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Le gouvernement a enfin transmis pour approbation au Conseil d'État le Schéma d'Aménagement de l'Île de France (SDRIF) voté en 2008 par le Conseil Régional. Sans un décret d'approbation de cette instance, ce Sdrif ne pouvait avoir force de loi et l'ancien Sdrif de 1994 restait en vigueur.


Le Sdrif définit le devenir de la région, de son urbanisme, de ses infrastructures pour les vingt années futures. Son élaboration a été pilotée par Mireille Ferri, l'une des vice-présidente Verte lors de la mandature précédente. Le Groupe des élus Verts du Conseil Régional l'a présenté comme constitutif de la Région île de France comme une éco‑région. N. Sarkozi, suivant l'avis de son secrétaire d'État au Développement de la région-capitale, avait bloqué le processus. C'est au cours d'un déjeuner réunissant Christian Blanc, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë autour du Président de la République à l'Élysée que ce dernier a annoncé la fin du blocage du processus de validation du Sdrif. Les anciens élus Verts du Conseil Régional et les nouveaux se sont aussitôt réjouis. Ne l'ont-il pas fait un peu vite?
SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?
Samedi 19 Juin 2010 Commentaires (0)

Centrales nucléaires, bagnoles et maintenant foie gras, c'est avec ce que notre culture a inventé de plus pernicieux que la France tente de séduire la Chine. Voici la façon dont la France conçoit l'occidentalisation du monde.


À l'exposition universelle de Shanghai le pavillon français serait de loin le plus visité. Les Chinois viendraient y chercher des « nourritures spirituelles », par exemple la contemplation de tableaux de Claude Monet mais aussi des nourritures bien plus terrestres. Ce qui fait le succès du pavillon français, c'est l'occasion pour un Chinois de goûter à la cuisine française. On lui propose à cette occasion du foie gras poêlé. Il adore, paraît-il. Mais lui a-t-on expliqué ce que ce foie gras qu'il déguste implique de traitements cruels pour les oies ou les canards?
Lundi 14 Juin 2010 Commentaires (0)

C'est ce que déclare Yves Vérilhac à propos de l'éolien industriel dans un chat sur Le Monde. fr
Yves Vérilhac est ancien directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et initiateur de la demande d'un moratoire sur l'éolien industriel. Il serait peut-être bon de lire ses déclarations avant de défendre à tout prix l'éolien industriel.
Voici deux extraits de ce chat.


Bigoud : Si les éoliennes peuvent nuire, dans certains cas à la beauté des paysages, que dire des centrales nucléaires, des usines, des autoroutes qui ont massacré des forêts, etc.
C'est pareil. La peste ne justifie pas le choléra. Ce n'est pas une alternative. L'alternative à tout ce que nous dénonçons, c'est : la réduction de la consommation avec des gains possibles de 30 % à 40 % ; les vraies énergies renouvelables, celles qui sont produites et utilisées localement. Envoyer dans un réseau centralisé très peu d'énergie de manière intermittente est un non-sens. Tout cela parce qu'on ne veut pas rendre les gens indépendants, on veut qu'ils consomment.

(...)

Willy : Est-ce qu'il existe un bilan carbone en bonne et due forme sur l'éolien, par éolienne, et par parc d'éoliennes ?
Je ne sais pas. Ce bilan serait peu intéressant, parce que je trouve que nous nous trompons en voulant monter les camps les uns contre les autres, avec des pro et des anti-éolien.
Jeudi 6 Mai 2010 Commentaires (0)

Pendant la campagne des élections régionales, le PS et l'UMP ont brocardé les écologistes qui prônaient la décroissance. Avec beaucoup de mauvaise foi, ils confondaient la décroissance et la récession.


En période électorale, bien des coups sont donnés sinon permis. Le PS avait une peur bleue que les écologistes fassent un meilleur score qu'eux au premier tour comme cela avait été le cas aux élections européennes. L'UMP tentait de rallier à son panache une frange de l'électorat écologiste, principalement ceux que la décroissance pouvait effrayer. Peut-être, y avait-il aussi de la part de ces partis classiques une certaine ignorance du sujet et une difficulté réelle à comprendre de quoi il s'agissait, tant la vision du monde écologiste diffère de la vision productiviste dominée par la rationalité économique?
Reconnaissons le honnêtement, même parmi les têtes de liste d'Europe Écologie,
Mardi 20 Avril 2010 Commentaires (0)

Au quotidien

C'est un itinéraire possible pour Dominique Strauss-Khan. Heureusement, il n'est pas certain. Ce n'est ni un écologiste, ni un homme de gauche même s'il est membre du PS et compte à l'intérieur de ce parti de nombreux partisans. En dehors, aussi d'ailleurs... C'est le socialiste préféré des électeurs de droite et le plus apprécié du CAC 40. Et pour cause!


À la fin d'un article du Monde daté du 1° avril 2010, on peut lire que le directeur du FMI, DSK, considère que l'économie roumaine « se porte bien pour l'instant » alors que dans le même article on venait d'apprendre que cette bonne santé était due à une politique « d'austérité » qui a entrainé le gel des salaires de la fonction publique, une explosion du chômage et une réduction des retraites. Dix mille cheminots sont licenciés , les agriculteurs crèvent la faim et les professeurs touchent un salaire moyen de 300 €. mais tout va bien aux yeux de DSK puisque l'économie roumaine va renouer avec la croissance.
Il faut dire que ce « banquier globe-trotteur du FMI » (selon l'expression d'Hervé Gattegno dans Le Point du 1° avril qui consacre sa une à DSK) ne peut avoir qu'une vision très lointaine et abstraite des difficultés de tous ces gens que la politique d'austérité imposée par le FMI jettent dans la misère.
Lundi 12 Avril 2010 Commentaires (0)
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