« Si des centrales sont construites au Japon en zone sismique, il n'y a pas de raison de ne pas en construire en Inde. » déclarait un responsable d'AREVA l'an dernier alors que sa société sur injonction d'un Sarkosy totalement irresponsable avait réussi à fourger deux réacteurs à construire dans la région de Jaïtapur qui a subi en 1993 un séisme de 6,3 sur l'échelle de Richter et dont on sait qu'elle pourrait être touchée par des tremblements de terre allant jusqu'à 7 sur cette échelle.


Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?

Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?
On remarquera que les forces de l'ordre sont bien équipées, ce qui n'est pas le cas des malheureux civils.

Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?
L'INDE?
La carte ci-contre montre les zones à risque sismique en Inde. Plus la couleur rouge est foncée et plus les risques sont élevés.
A la question « Réacteur nucléaire à Ratnagiri (Inde) : Etant donné que le site se trouve dans une zone soumise à des tremblements de terre, quelles précautions doivent-être prises pour réduire au minimum les dommages en cas de séismes ? », Bertrand Barré répondait : « En ce qui concerne AREVA et le récent accord cadre signé : nous fournissons l'ingénierie de l'îlot nucléaire d'un projet de centrale nucléaire dont le futur opérateur est l'électricien indien NPCIL, qui, en accord avec le gouvernement indien et avec une grande expérience du risque sismique, a choisi l'emplacement des futures centrales.» Pourquoi donc avoir choisi une région où les risques sont aussi importants alors que le pays est vaste et présente des zones moins risquées? Toujours très rassurant, « l'expert » poursuit : « En matière de risque sismique, les mesures de sûreté sont prises en compte dès la conception des réacteurs(...)Les données sont prises en compte dans le dimensionnement des réacteurs nucléaires avec des marges de sécurité considérables. On sait calculer les réactions des bâtiments et des matériels aux séismes, ainsi que les contraintes engendrées. Il existe également un processus expérimental avec des tables vibrantes, qui permet de valider les modélisations. Ainsi, le moindre matériel est calculé et/ou testé. Les centrales japonaises qui sont depuis plus de 10 ans soumises à des tremblements de terre de 6.5 à 7.2 sur l'échelle de Richter constituent le meilleur exemple de l'adéquation des calculs et des dispositions prises lors de la conception des centrales. Même lors du séisme exceptionnel de Niigata en 2007, des centrales qui n'avaient pas été dimensionnées pour une magnitude aussi importante n'ont connu que des dommages mineurs, qui ont bien sûr été suivis d'un examen très approfondi avant le redémarrage des tranches. Rappelons également que ces centrales s'arrêtent automatiquement au delà d'un "seuil d'accélération du sol", prévu dès la conception. » Tout expert qu'il est, il ne pouvait prévoir ce qui arrive : l'exemple choisi est pour le moins malheureux et sème un sacré doute sur la crédibilité des dires du personnage. C'est pourtant lui que les médias convoquent pour expliquer les risques et l'évolution probable de l'accident du Japon. Il y a de quoi frémir... De plus il oublie de préciser qu'une centrale à l'arrêt n'implique pas que les réacteurs soient à l'arrêt ! Les Japonais en font la terrible expérience ! Imbu de sa science, cet expert se moque de nous avec ses fables

Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?
Sous le regard de Nicolas Sarkosy, Anne Lauvergeon signe pour Areva l'accord avec l'Inde.
Ces deux personnages et leur homologue indien vont mettre en danger la vie d'autrui. En cas de catastrophe, ne seront-ils comptables de leurs actes que devant les générations futures?

EN FRANCE ?

La carte des implantations des centrales nucléaires montre que celles-ci se trouvent souvent dans des zones où le risque sismique est loin d'être nul.
Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?

