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 <title>Jean François DUMAS</title>
 <subtitle><![CDATA[Blog de Jean-François Dumas, Maire-adjoint écologiste de Fontenay-aux-Roses (groupe Les Verts), Conseiller communautaire délégué à l'environnement  à Sud de Seine. Ce blog est aussi consacré à l'écologie théorique, pratique et politique, à la défense de l'environnement, et à la protection de la nature ordinaire et sauvage. Avec Jean-Jacques Rousseau, être de ceux "qui ne veulent étudier la nature que pour trouver sans cesse de nouvelles raisons de l'aimer" et pour la protéger faut-il ajouter au XXI° siècle.]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-05T05:09:45+02:00</updated>
  <entry>
   <title>Un projet territorial de développement durable?</title>
   <updated>2010-09-04T18:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jfdumas.fr/Un-projet-territorial-de-developpement-durable_a53.html</id>
   <category term="La communauté d'agglomération Sud de Seine" />
   <published>2010-09-02T18:54:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-François  Dumas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il faudrait peut-être mieux parler de "décroissance soutenable" dès lors que les ressources s'épuisent, les écosystèmes se délabrent, la population mondiale continue de croître et que l'on assiste sans doute à la fin de la croissance économique, comprise comme croissance du PIB. Mais qui, aujourd'hui accepterait de construire, s'impliquer dans un projet territorial de décroissance soutenable? Cette notion divise, celle de développement durable fédère. Elle le peut  parce qu'elle est très floue et qu'il y a plusieurs façons de la comprendre. Ce qui conduit à un unanimisme apparent.      <div>
      <b>La fin d'une illusion</b>       <br />
              <br />
       Pour la plupart des politiques, certains écologistes exceptés, pour la majorité des centrales syndicales, le développement durable est une tentative pour obtenir une croissance qui ne porterait pas atteinte aux équilibres naturels, n'accroitrait ni la pression anthropique sur les systèmes naturels ni  l'utilisation  des ressources naturelles et serait économe en énergie. Il faut admettre aujourd'hui que cela est impossible à réaliser.  Il s'avère que la croissance du PIB est inséparable des atteintes à l'environnement et de l'accélération de la consommation des ressources naturelles de la planète. Parmi ceux qui furent les promoteurs de cette interprétation du concept de développement durable, certains commencent à le reconnaître.       <br />
        En France, c'est notamment le cas de Dominique Bourg. On se rapportera à l'entretien qu'il a accordé ce mois au journal <span style="font-style:italic">La décroissance</span> et à l'article qu'il signe dans les<span style="font-style:italic"> Études</span> du mois de juillet dont <span style="font-style:italic">La décroissance </span> cite des extraits et qui se termine ainsi : <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Finissons en avec la rhétorique des trois piliers et d'un équilibre aussi trompeur que mensonger entre les dimensions économiques, sociales et écologiques. &nbsp;<span class="dq_close">»</span> C'est à une conclusion semblable qu'est arrivé Nicolas Sarkozy qui n'hésiterait pas une seconde à sacrifier l'environnement sur l'autel d'une croissance définitivement aux abonnés absents ; d'où sa fameuse et scandaleuse formule <span class="dq_open">«</span>&nbsp;l'environnement, ça commence à bien faire&nbsp;<span class="dq_close">»</span>. Scandaleuse car elle fait bon marché tant  l'état catastrophique de nombreux écosystèmes que de l'épuisement général de la planète.        <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Une régression théorique</b>       <br />
              <br />
       D'un point de vue théorique, cette interprétation du développement durable, aujourd'hui dominante, est toujours apparue à beaucoup d'écologistes comme la meilleure façon de faire de cette notion une contradiction dans les termes. Ainsi interprété le concept de développement durable ne vaut pas mieux que celui de <span class="dq_open">«</span>&nbsp;carré rond&nbsp;<span class="dq_close">»</span>. De plus par rapport à la remise en cause de la notion de croissance qui était au cœur des textes fondateurs de la pensée écologiste, la notion de développement durable apparaît comme une régression et un leurre auquel se sont laissés prendre - ou ont voulu se laisser prendre - tous ceux qui considèrent que sans  la croissance du PIB, il n'y pas de salut mais qui  ne pouvaient plus ignorer ni les diagnostics du Club de Rome ni les conclusions des diverses études sur l'état des ressources naturelles, de la biodiversité, sur les pollutions et l'explosion démographique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Vers une société de la décroissance</b>       <br />
