Au quotidien
Klaus Schwab évincé, le Forum de Davos reste le même : il n’est que la rencontre de riches et très riches exploiteurs entre eux et avec quelques-uns des chefs d’État et de gouvernement au service de leurs intérêts. Réunions tenues dans des salons feutrés à l’abri du public, discours hypocrites prononcés sur le devant de la scène, leur séjour dans le luxe achevé, tous ces philanthropes soucieux du climat et prompt à inciter les autres à une sobriété heureuse sont repartis comme ils étaient venus chacun dans son jet privé.
Ce raout suscite de nombreuses réactions hostiles, notamment sur ces réseaux sociaux honnis des pouvoirs en place, en France tout particulièrement où ils permettent de contourner une presse et des médias serviles. En voici une, très instructive sur la richesse. A méditer ...
"Plus de 700 jets privés à Davos. Un jour, ils seront saisis. Les fortunes aussi. Ce n'est pas de la jalousie. C'est la guerre et c'est eux qui l'ont déclarée. Quand ils la perdront, il faut qu'ils en payent le prix. Ces gens ont tout. Ils peuvent en profiter et laisser les autres en paix. Non, ce n'est pas leur vision du monde. Pour eux, ce qui fait la richesse, ce n'est pas la possession, mais le contraste. Le jet pour moi, les prostitués de luxe et les bains de champagne... mais ça ne me suffit pas. Je ne me sens riche que lors que les gens sont privés de chauffage, de nourriture et d'espoir. Manger du caviar ne me suffit pas, il faut que les autres mangent des insectes pour que mon bonheur soit complet. Les gens en ont déjà mare de ce cynisme. Le jour où ils sortiront, du jet privé il ne restera que la carcasse fumante. Ils sauveront le "climat" à leur manière."
Curieusement, il y a une sorte de convergence entre ce texte et ce qu’au temps des trente glorieuses, développait en 1974 l’écologiste André Gorz. Il soutenait que « pauvreté signifie par définition privation de jouissances accessibles à d'autres ».Selon lui, richesse et pauvreté sont relatives. Il écrivait « On est pauvre au Pérou quand on va pieds nus, en Chine quand on a pas de bicyclette, en France quand on ne peut se payer une auto. » (évidement les choses ont bien changé depuis mais le cas reste parlant). Lorsque tout le monde « pourra se payer une auto » ,il prédisait que « la minorité privilégiée s'en détournera en faveur de nouveaux transports de luxe », ce sera l’avion, le Concorde et aujourd’hui le jet privé et l’hélicoptère. Pour les riches il faut donc conserver l'écart : on n'est riche que si les autres sont pauvres. Gorz estimait que la pauvreté ne serait supprimée que si l'on cessait de produire des "richesses rares" c'est-à-dire "réservées et exclusives par essence". Or, voici bien une chose qui, à la différence de l’automobile, ne pourra pas se démocratiser, sinon par nature, du moins de fait : le jet privé stationné sur le tarmac de l’aéroport desservant Davos. C'est un objet dont la possession fait le riche par excellence. Comme il n’est plus possible d’empêcher sa production , il ne reste plus qu’à le détruire. «du jet privé il ne restera que la carcasse fumante »
Deux des trois causes de la pauvreté distinguées par Gorz sont présentes dans ce texte: l’accaparement et la consommation ostentatoire. Mais je ne pense pas que l’internaute et l’écologiste en lutte contre une société de consommation en tireraient les mêmes leçons. Le contexte est différent. Les trente glorieuses ne sont qu’un lointain souvenir et l’écologie est devenue la nouvelle façon pour les riches bourgeois et ceux qui les servent de contraindre tous les autres à une sobriété forcée pour cause de réchauffement climatique, une sobriété pas si heureuse que cela puisqu’ils se gardent bien de la pratiquer.
"Plus de 700 jets privés à Davos. Un jour, ils seront saisis. Les fortunes aussi. Ce n'est pas de la jalousie. C'est la guerre et c'est eux qui l'ont déclarée. Quand ils la perdront, il faut qu'ils en payent le prix. Ces gens ont tout. Ils peuvent en profiter et laisser les autres en paix. Non, ce n'est pas leur vision du monde. Pour eux, ce qui fait la richesse, ce n'est pas la possession, mais le contraste. Le jet pour moi, les prostitués de luxe et les bains de champagne... mais ça ne me suffit pas. Je ne me sens riche que lors que les gens sont privés de chauffage, de nourriture et d'espoir. Manger du caviar ne me suffit pas, il faut que les autres mangent des insectes pour que mon bonheur soit complet. Les gens en ont déjà mare de ce cynisme. Le jour où ils sortiront, du jet privé il ne restera que la carcasse fumante. Ils sauveront le "climat" à leur manière."
