Le dossier de Notre-Dame-des-Landes a été examiné le 20 mars au Parlement européen par la commission des Pétitions du PE qui a auditionné les représentants des différents collectifs et associations mobilisés autour du projet d’aéroport du Grand Ouest en présence de la Commission européenne. Invité à présenter ses arguments, le gouvernement français n’ont pas daigné envoyer de représentants. L'ACIPA et le CéDpa (Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et tous les opposants à l’aéroport peuvent se réjouir des conclusions de la commission des pétitions.


Notre-Dame-des-Landes: la France dans le viseur du Parlement européen
A la sortie de l’audition, Sandrine Bélier, députée européenne EE/LV, membre de la Commission des Pétitions a déclaré : « Cette audition a permis de rendre publics les doutes sérieux qu’émettent actuellement les parlementaires européens et la Commission européenne sur la compatibilité du projet avec de nombreuses directives européennes. Les débats ont clairement démontré que l’Etat français ne peut continuer dans cette voie au risque de méconnaître manifestement et volontairement le droit européen qu’il a pourtant transposé en droit français. Nous attendons donc la réponse de la France mi-avril pour réexaminer le dossier et décider d’envoyer une commission d’enquête parlementaire sur le terrain. Le Parlement européen, en conclusion de cette audition, par la voix de la Présidente de la Commission des pétitions, a affirmé que nous ne laisserons pas le gouvernement multiplier des demandes de délais afin de gagner du temps et créer une situation d’irréversibilité»
L’eurodéputée a constaté que « Le débat n’est plus franco-français, il est maintenant très officiellement européen!»

Ce qui ne va pas manquer de déplaire à Messieurs Hollande, Ayrault, Auxiette (Président du Conseil régional des Pays de la Loire) et compagnie. Sandrine Bélier qui a défendu devant la commission le dossier des pétitionnaires s’est félicité que « pour une fois que nous pouvons agir en amont d’un projet destructeur, les parlementaires européens seront à la hauteur de leur responsabilité. Ils ont décidé d’adresser aux citoyens français et au gouvernement un message clair et fort : nous ne sommes pas déconnectés de nos territoires et nous n’accepterons pas un projet contraire aux valeurs et aux textes que cette assemblée a voté et défend. Les citoyens français ont le droit d’être protégés par le droit européen et nous y veillerons.»
Certes mais il vaut mieux rester mobilisé sur le terrain. Comme me déclarent l’ACIPA et le CéDpa « Nous espérons évidemment que le gouvernement saura raison garder et ne tentera pas de passer en force sur le terrain, malgré les conseils fort mal avisés de certains responsables politiques locaux. Car notre détermination est totale pour empêcher l'irréversible. » Une grande chaîne humaine le 11 Mai aura lieu sur le site.
Notre-Dame-des-Landes: la France dans le viseur du Parlement européen

  • Texte de l'intervention ACIPA/CéDpa devant la commission des pétitions le 20 mars 2013
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  • L’intervention de Sandrine Bélier
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Dimanche 24 Mars 2013 Commentaires (0)
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