              <br />
       Gardons nous cependant de jeter le bébé avec l'eau du bain. Le développement durable a aussi des avantages d'un point de vue pratique. Sous sa bannière fédératrice, des avancées indéniables ont été réalisées notamment  par la mise en œuvre de politiques publiques au travers d'agendas 21, politiques publiques qui auraient été impensables dans les années 80. Après tout, Christophe Colomb est parti pour découvrir une nouvelle route pour se rendre aux Indes et il a découvert l'Amérique. C'est ainsi que la recherche d'un développement durable peut conduire à trouver une nouvelle prospérité sans croissance, dans la décroissance du PIB qui aujourd'hui semble inéluctable.       <br />
       D'un pur point de vue théorique et idéologique, il est certain qu'il faut mettre en avant les notions de décroissance, de transition, etc. Mais il faut aussi comprendre que ces notions ne sont pas pour l'instant fédératrices, qu'elles ne convainquent et ne sont porteuses d'espoir que pour un (très) petit nombre de gens exactement comme la notion de développement durable à ses débuts. Pourtant il y a urgence. S'efforcer de réaliser le programme d'un Agenda 21 bien conçu reste au niveau institutionnel un bon moyen - mais pas le seul - de préparer la transition vers une société de la décroissance. C'est pourquoi il me semble important de s'y employer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les hommes malades du pétrole</title>
   <updated>2010-06-26T19:41:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jfdumas.fr/Les-hommes-malades-du-petrole_a52.html</id>
   <category term="Nature - environnement" />
   <published>2010-06-26T19:30:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-François  Dumas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      À (presque) tous les journaux télévisés, on s'apitoie sur les oiseaux mazoutés à mort, on déplore le désastre écologique que provoque la marée noire de Louisiane. On voue aux gémonies BP. Mais si l'on extrait du pétrole en eau profonde dans des conditions de plus en plus difficiles, donc risquées, c'est pour tenter de satisfaire l'inextinguible soif de voitures de plus en plus nombreuses : une, puis deux, puis trois par famille ; bientôt une par personne...Et c'est sans compter les milliards de clients potentiels en Chine et en Inde auxquels les constructeurs automobiles s'efforcent de donner envie de posséder une voiture particulière. Ne parlons même pas des voitures de formule 1 (40 litres /100km), des avions pour le fret (des roses, des fraises et des haricots verts en hiver) et pour les touristes qui veulent aller toujours plus loin, plus vite et plus souvent.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En Louisiane, pour satisfaire les besoins des plateformes de forage, il était prévu d'élargir un port d'une surface équivalente à 19 terrains de foot prise sur le bayou, ce bayou sur lequel on verse aujourd'hui tant de larmes de crocodile. Hormis les écologistes et les naturalistes, qui défendait alors ce «  précieux écosystème »? Personne!       <br />
       Il ne s'agit pas d'absoudre la compagnie pétrolière ou ses sous-traitants qui portent sans aucun doute une lourde responsabilité. Il s'agit de constater qu'il est plus facile de crier haro sur la BP que de remettre en cause nos modes de produire, consommer et se déplacer. Pourtant cela sera bientôt indispensable, bon gré mal gré, lorsque même en haute mer et en eau profonde les gisements pétroliers seront devenus trop rares, que le pétrole sera donc trop cher.       <br />
              <br />
       Nb: Ce texte est à paraître comme tribune libre du Groupe <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Les Verts et apparentés &nbsp;<span class="dq_close">»</span> dans le magazine municipal de juillet 2010 de  Fontenay-aux-Roses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jfdumas.fr/Les-hommes-malades-du-petrole_a52.html" />
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  <entry>
   <title>SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?</title>
   <updated>2010-06-26T19:29:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jfdumas.fr/SDRIF-une-victoire-a-la-Pyrrhus_a51.html</id>
   <category term="Au quotidien" />
   <photo:imgsrc>http://www.jfdumas.fr/photo/imagette-2176628-3033689.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-19T18:29:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-François  Dumas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le gouvernement a enfin transmis pour approbation au Conseil d'État le Schéma d'Aménagement de l'Île de France (SDRIF) voté en 2008 par le Conseil Régional. Sans un décret d'approbation de cette instance, ce Sdrif ne pouvait avoir force de loi et l'ancien Sdrif de 1994 restait en vigueur.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jfdumas.fr/photo/2176628-3033689.jpg" alt="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" title="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" />
