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La communauté d'agglomération Sud de Seine

Il faudrait peut-être mieux parler de "décroissance soutenable" dès lors que les ressources s'épuisent, les écosystèmes se délabrent, la population mondiale continue de croître et que l'on assiste sans doute à la fin de la croissance économique, comprise comme croissance du PIB. Mais qui, aujourd'hui accepterait de construire, s'impliquer dans un projet territorial de décroissance soutenable? Cette notion divise, celle de développement durable fédère. Elle le peut parce qu'elle est très floue et qu'il y a plusieurs façons de la comprendre. Ce qui conduit à un unanimisme apparent.


La fin d'une illusion

Pour la plupart des politiques, certains écologistes exceptés, pour la majorité des centrales syndicales, le développement durable est une tentative pour obtenir une croissance qui ne porterait pas atteinte aux équilibres naturels, n'accroitrait ni la pression anthropique sur les systèmes naturels ni l'utilisation des ressources naturelles et serait économe en énergie. Il faut admettre aujourd'hui que cela est impossible à réaliser. Il s'avère que la croissance du PIB est inséparable des atteintes à l'environnement et de l'accélération de la consommation des ressources naturelles de la planète. Parmi ceux qui furent les promoteurs de cette interprétation du concept de développement durable, certains commencent à le reconnaître.
En France, c'est notamment le cas de Dominique Bourg. On se rapportera à l'entretien qu'il a accordé ce mois au journal La décroissance et à l'article qu'il signe dans les Études du mois de juillet dont La décroissance cite des extraits et qui se termine ainsi : « Finissons en avec la rhétorique des trois piliers et d'un équilibre aussi trompeur que mensonger entre les dimensions économiques, sociales et écologiques.  » C'est à une conclusion semblable qu'est arrivé Nicolas Sarkozy qui n'hésiterait pas une seconde à sacrifier l'environnement sur l'autel d'une croissance définitivement aux abonnés absents ; d'où sa fameuse et scandaleuse formule « l'environnement, ça commence à bien faire ». Scandaleuse car elle fait bon marché tant l'état catastrophique de nombreux écosystèmes que de l'épuisement général de la planète.


Jeudi 2 Septembre 2010 Commentaires (0)

Beaucoup de documents concernant ce projet territorial de développement durable sont en ligne sur le site de Sud de Seine. www.suddeseine.fr.
Pour mettre en perspective cette réalisation et ces documents, voici un extrait de mon intervention de présentation du projet.


Ayant présidé puis coprésidé le comité de pilotage du Projet territorial de développement durable, je voudrais noter qu’il est presque terminé, il faut ajuster quelques points techniques, préciser les fiches d’actions, formuler des indices pour obtenir un tableau de bord applicable. Mais avant tout, je voudrais remercier à nouveau les habitants qui se sont impliqués soit dans les forums, soit dans la rédaction des fiches d’actions, très bien faites. Mes remerciements vont également au Conseil de développement durable, à son Président, M. HANNOTIAUX, aux membres du Comité de pilotageassidus, aux élus de ce Comité, aux services et particulièrement à notre Directeur général fidèle à toutes nos réunions qui nous a assistés par ses conseils éclairés, notre chargée de mission, Audrey-Luce JEROME qui a pris la relève au pied levé et avec compétence. Elle n’a pas ménagé ses efforts, ce qui nous a permis de tenir les délais.
Ce projet territorial de développement durable est (enfin) terminé, son élaboration a été longue, notamment la phase diagnostique puisqu’il a fallu changer de bureau d’études ; puis nous avons dû interrompre la consultation pendant la période électorale ; ensuite notre volonté de mener un réel travail participatif, une véritable co-élaboration avec les services, les élus, le Conseil de développement durable, les habitants exige du temps. Ce soir, nous vous soumettons donc le résultat d’un travail collectif. Naturellement, le bureau d’études a rédigé le texte, mais les véritables auteurs, concepteurs sont tousceux que je viens d’énumérer.
Par ailleurs, l’entreprise était originale dès le départ. Il s’agit de réunir dans un seul document le Projet de territoire et un Agenda 21. Cette démarche visait à concrétiser un principe fondateur de notre Communauté d’agglomération : une éco-communauté. (...)
Certaines actions sont déjà lancées, d’autres sont nouvelles. L’intérêt est de construire un ensemble cohérent (en effet, on n’a pas attendu le Projet de développement durable pour commencer à travailler), susceptible d’être suivi et évalué à partir des indices des fiches d’actions.
L’ensemble fait l’objet d’un programme tri-annuel de réalisation et d’un chiffrage. Les actions prévues en 2010, y compris les actions nouvelles, sont financées ; il ne s’agira donc pas de simple affichage. Nous avons d’ailleurs anticipé la réalisation de ce projet, en mettant déjà en œuvre le bilan carbone. Bref, une page commencée en 2006 se tourne ; une autre s’ouvre, notre projet me semble bon, il s’agit dele réaliser : nous sommes enfin dans le concret.
Vendredi 9 Avril 2010 Commentaires (0)