Curieusement, il y a une sorte de convergence entre ce texte et ce qu’au temps des trente glorieuses, développait en 1974 l’écologiste André Gorz. Il soutenait que « pauvreté signifie par définition privation de jouissances accessibles à d'autres ».Selon lui, richesse et pauvreté sont relatives. Il écrivait « On est pauvre au Pérou quand on va pieds nus, en Chine quand on a pas de bicyclette, en France quand on ne peut se payer une auto. » (évidement les choses ont bien changé depuis mais le cas reste parlant). Lorsque tout le monde « pourra se payer une auto » ,il prédisait que « la minorité privilégiée s'en détournera en faveur de nouveaux transports de luxe », ce sera l’avion, le Concorde et aujourd’hui le jet privé et l’hélicoptère. Pour les riches il faut donc conserver l'écart : on n'est riche que si les autres sont pauvres. Gorz estimait que la pauvreté ne serait supprimée que si l'on cessait de produire des "richesses rares" c'est-à-dire "réservées et exclusives par essence". Or, voici bien une chose qui, à la différence de l’automobile, ne pourra pas se démocratiser, sinon par nature, du moins de fait : le jet privé stationné sur le tarmac de l’aéroport desservant Davos. C'est un objet dont la possession fait le riche par excellence. Comme il n’est plus possible d’empêcher sa production , il ne reste plus qu’à le détruire. «du jet privé il ne restera que la carcasse fumante »
Deux des trois causes de la pauvreté distinguées par Gorz sont présentes dans ce texte: l’accaparement et la consommation ostentatoire. Mais je ne pense pas que l’internaute et l’écologiste en lutte contre une société de consommation en tireraient les mêmes leçons. Le contexte est différent. Les trente glorieuses ne sont qu’un lointain souvenir et l’écologie est devenue la nouvelle façon pour les riches bourgeois et ceux qui les servent de contraindre tous les autres à une sobriété forcée pour cause de réchauffement climatique, une sobriété pas si heureuse que cela puisqu’ils se gardent bien de la pratiquer.
Vendredi 23 Janvier 2026
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Au quotidien
Sur son blog "Vu du droit" Régis de Castelnau a écrit un article qui est un résumé saisissant du parcours de Bruno Lemaire depuis son ralliement à Macron en 2016 après sa défaite à la primaire de droite pour les élections présidentielle. En voici un extrait.
" Alors comme ça, Nono le neuneu, notre demeuré national corrompu et menteur, poursuit sa brillante carrière ?
[...]
Et le voilà qui file maintenant pantoufler chez les Yankees de «Macro Advisory Partners» spécialisés dans la « géopolitique », qui ne l’embauchent sûrement pas pour ses compétences, puisqu’il n’en a aucune. Non, c’est plus simple et plus classique. Nono le neuneu va battre monnaie, en fournissant à des intérêts étrangers, américains de surcroît, l’usage de son carnet d’adresses et les secrets d’État dont il est dépositaire.
Entre-temps il a été mentir sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui est un délit pénal. [...]
Normale’ sup, ENA, nullité abyssale, incompétence crasse, probité aux abonnés absents,mépris de l’intérêt national, on a là, la quintessence de la pourriture des élites françaises."
*************
Pour lire l'article complet, c'est ici
[...]
Et le voilà qui file maintenant pantoufler chez les Yankees de «Macro Advisory Partners» spécialisés dans la « géopolitique », qui ne l’embauchent sûrement pas pour ses compétences, puisqu’il n’en a aucune. Non, c’est plus simple et plus classique. Nono le neuneu va battre monnaie, en fournissant à des intérêts étrangers, américains de surcroît, l’usage de son carnet d’adresses et les secrets d’État dont il est dépositaire.
Entre-temps il a été mentir sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui est un délit pénal. [...]
Normale’ sup, ENA, nullité abyssale, incompétence crasse, probité aux abonnés absents,mépris de l’intérêt national, on a là, la quintessence de la pourriture des élites françaises."
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Samedi 10 Janvier 2026
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Au quotidien
S'il y a une quasi unanimité des Groenlandais pour se séparer de leur asservissement au Danemark, il feraient bien de se méfier des velléités de Trump d'annexer leur pays aux USA et de se renseigner sur ce qu'est la vie des vrais autochtones des USA présents sur leurs terres avant la conquête (les Native Americans, First Americans, ou Indigenous Americans). D'autant plus que Trump clame que les avantages qui leur sont octroyés doivent être réduits parce que "ça coute trop cher aux contribuables américains"
Jeudi 8 Janvier 2026
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Dr Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace : « Si nous parvenions réellement à la neutralité carbone, au moins 50 % de la population mourrait de faim et de maladie. » « C’est véritablement un désir de mort déguisé, et le déguisement consiste à sauver la Terre — qui n’a pas particulièrement besoin d’être sauvée. »
Êtes-vous sûr que vous, vos enfants et vos proches seront dans les 50% restants ?
Êtes-vous sûr que vous, vos enfants et vos proches seront dans les 50% restants ?
Dimanche 7 Décembre 2025
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Au quotidien
Ce dessin est extrait d’une grammaire pour le CM1 (Cours moyen 1ière année), édition de 1951 parue chez l’éditeur Belin. Il met en évidence et illustre une propriété de l’accord de l’adjectif qui déclenche l’ire de certains féministes lorsqu’elle est formulée comme elle l’est dans cette grammaire. Ils la considèrent sexiste parce qu’ils confondent le genre zoologique avec le genre grammatical. L’image les conforte dans leur condamnation en renforçant cette confusion.
La règle n'étant plus du tout ni formulée ni enseignée en ces termes, la confusion entre les deux types de genre ne peut plus exister et continuer à voir dans cette forme d’accord un sexisme, c’est confondre un objet : l’accord avec la façon de le décrire : la formulation de la règle. S’en prendre aujourd’hui à cet accord, c’est faire beaucoup de bruit pour rien !