     </div>
     <div>
      Le Sdrif définit le devenir de la région, de son urbanisme, de ses infrastructures pour les vingt années futures. Son élaboration a été pilotée par Mireille Ferri, l'une des vice-présidente Verte lors de la mandature précédente. Le Groupe des élus Verts du Conseil Régional l'a présenté comme constitutif de la Région île de France comme une éco‑région. N. Sarkozi, suivant l'avis de son secrétaire d'État au Développement de la région-capitale, avait bloqué le processus. C'est au cours d'un déjeuner réunissant Christian Blanc, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë autour du Président de la République à l'Élysée que ce dernier a annoncé la fin du blocage du processus de validation du Sdrif. Les anciens élus Verts du Conseil Régional et les nouveaux se sont aussitôt réjouis. Ne l'ont-il pas fait un peu vite?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jfdumas.fr/photo/2176628-3033692.jpg" alt="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" title="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" />
     </div>
     <div>
      Le Sdrif définit le devenir de la région, de son urbanisme, de ses infrastructures pour les vingt années futures. Son élaboration a été pilotée par Mireille Ferri, l'une des vice-présidente Verte lors de la mandature précédente. Le Groupe des élus Verts du Conseil Régional l'a présenté comme constitutif de la Région île de France comme une éco‑région. N. Sarkozi, suivant l'avis de son secrétaire d'État au Développement de la région-capitale, avait bloqué le processus. C'est au cours d'un déjeuner réunissant Christian Blanc, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë autour du Président de la République à l'Élysée que ce dernier a annoncé la fin du blocage du processus de validation du Sdrif. Les anciens élus Verts du Conseil Régional et les nouveaux se sont aussitôt réjouis. Ne l'ont-il pas fait un peu vite?       <br />
              <br />
       <b>Aveuglement à gauche?       <br />
       </b>       <br />
       Ils ne seraient pas les seuls. Ainsi, il est assez étonnant d'entendre Jean-Paul Huchon, le président PS de la région, décerner au Président de la République un brevet de démocrate ! « Le souci du chef de l'État est vraiment de faire preuve de partenariat constant avec les élus, tirant les leçons de la période électorale ». Le cabinet de Bertrand Delanoë enfonce le clou : « Cette rencontre a été l'occasion de repartir sur une méthode de travail plus respectueuse, plus coopérative ». Mais à quoi bon changer de méthode si le résultat est le même?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.jfdumas.fr/photo/2176628-3033695.jpg" alt="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" title="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" />
     </div>
     <div>
      <b>Le journal Le Parisen est plus clairvoyant...       <br />
       </b>       <br />
       L'article qui relate la rencontre de Huchon, Delanoë, Blanc, Sarkozy est intitulé « L'Élysée reprend en main le Grand Paris ». Le journaliste précise: « Nicolas Sarkozy veut déminer le terrain pour le projet de Christian Blanc : la construction d'ici 2023 d'un super métro automatique de 130 km reliant 9 pôles de développement économique, où l'ancien PDG d'Air France espère créer 800000 emplois en quinze ans et générer la croissance nécessaire pour maintenir la compétitivité mondiale de l'Île de France. » Un projet donc radicalement antinomique avec une vision écologiste du devenir de la région. Le Parisien remarque que ce projet suppose l'aide des élus locaux et notamment leur participation financière... D'où le changement de méthode qui semble tant plaire à Delanoë.        <br />
       Il faut rappeler que les partis de gauche et les écologistes ont été unanimes à critiquer ce projet pour businessmans qui fait fi des besoins quotidiens des habitants et de la nécessaire remise à niveau des transports existants. Mais les élections sont passées. Sarkozy, Blanc, Huchon, Delanoë partagent au fond la même vision productiviste de l'Île de France. Il leur arrive de l'habiller avec les oripeaux du développement durable mais pour eux, ce développement durable n'est qu'un nouveau moyen pour aboutir au même résultat. En l'occurrence augmenter l'attractivité de l'Île de France tout en continuant à y entasser de plus en plus de de gens et d'y concentrer de plus en plus d'activités. Huchon et Delanoë devraient être obligés de se montrer plus réservés dans ce projet de croissance à tout crin de la Région‑capitale  à cause des alliances électorales qu'ils sont obligés de passer avec les écologistes. Mais doivent-ils vraiment les craindre? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jfdumas.fr/photo/2176628-3033697.jpg" alt="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" title="SDRIF : une victoire à la Pyrrhus?" />