La communauté d'agglomération Sud de Seine

Puisque la question semble intéresser, voici le texte de ma deuxième intervention lors du Conseil communautaire du 17 septembre 2009 qui motive notre vote concernant l'adhédison au syndicat Autolib.


Pour une fois, je serai d’accord avec vous. Je n’ai pas une vision aussi idyllique que celle de Pascal BUCHET. Je suis un peu perplexe et je ne comprends pas pourquoi nous avons ce soir une nouvelle délibération. Lors du dernier conseil communautaire, nous avons déjà voté une délibération précisant que nous allions adhérer conditionnellement à Autolib’ ; la condition était le changement de l’article 15 des statuts afin qu’il soit clair que nous ne supporterions pas un déficit d’exploitation. Si cette condition avait été satisfaite, une nouvelle délibération n’était pas nécessaire. Pour quoi cette nouvelle délibération ? Parce que la condition n’a pas été satisfaite. Il faut distinguer une promesse et une réalisation, un acte effectif et la promesse de le faire. Lorsque vous parlez d’une assemblée d’élus qui représentent des communes et des agglomérations, vous imaginez bien que tout le monde va être d’accord pour ne pas contribuer au déficit. Vous dites que cela va figurer dans des clauses, mais nous ne les connaissons pas, personne ne les a vues. D’ailleurs c’est sur des clauses de ce type qu’il existe des conflits entre le délégataire et Velib’. Nous n’avons donc aucune garantie. En nous re-proposant cette délibération, on veut nous forcer à adhérer. En revanche, on voit à la lecture des documents, que la plupart des communes et des agglomérations sont prudentes, elles ont pris 20% de stations. Mais si on prend le minimum, le maillage est insuffisant. Paris a donc déclaré qu’il allait installer les stations gratuitement, pas tout à fait gratuitement cependant car la Région ne s’est pas encore prononcée sur la subvention et les collectivités devront restituer les droits de voirie, dont on ne sait pas comment ils sont calculés, ils sont variables d’une commune à l’autre... Nous n’avons donc pas de nouveau plan de financement, nous ne savons pas quel sera le manque à gagner, nous sommes dans l’inconnu sur le plan financier.
Dimanche 7 Mars 2010 Commentaires (0)

Malgré l'opposition du groupe Les Verts, le Conseil Communautaire de Sud de Seine a décidé d'adhérer à Autolib. Ce dispositif est pourtant une fausse bonne idée.
Voici la transcription de mon intervention dans laquelle les raison de mon groupe.


Nous avons pour la « petite reine » les yeux de Chimène. Ce n’est pas pour autant que l’on jette les voitures aux gémonies. Je ne vais pas me placer de ce point de vue pour critiquer AUTOLIB, mais d’un point de vue technique.
Mercredi 10 Février 2010 Commentaires (1)