Une image valant mille mots ce dessin a été repris de nombreuses fois pour dénoncer la règle et pour faire l’apologie de l’écriture dite inclusive. Il semble que sa première apparition illustrait un article de Slate daté du 29/9/2017 de Titiou Lecoq intitulé « Si seulement mes enfants pouvaient ne pas apprendre «le masculin l’emporte toujours sur le féminin» ».
L’article est une ressassée des théories sur la langue caractéristiques d’un « féminisme agressif » pour reprendre l’expression de d’Emmanuel Todd. Son originalité est de les présenter sous la forme d’un témoignage. Cette grammaire était, dit-elle, celle qui était utilisée dans son école. A neuf ans elle aurait été choquée comme toutes les filles de sa classe en découvrant cette règle qui assurait la victoire et la domination des hommes sur les femmes alors que les garçons au contraire triomphaient : « J’avais 9 ans, et cette image m’a révoltée. Le jour de cette leçon, toutes les filles de la classe ont hué et les garçons ont applaudi. On comprenait parfaitement ce qui était en jeu –et l’illustration du livre nous le jetait à la gueule. Les filles perdaient la partie. Guillaume et Quentin ont claironné: «Vous êtes moins fortes, vous êtes moins fortes» » Choquée et humiliée : « Il nous a donc fallu apprendre par cœur et réciter «le masculin l’emporte toujours sur le féminin». Ce n’était pas seulement une règle écrite. C’était une phrase qu’on devait dire à haute voix, plusieurs fois, devant toute la classe. Je me sentais assez humiliée de devoir faire ça. (..) On a fait tous les exercices pour bien se rentrer dans le crâne que le masculin l’emporte toujours sur le féminin et qu’il s’agissait d’une règle qu’on ne devait pas questionner. » Bref le conditionnement a bien fonctionné et « En fin d’année, tous les élèves de la classe avaient vissé (sic!) dans la tête la formule «le masculin l’emporte toujours sur le féminin».
Mardi 13 Mai 2025
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Ukraine : A rebours des USA et de la Russie qui cherchent la paix, l’Assemblée nationale française a voté une résolution belligène.Malgré leurs déclarations tonitruantes à la tribune, les députés RN une fois de plus en s’abstenant ont laissé passer ce texte. En la circonstance les députés « écologistes » ont bien mérité le titre d’ « escrologistes » qui ne leur est attribué pas toujours à bon escient par leurs adversaires, ils ont oublié que la guerre est toujours une catastrophe écologique, une négation de la vie, que l’industrie de guerre est un gaspillage d’énergie et de matières dont certaines sont rares. Ils veulent nous forcer à rouler en véhicules électriques mais votent pour que le pays s’équipe de chars et autres véhicules qui fonctionnent à cette énergie fossile tant honnie, ils ne s’inquiètent du nucléaire que lorsqu’il est civil, des fusils que lorsque ce sont ceux des chasseurs… ! Quant aux députés socialistes, il y a longtemps qui ont jeté leur pacifisme aux orties comme la plupart de leurs principes, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’ils défendent un tel texte. Les députés LFI et PC sont les seuls a ne pas avoir laissé leur pacifisme au vestiaire et à avoir voté contre.
Le texte de la résolution est consultable sur le site de l’Assemblée nationale : ici
Il y aurait bien d’autres motifs que le pacifisme pour voter contre cette résolution et à la dénoncer : parti pris, falsification de l’historique du conflit, mensonges purs et simples, russophobie manifeste, reconduction et alourdissement des sanctions qui nuisent à notre économie, reprise d’une propagande de guerre belliqueuse et belligène. Heureusement cette résolution sera sans grande conséquence comme le fut celui du même acabit voté par le Parlement européen.
Certes les Russes ont envahi l’Ukraine ce qui est contraire au droit international mais même si cette agression était illégale, elle avait de sérieux motifs et était largement provoquée. Outre la défense des russophones, la Russie ne pouvait pas tolérer que l’Ukraine entre dans l’OTAN et que des bases militaires otaniennes se construisent à sa frontière, de même que les US naguère n’avaient pas toléré l’installation des missiles russes à Cuba. La résolution votée à l’AN néglige tout ce contexte et pire réécrit l’histoire en invoquant des « opérations de déstabilisation menées dans les régions de Donetsk, Louhansk et Kharkiv à partir d’avril 2014 par la Russie ». Elle donne tous les torts à la Russie, oublie qu’après le coup d’état de Maïdan le pouvoir central a voulu « dérussifier » de force les populations russophones de régions du sud est de l’Ukraine en interdisant notamment leur langue dans les textes officiels et les manuels scolaires et en récrivant ceux d’histoire. Ce qui a provoqué la révolte de ces populations et la proclamation des républiques autonomes du Donbass et de Louhansk, entrainant une guerre civile. Dire que cette guerre civile qui a suivi est le fait d’opération de déstabilisation menée par les Russes est un mensonge repris sans critique à la propagande occidentale.
