Dégueulasse non parce que la cuisine était mauvaise comme l'a déclaré Nicole Bricq. N’étant pas invité, je ne l’ai pas goûtée et je n’en sais rien. Dégueulasse parce que l’on a cru bon d’y servir du « foie gras ». Une telle publicité pour cette "gourmandise cruelle" et amorale est écœurante!


Il n’y a pas vraiment de quoi être fier de cette spécialité barbare et cruelle qu’on a l’impudence de présenter comme l’un des fleurons de la gastronomie française alors que ce n’est qu’un exemple du peu de cas que l’on fait du bien-être animal dans ce pays. « Manger ou être mangé » est peut-être une loi de la Nature puisque à part les plantes, aucun organisme n’est autotrophe. Mais il n’en reste pas moins qu’il est profondément amoral de torturer un animal, de le rendre malade pour faire de son foie hypertrophié une gourmandise pour gens trop bien nourris !
Actuellement le foie gras est majoritairement produit, transformé et consommé en France : 83 % de la production, 98 % de la transformation et 90 % de la consommation selon les données de la Fondation Brigitte Bardot. Il est évident que les producteurs français, avec l’appui des pouvoirs publics cherchent à exporter leur « gourmandise cruelle » comme disent les Anglais. Avec en ligne de mire, l’eldorado des marché : le marché chinois…
Déjà à l’exposition universelle de Shanghai, dans le pavillon français, on proposait aux Chinois de goûter au « foie gras » poêlé. S’ils y prennent goût, on frémit devant la multiplication des usines à gaver que cela implique! Ce sera encore plus, incommensurablement plus, de pauvres canards et oies qui seront promis à l’horreur du gavage ! C’est cela que l’on cherche ?! Je m’étonne que les associations de défense des animaux n’aient pas réagi d’avantage.
Pour ma part, je renvoie à ce que j’écrivais à propos de cette exposition universelle : «Nous, qui nous targuons de cuisine, je crois qu'il serait bon que nous prenions conscience qu'il « est indigne d'un homme de chercher délibérément à flatter son appétit. Le meilleur condiment pour n'importe quelle nourriture est la faim, pure et simple sans laquelle nous ne serions pas excusables de manger. » Grey Owl : Tales of an empty cabin, trad. fr. Jeanne Roche-Mazon : Récits de la cabane abandonnée, p. 173, Boivin, Paris 1951. Entendons-nous, il ne s'agit pas de dénigrer la bonne cuisine. Simplement, pour paraphraser une publicité en vogue, il n'est pas nécessaire de torturer des animaux pour bien manger. » ici


Samedi 29 Mars 2014 Commentaires (0)
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