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Il suffit pour s'en rendre compte de la comparer avec celle des risques sismiques validée par l'IRSN. La centrale la plus exposée est à l'heure actuelle la centrale de Fessenheim qui viellit mal et se trouve dans une zone à risque. On peut lire dans Wikipedia que « Selon un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire datant de l'an 2000, certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. La découverte de cette anomalie a conduit la centrale nucléaire à déclarer un incident de niveau 1 sur l'échelle INES. Aussi depuis 2008, EDF réalise des travaux de mise à niveau du risque sismique, qui devraient se terminer en juin 2011 » De l'argent inutilement dépensé car il faut fermer Fessenheim.
Les écologistes d'Alsace ont rappelé samedi que la centrale nucléaire de Fessenheim, en attente d'une autorisation de poursuivre sa production, est située dans une zone sismique, comme l'est celle japonaise de Fukushima. Alors que l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) doit se prononcer, en principe en avril, sur une poursuite de la production de la plus veille centrale du pays, Europe Ecologie les Verts Alsace souligne dans un communiqué qu'elle est située «dans une zone sismique connue et reconnue». Alain Jund, porte-parole régional, rappelle qu'en octobre 1356 un séisme avait détruit la cité suisse de Bâle - à 80 km -avec des impacts majeurs en France et en Allemagne voisines. La direction de la centrale estime régulièrement qu'elle a été conçue pour résister à une secousse tellurique. Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l'accident majeur qui le frappe aujourd'hui nous rappelle qu'il est impossible de garantir un risque zéro, argumentent les écologistes dans leur communiqué. Ils demandent aujourd'hui plus que jamais la sortie du nucléaire et la fermeture de la centrale alsacienne en activité depuis 30 ans.
En février le Tribunal Administratif de Strasbourg a donné raison à EDF en considérant que Fessenheim, malgré le principe de précaution et malgré des faiblesses, pouvait continuer à fonctionner, rejetant ainsi une demande de fermeture immédiate faite par une association écologiste transfrontalière.
Ce tribunal connaissait-il les documents confidentiels, issus d'EDF, sur le risque sismique qui menace les centrales nucléaires françaisespubliés par le Réseau "Sortir du nucléaire"? documents édifiants dont le premier est estampillé "Figure confidentielle. A ne transmettre à l'extérieur d'EDF sous aucun prétexte". Un autre document interne à EDF, lui aussi publié par le Réseau montre la mise en place du lobbying pour enterrer les données qui remettent en cause la tenue des réacteurs en cas de séisme. On apprend dans ce document que sur cette question EDF veut passer outre l'avis des experts : «Il faut mobiliser stratégiquement au dessus des experts pour lever la contrainte ». Le réseau a également divulgué un document de 9 pages dans lequel on peut voir en particulier:
  • un tableau qui montre le coût total (1,9 milliard d'euros) des travaux qu'il faudrait faire... mais qu'EDF refuse de mettre en oeuvre
  • l'aveu que certains travaux sont techniquement impossibles à réaliser (... au cas où EDF aurait finalement accepté de les financer)
  • Dernier et non le moindre le Réseau a mis en ligne un document qui montre comment EDF a falsifié des données sismiques.
Voir sur le site du Réseau
Dans un rapport d'octobre 2002 l'Autorité de Sureté du Nucléaire, estime elle aussi que dans la Centrale de Bugey certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme.

DANS L'IMMÉDIAT DES MESURES S'IMPOSENT POUR METTRE FIN AU LAXISME D' EDF ET DES INDUSTRIELS DU NUCLÉAIRE, METTRE A L'ARRÊT FESSENHEIM ET BUGEY, PRÉLUDE A UNE SORTIE QUI DEVRA ÊTRE RAPIDE DU NUCLÉAIRE.

EN VOULANT "SAUVER LE CLIMAT" PAR LE DÉVELOPPEMENT DU NUCLÉAIRE, C'EST TOUTE LA VIE SUR LA TERRE QUE L'ON MET EN DANGER.

NUCLÉAIRE, NON MERCI ! NI ICI NI AILLEURS DANS LE MONDE !



Photos et cartes :
Acident nucléaire de de Kashiwazaki-Kariwa : Kim Kyung-Huong/Reuters en haut), Asahi Shimbum/Reuters en fin d'article); Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy à New Delhi lors de la signature de contrats EPR, le 6 décembre 2010 (Lionel Bonaventure/Reuters) voir aussi le site de RUE89 ; carte du risque sismique en Inde (Wikimedia Commons) carte des risques sismiques en France d'après IRSN, carte des implantations des centrales nucléaires d'après EDF.
On trouvera d'autres photos et des vidéos sur le site de Reuters

Un accident sans grave conséquence....
Un accident sans grave conséquence....

Dimanche 13 Mars 2011 Commentaires (0)
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Jean-François Dumas
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