Et ce n’est pas la seule falsification : La majorité de l’ AN en votant ce texte «Condamne les ingérences russes dans les processus démocratiques de l’UE et dans les scrutins moldave, géorgien et roumain» alors que ces ingérences sont plutôt le fait de l’UE dans le cas de la Géorgie dont le processus électoral présidentiel a été reconnu sincère, alors que de sérieux doutes planent sur le référendum moldave dans lequel l’UE ne s’est pas privée d’intervenir. Quant à l’élection en Roumanie, last but non the least, il a été établi que la campagne sur le réseau Tik Tok de Călin Georgescu a été organisée et financée par le parti au pouvoir pour réaliser un coup tordu qui s’est retourné contre lui. Et aujourd’hui parce que Călin Georgescu, arrivé en tête au premier tour et favori du second n’est pas un candidat qui convient au pouvoir en place et à l’UE, ils l’empêchent de se présenter en invoquant des arguties juridiques avec le gouvernement Français à la manœuvre. Les Roumains sont dans la rue pour réclamer la démocratie et condamner les ingérences de l’UE et en particulier celles du gouvernement français qui avec ce vote devient celles de la France. En outre, il est pour le moins regrettable que les seuls politiciens qui se sont insurgés en EU soient membres de partis populistes et nationalistes. En d’autres termes « le jeu démocratique, et la liberté d’expression pour ceux qui sont de mon avis, pour les autres … ».
Il y aurait bien d’autres motifs que le pacifisme pour voter contre cette résolution et à la dénoncer : parti pris, falsification de l’historique du conflit, mensonges purs et simples, russophobie manifeste, reconduction et alourdissement des sanctions qui nuisent à notre économie, reprise d’une propagande de guerre belliqueuse et belligène. Heureusement cette résolution sera sans grande conséquence comme le fut celui du même acabit voté par le Parlement européen.
Certes les Russes ont envahi l’Ukraine ce qui est contraire au droit international mais même si cette agression était illégale, elle avait de sérieux motifs et était largement provoquée. Outre la défense des russophones, la Russie ne pouvait pas tolérer que l’Ukraine entre dans l’OTAN et que des bases militaires otaniennes se construisent à sa frontière, de même que les US naguère n’avaient pas toléré l’installation des missiles russes à Cuba. La résolution votée à l’AN néglige tout ce contexte et pire réécrit l’histoire en invoquant des « opérations de déstabilisation menées dans les régions de Donetsk, Louhansk et Kharkiv à partir d’avril 2014 par la Russie ». Elle donne tous les torts à la Russie, oublie qu’après le coup d’état de Maïdan le pouvoir central a voulu « dérussifier » de force les populations russophones de régions du sud est de l’Ukraine en interdisant notamment leur langue dans les textes officiels et les manuels scolaires et en récrivant ceux d’histoire. Ce qui a provoqué la révolte de ces populations et la proclamation des républiques autonomes du Donbass et de Louhansk, entrainant une guerre civile. Dire que cette guerre civile qui a suivi est le fait d’opération de déstabilisation menée par les Russes est un mensonge repris sans critique à la propagande occidentale.
Et ce n’est pas la seule falsification : La majorité de l’ AN en votant ce texte «Condamne les ingérences russes dans les processus démocratiques de l’UE et dans les scrutins moldave, géorgien et roumain» alors que ces ingérences sont plutôt le fait de l’UE dans le cas de la Géorgie dont le processus électoral présidentiel a été reconnu sincère, alors que de sérieux doutes planent sur le référendum moldave dans lequel l’UE ne s’est pas privée d’intervenir. Quant à l’élection en Roumanie, last but non the least, il a été établi que la campagne sur le réseau Tik Tok de Călin Georgescu a été organisée et financée par le parti au pouvoir pour réaliser un coup tordu qui s’est retourné contre lui. Et aujourd’hui parce que Călin Georgescu, arrivé en tête au premier tour et favori du second n’est pas un candidat qui convient au pouvoir en place et à l’UE, ils l’empêchent de se présenter en invoquant des arguties juridiques avec le gouvernement Français à la manœuvre. Les Roumains sont dans la rue pour réclamer la démocratie et condamner les ingérences de l’UE et en particulier celles du gouvernement français qui avec ce vote devient celles de la France. En outre, il est pour le moins regrettable que les seuls politiciens qui se sont insurgés en EU soient membres de partis populistes et nationalistes. En d’autres termes « le jeu démocratique, et la liberté d’expression pour ceux qui sont de mon avis, pour les autres … ».
Jeudi 27 Mars 2025
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Il y a bientôt cinq ans que pour tenter de juguler l’épidémie de COVID, le gouvernement décrétait un confinement difficile à supporter mais qui n’avait pas fait perdre le sens de l’humour au rédacteur ou à la rédactrice du texte introductif (page 3) du n° 39 du magazine « 100% Riom » publié à l’époque et que je viens de redécouvrir. Il nous rappelle de fâcheux souvenir certes, mais surtout il a le mérite de nous en faire rire, meilleure façon de nous en libérer et mérite donc bien d’être partagé. Je ne sais pas à qui on le doit, le texte n’étant pas signé.
Du beurre dans le Covid
Un matin d’avril 2020, muni de mon attestation de sortie dérogatoire dument remplie et soigneusement rangée dans la poche intérieure de ma veste avec ma carte d’identité, je fus hélé dans la rue par un agent des forces de l’ordre reconverti en en agent des forces de sanitaires. Je venais de tousser dans ma main.
