste sans doute à la fin de la croissance économique, comprise comme croissance du PIB. Mais qui, aujourd'hui accepterait de construire, s'impliquer dans un projet territorial de décroissance soutenable? Cette notion divise, celle de développement durable fédère. Elle le peut parce qu'elle est très floue et qu'il y a plusieurs façons de la comprendre. Ce qui conduit à un unanimisme apparent.


La fin d'une illusion

Pour la plupart des politiques, certains écologistes exceptés, pour la majorité des centrales syndicales, le développement durable est une tentative pour obtenir une croissance qui ne porterait pas atteinte aux équilibres naturels, n'accroitrait ni la pression anthropique sur les systèmes naturels ni l'utilisation des ressources naturelles et serait économe en énergie. Il faut admettre aujourd'hui que cela est impossible à réaliser. Il s'avère que la croissance du PIB est inséparable des atteintes à l'environnement et de l'accélération de la consommation des ressources naturelles de la planète. Parmi ceux qui furent les promoteurs de cette interprétation du concept de développement durable, certains commencent à le reconnaître.
En France, c'est notamment le cas de Dominique Bourg. On se rapportera à l'entretien qu'il a accordé ce mois au journal La décroissance et à l'article qu'il signe dans les Études du mois de juillet dont La décroissance cite des extraits et qui se termine ainsi : « Finissons en avec la rhétorique des trois piliers et d'un équilibre aussi trompeur que mensonger entre les dimensions économiques, sociales et écologiques.  » C'est à une conclusion semblable qu'est arrivé Nicolas Sarkozy qui n'hésiterait pas une seconde à sacrifier l'environnement sur l'autel d'une croissance définitivement aux abonnés absents ; d'où sa fameuse et scandaleuse formule « l'environnement, ça commence à bien faire ». Scandaleuse car elle fait bon marché tant l'état catastrophique de nombreux écosystèmes que de l'épuisement général de la planète.


Jeudi 2 Septembre 2010 Commentaires (0)

Nature - environnement

À (presque) tous les journaux télévisés, on s'apitoie sur les oiseaux mazoutés à mort, on déplore le désastre écologique que provoque la marée noire de Louisiane. On voue aux gémonies BP. Mais si l'on extrait du pétrole en eau profonde dans des conditions de plus en plus difficiles, donc risquées, c'est pour tenter de satisfaire l'inextinguible soif de voitures de plus en plus nombreuses : une, puis deux, puis trois par famille ; bientôt une par personne...Et c'est sans compter les milliards de clients potentiels en Chine et en Inde auxquels les constructeurs automobiles s'efforcent de donner envie de posséder une voiture particulière. Ne parlons même pas des voitures de formule 1 (40 litres /100km), des avions pour le fret (des roses, des fraises et des haricots verts en hiver) et pour les touristes qui veulent aller toujours plus loin, plus vite et plus souvent.

Samedi 26 Juin 2010 Commentaires (0)

Le gouvernement a enfin transmis pour approbation au Conseil d'État le Schéma d'Aménagement de l'Île de France (SDRIF) voté en 2008 par le Conseil Régional. Sans un décret d'approbation de cette instance, ce Sdrif ne pouvait avoir force de loi et l'ancien Sdrif de 1994 restait en vigueur.


Le Sdrif définit le devenir de la région, de son urbanisme, de ses infrastructures pour les vingt années futures. Son élaboration a été pilotée par Mireille Ferri, l'une des vice-présidente Verte lors de la mandature précédente. Le Groupe des élus Verts du Conseil Régional l'a présenté comme constitutif de la Région île de France comme une éco‑région. N. Sarkozi, suivant l'avis de son secrétaire d'État au Développement de la région-capitale, avait bloqué le processus. C'est au cours d'un déjeuner réunissant Christian Blanc, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë autour du Président de la République à l'Élysée que ce dernier a annoncé la fin du blocage du processus de validation du Sdrif. Les anciens élus Verts du Conseil Régional et les nouveaux se sont aussitôt réjouis. Ne l'ont-il pas fait un peu vite?
SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?
Samedi 19 Juin 2010 Commentaires (0)

Enfin, les écologistes commencent à s'interroger sur la pertinence et l'efficacité de l'énergie éolienne et notamment de l'éolien industriel terrestre. Il ne faut en effet pas tout mélanger : l'éolienne que l'on bricole dans son jardin et l'éolienne gigantesque que l'on voit pousser ça et là dans le paysage. Ce sont elles qui sont en cause. Une mise au point à leur sujet est utile au moment où s'ouvre à Paris le salon des énergies renouvelables


