Dimanche sur le site du barrage de Sivens, le Collectif du Testet et l’association APIFERA Tarn avaient prévu d’organiser l’AG de la coordination des opposants au barrage et diverses animations : conférence sur le fonctionnement et le rôle des zones humides suivi de visites du site « à la carte » avec au choix, une ornithologue pour observer les oiseaux du site, un technicien eau pour connaître le fonctionnement, la biologie et faune aquatique du ruisseau le Tescou, un naturaliste pour connaître les habitats, la faune et la flore.
Rien de tout cela n’a pu avoir lieu, des commandos pro-barrage bloquant l’accès au site sous l’œil bien veillant des gendarmes.


Sivens : Pro-barrages et gendarmes, même combat?
Comme on peut en juger par le communiqué ci-dessous, les gendarmes ont eu un comportement pour le moins étrange et on aimerait bien connaître quelles étaient les instructions que leur avait données le préfet.
Visite des lieux d’un huissier, propos ambigus du président du Conseil général et maintenant comportement fluctuant des forces de l’ordre : la lutte à Sivens n’est pas terminée !

Pro-barrages et gendarmes, même combat?
(Communiqué des Citoyens participants à la coordination des opposants au barrage de Sivens, du Parti de Gauche Tarn, du NPA 81)

«Les tensions autour du barrage de Sivens prennent un tour de plus en plus aberrant. Chaque jour, dans les media, les opposants au barrage sont insultés et diffamés. Dans le même temps, les manifestations et les violences des pro-barrages se resserrent autour du site, comme ce cortège menaçant en provenance de Montauban, le 19 janvier.

«Aujourd’hui, dimanche 1er février, les animations prévues à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides ont été empêchées par les pro-barrages et les gendarmes, qui ont barré tous les accès à la zone humide de Sivens.

«Une réunion de coordination de citoyens, opposés à la construction d’un barrage sur le site de Sivens, n’a pu avoir lieu en raison de ces obstructions. Plusieurs personnes ont été injuriées et molestées, en présence des forces de l’ordre qui ne sont pas intervenues. Les opposants au barrage ont choisi de s’éloigner et de se réunir chez un particulier, à Gaillac. Des pro-barrage les ont filés. En treillis, brassard au bras, ils ont agressé trois anti-barrages au bas de l’immeuble où se tenait la réunion. L’un des agresseurs a alors appelé les gendarmes, lesquels sont arrivés sur le champ, et a prétendu avoir été menacé par un individu qui serait entré dans l’immeuble.

«Cinq gendarmes en tenue de combat ont alors voulu investir l’appartement où se tenait la réunion. Devant le refus de la propriétaire des lieux de les laisser entrer, et après avoir filmé, photographié et menacé de taser une des personnes venues sur le palier pour s’informer, ils ont finalement quitté les lieux.

«Les opposants agressés dans la rue ont enfin pu rejoindre la réunion et informer les participants des dommages causés à leurs véhicules (4pneus crevés pour l’un, pare-brise et vitre latérale explosés pour l’autre).Ils se sont ensuite rendus, accompagnés de leurs camarades, à la gendarmerie de Gaillac pour y déposer plainte.

«Les signataires, participants à la coordination des opposants au barrage de Sivens, empêchés de circuler et de se réunir, agressés, menacés, traités en délinquants, dénoncent ce système de deux poids deux mesures, bienveillant pour les uns, implacable pour les autres, et appellent tous les citoyens attachés à la liberté à protester contre ces dérives intolérables dans un état de droit.
«Soyons nombreux à nous insurger contre la montée de l’inadmissible!»

Dernières nouvelles

Du côté des « élus » cela a toujours été « le bal des faux-cul » à tous les niveaux, des fausses rumeurs colportées par le maire de Lisle-sur-Tarn aux contorsions de Ségolène Royal, en passant tant par les instructions aux gendarmes de Cazeneuve et du préfet que par les grenouillages de Carcenac qui ne s’est jamais résigné à l’abandon du projet de barrage!
Aux dernières nouvelles, il semblerait que le Conseil général veuille faire procéder à l’expulsion de la ZAD ou du moins tenterait de le faire.
Il n’y a pas de mots pour qualifier l’attitude de Thierry Carcenac (PS) bien pire que bornée lorsque l’on pense à la mort du jeune militant Rémi Fraisse ! Vraiment les mots manquent !
L’individu, lui, ne manque pas de culot lorsqu’il justifie cette expulsion par la « libre circulation » sur la zone. Si l’on en juge par ce qui s’est passé dimanche, si « la libre circulation » a été malmenée dans les environs de la ZAD, ce n’est pas par les zadistes mais par des commandos pro-barrage issus de « la filière agricole » pour reprendre l’expression du journal Le Monde. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les Zadistes, eux, n’ont jamais entravé cette circulation.
Si Carcenac souhaite l’épreuve de force, ce n’est peut-être pas le cas de ses collègues du gouvernement ! En tout cas l’heure est à la mobilisation, chacun selon ses moyens et ses possibilités ! Branle-bas de combat !


Lundi 2 Février 2015 Commentaires (0)
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