– On ne tousse pas dans sa main, mais dans son coude, me dit-il sur le ton ferme qui sied aux représentants de l’autorité.
– Tousser dans mon coude m’est impossible, Monsieur l’agent, lui répondis-je quelque peu interloqué. Je souffre d’arthrose. Mon épaule se bloque, la douleur est insupportable.
– Si vous souffrez d’arthrose, c’est que vous êtes vieux. Si vous êtes vieux, vous êtes hautement contaminable. Par conséquent vous êtes potentiellement contagieux. Vos papiers et votre attestation dérogatoire !
Penaud, le lui tendis mes papiers, dont il se saisit après avoir enfilé un masque et des gants.
– Sur votre attestation vous avez coché la case « achat de première nécessité ». Or je ne vois aucun caddie ni sac de course.
– J’ai seulement besoin d’une demi-livre de beurre.
– A votre âge, le beurre est mauvais pour la santé. Il bouche les artères et fatigue le foie. Vous n’en avez pas besoin. C’est pourquoi je me trouve dans l’obligation de vous verbaliser.
A ces mots, une sainte colère s’empara de moi.
– Monsieur l’agent !(Je criais presque). Je ne suis certes plus très jeune, mais je ne suis pas encore vieux. Quant à mes habitudes alimentaires, elles ne vous regardent pas.
– Détrompez-vous ! Les urgences sont pleines à craquer, les services de réanimation débordent. Prendre le risque de mobiliser un lit et du personnel hospitalier pour un plaisir gustatif est purement criminel. Ce n’est pas une mais deux contraventions que je vous dresse. La première pour non-respect de l’article 3 du décret du 23 mars 2020, la seconde pour résistance à un agent dans l’exercice de ses fonctions. Je vais par ailleurs m’assurer auprès de mes collègues que nous n’êtes pas échappé d’une maison de retraite. On ne sait jamais.
Mardi 4 Février 2025
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Un article du journal 20 minutes du 24/12/2024 abondamment repris rapporte que le Conseil d’État a débouté un enseignant qui a attaqué la circulaire ministérielle dite circulaire Blanquer qui proscrit l’écriture inclusive à l’école et oblige à enseigner la règle d’accord qui prescrit que « le masculin l’emporte sur le féminin ».
Cet enseignant aurait agi au nom de sa fille âgée de onze ans qui s’estimait lésée par ces instructions ministérielles. Il soutenait dans sa plainte que la circulaire en cause créait des conditions de travail défavorables aux femmes et aux « minorités de genre » parce qu’elles seraient régies par des textes maintenant des stéréotypes de genre dans la langue et priverait « les élèves appartenant aux minorités de genre de la possibilité de recevoir des outils langagiers pour se penser et se dire ».
« Des outils langagiers pour se penser et se dire » avec l’écriture inclusive ? Quand on constate le mal qu’on certains enfants pour apprendre l’orthographe et la grammaire sans parler de la difficulté pour certains jeunes ou adultes de lire couramment un texte, on se demande ce qu’enseigne cet enseignant, sûrement pas la grammaire et la lecture !
Il est possible que des écolières soient choquées lorsqu’elles découvrent cette règle en classe. C’est ainsi qu’une lectrice réagissant à un article qui la condamne écrit : « Le jour où la maîtresse nous a expliqué que "le masculin l'emporte", toutes les filles de ma classe se sont insurgées. On ne comprenait pas pourquoi cette règle existait. Pour nous, s'il y avait 20 filles dans une pièce et un seul garçon, il semblait logique de dire "elles"...! » (in Usbeck et Rica, 4 juillet 2017) Il suffisait de leur expliquer que c’est parce que le masculin joue ici le rôle du genre grammatical neutre qui n’existe plus en français ; qu’en outre le genre grammatical n’est pas le sexe biologique et doit en être distingué ; que ce masculin générique en ce qui nous concerne hommes et femmes renvoie à un absolu humain et non à un mâle sauf connotations contingentes qu’il faut rejeter. C’est sur ces points qu’il faut insister pour apaiser les esprits et arrêter les tentatives qui veulent de force réformer la langue.
Le genre grammatical doit être distingué du genre biologique ou du genre sociologique des « études de genre ».
Il relève de l'arbitraire de la langue, c’est à dire qu’il n’est pas motivé par des éléments extralinguistiques dont il serait le reflet dans celle-ci. C'est ainsi, par exemple, que les noms français, table, lune, étoile sont féminins tandis que leurs correspondants en Allemand, Tisch, Mond, Stern sont masculins, ce que l’on ne peut savoir que lorsqu’ils sont associés au singulier à leurs déterminants dans le groupe nominal (le, la par exemple en français ; der, die, das, en allemand). Comme l’écrivent les grammairiens de Port Royal « le genre masculin ou féminin dans un mot ne regarde pas proprement sa signification, mais le dit seulement de telle nature, qu’il doive se joindre à l’adjectif dans la terminaison masculine ou féminine.» (Antoine Arnaud& Claude Lancelot, Grammaire générale et raisonnée contenant les fondemens de l’art de parler, Paris, Pierre le Petit, 1660).
