Le collectif Jeudi-Noir a réquisitionné depuis le 27 décembre 2010 un bâtiment de 2500 m² dans le 8ème arrondissement de Paris. Une réquisition citoyenne d’un bâtiment vide depuis 2007, qui permet à vingt-cinq personnes mal ou non logées, d’avoir un répit et un toit. C’est aussi l’occasion pour Jeudi Noir d’alerter l’opinion publique et les politiques sur l’inexistence de politique en matière de logement dans notre pays.
Un huissier est venu constater l’habitation du lieu le lundi 3 janvier 2011.
À ce jour, le propriétaire des lieux n’ayant pas porté plainte, et tant qu’aucun jugement ne déclare les occupants dans l’illégalité, le collectif sans droit ni titre est chez lui, au 22 avenue Matignon et non expulsable.
Malgré cela, depuis le vendredi 7 janvier 2011, jour de l’officialisation du bâtiment, les habitants et soutiens qui y vivent actuellement subissent un blocus policier. Ce blocus, implanté par la préfecture et illégal et constitue une entrave, notamment à la liberté de circuler : les forces de l’ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. Cela se traduit aussi par l’interdiction de pouvoir faire entrer du matériel dans le bâtiment (chauffage, matelas, four, chaises). La préfecture essaie d’avoir « à l’usure » ce qu’elle ne peut obtenir légalement .
Le 12 janvier, suite à quelques échauffourées avec les gendarmes, le collectif a obtenu, avec le soutien d’élus de la République, l’entrée (via leur présence), de certains tabourets et lampes.
Chaque jour, la police exerce un contrôle d’identité illégal des soutiens et habitants, contrôle les sacs des habitants, jusqu’à parfois interdire l’entrée de nourriture dans l’habitation. C’est le règne de l’arbitraire.
Aujourd’hui en France, aucune loi, aucun article n’interdit l’entrée et sortie de matériel depuis la résidence d’un particulier. Ce blocus est hors-la-loi.
Signez et faite signer la pétition de soutien.
Pour y accéder cliquer sur la légende de la photographie.
Un huissier est venu constater l’habitation du lieu le lundi 3 janvier 2011.
À ce jour, le propriétaire des lieux n’ayant pas porté plainte, et tant qu’aucun jugement ne déclare les occupants dans l’illégalité, le collectif sans droit ni titre est chez lui, au 22 avenue Matignon et non expulsable.
Malgré cela, depuis le vendredi 7 janvier 2011, jour de l’officialisation du bâtiment, les habitants et soutiens qui y vivent actuellement subissent un blocus policier. Ce blocus, implanté par la préfecture et illégal et constitue une entrave, notamment à la liberté de circuler : les forces de l’ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. Cela se traduit aussi par l’interdiction de pouvoir faire entrer du matériel dans le bâtiment (chauffage, matelas, four, chaises). La préfecture essaie d’avoir « à l’usure » ce qu’elle ne peut obtenir légalement .
Le 12 janvier, suite à quelques échauffourées avec les gendarmes, le collectif a obtenu, avec le soutien d’élus de la République, l’entrée (via leur présence), de certains tabourets et lampes.
Chaque jour, la police exerce un contrôle d’identité illégal des soutiens et habitants, contrôle les sacs des habitants, jusqu’à parfois interdire l’entrée de nourriture dans l’habitation. C’est le règne de l’arbitraire.
Aujourd’hui en France, aucune loi, aucun article n’interdit l’entrée et sortie de matériel depuis la résidence d’un particulier. Ce blocus est hors-la-loi.
Signez et faite signer la pétition de soutien.
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