     </div>
     <div>
      <b>Un communiqué de presse atterrant d'Alain Amedro, Vice-Président (Vert/EE) à l'aménagement du territoire       <br />
       </b>       <br />
       Jean-Paul Huchon n'aura sans doute rien de bien grave à redouter des nouveaux conseillers régionaux Verts / EE si l'on en juge par ce calamiteux communiqué où Alain Amedro emboite gaillardement le pas à ses grands frères PS : « Après le temps de l'opposition, de la polémique et de la controverse, orchestré par Christian Blanc, il est temps aujourd'hui de passer à l'action. Les débats animés et parfois violents entre projets de transports, entre le Grand Métro et Arc Express doivent désormais laisser la place à un travail concerté entre l'État, le conseil Régional et toutes les collectivités franciliennes pour enrichir ensemble le projet de l'Île de France 2030 » Voici bien de la langue de bois (vert).  Bien sûr, une telle collaboration serait idéale mais pas à n'importe quel prix... Travailler ensemble peut-être, mais sur quel projet? Pourra-ton financer à la fois les deux projets de transport en commun? Faut-il désormais admettre le « Grand Métro » et l'aménagement du territoire qui va avec : suppression des terres agricoles de périphérie et l'agriculture de proximité, accentuation de la concentration au dépend des autres régions et des déséquilibres dans la région.  Voilà des questions qu'il ne faut pas poser parce que  « La transmission par l'état du projet de Sdrif adopté par le Conseil régional en septembre 2008 constitue une reconnaissance de la qualité de la vision et des propositions régionales pour répondre à la triple crise environnementale, économique et sociale » dixit Amedro qui ne craint pas l'exagération et prend ses désirs pour des réalités ou du moins fait semblant.  Prépare-t-il ainsi une capitulation en rase campagne avant d'avoir combattu se réservant ainsi un mandat pépère?        <br />
       Enfin, cerise sur le gâteau, selon ce communiqué, il faudrait « accentuer l'effort de construction face à la crise du logement » mais tant que l'on ne stoppera pas la concentration des activités, emplois, etc. sur Paris et la petite couronne, construire ne sera que cautère sur une jambe de bois, pire une fuite en avant irresponsable qui en aggravant l'entassement ne fera qu'aggraver les maux dont souffre la région-capitale et les déséquilibres territoriaux internes et externes à la Région.        <br />
              <br />
       Se féliciter de la fin du blocage du Sdrif par le Président de la République est une chose, ce n'est pas pour autant qu'il faut croire à un avenir en vert de la Région surtout  lorsqu'un Vice-Président Verts ne le voit plus qu'en rose.        <br />
              <br />
       ( Les photographies illustrant cet article sont des vues du plateau de Saclay  qu'il faudrait sacrifier sur l'autel du Grand Paris)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jfdumas.fr/SDRIF-une-victoire-a-la-Pyrrhus_a51.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Eolien industriel : il n'en vaut pas la chandelle</title>
   <updated>2010-06-16T12:25:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jfdumas.fr/Eolien-industriel-il-n-en-vaut-pas-la-chandelle_a50.html</id>
   <category term="Nature - environnement" />
   <published>2010-06-16T12:09:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-François  Dumas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Enfin, les écologistes commencent à s'interroger sur la pertinence et l'efficacité de l'énergie éolienne et notamment de l'éolien industriel terrestre. Il ne faut en effet pas tout mélanger : l'éolienne que l'on bricole dans son jardin et l'éolienne gigantesque que l'on voit pousser ça et là dans le paysage. Ce sont elles qui sont en cause. Une mise au point à leur sujet est utile au moment où s'ouvre à Paris le salon des énergies renouvelables     <div>
      Bien sûr, il y a eu parmi les écologistes, des précurseurs, des sceptiques et des opposants de première heure à ces machines, y compris parmi les Verts mais jusqu'à présent la plupart d'entre eux étaient peu enclins à reconnaître que les parcs éoliens gâchaient les paysages, généraient de graves nuisances. Dans certaines régions il y a même eu des élus verts pour tenter de faire voter des motions visant à une déréglementation maximale pour l'installation d'aérogénérateurs. Cette étrange réticence à reconnaître les atteintes à l'environnement et à la santé des riverains contraste étrangement avec l'empressement des mêmes personnes à dénoncer  - à juste titre -  les méfaits des téléphones portables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      À l'issue d'une grande enquête de terrain parue dans son supplément du 28 novembre 2009 <span style="font-style:italic">Le Monde</span> estimait que l'éolien industriel s'avérait être une nuisance dangereuse pour les riverains de ces engins.        <br />