Même lorsqu’il s’agit de noms référant à des êtres animés et notamment des humains, le genre grammatical ne correspond pas toujours au sexe. Exemples :
(1)– Laetitia Casta est un mannequin célèbre.
Il est possible que des écolières soient choquées lorsqu’elles découvrent cette règle en classe. C’est ainsi qu’une lectrice réagissant à un article qui la condamne écrit : « Le jour où la maîtresse nous a expliqué que "le masculin l'emporte", toutes les filles de ma classe se sont insurgées. On ne comprenait pas pourquoi cette règle existait. Pour nous, s'il y avait 20 filles dans une pièce et un seul garçon, il semblait logique de dire "elles"...! » (in Usbeck et Rica, 4 juillet 2017) Il suffisait de leur expliquer que c’est parce que le masculin joue ici le rôle du genre grammatical neutre qui n’existe plus en français ; qu’en outre le genre grammatical n’est pas le sexe biologique et doit en être distingué ; que ce masculin générique en ce qui nous concerne hommes et femmes renvoie à un absolu humain et non à un mâle sauf connotations contingentes qu’il faut rejeter. C’est sur ces points qu’il faut insister pour apaiser les esprits et arrêter les tentatives qui veulent de force réformer la langue.
Le genre grammatical doit être distingué du genre biologique ou du genre sociologique des « études de genre ».
Il relève de l'arbitraire de la langue, c’est à dire qu’il n’est pas motivé par des éléments extralinguistiques dont il serait le reflet dans celle-ci. C'est ainsi, par exemple, que les noms français, table, lune, étoile sont féminins tandis que leurs correspondants en Allemand, Tisch, Mond, Stern sont masculins, ce que l’on ne peut savoir que lorsqu’ils sont associés au singulier à leurs déterminants dans le groupe nominal (le, la par exemple en français ; der, die, das, en allemand). Comme l’écrivent les grammairiens de Port Royal « le genre masculin ou féminin dans un mot ne regarde pas proprement sa signification, mais le dit seulement de telle nature, qu’il doive se joindre à l’adjectif dans la terminaison masculine ou féminine.» (Antoine Arnaud& Claude Lancelot, Grammaire générale et raisonnée contenant les fondemens de l’art de parler, Paris, Pierre le Petit, 1660).
Même lorsqu’il s’agit de noms référant à des êtres animés et notamment des humains, le genre grammatical ne correspond pas toujours au sexe. Exemples :
(1)– Laetitia Casta est un mannequin célèbre.
(2) – La sentinelle a été tuée, c’était une jeune recrue, il n’avait que 17 ans.
(3) – L’agent de liaison Annie X a été décoré pour sa bravoure.
(4) – Il y a encore très peu d’hommes qui choisissent le métier de sage-femme.
(5) – Un homme peut être un meurtrier et une femme une meurtrière mais si celle-ci a commis un meurtre avec préméditation c’est un assassin.
….
Jeudi 9 Janvier 2025
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Les mines sont des catastrophes environnementales.Tout ceux qui se disent protecteur de la nature et de l'environnement devraient le proclamer haut et fort et en tirer les conséquences quant à leur action.
Quand on sait ce qu’est une mine, la relance minière signifie catastrophe environnementale quelle que soit la façon dont on l’emballe avec des mots comme écologiquement responsable, environnement compatible, compensation, valorisation et remise en état des sites après exploitation (dans certains cas 30ans !), indispensable pour la transition énergétique, etc. Partout dans le monde, les gens l’ont bien compris et les futurs riverains d’un projet plus encore que les autres. Peut-être qu’il y a quantité de raisons de vouloir cette relance mais il ne peut y en avoir aucune de valable d’un point de vue environnemental. Une association qui prétend défendre l’environnement ne peut qu’être contre. C’est simple et c’est un critère : s’il y a tergiversation et non opposition ferme, c’est que l’association en question prend en compte d’autres problématiques dont en tant que telle, elle n’a pas à se soucier, des considérations économiques, sociales ou autres. Elle doit s’y opposer, la rejeter et combattre chaque projet partout où cette relance se concrétisait.
Ce n’est pas du tout la position des dirigeants de la fédération France Nature Environnement qui écrit « Sans être opposée à la relance minière, FNE demande que l’État réunisse les conditions sociales et environnementales indispensables pour qu’elle se déroule dans des circonstances acceptables tant pour le vivant que pour les humains. » Le beurre, l’argent du beurre et le reste ! Comment peut-on croire, ou plutôt faire croire qu’une relance minière puisse être acceptable pour la nature et le vivant ?
FNE a capitulé avant d’avoir combattu. Elle trahit tous ceux qui défendent leur cadre de vie, une nature proche, familière, qu’elle soit commune ou patrimoniale. À force de se vouloir respectable, de siéger dans diverses instances gouvernementales, ses cadres se sont notabilisés et ne sont plus capables que de lancer des combats d’arrière garde après avoir cédé sur l’essentiel et joué les importants en négociant sur l’accessoire ! De plus, en la circonstance, elle se retrouve piégée. Comment en effet soutenir une transition énergétique censée « décarboner » l’énergie au nom d’une prétendue « urgence climatique » et condamner cette relance minière qui en est la condition ?