Bien sûr, il y a eu parmi les écologistes, des précurseurs, des sceptiques et des opposants de première heure à ces machines, y compris parmi les Verts mais jusqu'à présent la plupart d'entre eux étaient peu enclins à reconnaître que les parcs éoliens gâchaient les paysages, généraient de graves nuisances. Dans certaines régions il y a même eu des élus verts pour tenter de faire voter des motions visant à une déréglementation maximale pour l'installation d'aérogénérateurs. Cette étrange réticence à reconnaître les atteintes à l'environnement et à la santé des riverains contraste étrangement avec l'empressement des mêmes personnes à dénoncer - à juste titre - les méfaits des téléphones portables.
Mercredi 16 Juin 2010 Commentaires (0)

La plante à l'honneur

C'est avec le pissenlit l'une des plantes que tout le monde connait . Elle décore si joliment nos pelouses que la qualifier de "mauvaise herbe" est assurément injuste. Si en ce mois de mai, elle est en pleine floraison, c'est souvent la seule qui fleurira encore l'hiver venu tant qu'il n'y aura pas de neige.


La pâquerette
Nom

Le nom scientifique de la paquerette la plus commune, la pâquerette vivace, est Bellis perenni L. que l'on pourrait traduire par éternelle (perennis) beauté (bellis). Faire de la botanique n'est donc pas toujours insulter les plantes en latin ! Elle appartient à la famille des astéracées (composées). Un autre de ses noms, fleurs de Pâques explique son nom le plus courant. Elle fleurirait donc à Pâques (mais Pâques est une fête mobile...) On l'appelle aussi magriette ou encore petite marguerite. En Anglais, c'est Daisy.
Mardi 18 Mai 2010 Commentaires (0)

Quand la conseillère communautaire UMP de Fontenay ,"arbricide" repentie, se prend les pieds dans le tapis pour justifier son vote et quand le Modem instrumentalise le débat pour ses petites manœuvres politiciennes, on comprend que le développement durable et l'environnement sont en fait le cadet de leurs soucis.


L'UMP de Fontenay, le Modem et le Projet territorial de développement durable de Sud de Seine
Comme tous les ans, les arbres du square Pompidou fêtent le printemps... mais sans l'action des riverains, des associations de défense de l'environnement soutenues par Les Verts, ce square devait être bétonné. Ces arbres fleurissent là où un immeuble de standing devait être érigé. A l'époque, il y a plus de quinze ans, le maire était RPR et l'adjointe au maire chargée de l'environnement était Madame Galante Guilleminot, leader actuel du groupe UMP au Conseil municipal. Une petite leçon d'histoire locale est parfois nécessaire car parmi ses supporters actuels qui se souvient que ce square devait être enfoui sous le béton, les arbres de la place de Gaulle abattus et que Madame Guilleminot défendait ce projet? Aujourd'hui, elle se présente en ardent défenseur de la place de Gaulle et du square Pompidou. Elle a donc changé d'avis. C'est très bien, seul un âne ne change pas d'avis, comme dit le proverbe. Mais peut-on vraiment la croire? Pourquoi sous des prétextes fallacieux n'a-t-elle pas voté au Conseil communautaire du 11février 2010 le Projet territorial de développement durable dont l'un des objectifs est le souci de l'environnement avec notamment une gestion éco-responsable des espaces publics et la préservation de la biodiversité? Pourtant, certains conseillers de son groupe au Conseil communautaire ont su surmonter leur réflexe d'opposants et voter ce projet qui dépasse les clivages politiques habituels. Pas elle, c'est dommage. En voulant avancer des arguments pour justifier son refus de voter ce Projet territorial de développement durable (PTDD) , elle n'a réussi qu'à montrer qu'elle ne l'avait pas lu et que son opposition était donc a priori, politicienne. Voici un extrait des débats qui serait assez drôle, si ce n'était l'importance du sujet :
Mme Muriel Galante-Guilleminot
Vous vouliez des actions concrètes, Monsieur le Maire, Monsieur le Président,on vous a proposé des actions tout à fait basiques, notamment de faire des photos aériennes qui permettraient de voir au niveau des toitures...
M. Pascal Buchet
Madame Guilleminot , c'est dedans, c'est une des actions, vous ne l'avez pas lu ?
Quant au groupe Modem de Fontenay, (ou du moins une fraction de ce dernier), c'est pire : il instrumentalise ce sujet pour ses petites manœuvres politiciennes.
Dimanche 16 Mai 2010 Commentaires (0)
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