       Dans le dernier numéro de la revue <span style="font-style:italic">L'écologiste</span>, dans un article en forme de QCM Thierry Jaccaud, son rédacteur en chef,  nous invite à tester nos connaissances sur cet éolien industriel terrestre et à faire le point sur ce dossier. <span style="font-style:italic">L'écologiste</span> ne peut être taxer de tiédeur écologique et son rédacteur en chef pas d'avantage. La ligne éditoriale de cette revue est une forme d'écologie radicale. Pourtant son verdict est sans appel : « L'éolien industriel terrestre ne permet pas de contribuer significativement à la sortie du nucléaire et il est une des solutions les plus coûteuses pour éviter les émissions de CO2. Là où il est contesté par la population locale ou les riverains, dans la mesure où il ne présente donc aucun  avantage  majeur pour la collectivité, il apparaît alors impossible de justifier les inconvénients imposés à certains habitants et à l'environnement en général » <span style="font-style:italic">L'écologiste</span>, n° 3 , volume 11, N°1, printemps 2010, p. 54.       <br />
       Il est temps que les écologistes, surtout ceux qui sont partisants de cette forme d'éolien,  lisent cet article, fassent l'execice de QCM proposé avant que la France ne soit totalement défigurée avec leur bénédiction. S'ils ne changent pas d'avis, de deux choses l'une, où ils ont des intérêts dans l'éolien industriel ou ce sont des ânes, car, comme je me plais à le répéter, seuls les ânes ne changent pas d'avis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jfdumas.fr/Eolien-industriel-il-n-en-vaut-pas-la-chandelle_a50.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Exposition universelle de Shanghai :Cocorico ! Et tant pis pour les oies et les canards!</title>
   <updated>2010-06-14T16:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jfdumas.fr/Exposition-universelle-de-Shanghai-Cocorico-!-Et-tant-pis-pour-les-oies-et-les-canards!_a49.html</id>
   <category term="Au quotidien" />
   <published>2010-06-14T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-François  Dumas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Centrales nucléaires, bagnoles et maintenant foie gras, c'est avec ce que notre culture a inventé de plus pernicieux que la France tente de séduire la Chine. Voici la façon dont la France conçoit l'occidentalisation du monde.
     <div>
      À l'exposition universelle de Shanghai le pavillon français serait de loin le plus visité. Les Chinois viendraient y chercher des « nourritures spirituelles », par exemple la contemplation de tableaux de Claude Monet mais aussi des nourritures bien plus terrestres. Ce qui fait le succès du pavillon français, c'est l'occasion pour un Chinois de goûter à la cuisine française. On lui propose à cette occasion du foie gras poêlé. Il adore, paraît-il. Mais lui a-t-on expliqué ce que ce foie gras qu'il déguste implique de traitements cruels pour les oies ou les canards?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lui a-t-on dit qu'ils sont  gavés de nourritures un entonnoir dans la gorge, rendus malades, impotents, confinés dans le noir en attente d'être sacrifiés sur l'autel de la gourmandise et du snobisme de ceux qui se croient des gourmets raffinés mais ne sont que des barbares égoïstes insensibles et trop bien nourris? Les Chinois regarderaient peut-être la cuisine française d'un autre œil...        <br />
       Imagine-t-on le nombre d'oies et de canards qu'il faudrait torturer si par malheur on donnait aux Chinois le goût de cette spécialité honteusement française? Nous, qui nous targuons de cuisine, je crois qu'il serait bon que nous prenions conscience qu'il « est indigne d'un homme de chercher délibérément à flatter son appétit. Le meilleur condiment pour n'importe quelle nourriture est la faim, pure et simple sans laquelle nous  ne serions pas excusable de manger. » Grey Owl : Tales of an empty cabin, trad. fr. Jeanne Roche-Mazon : Récits de la cabane abandonnée, p. 173, Boivin, Paris 1951. Entendons-nous, il ne s'agit pas de dénigrer la bonne cuisine. Simplement, pour paraphraser une publicité en vogue, il n'est pas nécessaire de torturer des animaux pour bien manger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jfdumas.fr/Exposition-universelle-de-Shanghai-Cocorico-!-Et-tant-pis-pour-les-oies-et-les-canards!_a49.html" />
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