Ce n’est pas du tout la position des dirigeants de la fédération France Nature Environnement qui écrit « Sans être opposée à la relance minière, FNE demande que l’État réunisse les conditions sociales et environnementales indispensables pour qu’elle se déroule dans des circonstances acceptables tant pour le vivant que pour les humains. » Le beurre, l’argent du beurre et le reste ! Comment peut-on croire, ou plutôt faire croire qu’une relance minière puisse être acceptable pour la nature et le vivant ?
FNE a capitulé avant d’avoir combattu. Elle trahit tous ceux qui défendent leur cadre de vie, une nature proche, familière, qu’elle soit commune ou patrimoniale. À force de se vouloir respectable, de siéger dans diverses instances gouvernementales, ses cadres se sont notabilisés et ne sont plus capables que de lancer des combats d’arrière garde après avoir cédé sur l’essentiel et joué les importants en négociant sur l’accessoire ! De plus, en la circonstance, elle se retrouve piégée. Comment en effet soutenir une transition énergétique censée « décarboner » l’énergie au nom d’une prétendue « urgence climatique » et condamner cette relance minière qui en est la condition ?
Jeudi 28 Novembre 2024
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Le nucléaire devait garantir l’indépendance énergétique de la France, qui aujourd’hui ne produit plus d’uranium. C’est quelque peu inquiétant lorsque l’on peut craindre des tension sur l’approvisionnement de ce minerai. Et Macron s’en est allé en Mongolie pour essayer d’obtenir un peu d’uranium pour faire marcher nos centrales ! Mais au moins la Mongolie cherche à se démocratiser et c’est moins dégradant que de devoir tenter de faire ami ami avec des dictateurs de pays qui ne nous veulent pas que du bien. Quelle belle réussite en matière d’indépendance énergétique que nous avons là….
« La diplomatie française en quête d’uranium », c’est le titre d’un article très intéressant paru sur le site « Le monde de l’énergie » qui expose les problèmes auxquels l’industrie nucléaire française pourrait être confrontée. En voici quelques extraits.
[Nuclear power was supposed to guarantee France's energy independence, but today the country no longer produces uranium. This is somewhat worrying when we can fear tensions over the supply of this mineral. And Macron has gone to Mongolia to try and get some uranium to run our power stations! But at least Mongolia is trying to democratise, and that's less degrading than trying to make friends with dictators from countries that don't mean us any favours. What a success story we have here in terms of energy independence.... "Pas de nucléaire sans uranium : « La diplomatie française en quête d’uranium » !" is the title of a very interesting article published on the "Le monde de l'énergie" website, which sets out the problems that the French nuclear industry could face. Here are a few extracts.]
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(…) Pas de nucléaire sans uranium. Une évidence qu’avait déjà en tête Emmanuel Macron quand, il y a un an et demi de cela, le président de la République s’est rendu… en Mongolie. Un déplacement officiel inédit pour un chef d’État français, à la mesure des enjeux nouveaux qui se dessinent dans la complexe géopolitique nucléaire mondiale.(…)
.(…) Si la Mongolie est si courtisée par Paris et les chancelleries occidentales, c’est aussi parce que ce pays, riche en métaux critiques et terres rares, tient une place de choix dans la « stratégie de diversification des approvisionnements européens afin de garantir notre souveraineté énergétique », commentait la présidence française à l’occasion du voyage d’Emmanuel Macron. Orano (ex-Areva), le groupe français spécialisé dans la valorisation et la transformation des matières nucléaires, a en effet signé, en octobre 2023, un accord en vue d’exploiter une mine d’uranium en Mongolie. Le projet, estimé à plus d’un milliard d’euros et co-développé par Orano et l’entreprise publique mongole MonAtomest, doit donner naissance à l’un des plus importants sites d’extraction d’uranium au monde.(…)
(…)Pourquoi la Mongolie aiguise-t-elle soudain les appétits des diplomates français ? La réponse est simple : la France ne produisant plus du tout d’uranium sur son territoire, notre pays est contraint, pour trouver les quelque 8 000 tonnes d’uranium nécessaires annuellement à ses cinquante-six réacteurs, d’acheter 100 % du précieux minerai à des fournisseurs étrangers. Au cours des dix dernières années, l’uranium naturel importé en France provenait ainsi essentiellement du Kazakhstan (27%), du Niger (20%) et de l’Ouzbékistan (19%). Autant de régions potentiellement instables, ou dont les autorités peuvent agir sous l’influence de puissances hostiles aux intérêts français et européens – comme la Russie, pour ne pas la nommer (…)
(…)Longtemps réputé morose, le marché de l’uranium a connu, au début de l’année 2024, une spectaculaire envolée, le prix de la livre dépassant, pour la première fois, le seuil symbolique des 100 dollars. Plusieurs facteurs expliquent ces tensions : le coup d’État au Niger, une junte militaire favorable au Kremlin ayant, en juillet 2023, pris le pouvoir à Niamey et chassé du pays les militaires, diplomates et industriels de l’ancienne puissance colonisatrice française ; la forte hausse de la demande chinoise et russe en uranium ; le maintien du contrôle partiel de Moscou sur les mines du Kazakhstan, qui fournissent 40 % de la production mondiale d’uranium ; le contrôle, par la Chine, des mines et réserves de Namibie ; et les ambitions chinoises et russes, toujours, sur les gisements de Tanzanie et du Botswana. (…)
(…) [La Mongolie a] récemment adopté, un « amendement à la loi sur les minéraux » [qui]pourrait conduire à l’expropriation partielle des actifs miniers mongols. Le projet de loi interdirait spécifiquement à toute entité de détenir plus de 34 % des actions d’une opération d’extraction de minerai « stratégique » ; de plus, tout bénéficiaire d’une licence d’exploitation minière se verrait dans l’obligation de s’acquitter d’une taxe de 30 % en cas de transfert de droits liés à ces mêmes gisements de minéraux. De quoi donner des sueurs froides aux industriels français sur place, notamment après les engagements annoncés.(…)
(…) Concrètement, ces changements obligeraient les entreprises minières opérant en Mongolie à partager leurs bénéfices avec l’État mongol – une forme d’expropriation dissimulée, donc. Parallèlement, la junte au pouvoir au Niger a annoncé, en juin dernier, avoir retiré à Orano le permis d’exploitation du gisement d’Imouraren, franchissant un nouveau palier dans l’envenimement de ses relations avec la France. Autant de signaux qui, sans poser de menace immédiate sur l’approvisionnement en uranium, n’en sont pas moins inquiétants. (…)
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Pour lire l’article in extenso sur le site du blog « Le monde de l’énergie », c’est ici
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(…) Pas de nucléaire sans uranium. Une évidence qu’avait déjà en tête Emmanuel Macron quand, il y a un an et demi de cela, le président de la République s’est rendu… en Mongolie. Un déplacement officiel inédit pour un chef d’État français, à la mesure des enjeux nouveaux qui se dessinent dans la complexe géopolitique nucléaire mondiale.(…)
.(…) Si la Mongolie est si courtisée par Paris et les chancelleries occidentales, c’est aussi parce que ce pays, riche en métaux critiques et terres rares, tient une place de choix dans la « stratégie de diversification des approvisionnements européens afin de garantir notre souveraineté énergétique », commentait la présidence française à l’occasion du voyage d’Emmanuel Macron. Orano (ex-Areva), le groupe français spécialisé dans la valorisation et la transformation des matières nucléaires, a en effet signé, en octobre 2023, un accord en vue d’exploiter une mine d’uranium en Mongolie. Le projet, estimé à plus d’un milliard d’euros et co-développé par Orano et l’entreprise publique mongole MonAtomest, doit donner naissance à l’un des plus importants sites d’extraction d’uranium au monde.(…)
(…)Pourquoi la Mongolie aiguise-t-elle soudain les appétits des diplomates français ? La réponse est simple : la France ne produisant plus du tout d’uranium sur son territoire, notre pays est contraint, pour trouver les quelque 8 000 tonnes d’uranium nécessaires annuellement à ses cinquante-six réacteurs, d’acheter 100 % du précieux minerai à des fournisseurs étrangers. Au cours des dix dernières années, l’uranium naturel importé en France provenait ainsi essentiellement du Kazakhstan (27%), du Niger (20%) et de l’Ouzbékistan (19%). Autant de régions potentiellement instables, ou dont les autorités peuvent agir sous l’influence de puissances hostiles aux intérêts français et européens – comme la Russie, pour ne pas la nommer (…)
(…)Longtemps réputé morose, le marché de l’uranium a connu, au début de l’année 2024, une spectaculaire envolée, le prix de la livre dépassant, pour la première fois, le seuil symbolique des 100 dollars. Plusieurs facteurs expliquent ces tensions : le coup d’État au Niger, une junte militaire favorable au Kremlin ayant, en juillet 2023, pris le pouvoir à Niamey et chassé du pays les militaires, diplomates et industriels de l’ancienne puissance colonisatrice française ; la forte hausse de la demande chinoise et russe en uranium ; le maintien du contrôle partiel de Moscou sur les mines du Kazakhstan, qui fournissent 40 % de la production mondiale d’uranium ; le contrôle, par la Chine, des mines et réserves de Namibie ; et les ambitions chinoises et russes, toujours, sur les gisements de Tanzanie et du Botswana. (…)
(…) [La Mongolie a] récemment adopté, un « amendement à la loi sur les minéraux » [qui]pourrait conduire à l’expropriation partielle des actifs miniers mongols. Le projet de loi interdirait spécifiquement à toute entité de détenir plus de 34 % des actions d’une opération d’extraction de minerai « stratégique » ; de plus, tout bénéficiaire d’une licence d’exploitation minière se verrait dans l’obligation de s’acquitter d’une taxe de 30 % en cas de transfert de droits liés à ces mêmes gisements de minéraux. De quoi donner des sueurs froides aux industriels français sur place, notamment après les engagements annoncés.(…)
(…) Concrètement, ces changements obligeraient les entreprises minières opérant en Mongolie à partager leurs bénéfices avec l’État mongol – une forme d’expropriation dissimulée, donc. Parallèlement, la junte au pouvoir au Niger a annoncé, en juin dernier, avoir retiré à Orano le permis d’exploitation du gisement d’Imouraren, franchissant un nouveau palier dans l’envenimement de ses relations avec la France. Autant de signaux qui, sans poser de menace immédiate sur l’approvisionnement en uranium, n’en sont pas moins inquiétants. (…)
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